Toulouse 2013 : la grogne monte à France 3
Olivier Poivre d'Arvor devrait songer à mobiliser CNN, Al Djezira ou peut-être même Arte pour la couverture télévisée du lancement de Toulouse 2013, Capitale européenne de la Culture, samedi prochain.
France 3 région pourrait bien, en effet, ne pas pouvoir fournir d'images.
L'intersyndicale SNJ, SUD, CFTC et CGT de tous les personnels de la station vient d'adresser une lettre ouverte à sa direction. Avec trois questions auxquelles elle la somme de répondre.
«Quel coût» pour la chaîne aura cette opération. Quel en sera «le financement» et avec «quels partenaires»?
Les syndicats ne digèrent pas les sommes que devrait engager France 3 Toulouse pour cette journée et la «disette» quand laquelle cette direction dit être pour refuser d'envoyer ses reporters d'images sur le terrain.
Question d'éthique, soulèvent-ils: «Les journalistes ont-ils changé de fonction pour devenir des communicants?».
Pour finir de réjouir la direction, le syndicat SUD du personnel administratif de la station vient de déposer un préavis de grève pour le vendredi 9.
Les journalistes pourraient être tentés d'embrayer par un débrayage le 10 dans le cas où les réponses qui leur seront faites ce lundi ne les satisferaient pas.
Gilbert LAVAL
LETTRE OUVERTE
A M. LE DIRECTEUR DE FRANCE3 SUD
Monsieur le Directeur,
Toulouse est candidate pour être « capitale européenne de la culture en 2013 » et à ce titre, organise une manifestation à forte odeur de communication le samedi 10 novembre 2007. Afin d’appuyer cette opération, vous avez décidé, Monsieur le Directeur, de mettre en œuvre des moyens techniques et journalistiques exceptionnels, comme rarement France3 SUD l’a fait ces dernières années. Pour mémoire, Rio Loco, manifestation culturelle incontournable de la région n’a pas eu les honneurs d’une captation cette année. La livraison de l’A380 non plus. Marciac n’est plus qu’un lointain souvenir. Un constat : notre car de captation régional ne sort qu’occasionnellement depuis plusieurs années, trop gros, trop cher, trop gourmand en personnel parait-il. Alors comprenez notre étonnement face à votre décision. En effet, vous n’avez de cesse de nous rappeler qu’il faut faire des économies et chaque semaine, dans notre pratique professionnelle, nous constatons les effets de cette politique de disette. La période est donc peu propice au déballage démesuré de moyens et c’est pourquoi, pour cette opération de promotion des collectivités territoriales, où France3 SUD fournit avant tout une prestation à couleur très commerciale, nous comptons sur votre bon sens pour avoir négocié le financement des moyens déployés. Nous ne pourrions accepter que le budget prévu pour la fabrication des programmes régionaux de France3 SUD soit amputé du montant de cette prestation.
En conséquence, nous vous demandons d’éclaircir les points suivants :
-Quel coût estimé pour cette opération (compris moyens techniques et humains?)
-Quel financement ? Par quels partenaires ?
Ensuite se pose un problème d’éthique. Cette manifestation est en soi une information et mérite d’être relatée dans un journal. Mais comment justifier la présence de 3 équipes de journalistes pour un éditorial si maigre ?
Les journalistes ont-ils changé de fonction pour devenir des communicants ? Où bien seront-ils chargés de faire leur métier et d’apporter la contradiction ? Car la candidature de Toulouse n’est pas celle qui remporte la plus grande unanimité. Certaines collectivités locales, certains médias et même la caution culturelle de cette candidature (Olivier Poivre d’Arvor) ont émis de sérieux doutes sur ses capacités de capitale européenne de la culture et sur la crédibilité de cette candidature : « j’aime bien Toulouse, mais honnêtement, on ne peut pas dire qu’elle soit au niveau d’une capitale culturelle » Olivier Poivre d’Arvor - Le Point du 25/10.
Toutes ces questions attendent vos explications et éclaircissements et dans l’attente, vous voudrez bien agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de nos salutations respectueuses.
Benoit Roux AL Tuaillon Roland Marty Marie Jorisse
Délégué syndical Déléguée syndicale Délégué syndical Déléguée syndicale
SNJ SUD CFTC CGT


Toulouse à une vieille tradition de lutte contre le parisianisme et l'envahisseur venu du nord. Poivre, le frère de l'autre, se croyait tout permis. Il a confondu les journalistes de F3 sud avec une réserve d'indiens. Mais la danse du scalp a commencé et région, département et ville de Toulouse seraient bien inspiré, pour le succés de 2013, de se séparer du très cher boulet d'Arvor. Manière de lui rappeler qu'avant 2013, il y a eu 1789.
