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Le kiosque à musiques

06/11/2007

L'université de Toulouse-le Mirail bloquée contre la loi Pécresse

Un amphi 8 bourré jusqu’à la gueule d’environ 1300 étudiants et qui ne désemplit pas cinq heures durant… Une telle mobilisation n’est pas si fréquente à l’Université des Lettres et Sciences humaines de Toulouse II-Le Mirail.

Cette assiduité à l’Assemblée générale a au moins deux raisons : l’opposition quasi unanime des étudiants à la loi Pécresse : ils ont voté comme un seul homme ou presque la reconduite de la grève de ce jour. La seconde raison est paradoxalement la division profonde de ces mêmes étudiants quant aux «modalités de lutte».

Le vote à main levée sur la question du blocage de la fac n’a pas été possible, tant le comptage s’est révélé délicat.

C’est en priant les partisans et opposants à ce blocage de se ranger à gauche et à droite de la tribune que l’évaluation à la louche s’est faite : au bout de quoi, les accès aux salles de cours resteront barricadés par des montagnes de tables et de chaises.

Avant même de voter quoi que ce soit, les étudiants les plus motivés avaient bloqué ces accès dès la veille, lundi soir. Du coup, à la première heure ce mardi, le président de l’Université, Daniel Filâtre, rassemblait les administratifs pour leur recommander de rentrer à la maison, prévoyait une fermeture des lieux pour une semaine et priait les professeurs de ne surtout pas envisager de cours de rattrapage. «Un lock out qui ne dit pas son nom», a traduit un de ces administratifs devant l’AG des étudiants.

Le sentiment de pouvoir être un fer de lance de la mobilisation étudiante contre la loi Pécresse est une autre de ces motivations. L’université du Mirail donne l'impression d'avoir un rang à tenir dans la contestation.

Mais les opposants au blocage n’ont pas renoncé pour autant. Dès l’issue du non vote, ils ont tenté de défaire l’écheveau de tables et de chaises qui interdit l’accès des UFR de langues et d’histoire. Au prix de quelques solides algarades et avant d’échouer.

«Vous votez la grève à condition de pouvoir suivre vos cours, leur lance cette étudiante. Vous manquez de cohérence».

C’est la cohésion du monde étudiant du Mirail qui pourrait vite devenir le premier obstacle à la cohérence du mouvement.

La prochaine assemblée générale est programmée pour jeudi.

Gilbert LAVAL

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Commentaires

Comme quoi, quand la LCR, SUD et l'UNEF sont contre l'autonomie des universités et pour l'Etat on se dit que demain la révolution ne sera pas autonomiste, conseilliste, mais étatiste.

Amis anars, bonsoir !

1300 étudiants sur les 30.000 que comptent le Mirail, soit 4%...


J'ai assisté à cette réunion et ce n'est pas exact (ce qui me laisse très perplexe). Voilà ce qu'a dit le président à l'assemblée de ce matin, 9h :
— il a "autorisé" les personnels à rentrer chez eux, il ne le leur a pas "recommandé"
— il a dit ne pas exclure une fermeture administrative du campus, sans préciser d'échéance ni de durée. (De toute façon, quand on sait l'étendue des vols et déprédations diverses lors du blocage du printemps 2006, on peut se dire qu'i y a quelque raison pour l'envisager.)
— enfin il n'a pas "prié les professeur de ne surtout pas envisager de cours de rattrapage" ! Il a déclaré qu'il était conscient qu'une partie des professeurs se refuserait à rattraper les cours empêchés, et qu'il le comprenait très bien.

De fait, une bonne partie des enseignants-chercheurs du Mirail en a ras le bol de toujours rattraper docilement les cours, dans des conditions parfois invraisemblables, selon le bon plaisir de la minorité qui paralyse les activités de l'université. Car ces étudiants qui se déclarent "en grève" n'entendent pas, bien évidemment, perdre la moindre heure de cours même quand ils font durer le blocage plus de 6 semaines comme en 2006. C'est en effet sans risque si on est assuré que de toute façon les cours seront assurés par les gentils professeurs dès qu'on les aura sifflés au pied. Que voulez-vous, on peut aimer dessiner l'effigie du Che sur les murs et être attaché à un certain confort.

Pourquoi ce blocage?
Tout le monde le sait, nous sommes tous contre cette fameuse loi pécresse
OR pour nous exprimer, le moyen le plus efficace est le blocage, notamment pour les étudiants boursiers qui n'ont pas le droit à plus de 2 abscences pour pouvoir faire leurs partiels...et donc qui ne peuvent manifester et dire haut et fort ce qu'ils pensent sur cette loi...
Si cette loi passe, on ne pourra plus rien faire...c'est maintenant ou jamais...

Alors : OUI AU BLOCAGE, OUI A L EXPRESSION DE TOUS LES ETUDIANTS !!!!

A Paris, la sorbonne est occupée pour la nuit et une AG a voté le blocage jusqu'à au moins jeudi (jour de manifestation). En tout cas elle l'était toujours tout à l'heure, à moins que les crs n'ai déjà envahi la fac au moment ou je poste ce commentaire.

Et voilà que cela recommence. Lorsque l'on a visionné le reportage fait à Toulouse, à la faculté du Mirail, on voit bien que la loi Pecresse n'y est pour rien, c'est simplement l'expression d'une minorité "anti sarkosy" primaire. Sous le nom de nombreux intervenants on a vu la légende suivante :
Comité de Lutte du Mirail.

Cela sent la lutte des classes, les relents des nostalgiques du "grand soir". Que ces gens là n'empêchent pas les autres de travailler. D'ailleurs le blocage s'est décidé à un cheveu... Il a été vite enteriné par l'UNEF et consorts, comme d'habitude.

J'avais fait celles de 95, j'étais à Paul Sabatier à l'époque. je crois qu'aujourd'hui l'université française est encore plus en danger.
Courage à tous ceux qui se bougent pour faire entendre leur opposition légitime, de nombreuses personnes vous soutiennent !

Vous avez raison de vous battre. Tenez Bon, si vous ne vous révoltez pas a 20 ans quand le ferez vous?
Courage.

C'est curieux c'est toujours les mêmes facs qui posent problème.

