Réflexion: Le Squat entre sociologie et politique
Valéry RASPLUS , essayiste, sociologue (1).
Si la démarche sociologique peut faire œuvre de connaissance critique dans le domaine social c’est qu’elle se démarque, entre autre, des jugements spontanés hâtifs, des généralités abusives, pour s’appuyer sur une démarche empirique et raisonnée, usant de méthodes qualitatives et quantitatives.
C’est ainsi que Max Weber établissait la distinction entre le savant et le politique, où les faits sociaux ne se confondaient pas avec les jugements de valeurs, les dogmes politiques ou les manipulations des masses par la crainte et la peur de l’autre.
Une des règles de la méthode sociologique est de bien définir les choses dont on traite afin que l’on sache de quoi il est question, hors de tout exemple sur-mesure, sélectivement orienté. Quand nous parlons de « squatteur », de quel squatteur parlons-nous ?
S’agit-il d’une catégorie homogène et uniforme ? D’un groupe social fixe et bien délimité ? Pouvons-nous regrouper et confondre dans la même analyse celui qui, par choix ou par contrainte, se trouve l’être de passage (des fois par mélancolie), le fugueur (certains mineurs), le bobo romantique (certains démocrates), le SDF (chômeur, salarié, …), le marginal (certains honnêtes et courtois), l’opportuniste (certains libéraux), le militant (pas toujours de gauche), le délinquant (des fois à col blanc), l’artiste, le fugitif, le criminel, le toxicomane, le voleur, l’officier des renseignements,… dont certains sont jeunes, entre les deux âges ou vieux, d’origines, de classes, de motivations, de parcours différent ?
Si des interactions et des croisements sont possibles, le squatteur n’est pas l’addition de ces cas de figure.
Tout comme il existe un pluralisme normatif, il existe un pluralisme déviant, avec une humanité commune.
Sans préjuger des choix ou des nécessités possibles, des manœuvres ou des manipulations voulues, le squat est avant tout, et majoritairement, un espace (individuel ou collectif) de vie –survie- des exclus de la société avec toutes les variations de composantes que cela suppose (lieu de protection, de refuge, de liberté, de création, de facilité, de trafic,…), ses règles et ses normes, ses compositions et ses structurations.
Ce lieu de socialisation déviant –de solidarités et de conflits- est en ce sens un phénomène social normal. Et l’on pourrait dire, en paraphrasant Durkheim, que le squatteur « n’apparaît plus comme un être radicalement insociable, comme une sorte d’élément parasitaire, de corps étranger et inassimilable, introduit au sein de la société ; c’est un agent régulier de la vie sociale ».
Si tout le monde a la liberté de vivre dans des squats –des bidonvilles ou sous les ponts- on remarquera sans trop d’effort que seule une fraction de la population semble posséder ce « privilège ». On se demande bien pourquoi ?
Parler des squats et des squatteurs impose un minimum de démarche de connaissances in situ et raisonnée et non de certitudes scolastiques. Parler de ces « parias urbains » ne s’improvise pas, même pour se faire peur.
(1) Auteur de « Le squat comme phénomène social normal », in Hommes et Libertés, n° 139, novembre 2007.


Ce texte ne dit rien d'autre que des poncifs un peu plus évolués que "squatteur = drogué", ce texte est typiquement un truc de "sociologue" qui connaît la question en surface (surtout pas en profondeur) et cherche avant tout à mettre des étiquettes sur chaque squatteur entr'aperçu.
Merdique.
A consulter, plutôt:
http://squat.net/fr
et
http://infokiosques.net/squat
Rédigé par : z. | 01/11/2007 à 15h46
Cher "Z",
Ayant participé aux Squats de Genève j'ai connu cet auteur dans l'hebdomadaire genevois GaucheHebdo où il a publié une analyse sur le sujet. Analyse bien accueilie dans le milieu squatteur de cette ville.
Ce sociologue ne connait pas ce problème "de surface" mais bien comme il l'écrit lui-même dans cet article "in situ", c'est-à-dire sur le terrain.
En quoi un sociologue serait-il illégitime à étudier les squats ?
Qu'as-tu produit comme analyse sur le sujet ? Histoire de mettre à l'épreuve ton savoir acquis ?
