Le mauvais exemple de l'ours des Asturies
Refrain écologiste connu : «En Espagne, les éleveurs des Asturies cohabitent très bien avec l’ours. Pourquoi n’en est-il pas de même dans les Pyrénées ?
Parce ce que les partisans de la réintroduction de l’ours ne voient là-bas que ce qu’ils veulent bien voir, leur répond en substance l’Association départementale de défense de l’identité pyrénéenne (ADDIP).
En insistant un peu, trois éleveurs des Hautes-Pyrénées ont réussi à se glisser dans une délégation du ministère Français de l’Environnement pour une visite des lieux du 26 au 29 novembre derniers.
Ils ont eu aussi à négocier la possibilité d'une rencontre sur place avec des interlocuteurs locaux autres que ceux imposés par le programme. Rencontre que les ministères français et asturiens ont d'ailleurs, selon ces mêmes éleveurs, «tenté d'empêcher».
«Notre voyage a conforté tout le bien fondé de nos réserves», rapportent-ils. Avant de conclure à «l'impossible transposition du modèle asturien à nos Pyrénées».
photo: ADDIP
La montagne n’est déjà pas la même des deux côtés des Pyrénées. Á 1000 mètres moyens d’altitude, l'arrière-pays asturien est un désert calcaire. Les verdoyantes estives de la «montagne à moutons» du versant français sont perchées jusqu’à 2500 mètres.
L'élevage ovin a disparu là-bas : il n’y a que 121 ovins sur les 38 localités de Somiedo ! Et l'élevage bovin est moins sensible aux attaques.
Selon le ministère de l'Environnement et du développement rural des Asturies la «récupération de l'ours des Cantabriques» aura été l'outil unique de la survie économique.
«Nous aurions aimé connaître le coût global du plan ours, et l'estimation globale des retours économiques de cette opération, regrettent les membres de l’ADDIP. Personne, pas même le ministère concerné, ne semble les avoir évalués.»
«Nous ne parviendrons pas à savoir combien d'emplois ont été créés (avec l’ours), ni quel est le chiffre d'affaires moyen d'un hôtel rural», relèvent-ils
La gestion de l'ours est une vraie «usine à gaz», les structures se superposant, les intervenants étant en «nombre pléthorique» et l'ours permettant «à tous d'être abondamment servis», notent les rapporteurs.
Ces affreux se permettent même de douter des données fournies par les autorités espagnoles : «Le chiffre de 800 bovins sur l'estive nous interroge. La ressource en herbe n'est pas suffisante pour un tel cheptel».
L'absence d'attaques du loup ou de l'ours sur ces troupeaux en semi liberté les interroge aussi. Enfin, écrivent-ils «le montant des subventions agricoles qu'un des élus nous annonce semble très largement supérieur aux barèmes Pac».
Incidemment, un éleveur de chevaux leur explique aussi les ravages du loup sur l'écosystème asturien. En premier lieu, la «perte du patrimoine génétique d'espèces autochtones rares».
Les éleveurs asturiens se disent toutefois «fiers d'avoir contribué à la sauvegarde de l'ours Cantabrique». Ils disent aussi qu'ils n'auraient pas voulu d'ours slovènes.
Plus d’élevage, plus de mines et seulement trois stations de ski : avant toute politique de préservation, précisent ces délégués, c’est le désert économique et humain qui a largement contribué à la sauvegarde de l'habitat de l'ours des Cantabriques.
«Malgré les moyens colossaux mis en œuvre, le déclin démographique se poursuit», insiste leur rapport. Le loup sortant des limites du Parc des Picos de Europa, il a fait baisser «en 10 ans, de 10.000 à 500 bêtes le cheptel transhumant, vidant la montagne des derniers paysans, ultimes résistants à l'exode».
Conclusion de ces visiteurs : «ce modèle asturien n'est pas reproductible sur l'ensemble du massif pyrénéen»
Le maire de Somiedo leur a proposé, comme un paquet cadeau «d'emporter le modèle de (sa commune) dans les Pyrénées». Apparemment, ils n’en ont pas voulu.
C’est eux qui ont insisté pour venir, on leur fait des cadeaux et ces ours mal léchés ne sont pas contents ?
Gilbert LAVAL


Aux Toulousains qui sont pour la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées, je propose, au nom de la biodiversité, de réintroduire aussi les vipères dans le parc du Grand-Rond. Aux Parisiens, je laisse le choix entre le bois de Boulogne et celui de Vincennes.
Rédigé par : Super-écolo | 09/12/2007 à 12h04
le loup responsable de l'exode rural dans les Asturies? C'est du n'importe quoi. Le massis cantabrique( prolongement des pyrénées) ont toujours été une zone inhospitalière,demeurée historiquement très enclavée,comme d'ailleurs l'ensemble des pyrénées. A l'inverse des cols alpins, pourtant plus hauts et plus rudes, mais lieu de passage entre l'Italie et le nord de l'Europe. Le dépeuplement de la montagne asturienne est surtout lié à l'immigration massive et à la fermeture des mines de montagne, elle s'inscrit dans un phénomène global en Europe.Les Alpes ont également perdu beaucoup d'agriculteurs. Quant à la disparition des ovins elle est bien davantage secondaire à la disparition des traditionnelles transhumances castillanes, qui furent gigantesques jusqu'au XVII siècle, base de l'industrie lainière et de l'industrie du cuir(on l'estimait à plus de trois millions de têtes). C'est donc un phénomène socio-économique plus que biologique qui explique ce dépeuplement. Pour le reste, je n'ai pas d'opinion sur la reintroduction de l'ours ni de connaissance particulière sur la biodiversité. A noter que la réserve naurelle de Somiedo est en partie clôturée, du moins à l'orée des villages.
Rédigé par : castro | 09/12/2007 à 12h56
De toute façon les jeunes ne veulent plus vivre dans les endroits reculés que ce soit dans les pyérennées, le massif central ou les cévennes, et j'en passe.
L'exode rural dans les pyrénnées a commencé il y a bien longtemps et va se poursuivre avec l'augmentation du cout du pétrole.