Mais vous avez raison amis étudiants français, battez vous pour que vos universités restent comme telles ! Quand comprendrez vous que les universités françaises sont dépassées par rapport aux autres pays européens !! Vous devriez regarder comment cela fonctionne ailleurs plutôt que de sans arrêt crier au scandale à chaque fois qu'une réforme s'annonce.

Et ces mêmes étudiants qui ralent viendront se plaindre dans quelques années car ils auront du mal à trouver du boulot. Vous ne pourrez vous en prendre qu'à vous même...

Je me dis que niveau évolution, on a du mal avec les mentalités en France. Si en plus les jeunes s'y mettent de même, ce n'est pas près de changer :(

Un peu d'ouverture d'esprit svp. On a rien sans rien, parfois il faut faire quelques sacrifices.

Bravo !

enfin quelqu'un qui se bouge en Sarkoland !

Je viens de lire la réforme Pécresse et j'éspère que ce sera le premier échec de Sarko !

un vieux de la vieille

Ahlala, le Mirail fait toujours autant rêvé.
Utiliser la configuration atypique des batiments du Mirail pour prendre en otage les cours (ne soyons pas faux cul c'est bien le cas quand on se barricade comme ca non?), menacer ceux qui s'opposent au blocage (ce qui ne veut pas dire etre pour la loi Pécresse...), secouer (violenter serait un meilleur terme) des profs qui défendent leur droit d'enseigner (souvenez vous l'an passé...) et changer au dernier moment l'heure d'une AG pour etre bien sur d'avoir une meilleure représentative de la fac (oups je suis ironique) voilà le tableau d'honneur des révolutions Mirailiennes.
Allez bravo les pitchounes vous êtes les premiers à avoir dégainé cette année. PREM's!! C'est seulement bizarre d'avoir attendu la fin des vacances pour l'avoir ramené, non? Et puis au 15 Décembre, il y aura personne pour ramener sa gueule.
Quand vous aurez compris que cette démarche de blocage n'est plus la solution (arrétez de croire que c'est cela qui a fait retirer le CPE) et qu'il faut pas mélanger torchons et serviettes (ah quoi ca sert de parler de la dictature du prolétariat dans un trac????) pour se faire entendre maintenant. Soyez inventif tombé pas dans la facilité.
Conseil aux quelques pourcents d'utopstes qui prennent la décision pour les autres, respecter les autres, vous vous ferez mieux entendre: ils sont un paquet à être contre cette loi (que je conteste aussi) mais à ne vouloir rater leurs cours.
Bon courage à tous en tout cas à ceux qui veulent bosser ET contester cette loi pourrie.

Ps: c'est quoi la surprise du printemps, on fait un super blocage pour les 30 de Mai 68?

>Le sentiment de pouvoir être un fer de lance de la mobilisation étudiante contre la loi Pécresse est une autre de ces motivations. L’université du Mirail donne l'impression d'avoir un rang à tenir dans la contestation.

Faut pas pousser non plus ;-) Ce n'est pas un concours de piquets. :D

Le commentaire de Pierre est exact. Je suis absolument d'accord avec lui, et je rajouterai même qu'il faut regarder non pas seulement dans les pays européens mais aussi dans le monde entier.

C'est vraiment marrant parce que quelle que soit la réforme, en France les étudiants sont toujours contre, et même si ce n'est pas la majorité, cette opposition reste dans l'atmosphère. Pourtant, les étudiants se plaignent de la fac en disant que c'est un enseignement au rabais, etc...
Bref, nous voilà avec la plus extravagante contradiction du début du 21ème siècle.

Et tant que les étudiants français réagiront comme ça, le système universitaire français continuera de péricliter.

Pour une autonomie voire une privatisation des universités, de la part d'un français qui étudie à l'étranger.

ancien étudiant du Mirail, aujourd'hui étudiant à l'étranger, un petit commentaire pour dire qu'on a rien sans rien, et que pour faire une omelette, il faut casser des œufs... ici, par exemple, à Lisbonne, pour étudier les lettres dans le public il faut d'abord débourser 1200 euros par an, en me renseignant un peu autour de moi, je m'aperçois qu'en Espagne c'est le même refrain. Alors oui ! Ils ont raison les pitchounes du Mirail. Quant à ceux qui veulent s'opposer sans dommage, peut être aussi voudraient-ils la fille de la crémière... non mais ! Ou alors, puisqu'ils sont si malins, qu'ils proposent d'autres modalités EFFICACES pour lutter. Et que vive l'éducation populaire (car c'est encore de ça qu'il s'agit... un peu)

Moi je me demande pourquoi on essaye de reformer la fac Française.

Autant la laisser dans sa merde.
Quelle continue à faire de l'ado sitting jusqu'au RMI et aux ASSEDIC si c'est ce que veulent les étudiants.

Il y aura toujours les prepas, les écoles et l'étranger pour ceux qui veulent un diplome.

Aller courage Fillon abandonne la réforme et passe à autre chose. Ces étudiants ne méritent pas la peine qu'ils vont te donner.


Petit pronostic pour le futur.
Reportons-nous dans une vingtaine d'années.
Les étudiants bloqueurs auront alors une quarantaine d'années.
Ils se répartitont je pense en 3 catégories :

1-les anciens meneurs/ leaders (çà fait mieux), soit 1 à 2% du total, auront (sauf exception), de trés bonnes situations, dans la Fonction publique, à la Fac (!), dans les médias (surtout télés et radios d'Etat), et surtout en tant qu'apparatchiks de partis de gauche , d'ONG, d'assocs antiracistes, de gros syndicats;sinon des "people", du moins des "personnages publics"...

2- la majorité des "suiveurs" aura "fait son trou" de cadre moyen administratif ou de petit enseignant (aigri, forcément aigri).

Voilà ce que deviendront 20 ans + tard la +part de ceux et celles qui contestaient le "système" : des gros ou des petits bourgeois.