Rédigé par : le cathare | 05/11/2007 à 10h37
Ah voilà des bons bougres qui remuent le couteau dans la plaie béante du subventionnement culturel toulousain et des petits arrangements afférents...
Allez-y franco les FR3 qu ne veulent pas être les chiens de garde du partage culturel opéra/star ac + marathon parisien
Flitoxez ce 10 nov, on respirera mieux.
Arthur
Rédigé par : arthur | 05/11/2007 à 10h39
Les journalistes de F3 ruent dans les brancards,… ils ont raison. Il est vrai aujourd’hui que la frontière entre journaliste et agent de communication est bien tenue.
Acculés entre être des marchands d’information, de préférence à sensation et des colporteurs des intérêts des politiciens, sportifs, « stars » et autres profiteurs du système, leur situation devient intenable. Non seulement leur déontologie n’est plus qu’une gigantesque et grotesque farce, mais ils perdent toute crédibilité au yeux d’un public qui ne les croit plus et ne leur fait plus confiance.
Cette action des journaliste de F3 réhabilite cette profession et nous fait reprendre espoir dans une prise de conscience d’une profession instrumentalisée, souvent, mais pas toujours, la preuve, avec la complicité de ses membres.
Rédigé par : Patrick MIGNARD | 05/11/2007 à 13h00
Quelqu'un peut-il m'expliquer qui est cet Olivier Poivre d'Arvor et ce qu'il fabrique dans cette affaire ?
Rédigé par : Aurélie | 05/11/2007 à 13h29
Le débat est désormais sur la place publique : les responsables de FR3 doivent s'expliquer sur cette lamentable opération. Et Poivre, mercenaire cynique et falsificateur d'images doit démissionner sans tarder.
Rédigé par : Poivre Moulu | 05/11/2007 à 13h51
les journalistes de France 3 ont raison. Leur réaction donne envie de redevenir téléspectateur. Et si, pour "Toulouse 2013" :
1/ on remerciait Olivier Poivre d'Arvor qui objectivement, avec ses déclarations au Point et ses bracelets à la couleur trafiquée, joue gravement contre Toulouse.
2/ On demandait un audit à des professionnels, (éventuellement des universitaires, sociologues, CNRS, etc.)ayant fait leur preuve de leur indépendance vis à vis de tout parti politique, sur l'état réel de la culture à Toulouse. A savoir ses graves déficits. Mais aussi ses atouts.
Alors..on pourrait peut-être envisager une adhésion plus large au projet, une vraie adhésion populaire, dans la transparence. Et sans idée de récupération politicienne. ça pourrait en plus donner des idées de sujets à France 3 pour ses journaux télévisés. Au lieu de retransmettre du Jean-Pierre Madère sur internet...et du Sandoval devenu "artiste officiel" de la ville.
Rédigé par : Letoulousaincitoyen | 05/11/2007 à 14h12
Bonjour,
nous connaissons (de loin) Olivier Poivre d'Arvor,
comme frangin de Patrick,
il a été catapulté à Toulouse pour organiser le marathon des mots,
soulevant le tolé de pas mal de gens étant donné l'énorme budget dont ils ont bénéficié pour l'évènement,
ceci comparé au budget de toutes les autres manifestations.
Voila ce qui écrit sur le site de la ville de Toulouse:
Toulouse en chemin vers la culture européenne
publié le jeudi, 15 mars 2007
Toulouse, capitale européenne de la culture ? C’est l’objectif visé par la mairie de Toulouse qui a décidé de présenter la candidature de la ville pour 2013. Jean-Luc Moudenc a invité le Conseil régional, le Grand Toulouse et le Conseil général, à unir leurs forces et à rejoindre l’association créée pour promouvoir les couleurs toulousaines. « Je souhaite que tous les acteurs culturels et toutes les institutions agissent main dans la main », a précisé le maire de Toulouse. Les collectivités ont accepté l’invitation, scellant ainsi une union qui pourrait augmenter les chances de la ville rose.
Des retombées considérables
Car l’enjeu est de taille. Le bilan de Lille, capitale européenne de la culture en 2004, est conséquent. Près de 2 500 fêtes, expositions et manifestations organisées sur l’ensemble de la région Nord-Pas-de-Calais ont mobilisé 17 000 artistes et réuni plus de 9 millions de participants. Lille a ainsi bénéficié d’une notoriété renforcée. En effet, 2 000 reportages audiovisuels ont été réalisés sur Lille 2004 et diffusés en France et à l’étranger. Autre bénéfice : des retombées touristiques et économiques considérables. En 2004, l’Office de tourisme de Lille a accueilli plus de 820 000 visiteurs, contre 308 000 l’année précédente. L’économie locale a ainsi bénéficié d’un regain de dynamisme : création d’emplois, augmentation du nombre de nuitées dans les hôtels Lillois (+ 27,2%), croissance du chiffre d’affaire des commerces (+10 à 15%) et des restaurants (+7 à 13%).