Mettre sur le dos de l'ours les centaines de milliers de personnes qui ont fuit les campagnes est un scandale. D'autre part pour les éleveurs qui restent, je ne comprends meme pas que l'on puisse envisager la destruction d'une espèce vivante pour maintenir l'activité de quelques uns qui n'est certainement pas vitale pour la france. Les éleveurs peuvent travailler dans d'autres secteurs de l'économie, ils ne sont pas idiots ni handicapés. Il y a également le tourisme vert qui se développe à fond en ce moment dans les pyrénnées. Les éleveurs connaissent bien la montagne ils seraient géniaux.
Rédigé par : detoutefaçon | 09/12/2007 à 13h23
La je crois qu'on a compris, pas besoin d'un dessin.
Un, les eleveurs ne veulent pas de l'ours.
Deux, ils sont de tres meauvaise foi.
Mais ca on s'en doutait deja.
Rédigé par : TonTon | 09/12/2007 à 14h53
Bonjours la propagande, à cause de l'ours c'est l'exode comme en 40, à les écouter l' ours est un désastre écologique pour l'environnement et l'économie local.
et surtout, passe sous silence l'évolution économique de l'Espagne.
ces éleveurs sont pas du tout objectif.
Rédigé par : yop | 09/12/2007 à 15h28
deux autres opinions de personnes également présentes lors de ce voyage d'études :
Communiqué de Pays de l’Ours-ADET :
A l’initiative du Ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement Durables, une délégation de pyrénéens s’est rendue du 26 au 29 novembre dans les Asturies[1] en Espagne.
Le premier succès de cette initiative est incontestablement d’avoir associé pour ce déplacement des personnalités de toutes sensibilités sur la question de l’ours.
Tout au long des visites et des rencontres, nos interlocuteurs élus, professionnels du tourisme, éleveurs et associatifs ont exprimé d’une seule voix :
leur attachement à la présence de l’ours ;
l’absence de conflit avec l’élevage ;
l’absence de conflit avec les activités de chasse ;
l’absence de problème de sécurité sur les personnes ;
l’importance de la présence de l’ours comme principal outil de développement du tourisme ;
et la très bonne acceptation de la présence l’ours dans la population locale.
Pas un seul interlocuteur, pas un seul éleveur, n’a exprimé un début de contestation sur la question de l’ours. Au contraire, les espagnols ont insisté sur la nécessité de protéger cette espèce classée autant par la loi espagnole qu’asturienne comme en « danger d’extinction ». Ils ont apporté une preuve supplémentaire, s’il le fallait, que l’existence d’autres populations d’ours bruns dans le monde n’exonère personne de ses obligations en matière de lutte contre l’érosion de la biodiversité.
Si l’élevage asturien est principalement bovin, les milliers de moutons transhumants sur ce territoire (qui compte également plusieurs centaines de loups) ne connaissent pas de prédation particulière : les troupeaux y sont toujours gardés par des bergers accompagnés de chiens de protection. Dans le Parc Naturel de Somiedo, dont l’activité agricole est particulièrement importante, on constate même que la zone de plus forte présence de l’ours est également celle où l’élevage est le plus dynamique.
L’ours, emblème des Asturies, est utilisé comme vecteur d’un développement touristique de haute qualité basé sur la richesse du patrimoine naturel. Dans la seule commune de Somiedo, les capacités d’hébergement hôtelier sont passées en quelques années de 50 à 1800 lits ! Plusieurs interlocuteurs, éleveurs compris, ont même affirmé que la disparition de l’ours serait pour ce territoire une « catastrophe économique ».
Cette réussite n’est pas le fait du hasard : c’est le fruit d’une volonté et d’un travail partagés par l’ensemble des acteurs pour concilier toutes les activités humaines avec la nécessaire protection du patrimoine naturel. C’est l’expression d’une grande maturité politique dans la gestion du « partage » de l’espace et dans la façon d’aborder les problématiques de manière globale, transversale, cohérente et durable, et non sectorielle et corporatiste comme c’est trop souvent le cas dans les Pyrénées.
Ainsi, l’Espagne montre à la France que le « projet pyrénéen » visant tout à la fois à restaurer une population viable d’ours tout en favorisant son développement n’est pas isolé en Europe. Le prochain déplacement en Italie dans le Trentin devrait en être une illustration supplémentaire.
1 La principauté des Asturies compte 78 communes pour une superficie de 10.000 Km2 et un million d’habitants. Une centaine d’ours est présente sur 19 communes, soit 206.000 ha et 75.000 habitants : une région peuplée et dynamique.
Communiqué du FIEP Groupe Ours Pyrénées aussi présent :
Le Ministère de l´Écologie, du Développement et de l´Aménagement Durables a convié une délégation de pyrénéens à un voyage d´étude dans les Asturies en Espagne afin d´étudier les conditions de gestion de population ursine et de formuler des propositions pour une meilleure cohabitation entre les activités humaines et l´ours dans les Pyrénées.
Cette délégation française était composée d´élus, de représentants de l´État, d´associations d´éleveurs, de protection de la nature et de fédérations de chasseurs, des pros et des anti-ours.
Les rencontres avec les interlocuteurs espagnols (élus, éleveurs, chasseurs, associations, administrations, acteurs du tourisme…) ont souligné l´attachement unanime à l´ours dans cette région.
Dans les Asturies, l´ours est un moteur de développement local. Il est l´ambassadeur de la qualité du milieu naturel que viennent rechercher bon nombre de visiteurs. En 1980, Sur la commune de Somiedo, on recensait 7 établissements d´hébergement et de restauration à vocation touristique, en 2007 ils sont prés de 70 ! Le tourisme est basé sur le développement durable avec des entreprises familiales générant la fixation de la population et la restauration du patrimoine. De plus, il a été clairement confirmé que l´ours ne faisait pas peur aux amateurs de randonnées. Celui-ci attire chaque année d´avantage de visiteurs sans qu´il n´y ait d´accidents alors que la densité d´ours est bien supérieure à celle des Pyrénées (130 ours).
Les chasseurs participent activement à la conservation de l´ours et des adaptations de l´activité cynégétique sont pratiquées dans la zone de présence de l´ours afin d´assurer sa tranquillité.
Pas un seul éleveur rencontré n´a présenté la moindre opposition à l´ours, au contraire ils ont décrit une cohabitation sans problèmes au quotidien.