3- enfin une forte minorité (baptisons les "les dindons de la farce estudiantine")sera sortie de la fac sans diplôme, et aura enchaîné les petits boulots, les CDD, puis le RMI; peu d'entre eux auront basculé dans le Quart Monde (marginalité, délinquance, prostitution, etc.); paradoxalement c'est dans cette catégorie que se retrouveront les individus les + intéressants : ceux qui , las de galérer, auront compétement changé de voie, se seront expatriés, fuyant cet hexagone "moisi" ( dixit Sollers) dans de nouveaux Eldorados comme la Chine, auront, en France ou à l'étranger, créé une PME, et donc seront devenus des "affreux capitalistes"! à moins qu'ils n'aient perçé-ayant coupé leur cordon d'Oedipe sclérosant avec l'Alma Mater-dans des domaines inattendus : acteurs, chanteurs,agriculteurs bio,champion de tournoi de Poker,etc.

Sur le plan personnel, la +part d'entre eux auront probablement une vie de famille (familles recomposées pour beaucoup, mariés aussi pour beaucoup -pas de mariage religieux, sauf exception-), sans oublier les quelques inévitables"vieux garçons/vieilles filles" (surtout dans la catégorie 2-) . Certains seront devenus "gays", d'autres se seront convertis au bouddhisme tibétain, d'autres encore ne vivront que pour leur hobby (vol à voile, plongée sous marine, échecs, que sais-je).
Bref, vous m'avez compris, plus aucun point commun entre eux-contrairement aux anciens éléves des Grandes Ecoles p ex, qui ont un Bottin, restent souvent en contact-c'est toujours utile pour un "coup de piston" pour fifils ou fifille- et souvent se marient entre eux-la "reproduction endogamique [sinon incestueuse] des élites", si bien décrite naguère par Bourdieu...

Celà relativise donc leur slogans risibles "tous unis -nis-nis, nous vaincront", "camarades tous solidaires", etc.

Quelqu'un aurait-il l'amabilité d'expliquer la raison de cette contestation? Et merci d'eviter les cliches et autres phrases et attrapes du genre privatisation, deux vitesses etc. Le CPE etait une mesure clairement discriminante (limite d'age)mais l'autonomie des universités on ne voit pas. Merci

Allez-y les jeunes…
J'étais dans la rue en 86 contre Devaquet, et les facs se sont considérablement dégradées depuis… Quant à la place qui est donnée aux jeunes dans cette société, précaires, stagiaires… c'est une honte.
Continuez, mobilisez, manifestez…
Vous avez mille raisons de vous révolter !
On vous soutient !

@curieux

Moi je ne peux pas par contre je peux vous renvoyer à cette excellent (et court c'est important) document qui fait le point sur la loi Pécresse d'une manière neutre, les points positifs et négatifs afin que vous puissiez juger de la pertinence ou non des revendications :

http://www.univ-rouen.fr/1189348325125/0/fiche___document/

Le Mirail, ce petit village où le temps s'est arrêté au début des années 1970 et à qui personne n'ose révéler l'atroce vérité :
- Mao est mort
- Berlin est libre
- le communisme est mort
- les méthodes totalitaires coco-facho (intimidation, votes à mains levée, blocage physique, baston...) sont passées de mode
- il est possible d'avoir un VRAI métier après ses études (mais pour cela, il faut faire de VRAIES études)
- la barbe et les vestes en velours font rire les enfants
- Che Guevara n'était qu'un personnage sanguinaire, violent, grand ordonnateur de procès truqués et d'executions sommaires... un vrai modèle, quoi !

Très bonne question, Tovara ;-)

Voilà les points litigieux selon le tract distribué hier sur le campus de la fac du Mirail, signé par le "Comité de lutte"

« 1) Gérer l'Université comme une entreprise :
Pour pallier *au désengagement financier de l'Etat, les universités seront contraintes de se doterd e fondations permettant de recueillir des fonds privés. […]

A) Une direction universitaire au service des entreprises.
Les présidents d'université vont se muer en véritables directeurs des ressources humaines avec notamment un droit de véto sur les embauches. Ils pourront être issus du milieu patronal et défendront donc les intérêts à court terme des entreprises. […]
Les conseils d'administration des universités n'étaient déjà pas très représentatifs de la communauté universitaire. Outre une diminution de la représentation des étudiants et des personnels, un nombre plus important de sièges sera accordé au groupe des personnalités extérieures, issu du monde économique. Celui-ci aura toute latitude pour avaliser ou réfuter les propositions puisque ce sont leurs entreprises qui financent ou non leurs applications. Ce moyen de pression annihile tout semblant de démocratie dans la gestion de l'Université.

B) Le mythe de l'insertion professionnelle.
Les entreprises auront un contrôle direct sur le contenu des formations. […] Les entrepreneurs entendent faire un pas de plus vers la professionnalisation des cursus. Or la solution au chômage n'est pas l'insertion professionnelle mais la création d'emplois. […]

C) Professionnalisation et dumping social.
[…] Ce sera maintenant aux étudiants de financer, par le biais des frais d'inscription exorbitants, l'apprentissage des compétences professionnelles requises pour l'obtention éventuelle d'un emploi.

D) Rechercher oui… mais du profit
La recherche est elle-même soumise aux intérêts privés. Le CNRS ne définit plus de politique de recherche mais se voit imposer par les universités, contrôlées par les entreprises, ses orientations. […] Ainsi des recherches sur les OGM, financées par Montsanto, n'auront certainement plus les mêmes résultats.

E) Personnels précarisés.
La loi permet de contracter des postes autrefois de catégorie A en contrats privés. […] D'autre part, les présidents d'université délivrent des primes au "mérite", ce qui nécessite la docilité du personnel et la délivrance d'un savoir acritique par les enseignants [MDR, NDLR]

II) Du service public au service marchand
A) Elitisation du savoir : 1) les lycéens qui prétendent poursuivre des études dans l'enseignement supérieur doivent passer par un "dispositif d'indormation et d'orientation" qui vise à les dissuader d'alelr à la fac ou dans des filières dites "non-rentables" ; 2) les universités fixent elles-mêmes le montant des droits d'inscription, jusqu'ici fixé nationalement, ce qui doit compenser le désengagement financier de l'Etat
B) Région riche donc fac riche, région pauvre donc fac pauvre
Les universités sont mises en concurrence pour capter les financements privés. […] Les financements dépendront de la bonne santé du bassin local d'emploi. […] Une filière de philosophie sera mise en concurrence avec une filière d'économie. »

Quelques remarques.
Que la loi d'autonomie comporte des aspects revulsifs, c'est un fait. Je m'étonne d'ailleurs du peu de bruit des syndicats enseignants à ce sujet, mais passons. Le présupposé du texte que je viens de citer se voit un peu trop, je veux dire la mythologie primaire du grand méchant patron qui vient dévorer les petits enfants sur le sein de l'alma mater. Et on affirme sans rire que les enseignants (dont d'ailleurs il est à peine question) seront aux ordres ou des patrons ou de leur patron grimé en président, jusqu'à dispenser "un savoir acritique". Ben voyons… Lobotomie attitude ! Ou le romantisme révolutionnaire pour les nuls, si vous préférez.