Je t'invite au passage à dépasser le stade anal ("merdique"), on pourrait apprendre peut-être quelque chose de moins superficiel de ta part.
Rédigé par : Helvète | 01/11/2007 à 20h09
Parce que les intellectuelles ne vivent pas les choses, parce que la rigueur scientifiques n'existe pas, parce que rien ne s'écrit tout se vit.
A, Autonome libertaire (défini aussi comme "casseur" par les médias...) - salarié et étudiant en Master -
http://caen.squat.net
Rédigé par : A | 02/11/2007 à 10h45
Cher "A",
Tu es en Master anti-intellectuel ?
Un étudiant en Master qui ne vit pas les choses ?
Et en master sans rigueur scientifique, au petit bonheur la chance ?
Qui n'écris rien ?
Rédigé par : Hevète | 02/11/2007 à 12h36
"A" pose mal le problème. Quand il postule que "rien ne s'écrit tout se vit", il ne fait que reconduire la vieille séparation entre corps et pensée. Il croit peut-être que la vie "authentique" se niche dans les "faits" mais alors un peu comme les militant maos des années 7O qui travaillaient en usine parce qu'ils croyaient y trouver la réalité concrète de la classe ouvrière. Ce que dit "A" me fait penser à de l'ouvrierisme parce que le mécanisme mental est le même : la "vie" est suffisante en elle-même, pas la peine de la penser ou de l'écrire, il suffit de la vivre et de proclamer fièrement que c'est mieux ainsi. Mais "A" ne fait que vomir des bribes de théories radicales mal digérées qui ont été, elles, réellement, concrètement, matériellement, écrites, pour avoir été vécues, senties subjectivement et collectivement, etc. Sur ce point "A" fait preuve de faiblesse dans le jugement (pourtant l'expérience de la "vie" devrait être bonne conseillère !) ; la "vie" non-écrite est aussi misérable que la "vie" écrite. Banalité que tout cela...
Aussi, cette idée que les "intellectuels ne vivraient pas les choses" est une abstraction.
Quant à la "vie" dont semble parler "A", il ne veut pas en entendre parler et surtout quand elle prend la forme du particulier,le squatt, quand elle remet en question la connaissance particulière de "A". "A" croit peut-être détenir la vérité universelle du mode de vie squatteur car il ne semble pas du tout disposé à la publicité de ces quelques réalités particulières du mode de vie squatt. "A" voudrait t-il empêcher une analyse de classe des milieux squatts et radicaux sous prétexte que les radicaux se définissent autrement que par leurs origines sociales ? On voit bien où mène ce genre de connerie égocentrique : puisque le patron se dit ton ami ce n'est plus ton patron mais ton ami. Puisque les bourgeois se définissent comme prolétaires ce ne sont plus des riches mais des prolétaires, et ainsi de suite. Le petit milieu radical a toujours su fournir à ses éléments les plus cons toutes sortes d'exorcismes leur permettant de s'illusionner sur leur propre réalité de classe alors pourquoi faudrait-il admettre une seconde les directives de monsieur "A" ? Voudrait-il aussi nous faire croire que l'égalité sociale-économique règne dans les squatts ? Mais a-t-on jamais vu les gosses de bourges "révolutionnaires" qui fustigent le petit salarié qui veut garder son "emploi" (la fameuse servitude volontaire), refuser définitivement les possibilités que leur procure leur patrimoine, une fois résorbée la brouille avec papa maman ? Le refus de penser nos vies ne fait qu'accroître l'épaisseur des petits mensonges sur nos vies. Pour finir, le dégout de "A" (autonome, libertaire, salarié, étudiant en master ) de l'intellect est une attitude, pas plus authentique que n'importe quelle autre attitude.
Rédigé par : Ce que dit | 02/11/2007 à 16h14
C'est une juste analyse que vient de faire ce sociologue, loin de clichés ou de manichéismes.
J'en profite pour annoncer les 4 et 5 avril 2008 l'appel international des squatts
Les vendredi 4 et samedi 5 avril 2008, nous appelons à deux jours de manifestations, d’actions directes, d’informations publiques, de fêtes de rue, d’ouvertures de squats... pour défendre les espaces libres et promouvoir une culture populaire anticapitaliste.