La démonstration a été faite que dans les Asturies l´ensemble des acteurs a pris conscience de la richesse de leur patrimoine commun symbolisé par l´ours et de l´intérêt de sa préservation pour l´avenir de leur région. Cet état d´esprit est résumé dans la déclaration de l´un des maires : " La cohabitation avec l´ours, c´est une volonté. Si l´on entretient le conflit alors effectivement il y aura conflit. Si l´on arrive à conserver et à vivre avec la nature qui nous entoure alors c´est un signe positif pour notre futur. "
Rédigé par : Sabine | 09/12/2007 à 17h36
Un article navrant, partial, rédigé comme une mauvaise copie d'examen d'entrée en école de journalisme.. voilà donc sans nuances ce que l'insupportable bande de beauf en 4/4 promoteurs d'une montagne sans ours (ou ces derniers vivent depuis plus longtemps que les militants anti-ours descendants manifestes de ces "crétins de Pyrénées" -terme attribué au géographe Labrousse qui s'était naguère interrogé non sans pertinence sur la propension endogamique de certaines familles d'éleveurs et ses évidentes conséquences génétiques) entend faire prévaloir et ce avec le concours d'un journaleux apparemment stipendié.. Vieux lecteur de Libé , je ne peux me défendre d'une franche déception sur l'évolution de ces rédactions décentralisées ou l’éloge de la beaufitude semble l'avoir emporté sur toute autre considération
Rédigé par : Un lecteur indigné | 09/12/2007 à 17h36
Encore une fois "Libé" se fait le porte-parole du lobby anti ours pyrénéen.
Croustillant.
Rédigé par : tovara | 09/12/2007 à 17h55
« Incidemment, un éleveur de chevaux leur explique aussi les ravages du loup sur l'écosystème asturien. En premier lieu, la «perte du patrimoine génétique d'espèces autochtones rares». »
Affirmation sans aucune logique : comment expliquer que le loup ait cohabité avec ces espèces autochtones pendant des centaines et des centaines de milliers d’année sans les détruire, et que d’un coup maintenant, paf, il les met en danger ? Ce ne serait pas plutôt l’homme qui, par ses actions directes ou indirectes, exerce ces ravages sur l’écosystème ? N’est-ce pas sa spécialité ? Mais c’est tellement simple d’accuser une autre espèce plutôt que de changer ses habitudes destructrices !
Rédigé par : Cpat | 09/12/2007 à 17h55
Les éleveurs qui ont été du voyage sont les pires des ultra-pastoraux, violences, mensonges et mauvaise foi sont coutumes.
Que personne ne s'y trompe ils sont ancrés sur leurs positions et aucun voyage d'étude ne fera bouger leurs opinions.
Ils ont détruis et détruisent encore l'ours, à voir le sort de Franska
Rédigé par : greg | 09/12/2007 à 17h56
Hé Super-écolo : y'en a déjà des vipères dans le parc du Grand Rond ! On n'a pas besoin de les réintroduire. Elles se cachent dans les jardinières pendues aux passerelles et dans le lierre qui les recouvre, au pied de l'immeuble qui se trouve juste derrière l'une d'elles, dans l'ancienne grotte-fontaine le long du bâtiment, et tout le long des Allées Truc, là, où il y a du muguet, du lierre, des cotonéasters et de la végétation basse. Elles ne gênent personne... Par contre, les barrières métalliques entassées n'importe comment dans le parc pour servir une fois l'an à empêcher les gens de piétiner les nouvelles plantations, mais qui traînent là en permanence, ça c'est bien moche. Et les jeux pour gosses couleurs pétard, comme si les gamins étaient aveugles, ça va avec les sculptures d'époque vraiment comme un gant à un pied !
Rédigé par : Rémy | 09/12/2007 à 20h10
Les opposants à l'ours sont manifestement de mauvaise foi car ils prétendent savoir mieux que les asturiens eux-mêmes ce qui leur convient. Il est indéniable que la sauvegarde de l'ours a permis aux vallées du Parc Naturel de Somiedo un renouveau économique basée sur l'utilisation de l'image de l'ours. Il est exact par contre que le contexte n'est pas le même qu"en France. L'élevage est en effet essentiellement bovin et n'a donc quasiment pas à souffrir des attaques de l'ours. Les chasseurs sont également bien plus ouverts à la sauvegarde de l'animal et ont concédé la mise en réserve des sites vitaux de l'ours voire l'abandon de la chasse en battues au profit de la chasse à l'affût.
Si l'on veut transposer l'exemple asturien aux Pyrénées il faut imposer aux chasseurs des règlementations sur la chasse dans les sites vitaux et faire admettre aux éleveurs d'ovins la nécessité de protéger leurs troupeaux.
Rédigé par : Lauzet | 09/12/2007 à 20h16
Encore une fois "Libé" se fait le porte-parole du lobby anti ours pyrénéen
(J'ai repris ce message d'un autre lecteur car il colle exactement avec ce que je pense)
Rédigé par : Jacques B | 09/12/2007 à 20h20
@detoutefacon
Vous avez l'aplomb d'affirmer que l'activité pastorale dans les Pyrénées n'est pas vitale pour la France. Et vous-même, pensez-vous être vraiment nécessaire à votre pays? Pourquoi ne seriez-vous pas envoyé à la casse, avec ceux que vous condamnez si péremptoirement? Les éleveurs des Pyrénées ne demandent rien à personne, si ce n'est de continuer à vivre d'une activité ancestrale et traditionnelle. Est-ce un crime aux yeux de bobos qui ne voient dans cet inutile prédateur le nounours qu'ils ont encore sur l'oreiller?
Rédigé par : swordfish | 09/12/2007 à 22h19
Article ridicule ...
L'avenir de la faune sauvage pyrénénne n'est aucunement du ressort des éleveurs de moutons et heureusement.
Rédigé par : Paul | 09/12/2007 à 22h25
Tous les écolo fanas de l'ours dans les pyrénées se sont donnés rendez-vous ici pour faire à un raz de marée pro-ours. Accusations délirantes, incantations péremptoires et dénigrements éhontés sont aussi de rendez-vous. Peut-on s'opposer à la réintroduction forcée et à coût incontrôlable de l'ours dans les Pyrénées sans faire l'objet d'une chasse aux sorcières ? Randonneur et pyrénéiste de longue date, amoureux sincère de la montagne, j'estime que j'ai le droit de douter à haute voix des bienfaits de l'ours sans être "emmerdé" par des ayatollahs bas du front qui se prennent pour des sauveurs de la planète sans qu'on leur ait rien demandé. Oui, JE DOUTE de vos arguments à la noix, non je n'ai pas envie de me trouver un jour nez à nez avec un ursidé affamé et coléreux. C'est tout. Salut.