Je trouve en tout cas paradoxal que ce discours soit tenu dans des facs de lettres et sciences humaines, pour des raisons évidentes, mais admettons que comme à la SNCF il s'agit de se battre pour les autres. J'attends en tout acs de voir quels "entrepreneurs" viendront coloniser les université littéraires et quels programmes ils viendront dicter.

Et je remarque, une fois de plus (les blocages du Mirail, je les connais depuis 1990), qu'aucune revendication ne porte sur la grande misère des bibliothèques : politique d'acquisition bridée par l'insuffisance de la dotation financière, heures d'ouverture étonnamment restreintes (fermée à 18h, fermée le samedi).

P.S. Au fait, contrairement à ce qui est écrit dans l'article du jour, "Une trentaine de facs perturbées", la fac du Miaril n'est pas bloquée depuis le 30 octobre. Les cours ont eu lieu normalement la semaine dernière. Il y a eu des assemablées générales parallèlement, c'est tout. Je sais bien que le "comité de lutte du Mirail" est pointilleux sur sa stature d'héroïsme révolutionnaire, mais à Libération, merci de vérifier l'info avant de publier des choses approximatives :-)

Louise M. me rappelle une vieille tatie qui se prend pour l'"originale de la famille" (sans comprendre que ce qui passait pour original il y a 40 ans passe pour trés banal aujourd'hui).
En 1968 à 30 ans passés, elle allait manifester avec les étudiants, car elle avait été frustrée de manifs au cours de sa prime jeunesse, dans les années 50 (on manifestait moins à l'époque, ou alors pour des "mauvaises causes" comme l'Algérie Française ou le soutien au peuple hongrois écrasé par les T52 de la Patrie du "socialisme réel" en 1956).
Lors des manifestations contre le CPE, elle a remis çà à 70 ans bien sonnés!en effet elle souffre de "jeunisme aigu" clamant que "les jeunes ont toujours raison" et qu'ils ne "doivent pas écouter les vieux c..s aigris", moyennant quoi les jeunes de la famille la fuient comme la peste, la considérant "chiante et gâteuse"...car la jeunesse est cruelle aussi!

Je suis surpris à la lecture des propos tenus dans les divers commentaires.
De qui parle-t-on quand on désigne tous ces odieux grévistes ? Quand on s'emploie à les faire passer pour d'horribles staliniens ?
A lire certaines considérations pseudo-sociologiques, on en vient à se demander comment une telle concentration de dangereux gauchistes a pu prendre le contrôle sur l'Université du Mirail.
Soyons sérieux.
La démocratie existe à l'Université Toulouse II. Il suffit de se déplacer dans les AG pour le constater.
Le seul souci réside dans les préjugés que nombre d'étudiants hostiles à la grève ont à l'égard de ceux qui s'emploient à la mettre en oeuvre.
Pourtant, il est loin le temps des intimidations ou de la violence physique. Il est en effet malhonnête voire diffamatoire de laisser croire ceci comme le font certains des commentateurs.
Chacun peut s'exprimer et une large mobilisation de ceux qui s'opposent à la levée du blocage pourrait permettre de faire changer la situation.
Malheureusement, cette majorité invisible ne s'exprime pas ou exclusivement par le biais d'individualités dont l'arrogance est souvent mal accueillie.
Quel dommage pour la démocratie universitaire, car cela contribue à cristalliser les tensions entre des catégories d'étudiants qui ne se connaissent pas et ne se comprennent donc pas.
Arrêtons de voir le Mirail comme un refuge de révolutionnaires et rendons nous à l'évidence. C'est simplement parce qu'on laisse de la visibilité aux minorités rouges que la diversité du monde étudiant est gommée.
Le Mirail vaut mieux que l'image que nombre de personnes en donnent ici.
Loin d'être surpolitisé, il souffre paradoxalement du manque d'engagement de la grande majorité de ses étudiants dans les arènes du jeu politique.

initiative suivie prochainement par l'Université Paul Sabatier > voir sur : upsenlutte.toulousecampus.info

oui, il faut vous battre. Ne pas accepter une telle situation. Mettre les dirigeants devant les décisions prises et peu profitables! Courage

En 1975, le Mirail s'est mis en grève début novembre, les cours ont repris fin juin. Huit mois de grève. Le campus a été occupé jour et nuit sous contrôle étudiant. Contre-cours, ateliers, musique, panneaux muraux, fiestas, jonction avec les luttes ouvrières et paysannes, manifs, attaque du rectorat à main armée, répression policière, arresations,suspension de nombreux profs,annulation de certains examens,recteur et ministresse condamnés par tribunal administratif. Victoire totale. Je ne sais plus contre quoi on se battait. On s'est bien amusés. Allez-y les petits gars (et les petites garces !). Xian

Une erreur d'affichage à corriger : c'est moi qui ai reproduit le tract du Mirail, et Bastiat qui parle de Louise M.

En réponse à Napoléon :

1) « Loin d'être surpolitisé, il souffre paradoxalement du manque d'engagement de la grande majorité de ses étudiants dans les arènes du jeu politique. »
>> C'est tout à fait exact. Le problème commence quand on se met à tout bloquer pour "obliger les gens à venir débattre" : c'est l'argument classique pour justifier le blocage : "si les cours ont lieu, les étudiants désertent les A.G."

2) « La démocratie existe à l'Université Toulouse II. Il suffit de se déplacer dans les AG pour le constater. »
>> Alors là laissez-moi rigoler. On joue sur les mots : il ne suffit pas de se proclamer "assemblée générale, souveraine et démocratique" pour être démocratique. Je rappelle que n'y est autorisé que le vote à main levée, grossièrement évalué, sans aucune assurance que les votants soient effectivement étudiants.