À travers ces deux jours, nous voulons aider à donner plus de visibilitéé aux espaces autonomes et aux squats en tant que mouvement politique européen et global. Nous voulons créer des solidarités et interconnections entre divers squats et espaces autonomes. Nous voulons continuer à mettre nos lieux en lien avec de nouvelles personnes et de nouvelles luttes. Nous voulons soutenir la création de squats dans des endroits où il y en a peu, dans des endroits où il n’y a pas de mouvement squat, dans des endroits où il est devenu difficile d’ouvrir de tels lieux. Nous voulons construire, étape par étape, notre capacité à dépasser la vague de répression qui s’abat sur nous.
Nous appelons à des actions autonomes et décentralisées en tout genre, en fonction de ce que les gens ressentent comme le plus approprié à leur contexte local. Vous trouverez ci-dessous un peu plus d’explications sur le contenu politique que nous voulons donner à ces deux jours.
Nous sommes partout..
. Depuis des siècles, des gens se sont servis d’espaces autonomes ou de squats, urbains ou ruraux, pour reprendre le contrôle de leur vies. Ces espaces se font outils, pratiques et moyens pour mener des luttes. Depuis des décennies, les mouvements squats, en Europe et au delà, ont combattu le développement capitaliste, contribué à des luttes locales, fourni des alternatives aux cultures de profits et de consommation, permis l’existence de centre-sociaux et d’activités participatives en rupture avec l’économie. Ils ont montré la possibilité de s’organiser sans hiérarchies, de créer des réseaux internationaux d’échange et de solidarité ; ils ont changé bien des vies, hors du contrôle social et des normes sociétales.
Ces lieux sont de ces rares espaces ressources permettant des réunions & projets militants, la création et dissémination de cultures subversives, la mise en place d’échange non-marchands, le partage des savoirs et l’expérimentation de modes de vie différents, des débats collectifs, des pratiques de recyclage et d’auto-construction, d’autonomie alimentaire et de médias indépendants.
Qu’il s’agisse de squats urbains ou de terrains à la campagne, d’occupations négociées ou de ré-appropriations sauvages, d’usines aménagées ou de bâtiments auto-construits, ces espaces ont en commun d’être autant de refuges pour des rebelles et insoumi·es, exclu·e·s et sans-papier·e·s, entre autres activistes radicaux et sans-logis. Pour nous, quelle que soit leur forme particulière, ces centres sociaux sont cruciaux, et participent d’une dynamique globale de résistance.
Aux quatre coins de l’Europe, la répression avance tous azimuts Des espaces autonomes ancrés depuis des années sont attaqués : d’Ungdomshuset à Copenhague, en passant par Köpi et Rigaerstraße à Berlin, EKH à Vienne, ou encore l’Espace autogéré des Tanneries de Dijon, les centre sociaux squattés de Londres et d’Amsterdam, Ifanet à Thessalonique... l’heure est à la répression. En France, les squats ont retenu une attention particulière de la part de la police après les mouvements anti-CPE, ainsi que la vague d’actions et d’émeutes ayant émaillé la campagne présidentielle. En Allemagne, de nombreux espaces autonomes ont été perquisitionnés avant le sommet du G8. À Genève et Barcelone, deux anciens bastions de la culture squat, les autorités tentent de mettre un terme au mouvement. Quand bien même il reste possible d’occuper dans certaines villes, force est de constater que c’est déjà devenu un crime dans d’autres pays. À la campagne, l’accès à la terre est de plus en plus dur, et les communautés doivent faire face à des législations sans cesse plus sévères en matière d’hygiène et de sécurité, sans oublier la gentrification par la bourgeoisie et les touristes. Aux quatre coins de l’Europe, nos cultures indépendantes sont menacées.
Il y a quelques mois, nous avons vu trembler les rues de Copenhague, ainsi qu’une explosion de rage partout en Europe, après l’expulsion d’Ungdomshuset. Depuis lors, une série d’évènements et de résistances d’espaces autonomes a contribué à redonner du sens à l’idée de "solidarité internationale".