Rédigé par : Elvin | 10/12/2007 à 01h35
Le recul des ventes de CD c'est à cause du téléchargement, le chômage c'est parce que les petites gens ne veulent pas travailler, le dépeuplement de Pyrénées c'est à cause de l'ours... Le poujadisme comme méthode de gouvernance ! Même si ça n'a jamais marché, ça fait vibrer les foules.
Rédigé par : marabbeh | 10/12/2007 à 06h46
Paul, votre raisonnement est bien curieux pour un pyrénéiste " amoureux de la montagne". Si vous avez peur des ours (présents dans les Pyrénées depuis des milliers d'années) allez faire de la randonnée ailleurs !
Si vous préférez les "arguments" des destructeurs de la nature à celui des écologistes bas du front, relisez l'article de Gilbert Laval.
Et à la limite, si vous êtes indisposé par le débat contradictoire ci-dessus, vous pouvez aussi jeter votre ordinateur par la fenêtre !
Rédigé par : Jacques B | 10/12/2007 à 10h31
Encore une fois "Libé" se fait le porte-parole du lobby anti ours pyrénéen
(J'ai repris ce message d'un autre lecteur car il colle exactement avec ce que je pense)
Je le reprends aussi car ce n'est pas la première fois, Mr Laval, que vous êtes pris en flagrant délit de soutien à ces pyrénéens qui se croient les propriétaires de l'ours !
NON, l'ours fait partie du patrimoine des montagnes françaises et à ce titre, il me semble qu'il est protégé et que les opposants sont dans l'illégalité…
J'ai replongé dans vos autres articles et vous êtes coutumier de cette prise de position pas très objective ! J'avais pourtant beaucoup espéré après votre longue interview de Catherine Brunet, solidement argumenté pour l'ours (…)
Rédigé par : Françoise (Jura) | 10/12/2007 à 11h03
A Elvin qui a dit "Tous les écolo fanas de l'ours dans les pyrénées se sont donnés rendez-vous ici pour faire à un raz de marée pro-ours." et aux autres qui pensent comme lui, je leur dit : Non..., tous les écolos ne se sont pas donné rendez-vous ici, aucun mot d'ordre ne leur a été donné, les commentaires reflètent simplement ce que veulent et ce que pensent la majorité des Français (plus de 80%, sondage SOFRES). La France veut la protection de l'ours et pas que de l'ours mai aussi du loup et du lynx, et ce ne sont pas des arguments qui respirent la mauvaise foi et qui sentent le mensonge qui les feront changer d'avis. Fort heureusement la population Française est, grâce à l'information, (pas celle de libé journal qui démontre nettement sa position anti prédateurs), largement au courant de l'utilité de l'ours, du loup, ainsi que du lynx dans un éco système déjà largement affaibli par le déséquilibre que l'homme lui a imposé.
Si les troupeaux étaient gardés comme par le passé, et non laissés seuls sur les hauts pâturages, la prédation serait voisine de zéro, de ça nous en avons tous conscience sauf ceux qui ne veulent rien voir. Berger est un métier qui ne consiste pas à monter les bêtes en altitude et ensuite à les laisser livrées à elles mêmes durant plusieurs jours consécutifs, le fait de l'absence régulière du berger est la principale cause des quelques rares attaques. On constate, malheureusement que la prédation est largement montée en épingle par les éleveurs antis ours et avec l'appui de certains journaux.
Et pour finir à ce monsieur Elvin qui a peur se trouver un jour, (je cite) nez à nez avec un ursidé affamé et coléreux, je lui conseillerais simplement soit de rester chez lui soit d'aller randonner dans un secteur où l'ours n'est pas présent, question de logique.
Rédigé par : Hervé | 10/12/2007 à 11h44
Le militantisme un peu ignorant s'accommode fort bien d'incantations et de la distorsion du réel! Deux documents (un peu longs pardon!) pour recentrer à propos d'ours et loups dans les asturies:
1) - octobre 2003 (Conservation Biology, Volume 17, N° 5), deux biologistes allemands et deux espagnols (Javier Naves, Miguel Delibes, on retrouve leurs noms partout) publient une étude sur l'ours dans les Asturies, conclusion :« Nos analyses peignent un tableau pas très optimiste des conditions d’habitat de l’ours brun dans le nord de l’Espagne /…/ cet habitat présente une proportion élevée de caractéristiques sous optimales, situation caractéristique de nombreuses espèces dans des zones fortement humanisées.. ». Et le même J. Naves, en nov 2005, s'interroge: « il faut alors envisager d’avoir toujours cette population en « soins intensifs » sous assistance respiratoire, alimentaire, et en interchangeant les bêtes» pour assurer la reproduction en évitant la consanguinité. Quant à l’habitat : « je ne sais pas si nous avons l’espace suffisant. Où allons-nous les mettre ? Ils ne peuvent pas trouver place dans les Asturies ».
2) - quant aux loups, certes ils ne sont pas seules raisons de la crise; mais ajoutent une couche lourde, invivable, à une réalité déjà sur-saturée. Je traduis l'intervention du "regidor de pastos" de Covadonga, Picos de Europa, dans la Nueva España du 20-07-07 (http://www.lne.es/secciones/noticia.jsp?pRef=1704_52_541193__Opinion-Conservacionismo-entendido); chez cet homme posé, responsable, le ton employé traduit bien le degré de crise:
"Tant qu’il a été en activité, Alfredo Menéndez, ancien garde du parc national de Covadonga (devenu parc des Picos de Europa), a toujours été en conflit dans le cadre de son travail avec l’organisme pour lequel il travaillait. A tort ou à raison, cela ne nous regarde pas. A présent, il s’escrime à vouloir ce qui ne s’était jamais produit : que les loups agissent à leur guise dans notre espace protégé, qu’ils tuent un jour quelques têtes de petit bétail (chèvres et brebis), d’autres le jour suivant, et s’en prennent aujourd’hui au gros bétail (veaux et poulains), animaux qui sont le gagne-pain principal des habitants de la région.
