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EN BREF

  • Ariège: Teychenné insiste
    RÉGIONALES. A quelques heures du dépôt des listes, Michel Teychenné demande «solennellement» à Martine Aubry et au Bureau national du PS de le rétablir à la troisième place de la liste des régionales en Ariège: «Il en va de la crédibilité du Parti socialiste et de sa première secrétaire de faire respecter ses décisions et d'envoyer un signal fort à tous ceux qui combattent l'homophobie».
  • No Sarkozy Day
    POLITIQUE. En prévision du No Sarkozy Day du 27 mars en Midi Pyrénées et ailleurs, le Conseil national de la Résistance-31 appelle à une réunion de préparation, ce mardi 9 février à Toulouse, à 19 h au café le Cardinal, place Wilson.
  • La Novela: appel à idées
    CULTURE. La seconde édition du Festival des savoirs La Novela, du 1° au 17 octobre 2010, proposera pour thèmes: la recherche est une aventure, la ville numérique, Mémoire-mémoires. Pour ce dernier thème, un appel à idées est lancé «pour faire émerger des projets établissant des passerelles entre arts et sciences». Remise de dossier le 5 mars au plus tard , à l’adresse lanovela@mairie-toulouse.fr. Télécharger l’appel à idées sur "La Novela"
  • Soutien à Jean-Marc Rouillan
    ACTION DIRECTE. Suite à une interview parue dans l’Express, le régime de semi liberté accordé à Jean Marc Rouillan est annulé depuis le 16 octobre 2008. Le collectif de soutien au prisonnier d’Action Directe appelle à un rassemblement pour demander sa libération le samedi 20 février à 11heures devant la Préfecture.   
  • Flambeaux pour l'IUFM
    ÉCOLE. Les parents d'élèves protestent contre la suppression de l'IUFM, école de formation des futurs enseignants de la maternelle jusqu'au lycée. Ils organisent une descente aux flambeaux «en lumière et en fanfare», jeudi 11 février à 18h à partir du métro Jolimont jusqu'à la place du Capitole.
  • Votation pour les trains
    TRANSPORTS. L'Association “Tous Ensemble Pour Les Gares” qui a déjà obtenu le rétablissement de 10 arrêts de train en gares de Gourdon et Souillac organise, samedi 6 mars, une votation populaire dans le Lot et la Dordogne pour en arracher 5 de mieux. Á la veille des régionales, donc, pour réveiller les élus...

A NE PAS RATER

Le kiosque à musiques

09/02/2010

Le grand cirque de l'ours repart pour un tour

COMME EN 14. L'Aspap, association ariégeoise anti ours de sauvegarde du patrimoine, annonce son assemblée générale ce vendredi 12 février à Forges-de-Pyrène ? L'Adet, association pro ours pour le développement durable y va de son contre communiqué:

L'opposition à  l’ours dans les Pyrénées est «un combat perdu d’avance», indiquent ses animateurs selon lesquels la Cour de Justice Européenne condamnera «inévitablement» la France si celle-ci ne procède par à la restauration de cet animal sur ces pentes.

Résolument diplomate, l'Adet assure encore que les anti ours nient «l'obligation faite à la France de conserver l'espèce» et donc «mentent pertinemment».

Toute aussi apaisante, l'Aspap entend faire le point sur les «dommages de l'ours», sur «l'ours carnivore» ou encore sur la «mort des deux ours» présentée cet été comme certaine.

Les paris sont pris, mais il y aura, ce vendredi, peut-être plus de gendarmes que d'ours à Forges-de-Pyréne. 

Libétse.

Attentats à la rime dans les collèges de Toulouse

AfficheBip CULTURE.  L'attentat à la rime: c'est le mode opératoire des Brigades d'intervention poétique (BIP). Ces activistes du verbe montent au braquage de l'émotion dans la quarantaine d'écoles et collèges de la zone ZEP d'éducation prioritaire du Mirail.

Top départ. Ils épinglent le badge estampillé BIP qui les identifiera dans les établissements visés. Lesquels ont tous préalablement accepté d'interrompre à n'importe quel moment le temps scolaire, cours, récréations, sports.

Avec la complicité des enseignants, ils déboulent à l'improviste dans les classes pour y lire de la poésie aux enfants. Libé Toulouse les a suivis. Action poétique:

08/02/2010

Les puces mal domptées de l'électronicien Freescale

RTXEBHN SOCIAL. Ils sont en grève ? Freescale ex-Motorola a trouvé et testé le moyen de se passer de ses ouvriers. Un seul chef d'équipe des ateliers de production de semi-conducteurs a ainsi abattu le boulot de quatre d'entre eux pendant le débrayage du 15 janvier dernier.

«Il n'est pas sûr que ces puces qui vont à l'électronique embarquée de la plupart des automobiles du marché soient du coup tout à fait aux normes...», euphémise le cédétiste Didier Soulet, en fait convaincu que ce produit qui se retrouve ensuite dans les air-bags et autres systèmes de frein n'est en fait «plus fiable du tout».