Contre-exemple édifiant : lors du blocage précédent au Mirail, l'Université avait organisé un referendum des étudiants, avec vote à bulletin secret sur présentation de la carte d'étudiants. Hurlements des bloqueurs : ce n'est pas démocratique, car on n'est pas sûr que tout le monde s'est prononcé. Hurlements, et aussi intimidations, d'ailleurs.

J'ajoute que quand on assiste à une A.G. "démocratique", on voit surtout du simulacre, sinon de la manipulation : la mise au vote est sans cesse différée, on commence à 10h et on vote ou non sur le blocage après 18h, après des "débats" qui ressemblent davantage à des incantations doctrinales interminables. C'est un des moyens bien connus pour lasser la patience des assistants, de sorte que le "vote" final est effectué en présence des plus motivés. C'est une forme de sélection assez subtile, de fait. ;-)

En tout cas, parler de "narcissisme de groupe" semble plus juste que de "démocratie". Enfin… quiconque sait un peu comment fonctionne le trotskisme militant sait déjà tout cela, et aura reconnu sa phraséologie binaire dans le tract que je citais.

Ayant connu la "prise" du Mirail en 1995, seulement 3 semaines après le début des cours et jusqu'à janvier 96, on peut voir que rien n'a changé et que contrairement aux idées reçues, la racaille ne se trouve pas à l'extérieur de l'université du Mirail mais bien intra-muros.

J'ai lu avec intérêt tous les commentaires précédents, j'aurais jamais pensé qu'il y ait tant de réacs qui lisent ce journal. Je laisse donc mon avis, oui, il faut regarder ce qui se fait à l'étranger, mais il faut le regarder avec attention, sinon s'abstenir de parler. Les étudiants dans les autres pays d'europe subissent une sélection financière au vu des frais d'inscriptions 500 euros par semestre en allemagne ou 1200 par an au portugal. L'université doit-elle etre vecteur d'égalité de l'éducation, d'égalité tout court, ou doit elle servir à continuer de véhiculer des discriminations sociales ? Lisez Bourdieu, amis réacs...

Vous prenez l'exemple de l'Allemagne.Vous jugez donc inacceptable des droits d'inscription de 500 euros par semestre. 1000 euros par an. Moins de 100 euros par mois... Le prix de trois, quatre restos. Quelle valeur accordez-vous à l'enseignement ?

Je suis étudiant à la faculté des lettres de Besançon, je suis excédé. Entre le niveau lamentables des programmes, le mépris et l'indifférence des profs je subis régulièrement tout type de blocage:

-2003 : 3 semaines de blocages contre la mise en place du LMD

-2006 : 2 mois de blocage contre le CPE

à cela s'ajoute les blocages occasionnelles pour différents types de revendications concernant les sans papier, sarkozy etc..

J'ai décidé de jeter l'éponge. L'an prochain je quitte la fac et j'entrerai dans une école qui me coûtera 6000 euros. D'origine modeste, je suis prêt à faire ce sacrifice car c'est le prix qu'il faut payer pour réussir en France face à une université à ras les paquerettes.

Bien le bonsoir à vous, prolétaires des beaux quartiers bien pensants.

Mais non laissez les faire grève ces petits. Pas d'acharnement thérapeutique. Autant en finir. La fac est morte, vive les prepas.

Parents, détournez vos enfants de cette galère. Ou alors envoyez les à l'etranger, en plus ça en leur fera une belle expérience.

Allez Julliard cette grève c'est ton passeport pour le palais Boubon. Laisse pas passer ta chance !! Suis tes glorieux ainés !!

erratum : le modérateur du site a inversé les auteurs des deux commentaires suivants

Rédigé par: yk | le 07/11/2007 à 16h17

initiative suivie prochainement par l'Université Paul Sabatier > voir sur : upsenlutte.toulousecampus.info

Rédigé par: Rémy | le 07/11/2007 à 16h35

oui, il faut vous battre. Ne pas accepter une telle situation. Mettre les dirigeants devant les décisions prises et peu profitables! Courage

@Denis mais pourquoi parlez vous des frais d'insciption ?
Les frais d'inscriptions de sont en rien concernés par la loi Pécresse.
C'était même fait exprès car c'était une source potentielle de conflit.

Ca à l'air d'être un grand courageux, ce monsieur Filatre ...

Les revendications urbi et orbi du comité de lutte du Mirail sont en ligne sur le site de l'université :
http://www.univ-tlse2.fr/1194456882827/0/fiche___actualite/&RH=1194357489918

Extrait :
« 2/ Revendications Locales
Nous exigeons que : […]
- la faculté ne soit pas fermée administrativement et que nous soient mis à disposition les imprimeries ou un budget de photocopies, pour les tracts et les textes officiels. »

Ils "exigent" ? Si je comprends bien, l'université doit subventionner sa propre paralysie ? Et après, on rationne les photocopies que les enseignants utilisent en cours…

Remarquez, c'est très raisonnable : il y a quelques années, lors d'un blocage, le "comité de lutte" avait exigé un local avec téléphone et fax, en sus de la mise à disposition de l'imprimerie. Et il avait obtenu tout ça.

J'ai longuement comparé les divers tracts distribués ces derniers jours et le texte incriminé, et franchement, je ne vois que fantasmes de la part des bloqueurs-grévistes... C'est hallucinant, cette manière de passer d'une phrase précise à une logorrhée d'hypothèses toutes plus invraisemblables les unes que les autres.

Ce qui est encore plus fantastique, c'est de voir que ce genre de contestation part toujours des niches à futurs chômeurs de notre système d'enseignement supérieur.
Finalement, je me demande s'ils ne sont pas certains de leur échec professionnel plus tard, et s'ils ne veulent pas en faire profiter les autres... Après tout, c'est aussi une forme d'égalité.

pathétiques.