"Où se situe l’équilibre que recherche ce type d’organisations ? Qui mieux que les bergers peut maintenir l’équilibre que ces gens « disent défendre », alors que ces activités traditionnelles ont des siècles d’histoire derrière elles ? Sur un point, je suis d’accord, l’équilibre s’est perdu … aujourd’hui la balance penche en faveur des bêtes nuisibles. Le berger et ses troupeaux sont devenus gens de condition inférieure. Le loup tue ce dont il a envie, le berger lui n’a qu’à élever son bétail, l’alimenter, et le mettre à sa disposition. Arrive ensuite le problème du montant des indemnisations, non pas mieux vaut tard que jamais, mais mal et jamais ! Parce que ce n’est pas cela que recherche le berger : pour lui, la bête perdue ce n’est pas simplement la valeur que lui fixe le taux d’indemnisation. Elle a une valeur potentielle, une valeur ajoutée, celle d’un animal élevé dans un habitat précis, à l’intérieur d’un troupeau précis, dans le but de mettre bas à nouveau dans ce lieu et dans ce troupeau : quelque chose d’irremplaçable, et surtout pas par une poignée d’euros qui « ni ne mettent bas ni ne saillissent ».
"S’il vous plaît, ne sortons pas le problème de son contexte. Dans son ardeur à « se placer au dessus des dirigeants de son ancienne entreprise », ne laissons pas cet individu mettre les gens qui exercent cette profession millénaire qu’est le pastoralisme, dans une situation où le fruit de leur travail c’est le loup qui « le bouffe » /que se « zampa » el lobo/.
S’il y en a qui savent prendre soin de la nature, ce ne sont pas « les écologistes des villes » mais bien « les bergers des estives », en charge de cette fonction depuis des centaines si ce n’est des milliers d’années.
Ne restons pas dans l’expectative en train de regarder la réalité filer sous notre nez sans rien faire, prenons des décisions qui garantissent au moins dans une certaine mesure l’avenir du berger, des troupeaux, de nos fils. Conservons le pastoralisme, récupérons cet équilibre. Contrôlons les populations de loups sur notre habitat, parce que s’il en a déjà fini avec les chèvres, avec les brebis, avec le Gamonedo del puerto /fromage mixte typique, fabriqué jusqu’à présent en estive avec le lait des vaches, chèvres et brebis/, à présent il met en péril la dernière espèce qui permet à l’éleveur de subsister : ses vaches."
On peut espérer que cet appel au secours ait été réellement entendu : fin octobre, le Gouvernement Central lui-même, à Madrid, déclarait que le contrôle des populations de loups est d’autant plus justifié que l’on a pu constater « l’insuffisance des parcs électrifiés à atténuer la pression du loup sur les troupeaux qui pâturent à l’intérieur des Picos depuis des temps immémoriaux ».
C’est d’autant plus intéressant que, comme en France avec loups venus d’ailleurs et ours importés, on affirmait jusqu’alors que ces clôtures et le regroupement des bêtes (absurde dans les Picos aussi) étaient la parade miracle contre ces prédateurs !
Rédigé par : bbc | 10/12/2007 à 11h59
Qu allons nous reintroduire quand l ours aura fait ses bagages pour lui assi gouter aux joies de l ecran plasma dote des 215 chaines du cable et que sur un simple appel on lui livre sa pizza dans son canape ?
Rédigé par : Sandrine | 10/12/2007 à 13h32
Disons que c'est une question de principe général: si on accèpte l'élimination d'une espèce quelle que soit la raison, on n'a plus aucune crédibilité pour s'opposer à la destruction des forêts primaires, des grands singes. Si on autorise les éleveurs à vivre sans les ours en France, il faut autoriser tous les autres pays à éradiquer leurs animaux sauvages car ils ont les mêmes problèmes que les éleveurs français.
Rédigé par : Zenon | 10/12/2007 à 14h14
La question du principe que soulève Zénon est fondamentale.
A la limite, on peut tout négocier avec les éleveurs, les primes, les autres aides, le nombre de moutons ou d'ours, l'accès aux pâturages etc.. mais il y a un principe qui ne peut être négociable : ils n'ont pas à revendiquer l'éradication d'une espèce animale. Il est intolérable qu'ils le fassent. Et il est scandaleux que la presse relaie complaisamment ces comportements rétrogrades au point de les banaliser..
Rédigé par : Jacques B | 10/12/2007 à 15h36
Article partial, propre à mettre de l'huile sur le feu, on croirait que les seuls à vouloir maintenir l'ours dans son habitat millénaire ne résident pas dans les pyrénées. Enfin, ça fait vendre du papier. Libération en a bien besoin !
Rédigé par : JULIE | 10/12/2007 à 17h15
Le marchand de sable est passé par Somiedo.
Depuis 1994 j’ai sillonné à huit reprise les montagnes asturiennes avec des gens du cru sans jamais y apercevoir ni ours ni loups. Je n’en ai pas conclu pour autant qu’il n’y en avait pas. Saine prudence puisqu’on nous dit aujourd’hui que les premiers nommés seraient environs 130 et les seconds un peu plus du double.
Certains agissent avec plus de légèreté. Une partie de la délégation que les MEDD a amené en « classe verte » à Somiedo affirme en effet ne pas y avoir rencontré le moindre opposant au fameux plantigrade qui par ailleurs enflamme les Pyrénées et conclut un peu hâtivement à mon sens… qu’il n’y en a pas.
S’il n’y en a pas, d’ou proviennent les collets qui de 1980 à 1994 ont fait 13 victimes au sein de la seule population occidentale ( El Mundo 2005) ? Qui s’il n’est pas opposé à la multiplication des ours serait prêt à braver les gardes du principado, les guardias civiles du SEPRONA, les patrouilles de gardes associatifs du FAPAS et de la FOP ? Qui serait prêt à courir le risque de « cinq ans de prison et 300000 euros d’amende »(Diane Cambon, Le Figaro 2005) en manipulant des poisons ? Qui a appuyé sur la détente et tué un ours dans « una nueva zona de colonisación osera » près de Burbia au printemps 2006 ?