Car nous sommes mu·e·s par la même passion, sentons la même détermination, nous heurtons à un même ennemi dans la répression. Nous sommes uni·e·s, par delà les frontières, par notre volonté de construire un monde d’égalité et d’auto-détermination. Îlots de liberté, nous voulons être incontrôlables, et continuer à agir en solidarité, à renforcer nos liens partout dans le monde, malgré les kilomètres qui nous séparent.
Au delà des actions...
Nous souhaiterions aussi que ces journées d’actions puissent inspirer des discussions, permettre de confronter diverses stratégies et possibilités, constituer une occasion de partager. Voici certains des points que nous aimerions aborder :
Questionner la notion d’"espaces autonomes" ; qu’en voulons-nous, quel peut être leur rôle dans des dynamiques de changement social radical ? Où peuvent-ils se situer, entre "alternatif" et "confrontationnel" ?
Échanger informations et idées sur l’étendue des activités qui peuvent exister au sein d’espaces autonomes et leur fonctionnement ; interroger notre rapport à la production de biens et de services ; encourager le partage de savoirs, particulièrement entre ville et campagne.
Livrer nos expériences, s’inspirer les un·e·s les autres, comprendre comment fonctionne tel collectif en interne, comment tel autre organise ses activités, comment nous gérons les questions d’agent et d’économie...
Mettre en perspective nos diverses manières d’acquérir de l’espace ça et là : occupations illégales, auto-constructions, wagenburgs et véhicules, achats collectifs, baux précaires... Partager des ressources pratiques et solidarités entre : divers·e·s usager·e·s des espaces autonomes (actuels ou potentiels) : coopératives, sans-papier·e·s, activistes, travellers, urbain·e·s, ruraux & rurales ;
diverses manières d’utiliser l’espace : activités publiques, espaces de rencontres pour des groupes et projets, espaces d’habitation ; Permettre l’élaboration de stratégies collectives face à la répression étatique et aux expulsions. Qui sommes-nous, comment pouvons-nous collaborer sur ce projet et le faire exister ?
Pour l’heure, nous sommes un groupe de gens impliqué·e·s dans divers espaces autonomes de part l’Europe, qui a commencé à discuter de cet appel. Nous voulons rencontrer divers collectifs dans les mois qui suivent, voir comment cette proposition de journées d’actions décentralisées est accueillie, et comment les un·e·s et les autres veulent s’impliquer. La réussite de ce projet dépend beaucoup de notre capacité à créer un groupe de travail international plus important. Pour ce faire, une réunion d’organisation est prévue fin novembre, à l’Espace autogéré des Tanneries.
Voici l’appel mis en page, sous la forme d’un tract A4 recto-verso. Merci de télécharger le PDF, de l’imprimer et de le diffuser dans les squats et espaces autonomes de votre coin !
http://april2008.squat.net/fr/april2008-recto-fr.pdf
http://april2008.squat.net/fr/april2008-verso-fr.pdf
Réunion de préparation Le succès de cet appel dépend désormais de notre capacité à créer un groupe de travail international plus important. L’évènement dans son ensemble se déroulera sans "comité central", et sera constitué d’une diversité d’actions autonomes et décentralisées. Cependant, il nous semble important que se tienne un moment de rencontre physique, afin de partager idées et stratégies, discuter les contenus de l’appel, voir comment créer des outils communs d’info autour de ce projet, comment se mettre en relation et aider les diverses initiatives locales.
En conséquence, nous appelons à une réunion internationale de préparation et coordination, les 24 et 25 novembre 2007, à l’Espace autogéré des Tanneries de Dijon. Il s’agit d’un centre social implanté en milieu post industriel, occupé depuis 1998. Grâce à des années de lutte contre la municipalité propriétaire, le lieu a aquis une certaine stabilité. Il abrite une maison collective, une salle de spectacles, un hacklab, une zone de gratuité, un infokiosque, un jardin collective, une bibliothèque... entre autres choses.
Nous espérons que beaucoup d’entre vous pourrez vous déplacer. Si vous pensez venir, merci de nous prévenir un peu à l’avance, de façon à ce que nous puissions nous faire une idée du nombre de personnes qu’il nous faudra héberger, et des quantités de nourriture qu’il faudra planifier. Vous êtes bien entendu encouragé·e·s à faire circuler cette invitation auprès des squats et autres espaces autonomes que vous connaissez.