Je suis à la fac de toulouse le mirail. Bon ce blocage on s'y attendait un peu, forcement. Je suis contre cette loi comme je pense un bon nombre des étudiants du mirail. Par compte ce blocage...c'est n'importe quoi :
d'abord parce que je pense que ca n'embete que les étudiants (pas vraiment le gouvernement),
ensuite vos AG me font doucement rigoler : c'est votre image de la démocratie ca ? j'ai voulu assister à cette AG, je me suis arretée à la porte : impossible de rentrer. Organiser un vote à main levée dans un Amphi qui peut contenir 1300 personnes bien sérrées alors que 30 000 personnes sont concernées je trouve ca juste un petit peu léger !
Et puis ca peu paraitre sans importance mais on a déjà pas énormement de matos dans cette fac, évitez de déstroy le peu qu'on a...
Certains étudiants, étudient par plaisir, par passion, parce qu'ils ont un but dans la vie et pas juste pour faire plaisir à papa et maman. Certains d'entre eux triment pour pouvoir se payer ces études. Pensez à eux. Ce blocage ne dérange que ces étudiant, pas le gouvernement !
"Vous votez la gréve à condition de poursuivre les cours. Vous manquez de cohérence" dit une partisante du blocage ? Pardon mais je crois que c'est toi qui manque de cohérence cocotte : on à la chance de pouvoir faire des études, vous (avec ce blocage) nous privez de ca. c'est un blocage pour protester contre la loi ou contre les étudiants ? wow ?


Une grève sans blocage, c'est un peu comme l'écolo qui se contente et se satisfait de recycler quelques feuilles de papier sans aller plus loin. Le blocage crée certes des embrouilles, mais je crois que ce n'est, hélas, actuellement la seule voix effectives des étudiant-e-s face aux politiques (en plus des grandes manifestations).
Par ailleurs, pour les AG, il faut vite trouver un moyen pour permettre à un plus grand nombre d'y participer (grâce aux TIC), afin qu'il n'y ait pas d'ambiguïté quant à l'idée d'un noyau dur de capitans voulant dicter et contrôler. Difficile?

N'oubliez pas les étudiants bloqueurs qui ont sauvé nos fesses d'un CPE en opposition avec le droit international du travail.

Vous crachiez dessus hier et aujourd'hui vous devriez realiser qu'ils ont sauvé un avenir; comme l'a validé le conseil constitutionnel.

Ils en sont où les pro-CPE d'hier?
On ne les voit plus se parer du costume de l'éleve modèle parce qu'ils ont réalisé entre temps que c'est le pygama à rayure qu'ils réclamaient.

Question aux "démocrates" de l'anti-bloquage:
Où est la démocratie lorsqu'on hésite à protester pour cause de risque d'échec à l'examen?

Les AG à la mode fac quel modèle de démocratie! Quelques centaines d'étudiants qui s'autoproclament représentants de milliers voire de dizaines de milliers d'autres dans des amphis bondés où entre et sort qui veut.

oui, battez-vous pour que vos universités demeurent toujours aussi nulles, ça vous avance bien! si vous étiez en prépa , vous bosseriez davantage et ça serait moins amusant!

«  Ce blocage ne dérange que ces étudiant, pas le gouvernement ! »

En effet. Mais comme d'habitude, ce qui importe au "comité de lutte", c'est de se donner à lui-même le spectacle de sa puissance, fût-elle restreinte au campus et à cette dramaturgie interne. On crée des "comisssions", on monte à la tribune déverser des diatribes contre les patrons et la "privatisation du savoir", on se mire dans ses propres discours. C'est un théâtre de marionnettes bien réglé donné dans un amphithéâtre.

Quant à l'argument "on bloque pour obliger les étudiants à venir débattre", ça me fait penser à Tintin, au Lotus Bleu : "il faut trouver la voie, et pour cela je vais vous couper la tête"

En tout cas, il est assez comique de voir l'UNEF, qui se déclarait il y a quelques mois globalement satisfait de la loi sur les universités (ou alors je n'ai pas bien saisi les déclaration de Bruno Julliard en juillet), se dépêcher de prendre le train en marche.

ce que beaucoup de gens ici semblent oublier c'est que les étudiants ne sont pas seuls. Vous en parlez comme de glandeurs qui ne veulent rien faire de leur vie. et qu'est ce que vous avez à dire aux checheurs et personnels atos présent aux ag et qui sont aussi contre la loi????? que ce ne sont que des rêveurs gauchistes, anti-sarkosystes.
je crois que beaucoup de gens parlent sans savoir et pour ceux qui critiquent les blocages et grèves et tout ce qui va avec, ne venez pas vous plaindre quand les frais d'inscription auront augementé et seront au niveau des frais d'inscription en allemagne, où, depuis une certaine sur la privatisation des facs, les frais d'inscription sont de 500 euros par semestre, et c'est pas les plus chers.

alors oui à une modification des universités françaises, mais pas pour que les fils à papa fassent de belles études pendant que les fils de concierges restent devan les portes bloquées d'un pseudo ascenseur social!!!

Mais qu'ils bloquent les facs, après tout en s'en fout.
De toute manière, vu le niveau ou elles en sont ça ne changera pas grand chose.
Des décennies d'opposition systèmatique par les gauchistes ont transformé la fac en usine à chomeurs.
Donc que les étudiants aient leurs cours de socio ou pas ils finiront au mieux à l'éducation nationale ou au RMI.

notre premier ministre a tors de minimiser la mobilisation estudiantine. Le devenir des universités ne sera pas je pense le moteur du mouvement mais seulement son déclencheur.
Depuis de nombreux mois les gens qui pensent (heureusement il en existe encore) voient leur s droits à l'expression bafoués par une désinformation sans précédent. Notre président nous assène chaque jour depuis des lustres ( cela remonte au minisitère de l'interieur)des salves médiatiques visant à noyer le poisson pour prendre le pouvoir. Arrivé au pouvoir la danse continue : infirmières bulagares, Kadhafi et compagnie, les mesures contre les chiens mangeurs d'enfant, les immigrés ,les réconcicéciliations, les divorces du jeudi, les "moi je dis" les ......., ...bref à chaque jour une nouvelle spectaculaire ....
et pendant ce temps ? Et bien pendant ce temps des milliers de gens qui ne voient pas le monde comme lui, des milliers de gens contre cette loi ADN, contre cette absence de démocratie dans le débat, contre avant tout la méthode employée, ces milliers de gens risquent de s'exprimer enfin (car ils l'on fait avant mais la parole leur a té sucrée) à travers un mouvement de contestation d'une grande ampleur. On aura quand même du mal à faire avaler qu'une minorité est capable de soulever une énorme vague de contestation. Il faudra alors que la méthode soit revue. Et c'est tant mieux pour notre beau pays !!! La France retrouvera ses teintes siècle des lumières, teintes bien ternies par la pseudo modernisation sarkosienne reflet des archaismes les plus primitifs.
Que vivent les grandes démocraties comme la france qui peut être le moteur de l'europe en matière de rélexion sociale.