Comment l’acceptation unanime et ostentatoire de l’ensemble des asturiens a-t-elle produit , et produit-elle encore autant de « casse » ?
Si la délégation du MEDD n’a pas rencontré les opposants c’est peut-être qu’elle ne l’a pas souhaité mais alors qui a-t-elle rencontré et que leur ont-il dit ?
Ils ont certainement rencontré Xavi Naves, le biologiste qui assure le suivi des population d’ours dans les Asturies ? Leur a-t-il déclaré comme il l’a fait lors d’un entretien accordé à Maria Alonzo du quotidien « Nueva España » que dans les Asturies les ours étaient « aux soins intensifs », « assistés en alimentation et échange d’individus » pour réduire la consanguinité.
Leur a-t-il expliqué qu’une population ursine viable cela signifiait pour les experts internationaux, des « centaines d’ours sur des milliers de kilomètres carrés » et qu’ avec quelques dizaines d’ours artificiellement fixés sur des zones exiguës (respectivement 65 et 300 km2) on était loin ,très loin du compte.
Ont-ils lu les rapports récents du SADEI (service de statistique du Principado de Asturias) qui indiquent que si le tourisme à explosé dans les Asturies ces vingt dernières ,c’est en très grande partie grâce à la fréquentation du Littoral et que seule une nuitée sur 17 se fait en zone rurale.
Ce même rapport indique que ces dix dernière années le « Consejo de Somiedo » a perdu un habitant sur six et un exploitant agricole sur cinq.
Tous ont sûrement lu en revanche l’article de Farid Benhammou : « Territoire des animaux , territoire des hommes, aspects et enjeux du retour des grands prédateurs » paru dans la revue Brève n° 3. Mais ont ils poursuivi leur lecture jusqu’aux annexes documentaires ?
S’il l’avaient fait ils y auraient appris que : « au nom du développement économique, les gestionnaires du parc peuvent être tentés de rentrer dans une logique de « marchandisation de l’espace terrestre et de la faune sauvage » , que la multiplication des touristes des structure d’accueil « peuvent poser des problèmes » pendant que « le déclin de l’élevage se traduit par une reprise de la forêt et une diminution voir une disparitions des pâtures». Très ennuyeux tout cela puisque « les effets de lisière et les espaces ouverts fournissent un cortège d’espèces végétales ou animales dont profite l’ours ».
Tout ne va donc pas pour le mieux dans le meilleur des « pays de l’ours possible » mais on se refuse à parler d’échec , plus pudiquement on évoque un « ensemble de contradictions qui sont autant de défis à relever pour les responsables et les gestionnaires du parc ».
Combien de temps encore, des Pyrénéens de moins en moins dupes, vont-ils devoir subir des campagnes de communication qui à grand renfort de mauvaise foi et d’argent public tentent désespérément de leur démontrer l’indémontrable ?
Prochain épisode l’Italie, et le Trentin. Oui, le Trentin et pas les Abruzzes, car dans le Parc National des Abruzzes , le Somiedo italien si souvent présenté comme une référence ces dernières années , le climat est subitement devenu irrespirable.
Pierre Cambus. St-Girons.
Rédigé par : Cambus Pierre | 12/12/2007 à 06h43
"Incidemment, un éleveur de chevaux leur explique aussi les ravages du loup sur l'écosystème asturien. En premier lieu, la «perte du patrimoine génétique d'espèces autochtones rares»."
Cette affirmation est un mensonge !
De quelles espèces autochtones rares s'agit il exactement ??
Rédigé par : loulou | 12/12/2007 à 12h06
L'impact du loup suir la récuperation des races autochtones en danger comme :la oveja Xalda, la cabra vermeya et le petit cheval Asturcon est une réalité Tapez ces noms sur quelque moteur de recherche que ce soit et vous découvrirez leur situation ,le travail effectué et les dégats du loup.
Si vous cherchez bien vous comprendrez pourquoi le président du FAPAS
(Fond de protection pour les animaux sauvages)réclame des "zones libres de lobos" sur le versant nord des Picos de Europa.Vous comprendrez aussi pourquoi le président de l'association de protection du "quebrantahuesos"(gypaète)affirme que si le ganado menor (ovejas y cabra)continu à déserter la montagne à cause des loups ,tous les efforts pour sauver ce rapace seront vain.
Rédigé par : Perico | 13/12/2007 à 19h59
ben voilà, cambus et perico, y en a au moins 2 qui savent de quoi ils causent à propos des Asturies!!!! Quant à ce qu'écrivait "super-écolo" au début: bien sûr que le loup n'est pas LE premier responsable, mais il vient aujourd'hui saborder tous les efforts de relance des races autochtones et de fabrication des fromages où des millions d'euros ont été investis; dans le Parc des Picos, malgré des travaux et des investissements remarquables, il est impossible aux éleveurs de monter brebis et chèvres à cause des loups, et ceux qui fabriquent encore le "Gamoneu del puertu" avec le lait de ces bêtes se comptent sur les doigts d'une main!!!
quant au baratin "taliban de l'écologie" (dieu ou diable merci l'écologie c'est pas ça!) de sandrine ... supposons dans son cas sa bonne foi et pas ce talibanisme: mais l'ours des pyrénées, y en a plus, c'est fini (cf. entre autres l'ancien directeur du Parc des Pyrénées), et depuis très longtemps le massif n'est plus "sauvage" mais au croisement de la nature et des pratiques humaines, il a développé des formes de biodiversité agricoles et ordinaires, certes moins spectaculaires et médiatiques, mais que le récent Grenelle vient enfin (il était temps) de replacer au centre des préoccupations graves, de fond, concernant la biodiversité.
Si on se préoccupe VRAIMENT de biodiversité et dév dit "durable" (?), merci de ne pas faire l'impasse sur l'analyse de fond avant de s'emballer pour telle ou telle espèce emblématique: ni scientifiques, ni politiques informés (c'est rare mais y en a), plus personne ne pose plus les pbs de cette façon étroite, plus symbolique que scientifique;
Les pbs sont bien trop graves pour créer une situation où on laisse croire qu'on les a disons simplement "abordés" parce qu'on se focalise sur telle ou telle espèce.