Prendre contact et contribuer Écrivez nous à l’adresse suivante : april2008 at squat point net.
Toute aide de traduction sera la bienvenue ! le jeudi 1er novembre 2007 à 04h12
Rédigé par : Antonio | 03/11/2007 à 10h49
Ce sociologue vient de publier une analyse très stimulante sur un autre sujet, celui du complot, que je vous conseille mille fois.
Elle est publiée dans une revue annuelle qui se nomme "Des Lois et des Hommes" que j'ai trouvé à la librairie "Ombre Blanche" (50 rue Gambetta) à Toulouse. Il n'en reste plus que cinq exemplaire (pour 4 euros la revue).
Squat, complot, ... étudier les marges sociales c'est toujours instructif !
A lire donc pour vos longues soirée d'hiver.
Rédigé par : Louis | 03/11/2007 à 15h40
Cher A :
"rien ne se vit tout s'écrit."
s'il est clair qu'il faut mettre des limites à la pensée scolastique et surtout dévoiler les conditions de possibilité de celle-ci c'est à dire les conditions sociales qui permettent de jouer sérieusement, qui permettent de ne pas être dans l'urgence des nécessités matérielles, il faut relativiser cette pensée non pas grâce à de l'ouvriérisme primaire mais grâce aux armes élaborées par la scolastique. Je t'invite à lire ou relire les méditations pascaliennes de Pierre Bourdieu. La sociologie est une arme très puissante dont nous devons nous saisir pour affronter les puissants. Il ne faut pas choisir entre obscurantisme et mythe du progrès. Il ne faut pas combattre la science pour combattre la science . il faut juste combattre le discours scientiste c'est à dire le discours qui confie toute autorité à la science et qui ote à l'humanité son autonomnie c'est àdire sa capacité à prendre des décisions politiques. C'est l'idée que la science serait utile en soit...indépendamment des choix politiques pris derrières;
ce qui est marrant c'est que les critiques les plus féroces c'est-à-dire les plus efficaces contre la science sont des critiques issus d'intellectuels.
Ah!!si tout les libertaires de France usaient de la sociologie pour s'analyser, on ne serrait pas dans cette merde...
lorsque l'on vocifère un discours pro-autonomie , que l'on exalte sa subjectivité sans tenter de l'objectiver, on en arrive à être dans une situation très hétéronomique.
tu critiques le discours de l'intellectuel qui ne vit pas les choses mais qui les pense.
Critiquons le libertaire(pas tous les libertaires) qui est le roi de la scolastique, qui prend sa logique des mots (péremptoire) pour une logique des choses. le libertaire roi de la scolastique. au nom de la critique de la société spectaculaire marchande, il s'enfonce dans l'imitation de la révolution, bref il nous fait un beau spectacle!!!
Oups le contenu de l'article a dévié !!
Rédigé par : h | 04/11/2007 à 10h40
Bonjour,
Est-ce que la personne qui a parlé d'un article de GaucheHebdo pourrait me donner plus de précision (numéro ou période approximative), j'aimerais bien le retrouver, mais leurs archives ne sont pas terribles en matière de recherche !
merci d'avance !
Rédigé par : D. | 04/11/2007 à 12h39
Cher "D",
L'article ne se trouve pas en ligne. Il a été publié dans le numéro du 28 septembre. Il te faut donc trouver l'édition papier sur place.
C'est une analyse qui fait suite à un texte virulent publié dans la Tribune de Genève «Le squatteur est un régressif, un totalitaire et un danger pour la démocratie libérale.» par Charles Poncet que tu trouveras ici :
http://www.tdg.ch/pages/home/tribune_de_geneve/recherche/recherche_3_2_1/(contenu)/127767
A noter que ce sociologue (Valéry Rasplus) n'est pas lié à l'hebdomadaire GacheHebdo, c'est un intervenant extérieur (il a publié aussi dans les quotidiens Suisses "La Tribune de Genève" ou "Le Courrier" (de Genève) ) et a dû passer la validation du comité de rédaction pour ce texte (comme pour toute tribuen dans n'importe quel journal).
Rédigé par : Helvète | 04/11/2007 à 13h16
Une rhétorique sociologique qui pourrait dégoûter certains des squats... Mais la réalité est autre !