Olivier Poivre d’Arvor, directeur de l’association en charge de travailler sur le projet et Marie Dequé, adjointe au maire en charge de la culture, ont rencontré des acteurs culturels pour écouter leurs propositions.
Le succès de Lille 2004 a donné à l’événement une ampleur considérable. Si bien que le titre de capitale européenne de la culture est convoité par de nombreuses villes, à commencer par Saint-Etienne, Marseille, Lyon, Nice et vraisemblablement Strasbourg. Mais Toulouse compte sur un atout de taille : Olivier Poivre d’Arvor. Ecrivain, diplomate, directeur de Cultures France et frère du journaliste Patrick Poivre d’Arvor, l’initiateur du Marathon des Mots a accepté de diriger l’association qui travaillera sur le projet. Olivier Poivre d’Arvor a déjà réuni nombre d’acteurs culturels pour écouter leurs propositions. Il s’apprête à recevoir l’ensemble des artistes et des représentants culturels et les invite tous à participer à l’événement.
Olivier Poivre d’Arvor a déjà esquissé quelques pistes de réflexion. « Cette candidature doit être généreuse, humble et ouverte sur le monde », a-t-il insisté. Déjà, une idée se précise : la thématique du chemin. « Chemin de Compostelle, chemins le long de la Garonne et du Canal du Midi, chemins du XXe siècle avec l’Aéropostale, chemin vers d’autres continents (Afrique, Amérique Latine), chemin d’exil, chemins vers l’Espace (l’A380, Galiléo), chemins du savoir, chemins imaginaires... Toulouse est une ville complexe qui réunit une multitude de savoir-faire. Mais c’est avant tout une ville en mouvement qui a inventé de nombreux chemins. »
Le chemin à parcourir n’en demeure pas moins long et ardu. Première étape à franchir : les présélections, prévues d’ici la fin de l’année 2007. Si Toulouse est retenue, elle présentera son projet à l’horizon 2009, date à laquelle la ville lauréate sera choisie. Quelle qu’en soit l’issue, « cette candidature nous invite à élaborer une réflexion sur les cinq années à venir, à imaginer l’implantation de nouvelles infrastructures, à agir ensemble, solidaires, a encouragé Olivier Poivre d’Arvor. Nous avons l’occasion de construire un paysage culturel puissant, audacieux et créatif. »
Rédigé par : Malassinet Gildas | 05/11/2007 à 14h31
Cela ne m'étonne pas de trouver les gens les plus aigris sur ce site.
Ben nous, simples citoyens loin du prétendu "tissu culturel local" avec ses baronnies, ses Zebda et ses "Couacs" qui dictent tout, on est heureux de tout ça.
L'événement est suffisamment rare pour une belle couverture médiatique. Rio Loco, c'est tous les ans, idem pour Marciac. COmment l'intersyndicale peut-elle être aussi partiale ?
Les gens qui instrumentalisent cette candidature, ce sont surtout ces opposants se prétendant toulousains, monopolisantla voix de la "culture" à Toulouse et les journalistes "humanisto-progressito-syndicaliste hard" de France 3.
Rédigé par : Flo | 05/11/2007 à 18h55
Et comme on dit à Toulouse : "Aux innocents, les mains pleines!"
Rédigé par : Patrick MIGNARD | 05/11/2007 à 19h37
Toulouse, capitale européenne de la culture, avec Jean-Pierre Madère, d'accord, mais ça fait combien de temps qu'il a pas fait une chanson ? Faudrait demander à France 3, et même peut-être à l'Institut National de l'Audiovisuel, si ils ont pas gardé les archives...et les diffuser sur place, parce-qu'à la mi novembre le vieux Madère, il va prendre froid.
Rédigé par : Macumba | 05/11/2007 à 21h24
Si Toulouse capitale européenne de la culture ça doit être plus d'ouvertures de salles dans plus de casinos avec plus de Jean-Pierre Madère partout, on est mal...Ce qui est sûr, c'est que si parmi tous les chemins proposés (aéronautique, compostelle, etc.) on ouvre aussi celui de la connerie, alors on conserve toutes nos chances.
Rédigé par : blackjack | 05/11/2007 à 23h01
Le CHEMIN risque d'être long au vu de la pauvreté culturelle toulousaine.
La culture non-officiele et bruyante gène nos retraités du centre-ville dès 20h et ils le font très souvent savoir à coup de pétitions.
Rédigé par : Un toulousain | 09/11/2007 à 21h07