Reste à savoir ce que vont en penser les contrôleurs de la norme Iso TS 16949 attendus cette semaine. Une équipe vient ainsi tous les trois ans vérifier à tous les étages de l'industrie automobile que la sécurité de ses produits est assurée. 

Les grévistes de Freescale voudraient leur mettre sous le nez que la production se poursuit bien à Toulouse mais, selon eux, au détriment de la qualité.

Freescale ex-Motorola agacé par ses puces. Photo: Reuters

Régionales: la gauche tranquille en terre radicale

Amalvy_bellavia016 PARU DANS LIBÉRATION DU 8 FÉVRIER

ANALYSE. Midi-Pyrénées est, en superficie, la plus grande des régions françaises et sa ville capitale, Toulouse, menace de détrôner Lyon comme troisième ville du pays. L’avionneur Airbus lui donne une envergure internationale et son président sortant, le socialiste Martin Malvy, ex-ministre, fait autorité dans le concert national des régions.

Ses 2,8 millions d’habitants ne peuvent guère rêver d’améliorer cette situation, fût-ce au travers d’une élection régionale.

A bientôt 74 ans, le bosseur qu’est Martin Malvy ne promet d’ailleurs rien qui transformerait en profondeur ce monde du Sud-Ouest toulousain. Il ne veut pas pour autant le garder en l’état.

Le confort de sa situation, avec sept conseils généraux sur huit gérés par la gauche, pourrait le pousser au conservatisme. Les rondeurs radicales de cette région, où le premier employeur n’est pas l’aéronautique mais l’agroalimentaire et où la moitié de la vie politique se joue encore sous les préaux d’école, interdisent de brusquer les choses.

Dire à ses concitoyens, comme le fait son président, que Midi-Pyrénées est une «région forte qui donne priorité à l’emploi» et conçoit des projets «audacieux» pendant que la droite, selon lui, n’aspire qu’à «appliquer sa politique de destruction des services publics», est une marque suffisante de défi au pouvoir.

Mais il n’échappe pas à Martin Malvy que ses terres accordent à l’occasion de jolis scores électoraux au Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon ou aux écologistes de José Bové, respectivement 8 % et 16 % des suffrages aux européennes de 2009.

Ce n’est encore qu’un signe, les écologistes ne parvenant toujours pas à reproduire ces succès dans les scrutins locaux. Mais c’est peut-être la marque que les temps changent. Et Malvy ne dédaignerait pas accompagner ce changement.

Martin Malvy en campagne, vendredi à Castres. Photo: Christian Bellavia

Midi-Pyrénées selon Jean-Michel Ducomte de Sciences-Po: la gauche se restructure, la droite souffre

PARU DANS LIBÉRATION DU 8 FÉVRIER

RÉGIONALES. La droite qui s'érode dans son dernier bastion de l'Aveyron, les rad-soc à l'agonie dans les départements du Lot et des Hautes-Pyrénées: depuis 10 ans, chaque nouvelle élection permettrait selon Jean-Michel Ducomte, professeur de Droit public à Sciences-Po, d'observer «une homogénéisation de la culture politique» en Midi-Pyrénées. Interview:

Quelle carte politique de cette région pourriez-vous aujourd'hui dessiner ?

Jean-Michel Ducomte: Avant, c'était tranché. D'un côté, le coeur radical des Hautes-Pyrénées, du Tarn-et-Garonne et du Lot avec Maurice Faure dominait à gauche. De l'autre, une droite de culture démocrate chrétienne résistait dans l'Aveyron, tirant sur le tard vers le gaullisme.

Entre les deux, l'Ariège semblait devoir être un conservatoire socialiste. Á l'exception de Pamiers où le maire, André Trigano, est toutefois plus radical que de droite.

Le Gers basculait dans un camp ou dans un autre au gré des personnalités qui s'y présentaient. Le Tarn était géographiquement divisé en une culture ouvrière de gauche au nord qui, à l'exception de juin 1968, a toujours élu un député socialiste et une culture opposée au sud où les combats politiques se résument entre la droite et le centre-droit.

L'exception était dans la Haute-Garonne où la tradition socialiste n’a pas fait obstacle à une gestion municipale de droite à Toulouse de 1971 à 2008. Mais aujourd'hui, les choses s'homogénéisent.

Le point de convergence de cet électorat midi-pyrénéen serait-il le PS ?

07/02/2010

Toulouse et les misères de l'Immigration choisie

Couverture IMMIGRÉS DE FORCE HISTOIRE. Dans la série des petites histoires que la Grande histoire préfère oublier, Toulouse a aussi sa part de misères.

Le journaliste enquêteur Pierre Daum révèle entre autre que plusieurs milliers de paysans vietnamiens ont été parqués dans un asile de fou désaffecté de la route de Muret de 1939 à 1946.

Recrutés de force pour pallier le manque d'une main d'oeuvre mobilisée par la guerre, ces paysans indochinois ont souvent été affectés à la Poudrerie nationale, aux maniements les plus pénibles.Ou bien l'État français se contentait de les «louer» à toute sortes d'entrepreneurs.