Michel Kisinis
Rédigé par : Kisinis | 04/11/2007 à 20h16
Ce texte de Valéry Rasplus est dans le fond comme dans la forme descriptif et s'inscrit explicitement dans la démarche durkhémienne et webérienne, avec un brin d'Ecole de Chicago.
Que certain ne s'y retrouve pas est une chose, mais il a semble-t-il l'avantage de se baser sur de l'empirie. Et tous les squats ne se ressemblent pas, tout comme les parcours ou les vécues, les visons personnelles que l'on peut en avoir.
La démarche sociologique dérangera tout à la fois les dominants par ce qu'elle dévoile que les dominés par ce qu'elle n'est pas suffisament à leurs yeux politique ou radicale. Pour les uns c'est une fausse sciences dogmatique et militante, pour les autres une sciences bourgeoise d'exploitation.
Il y aura toujours des Papes de la bonne vie des squats, du squat idéal, de la bonne analyse, de la vérité (Pravda) normative.
Quel mal y a-t-il à lire une version différente de l'orthodoxie partiale et partielle de militants squatteurs ?
Et puis, est-elle si hétérodoxe ?
Faut-il que seuls les squatteurs soient à même de parler des squats ? Les ouvriers des ouvriers ? Les patrons des patrons , Les femmes des femmes ? Les malades mentaux des malades mantaux ?
Ne faut-il pas prendre de la distance et accepter que l'on ne soit pas toujours juge et parti ? Prendre le risque de n'avoir pas toujours la bonne parole, la bonne analyse, la bonne description,... même de soi et de sa position sociale ? Hors de l'entre-soi, en vase-clos ?
Rédigé par : Pierre | 04/11/2007 à 23h23
Il semble qu'il a un différente de culture entre les squats suisses et français.
Je vais bientôt retourner à Genève dans nos squats autogéré, vous serez quand même les bienvenues :-)
Rédigé par : Helvète | 05/11/2007 à 00h08
"Hors de l'entre-soi, en vase-clos ?"
Ouais (...)
Une autre manifestation de l'humour dominant s'exprime dans cette dernière intervention: "Il semble qu'il a un différente de culture entre les squats suisses et français.
Je vais bientôt retourner à Genève dans nos squats autogéré, vous serez quand même les bienvenues"
Un autre "entre-soi" ?
On ne doit pas connaître les mêmes squatteur-e-s genevois-es en tout cas...
Rédigé par : z. | 05/11/2007 à 09h51
"Z" est toujours dans la morale partisane et le référenceur de la bonne parole de ce qui doit être dit sur les squats.
Il n'argumente pas, n'analyse pas, ne décrit pas, ...
D'ici qu'il nous dise qu'il connait tous les squats et les squatteurs du monde il n'y a pas loin.
Gloire à "Z"
Rédigé par : Patrice | 05/11/2007 à 10h49
"Z", pseudo-squatteur totalement inconnu des squats qui ne sait pas de quoi il parle puisque à part des invectives et des agressions grauites il ne dit rien.
Rédigé par : Z comme Zorro ? Ou Zéro ? | 05/11/2007 à 10h57
A Michel Kisinis, Z, ...
La réalité est autre, l'auteur de cette analyse se plante,... peut-être mais on n'en saura pas plus de votre part. Aucune réfutation argumenté, aucune déscription effectivement, aucune analyse, aucune contre-analyse.
Vous êtes court les contradicteurs.
Je sais, ça demande du vocabulaire, du langage, de l'argumentation, ... c'est difficile.
Rédigé par : Sans | 05/11/2007 à 15h45
je trouve le débat stérile et je comprend que z. soit méfaint vis à vis du discours sociologique. la sociologie a souvent été une arme parmis d'autres de pacification et de normalisation, une sorte de critique spectaculaire de la société du spectacle, une arme critique qui résiste à une critique radicale. Le parcours de l'école de Franckfort en 68 en est un exemple des plus significatifs. Il en est de même régulièrement.
Je crois reconnaître z. et vous confirmer qu'il vit les squats - et vivre c'est également penser. Pour ma part j'ai particpé à de nombreuses expériences squats et fait des études de sociologie, abandonnées pour mon radicalisme et la critique que je faisais de la sociologie comme science policière. La socio supporte mal qu'on tente de la faire tomber de son pied d'estal.