Au mieux, on se refait une virginité: c'est ce que font toutes les grandes banques d'investissement espagnoles, sponsors des divers "plan-ours" des autonomies et, par ailleurs, c'est bien connu, amies de l'homme et des équilibres naturels ça va de soi!!!! Nul hasard si la Caixa de Catalunya a financé une étude sur l'ours comme produit commercial et source d'investissement pour aménager touristiquement des points précis où l'image de l'ours serait vendu comme produit d'appel (cette étude cite d'ailleurs Somiedo, le Trentin et, en France, l'ADET comme engagés dans de telles activités épicières, pas du tout "naturelles"!)
il y aurait des pages et des pages à écrire sur la réalité de ces dits "plan ours" tant la désinformation est totale et joue, de façon dégueulasse, sur la bonne foi, un peu naïve parce que mal informée, de personnes très honnêtement préoccupées par les pbs de biodiversité!!
Rédigé par : bbc | 15/12/2007 à 21h51
mille excuses à Sandrine!!!
erreur dans le mess précédent, c'est Zenon, approuvé par Jacques B, et non Sandrine, qui faisait le rapprochement, en l'état inapproprié, entre ours/pyrénées et autres espèces ailleurs (rappelons que l'ours brun N'EST PAS dans la liste rouge de l'UICN, aucune menace sur l'espèce à l'inverse d'autres espèces, voir par exemple ce site "pro-ours": http://www.aves.asso.fr/article.php3?id_article=589)
Rédigé par : bbc | 16/12/2007 à 15h06
Le monde que nous préparent Monsieur Gilbert Laval, ses amis éleveurs et autres ultranéolithiques est un monde terrifiant, puisque tout ce qui gêne une activité humaine doit être éliminé. Le simple bon sens suffit à condamner leur attitude. Alors, que tous ceux qui ont à coeur de vivre dans un monde plein, un monde riche de vie, qui n'exclut nullement l'homme (à la condition que celui-ci réduise largement son emprise sur terre) se fassent signe, s'expriment et agissent de plus en plus fort. Sinon, on peut imaginer, parmi d'autres possibilités, l'émergence d'êtres humains tentés par l'expérience suicidaire de l'Armée des douze singes...
Stéphan Carbonnaux - Pau
Rédigé par : Stéphan Carbonnaux | 17/12/2007 à 19h22
dans l'absolu, carbonnaux n'aurait pas tort
mais dans la réalité ...
plus d'ours ni de loups dans les Pyrénées depuis très longtemps (pour l'ours près de 2 siècles pour certaines vallées où aujourd'hui sévissent ceux importés), les quelques lambeaux qui restaient étaient condamnés déjà dans les années 50, et plus récemment la souche pyr. était reconnue "disparue"
est-ce à dire que le milieu était pour autant dégradé? non bien sûr, il n'y aurait pas autant de sites natura 2000! sur la plan floristique je crois savoir que le récent parcours refait sur les traces de de Candole n'a pas du tout été confronté à une régression des taxons
et plus encore: le "rien" n'a pas pris la place de ces grands prédateurs: la richesse des biodiv ordinaires et agricoles est importante dans le massif, à développer, comme d'ailleurs dans les asturies et sur ce plan les deux situations sont parallèles
le discours catastrophiste, pessimiste, exagéré et même mensonger (car qui parle de monde "terrifiant" où "tout ce qui gêne une activité humaine doit être éliminé", qui ... sinon M. Carbonnaux et ses semblables!! je ne connais aucun éleveur qui tienne ce discours ni se donne cet objectif, et j'en connais des centaines, depuis longtemps, quasiment tous sont opposés à ces importations d'ailleurs!!!), ce discours romantique est quand même furieusement fermé, rétréci, il passe à côté des problèmes de fond en se focalisant sur telle ou telle espèce emblématique, sans voir la richesse et la complexité de ce qui VIT (oui, VIT) autour!!!
mais quel monde, quelle image vous donnez ainsi aux jeunes: une géhenne où les humains horribles (sauf l'angélique élite dont sans doute vous êtes) ne songeraient qu'à bouziller!!! c'est lamentable cette vision de mort que vous trainez et propagez, c'est une maladie chez vous ou quoi?
cette fixation sur une ou deux espèces en devient presque obsessionnelle, mais regardez autour de vous la montagne, vivez, circulez, prenez l'air: ça pue pas vraiment en montagne je crois; alors le catastrophisme, s'il vous plaît .... la référence au "suicidaire" ... et zut, occupez vous des pbs réels et sérieux, y en a suffisamment sans en rajouter, mais c'est vrai, ils sont plus complexes et difficiles
mais cette vision de mort que vous trainez .... beau signe d'une fin de civilisation, ça va vraiment plus du tout dans ce putain de pays!!!!
Rédigé par : soumère | 18/12/2007 à 03h41
L'élevage ovin à l'agonie.
Article de l’Humanité de août 2007.
Les éleveurs de moutons demeurent globalement les paysans les plus mal payés en dépit de leur rôle économique et écologique.
En juillet dernier, Bernard MARTIN, président de la Fédération nationale ovine (FNO) de la FNSEA, avait pris l'initiative d'une rencontre insolite avec des députés et des journalistes. Avec la complicité du député Richard MALLIE, les responsables nationaux et régionaux de la FNO recevaient leurs invités à l'hôtel de la questure de l'Assemblée nationale pour un buffet dont le plat de résistance était de la viande d'agneau cuisinée de différentes manières.
Au-delà, il s'agissait pour les professionnels d'attirer l'attention des parlementaires et de la presse sur les difficultés d'une profession qui paie depuis bientôt trente ans la libéralisation des échanges consentie en deux étapes au profit de la Nouvelle-Zélande.
Une première fois, l'accord ovin de 1980 permettait à la Grande-Bretagne d'importer à droits nuls des quantités importantes de viande congelée d'agneau néo-zélandais afin d'exporter ses viandes fraîches sur le continent. Une seconde fois, en réparation politique de l'opération criminelle contre le Rainbow Warrior, la France a admis de faciliter une nouvelle fois les importations d'agneaux néo-zélandais.
Maintenant, ce sont 227 000 tonnes de viande ovine néo-zélandaise qui entre à droits nuls chaque année en Europe. Du coup, les prix ne décollent jamais, chez nous les revenus baissent et le nombre d'éleveurs ne cesse de diminuer, tout comme le nombre de brebis, en dépit d'une réelle dynamique observée dans la modernisation des élevages ces dernières d'années mais qui reste fragile.