Eux n'était jamais payés, évidemment. Et la Libération n'en fut pas une pour eux puisqu'il leur a fallu attendre pour certains 1952 avant de pouvoir retourner vers les rizières du Sud-est asiatique.

«Combien, parmi les Toulousains, connaissent cette histoire?» interroge Pierre Daum. Lequel présentera son enquête publiée chez Actes Sud sous le titre “Immigrés de force, les Travailleurs indochinois en France (1939-1952)” ce mardi 9 février à 18 heures, rue Gambette à Toulouse, à la librairie Ombres Blanches.

LibéTse.

06/02/2010

La Chambre régionale des Comptes et le temps de travail des fonctionnaires...

CONTRÔLE. Silence dans les rangs de la salle d’audience des allées Jules Guesde à Toulouse. Les députés, maires, présidents d’université, préfet, directeur de la police et militaires: personne ne moufte.

Les magistrats de la Chambre régionale des Comptes rendent ce vendredi 5 février leur rapport d’activité pour les années 2008 et 2009. L'exercice est solennel qui commence par une dissertation soporifique sur «l’isolement du modèle juridictionnel français à coté des systèmes anglo-saxons».

Certes... Mais le meilleur est pour la fin. Avec les conclusions des enquêtes sur le budget des universités, celles sur les marches publics et le temps de travail des fonctionnaires des collectivités. Morceaux choisis:

05/02/2010

Trafalgar Vert dans le métro toulousain

POLITIQUE. Le premier coup avait déjà été rude : le président du Grand Toulouse Pierre Cohen avait demandé à ses amis socialistes de démissionner du conseil de Tisséo afin de provoquer une élection interne qui allait en chasser l’écologiste Stéphane Coppey.

Le deuxième coup n’est pas moins violent. Mais c’est la justice, cette fois, qui est arrivée comme à Trafalgar.

Á peine débarqué de sa présidence, le Vert entendait laver l’outrage et obtenir la condamnation des élus socialistes devant le tribunal administratif.

La veille encore du procès, il avait quelques raisons d’être optimiste: son avocat lui assurait que, dans ses attendus, la Commissaire du Gouvernement suggérait au tribunal «d’annuler la délibération» le privant de sa présidence.

Á l'audience de ce vendredi matin 5 février, c’est tout le contraire qui s’est passé:

04/02/2010

Toulouse: bataille politique pour une trottinette

SOCIÉTÉ. Le gyropode est une sorte de trottinette électrique à deux grosses roues parallèles. Cet engin va faire son apparition dans les rues de Toulouse. Avec des policiers dessus.

Le Capitole vient d'acheter deux de ces bidules. Qu'une cinquantaine de ses agents se sont déjà prêté. Ça roule à 20 km/h, il vaut mieux s'y être essayé d'abord.

Le gyropode, c'est d'abord son coût qui coince: 7190 euros l'unité, auxquels il faut ajouter 1000 euros de batteries par bécane. Á multiplier par dix si l'expérience est jugée concluante. «Ce n'est pas un gadget. Il n'y a pas de raisons de se priver de nouveaux moyens», estime Jean Pierre Havrin, l’adjoint à la sécurité.

Ces nouveaux moyens ne font pourtant pas l’unanimité. L’opposition monte au créneau. Par le biais de l’association “Agir pour les Toulousains”, elle dénonce un «gaspillage des deniers publics» et une décision prise «sans concertation» avec les futurs utilisateurs.

Balivernes! répond le Capitole. Le départ de la course à trottinette est donné:

03/02/2010

Régionales PS: le caillou de l'homophobie dans le jardin de Martin Malvy

POLITIQUE. Ce n'est plus au patron ariégeois du PS que l'homosexuel socialiste Michel Teychenné s'adresse. C'est au président midi-pyrénéen, candidat tête de liste régionale à sa propre succession: «Martin Malvy peut-il accepter plus longtemps sans intervenir que les règles de son parti soient bafouées?»

Michel Teychenné, élu par les militants ariégeois comme devant être le 3° de liste de son département aux régionales prochaines, s'est retrouvé éjecté de ladite liste au terme d'un scrutin rejoué en contravention avec ces fameuses règles. Le candidat retoqué y voit la main du président du Conseil général, Augustin Bonrepaux qu'il qualifie volontiers d'«homophobe».

Une convention nationale du PS a eu beau réinstaller Teychenné à sa troisième place, la fédération socialiste de l'Ariège n'en tient pas compte qui dit ne pas accepter que Paris lui impose sa loi.

Les listes seront déposées en préfecture à partir de ce lundi 8 février. Martin Malvy aurait donc jusqu'à cette date pour se manifester. Si les choses restent en l'état, pose-t-il l'air le moins menaçant possible, Michel Teychenné se réserve d'effectuer toute sorte de recours. Au national, auprès de Martine Aubry, puis, s'il le faut, devant la justice.

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