(...) Quant au texte, il est sans grand intérêt... comme s'il avait fallu attendre la socio pour comprendre qu'un squat créait du lien social...
Il peut même s'y passer des histoires d'amour - est-ce qu'on aura droit aux psychologues et sexologues.
Marre de devenir des zoos (de france 3 à la socio...)
Rédigé par : M. | 05/11/2007 à 17h09
Cher "M", alias "Z", "A",
Tu écris :
- "je trouve le débat stérile". Oui ton pseudo-discours est stérile.
- "je comprend que z. soit méfaint vis à vis du discours sociologique." Oui, je comprends que tu sois méfiant avec toi-même surtout quand on parle d'un sujet que l'on ne connait pas.
- "la sociologie a souvent été une arme parmis d'autres de pacification et de normalisation", tout comme le français, les mathématiques, la géographie, ... et donc ? Il ne faudrait rien enseigner ni rien savoir ?
- "une sorte de critique spectaculaire de la société du spectacle", d'accord tu as au moins lu la couverture d'un livre de Guy Debord, mais je doute que tu ais compris une seule ligne.
- "Le parcours de l'école de Franckfort en 68" , ah oui ? Regarde un peu sa chronologie d'existence avent de dire n'importe quoi.
- "Je crois reconnaître z. et vous confirmer qu'il vit les squats", tu m'étonnes, rien qu'une lettre et l'on sais dessuite qui est derrière. Tu dépasses les capicités d'Echelon et des techniques d'identifications les plus modernes mon gars !
- "j'ai particpé à de nombreuses expériences squats et fait des études de sociologie", non sans blague ? C'est quoi tes études en socio ? Tu as des références ? Genre "la sociologie de oui-oui au pays de Candie" ?
- "abandonnées pour mon radicalisme et la critique que je faisais de la sociologie comme science policière", sans dec' ? Tu ne confonds pas avec la criminologie ?
- "Quant au texte, il est sans grand intérêt... comme s'il avait fallu attendre la socio pour comprendre qu'un squat créait du lien social...", c'est sûr que tu as dû arréter tôt les études de socio (première heure de cours en première année ?) pour n'y voir que ça.
Bon, tu as une dent parce que tu n'est pas allé àl'école et que tu ne comprends pas grand chose au delà de l'alphabet.
Allez, No Future et bonne bière, l'avenir est à toi
Rédigé par : No Future ? | 05/11/2007 à 18h57
Cher Z,
Votre anonymat total nous interdit de vous expliquer directement le "sort" qui vous est fait. Laissez votre adresse mail (qui n'est pas publiée) en queue de vos commentaires et vous pourrez ensuite vous plaindre si vous n'êtes pas satisfait. En attendant, abstenez vous. Merci.
Rédigé par : Gilbert LAVAL | 05/11/2007 à 18h58
Je voulais intervenir sur la critique que font certaines personnes des sociologues. Je suis étudiant erasmus à Berlin et je n'ai fait à présent ni politique ni sociologie à l'université (mais de la chimie...), mais j'ai choisi de suivre un cours de socio « introduction aux "queer theories" » (à Berlin, on peut choisir des matières aussi divergentes).
En fait, je cotois le milieu squat *politique* francophone depuis 2 ans et j'y ai rencontré notamment des "dégenrés" - comprendre par là, des gens refusant la catégorisation binaire des genres (1) et j'ai choisi de suivre ce mini-cours simplement pour voir comment la sociologie universitaire rendait compte de mouvements que, personnellement, je vivais de l'intérieur (bien que n'étant pas "queer").
Je n'ai qu'à moitié été surpris mais j'ai bel et bien remarqué que pour ce sujet, les gens qui travaillent dessus à l'université sont totalement étrangers à ce qu'ils étudient (et je pense que c'est vrai sur des tas d'autres sujets, même si je ne peux pas empiriquement confirmer). "Y être étranger", ça signifie 2 trucs.
Premièrement, qu'ils se contentent de lire des textes et les étudier comme on fait en classe de première en français (les idées directrices du texte, que dit l'auteur etc.), donner quelques interviews pour la forme etc. mais leur compréhension est parfaitement superficielle.