Il a suffit d'une fin de printemps et d'un début d'été maussades, en 2007, pour que la consommation recule et que les cours à la production chutent. En ce moment, les prix payés aux éleveurs sont inférieurs de 8 % à ceux de l'été 2006, tandis que les prix des carburants et des engrais ont renchéri les coûts de production.
Se sont ajoutées les conséquences des sécheresses récurrentes constatées plusieurs années de suite dans certaines zones d'élevage, fragilisant durablement des exploitations tandis que la hausse du prix des céréales vient cette année augmenter le coût de l'alimentation hivernale des troupeaux. Selon une étude de l'Institut de l'élevage, les revenus disponibles s'érodent depuis trois à quatre ans et ce sont notamment les grandes régions ovines qui voient leurs effectifs chuter.
Au point que le pays compte aujourd'hui moins de 7 millions de brebis mères et que la production de la viande ovine française est tombée à moins de 43 % de la consommation. On assiste à une lente agonie de la filière, aggravée par la réforme de la politique agricole commune de 2003 et le découplage des aides à hauteur de 50 %. De plus, le retour de la droite au pouvoir en 2002 s'est traduit par la fin des contrats territoriaux d'exploitation, ces accompagnements écologiques rémunérés auxquels avaient souscrit de nombreux éleveurs ovins. Certes, personne n'a semblé vouloir évoquer cette question mardi à la questure, si ce n'est en aparté. Pour survivre, les éleveurs voudraient aujourd'hui une aide annuelle de 15 euros par brebis en attendant que l'examen à mi-parcours de la réforme de la PAC promise pour 2008 sous présidence française vienne corriger le traitement injuste que les éleveurs de moutons estiment subir depuis trop longtemps.
Rédigé par : Suzy | 18/12/2007 à 17h22
Merci Soumère pour vos conseils ! Je vis, je marche en montagne, j'observe tout ce qui vit et ne traîne aucune "vision de mort".
Ce que je constate une nouvelle fois (il suffit de vous lire), c'est la capacité des prétendus défenseurs de la biodiversité (mais sans les prédateurs !) à s'énerver et à penser que les autres sont malades.
Oui, je persiste et signe, tous ceux, et nombre d'éleveurs modernes sont concernés, qui désirent voir éliminer ce qui gêne, nous prépare un monde terrifiant, contre lequel nous devons lutter de toutes nos forces : par amour de la vie. Et si nous défendons avec ardeur les grands prédateurs (avec un gros bémol pour l'ours qui n'est qu'un tout petit prédateur), c'est aussi parce qu'ils posent les questions les plus sérieuses aux hommes. On le voit bien à votre courroux ! Ah, comme c'est plus facile avec des fleurs et des papillons !
Quelques précisions pour finir :
- l'ours était encore présent dans toutes les Pyrénées, y compris en piémont au 19ème siècle. Il est donc faux de laisser croire qu'il aurait disparu il y a deux siècles des vallées où s'installent les ours relâchés. Exemple, en pays Toy où des ours vivaient encore il y a 60 ans (lire "L'ours brun" de Marcel Couturier).
- le loup revient en France par ses propres moyens, et c'est tant mieux...
- depuis que les loups repeuplent Yellowstone (Etats-Unis), la nature ne s'en porte que mieux. Faites des recherches, vous verrez.
Stéphan Carbonnaux - Pau
Rédigé par : Stéphan | 26/01/2008 à 01h02
«Notre voyage a conforté tout le bien fondé de nos réserves», rapportent-ils. Avant de conclure à «l'impossible transposition du modèle asturien à nos Pyrénées».
Nos Pyrénées...
Quel culot!
Depuis quand les Pyrénées, qui sont le château d'eau de tout le Sud-Ouest, sont-elles la chose des éleveurs?
Si l'élevage ovin est à l'agonie, ce n'est ni à cause des ours (qu'ils soient slovènes ou pas), ni à cause d'autres prédateurs mais pour des raisons politiques et économiques que les éleveurs n'ont pas le courage d'affronter.
Ils agonisent?
Amen.
Requiescant in pace.
Quand on vote pour des Lassalle, Bayrou, Bonrepeaux, ou Chirac,et maintenant Sarkozy ou Villepin qu'on ne vienne surtout pas se plaindre d'agoniser à cause du marché de la viande de mouton et de la politique de prix de la grande distribution.
Les éleveurs n'assument pas leurs choix et préfèrent transformer leur honte en haine contre la faune: ours, loups et même vautours.
Il faut bien expliquer le nombre de bêtes qui crèvent de ne pas être gardées et soignées, là où pourtant il n'y a ni ours, ni loups, mais rien que des charognards qui font bombance.
Les jérémiades haineuses des éleveurs qui dérapent en violence comme à Arbas me font bailler d'ennui.
Je ne mange pas de viande de mouton, ni de fromage de brebis d'où qu'ils viennent et je ne m'habille pas de laine.
Les éleveurs rasent les montagnes au nom de la biodiversité: la LEUR.
Ils nous rasent aussi et nous vendent du vent et des illusions.
Ah! Le joli cliché du berger appuyé sur son bâton, le béret vissé sur la tête et le regard d'aigle fixé sur la ligne bleue des Pyrénées contre le "chaos" naturel, surveillant les brebis qui broutent les bonnes herbes parfumées du terrrrrroir rien que pour ravir nos papilles.
Allez donc voir à quoi ressemble la végétation des estives!!!!
Les avalanches, ce sont eux.
Les crues dévastatrices, ce sont eux.
L'écobuage qui tue ce sont eux.
Baratineurs aigris en perte de vitesse et en mal de complot.
Que nous importe qu'il y en ait aussi en Asturies?
Ca fait cinquante ans qu'ils ne savent que faire sinon tuer des ours.
Apparemment ça ne les soulage même pas et ça ne résoud rien.
Qu'ils disparaissent: ils l'ont bien cherché et bon débarras.
Mais pas question que les ours, les vautours les Tétras disparaissent AVEC eux.
Rédigé par : Pierre 64 | 03/07/2010 à 01h27