J'ai toujours trouvé calamiteux les votes à main levés en AG...ah c'est sûr pour les effets de groupe en faveur des bloqueurs ça marche bien. Mais pour ceux qui sont contre le blocage mais qui n'ont aps le cran nécessaire pour faire face aux bloqueurs désolé la liberte d'expression est bridée...

J'étais contre le CPE mais contre les blocages aussi. J'ai manifesté contre le LMD...avant de me rendre compte que ben c'est pas si mal en fati cette réforme...

Non je n'étais pas à la fac mais à l'INSA Toulouse et qu'on ne me dise pas que l'INSA est une école de nanti, ça doit être une des écoles les plus "populaires" de France (et les insa ont été d'aillerus créées dans ce but).

Le vrai problème c'est en effet les frais d'inscriptions et le problème des disparités entre région. Là est le vrai problème car les régios riches (IDF, PACA, Rhône-Alpes) pourront mettre davantage dans leurs universités que les régions pauvres dont Midi-Pyrénées fait parti (à part Toulouse le reste de la région n'est pas super riche).

De plus il faut que la recherche ne soit pas exclusivement appliquée.Mais de toute façon la recherche appliquée suit les découvertes faites en fondamentale et même les entreprises font des partenariats pour de la recherche fondamentale qui leur servira plus tard.


Ancien étudiant d'université, je suis à 100% solidaire des non-grévistes.

Il faut que la minorité d'extreme gauche largement responsabile d'état actuel de la fac française arrête de bloquer toutes les reformes.

Il y en a marre que l'université sovietique à la française !
Les universités étrangeres sont toutes autonomes et ne traitent pas les étudiants comme du bétail !

Des blocages de ce type devraient être soumis à vote à bulletin secret vue les dommages collatéraux. Au moins les choses seraient claires, la "majorité" pourraient parler.
Dommage qu'il n'y ait pas une notule de la sorte dans la loi Pécresse...Il faut aussi arrêter de fantasmer sur les frais d'inscription. Pour avoir étudié à l'étranger, j'ai pu constater que cela ne gênait pas particulièrement les étudiants: ils savaient pourquoi ils payaient et surtout, qu'au bout il y aurait un travail.
Nous, en France, sans séléction et sans frais; on se retrouve avec une minorité de (futurs) bourgeois qui embarassent une majorité de travailleurs. Allez à Mirail, faites preuve de courage au moins une fois dans votre vie, organisez un vrai vote à bulletin secret. un truc démocratique et populaire, pourtant, ça devrait vous connaître....

C'est sûr que c'est beaucoup plus facile quand on est contre le blocage de dire que ceux qui bloquent sont des anarchistes avides de pouvoir, si vous êtes contre le blocage mais pour sa cause, plutôt que de vous montrer en donneur de leçon, trouvez une solution moins "radicale" que le blocage ! (tiens il n'y a plus personne d'un coup, facile de gueuler, moins facile de résoudre le problème !)

ensuite pour ceux qui disent qu'être contre la loi précresse c'est être contre une réforme de l'université c'est du grand n'importe quoi : pour une réforme, d'accord, mais on n'est pas forcément prêt à accepter n'importe quelle réforme (notamment quand elle est votée "à l'arrache" pendant les vacances, en espérant que personne protestera ... d'ailleurs s'ils ont choisi cette période pour la passer, c'est peut-être parce qu'ils savaient pertinamment que c'était de la "merde en boîte" passez moi l'expression). C'est facile de dire aux français qu'on leur trouve des solutions mais qu'ils protestent tout le temps contre celles-ci quand les solutions sont toujours nulles et profitables aux mêmes : les riches.
Oui car la loi Pécresse arrivera à terme à faire valoir les riches et non les pauvres.

Dernier truc : le fait que ça soit plus le Mirail que paul sab ou l'arsenal qui proteste, c'est peut-être parce que ce sont les étudiants du Mirail qui seront les 1° touchés par ce genre de réformes ... vous croyez qu'un chef d'entreprise préfèrera subventionner une fac de droit ou de bio ou une fac de psycho à mon avis le choix sera vite fait !! Eh oui, la majorité des étudiants du Mirail se retrouveront au chomage, mais avec ou sans la nouvelle loi ça sera le même problème (ou non avec la nouvelle loi, les 3/4 des étudiants ne pourront plus faire d'études, donc y aura moins de chomeurs qui en sortiront c'est sûr).

Facile de dire que la loi pécresse est géniale, encore faut-il imaginer les conséquences qu'elle apportera !
Alors oui bloquer ça fait chier tout le monde, mais ça sera surement plus efficace que de ne rien faire du tout.

"vous croyez qu'un chef d'entreprise préfèrera subventionner une fac de droit ou de bio ou une fac de psycho à mon avis le choix sera vite fait !! Eh oui, la majorité des étudiants du Mirail se retrouveront au chomage,"
dsl mais c est oublier que le mirail enseigne les langues étrangère personnellement c est ce que je fais et les entreprises cherche autant des traducteur que des avocats ect... de plus cette loi ne feras pas de mal au mirail parceque vu son etat elle trouvera plus de fonds que ce que lui donne actuellement l etat personnellement j en ai marre de voir tous ces gauchards qui prennent en otage la fac et qui disent que c est pour notre bien a tous les étudiants.
qu ils retournent en chine ou a cuba la ou il y a le communisme et qu ils arretent de nous faire chier

Y a vraiment des abrutits ! Des égoistes qui ne pensent qu'à leurs études qu'à LEUR droit d'étudier, mais qui s'en fichent pas mal si plus tard leurs enfants n'auront plus le droit de le faire, faute de moyen. Je m'adresse à vous : si le blocage n'est pas la solution, quelle est-elle ? Et je tiens à dire qu'une grève est TOUJOURS accompagnée d'un blocage !