Deuxièment, ça veut dire que même s'ils comprennent un peu (genre ah oui, je suis une femme et je comprend ce que disent les féministes), ça n'a à peu près aucune conséquence dans leur vie (genre si dans la vie, ils se retrouvent face à un "neutre" (une personne ne revendiquant d'être ni "homme" ni "femme" mais "autre"), ils auront à peu près le même malaise que n'importe quelle personne n'ayant jamais étudié le sujet) ou dans leur façon de penser et d'agir au quotidien (la société de consommation, etc.). J'avais discuté avec un squatteur qui était entré en fac de philo car il pensait que les gens y développaient un esprit critique mais s'est rendu compte que c'est de la "branlette intellectuelle".
En ce qui concerne ce texte, je peux confirmer que, de mon expérience, on remarque que l'auteur connait suffisamment le sujet pour éviter certains clichés des journalistes moyens mais ça reste assez partiel (après, il souligne tout de même la complexité du sujet, donc...). Par contre, si comme le dit "D.", c'était une réponse à la Tribune de Genève, c'est plutôt une petite avancée...
http://www.tdg.ch/pages/home/tribune_de_geneve/recherche/recherche_3_2_1/(contenu)/127767
Enfin, vis-à-vis des liens donnés par Z, il s'agit d'une petite partie des squats qui sont les squats *politiques* ou d'influence libertaire. Il ne s'agit que d'une fraction minime des squats (même si c'est, de mon point de vue, la plus intéressante).
Et comme réponse aux gens qui ne semblent pas connaître le milieu squat mais néanmoins s'y intéresser, je vous conseille de vous abonner à la mailling-list de squat-fr.
https://squat.net/mailman/listinfo/squats-fr-diffusion
(1) Je vous renvoie à l'article :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_queer
Rédigé par : Seb | 06/11/2007 à 22h48
On retiendra donc, contrairement à "Z", que :
"En ce qui concerne ce texte, je peux confirmer que, de mon expérience, on remarque que l'auteur connait suffisamment le sujet (...) il souligne (...) la complexité du sujet".
Rédigé par : Hevète | 07/11/2007 à 20h11
Si l'on peut être légitimement méfiant vis à vis du discours sociologique, ce que "Z" alias "Zanzara Athée", lui-même ancien squatteur, oublie de dire c'est que son discours dogmatique et manichéen (ainsi que quelques histoires pas jolies dont on ne parlera pas ici) l'ont rendu notoirement indésirables dans plusieurs groupes ou collectifs issu d'un certain mouvement squat libertaire/autonome, ainsi qu'auprès de pas mal de ses propres connaisances dans le milieu, milieu qu'il défend pourtant bec et ongles dans sa prose purement théorique et abstraite.
Comme quoi pas besoin d'être sociologue pour écrire et dire des "trucs" "merdiques".
Rédigé par : ex squatteur | 27/12/2007 à 14h59
bonjour
personnellement les seuls squatters que j ai frequente(squatters par choix bien entendu)etaient odieux:calomnies incessantes entre eux,manipulations,hypocrisie...
j etais tres etonne par cet etat de fait puisqu'"ON m'avait parlé d'un endroit sympa pour vivre libre".Et c'est avec stupéfaction que je decouvrais leurs origines sociales:un fils de banquier,une fille d'avocat...En fait en guise de squatters je découvrais le nouvel amusement d'une fraction de la progéniture de la classe sup:faire le rebelle en prenant un air artiste en répétant l'enfer c'est les autres.
Et quand je pense aux squatters par nécessité tout ce "milieu" me donne la nausée.
Rédigé par : juju | 08/01/2008 à 01h00
Bonjour
Les études d'Howard Becker un sociologue américain issu de l'école de chicago a grandement contribué à observer et analyser les phénomènes sociaux dit "deviants" avec un regard moins institutionnalisé, moins emprunt de catégorisations marquées et indélébiles.
Il convient donc d'observer le phénomène squat avec ce regard ouvert, distant et objectif afin de se rapprocher de sa réalité
sociale.
Rédigé par : jean-michel pelet | 05/09/2010 à 18h32