Et puis arrêtez de dire que les bloqueurs sont minoritaires, car s'ils l'étaient, le blocage ne serait pas voté en AG (ceux qui n'y vont pas ne sont pas forcément CONTRE !!!).

Pour finir, si vous voulez devenir clients de l'université, continuez à à être si peu intelligents (attention ! Faut pas juger, c'est pas de votre faute).

il y a la dessous encore et toujours les anarchos communistes!!!

meme un vote democratique ne peut pas avoir lieu! vive la démocratie selon les coco!!

En plus ils se permettent de dégrader la fac!!

Le président de la fac devrait envoyer un petit commandot de CRS à 6h du matin pour les déloger et reprendre le controle de la fac!!

Sinon les faires sortir à coup de canon!!

oui a la greve dans les regles, non au non respect de la démocratie!

sarko ne lache pas fasse à ces individus antidémocratique!!

fab a écrit :
"oui a la greve dans les regles, non au non respect de la démocratie!"

Et faire passer une loi en août, quand tout le monde est en vacances et quand donc personne ne le sait, est-ce démocratique ???

De plus, il y a surtout des DÉbloqueurs qui dégradent le matériel de la fac !!!

Enfin, je suis POUR le blocage (cf plus haut), mais PAS du tout communiste !!!

"Des égoistes qui ne pensent qu'à leurs études qu'à LEUR droit d'étudier, mais qui s'en fichent pas mal si plus tard leurs enfants n'auront plus le droit de le faire, faute de moyen."
"Et puis arrêtez de dire que les bloqueurs sont minoritaires, car s'ils l'étaient, le blocage ne serait pas voté en AG (ceux qui n'y vont pas ne sont pas forcément CONTRE !!!)."

j etais au ag est a chaque fois que les bloqueur etaient minoritaires ils disaient qu ils fallaient organisés une autre ag le lendemain de plus les vote en urnes n ont pas pu avoir lieu a causse de ces communiste MINAURITAIRES dans la facs qui sont juste la pour foutre la merde et quand les cours reprendront arreteront leur etudes de plus si comme tu dis ont pensaient pas à nos enfants on seraient en trai de faire grèves vous saboter vous memes le futur des facs françaises ne nous rejettés pas la faute la dessus
quand comprendrais vous que le communismes est mort depuis des années si vous regretez l URSS retournez en chine a cuba ou en corée du nord comme je l ai deja dis et profitez des liberté
et du bienfaits des valeur communiste droit d expresion, egalité .... devoir payez les balles du peleton d excusion de son fils ..
il y a pas a dire vive le comunisme

Alors un peu de news de ces derniers jours je vais prendre 2 exemples: la fac de lille et celle du mirail.

A lille 3, il y a eu un vote lundi et 1000 votes(environ) ont été pour l'arrêt du blocage et 500 votes(environ) pour la reconduite.
Donc, on peut se dire que la fac va être débloquée! pensez donc! bien sûr que non, les bloqueurs ne reconnaissent pas le vote et bloquent toujours!
Je trouve que c'est très grave de refuser d'adopter un vote démocratique comme celui ci avec une telle majorité.
Quand la majorité a parlé on doit en tenir compte, que ce soit bon ou mauvais pour les différent partis.
Encore heureux que l'on soit en France et c'est pour ca que notre pays est grand grâce à sa démocratie et ses Droits de l'Homme. Bien sur, tout n'est pas parfait, mais allez en Russie, en Chine, en Corée du Nord, à Cuba et vous allez voir comment ils traitent les opposant au régime.


Passons au mirail:

le vote a eu lieu le mardi 04 décembre
Alors à cette AG aucun vote n'a été accepté à part le vote a main levée qui est compté comme on sait...
De plus, toujours dans ma réflexion de démocratie, une fille (contre le blocage) a voulu s'exprimer et elle n'a pas pu parler car elle a subi des insultes de certains bloqueurs qui de plus sont extérieurs à la fac, vous voyez l'ambiance et le style...(ils amènent les copains et copines car sinon ils seraient peu nombreux).
Après, le fait de se faire huer quand on leve la main pour voter pour le déblocage, c'est de bonne guerre.

Donc voila la situation et maintenant quelques réflexions.

Je me disais, si l'extrême gauche était au pouvoir y'aurait il toujours des greves? les etudiants coco s'ennuieraient je pense. Ils auraient enfin le bonheur absolu, la fin en soit: le communisme au pouvoir.
On a vu ce que ca a donné et c'est pas bien beau, enfin ils doivent avoir un trou de mémoire.
Mais au fait, j'aimerais bien savoir comment un gouvernement coco traiterait une greve (enfin greve si le droit de greve existe toujours) comme celle la, mais par des bloquers de droite et extreme droite ca serait interessant à voir. Convois pour les goulags new look peut etre...

Enfin n'étant pas borné dans mes convictions politiques et étant étudiant en histoire, je trouve que le communisme pur est louable, plus de propriété privé tout est pour le bien de la communauté mais c'est un idéal inapplicable dans nos sociétés ou le capitaliste est enraciné. Par contre, dans des tribus ou des microsociétés oui c'est envisageable mais impensable à l'échelle d'un Etat ou sinon ca perd tout son sens et devient une dictature.
Je me demande si certains gauchistes ne voudraient pas, en avançant l'idée du communisme, mettre en place la dictature du prolétariat qui pour moi n'est pas du communisme mais une dérive. Je n'aime pas la dictature mais malheureusement lorsqu'on parle de communisme on retombe toujours sur elle et ses piliers avec une politique basée sur la propagande, la censure, et le mensonge.

une AG de 3 000 aujourd'hui...

Bonjour , je voudrai m'inscrire dans votre universités Toulouse le Mirail.Où pourrai je trouver les dossiers de candidature pour l'année scolaire 2008-2009, j'ai choisi la filière Langues et Civilisation Etrangères.Est ce qu'on peut faire une inscription directe en ligne s'il vous plaît merci.

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