Les petits exercices de Virginie Houadec pour apprendre l'égalité des sexes à l'école
Premier exemple pour les classes maternelles : le coin jeu. Il y a
encore d’ordinaire le coin filles avec les éléments de cuisine et le
coin garçons avec les voitures de pompiers. Le manuel de Virginie
Houadec et Michèle Babillot incite à organiser un parcours qui force
les unes et les autres à faire le tour de tout le dispositif.
Deuxième exemple pour les élèves du cours préparatoire jusqu’au CE1 : l’apprentissage de la soustraction, en calcul, se fait à partir des heures de travaux ménagers, relevées par l’INSEE, réalisées par les femmes et par les hommes.
Les plus grands du CE2 jusqu’au CM2 ont droit, en géographie, à un planisphère où apparaissent les dates auxquelles le droit de vote a été accordé aux femmes.
«L’avenir des citoyennes et des citoyens se prépare dès l’école maternelle».
C’est sur cette vérité officiellement énoncée par l'Education nationale que la conseillère pédagogique en charge d’une mission sur l’égalité filles/garçons pour l’académie de Toulouse, Virginie Houadec vient de produire un ouvrage à destination des institutrices et instituteurs.
Edité par le Centre régionale de documentation pédagogique (CRDP), «50 activités pour l’égalité filles/garçons» sera présenté mercredi à Albi aux enseignants du cours préparatoire jusqu’au CM2.
Les textes officiels de juin 2006 sur la question de l’égalité des sexes à l’école sont eux-mêmes très militants. «Nous dirons que l’affichage y est extrêmement volontariste sur le sujet», corrige Virginie Houadec elle-même. Ce sont en tout cas ces textes qui l’ont amenée, avec sa consoeur normande Michèle Babillot, à entreprendre un travail d’enquête sur la question.
Jusqu’à publication de ces travaux pratiques.
Il s’agit, selon la toulousaine Virginie Houadec, de multiplier les outils pédagogiques pour donner à voir aux enfants la représentation des femmes dans l’histoire et dans les sciences.
C’est l’affaire du «curriculum caché» qui a fini de motiver cette institutrice conseillère pédagogique. Où elle a noté qu’avec 0,5 point de mieux que les garçons aux épreuves de maths au brevet des collèges, les filles ne sont pourtant que 60% à intégrer les filières scientifiques en Première au lycée.
Si les enfants peuvent apprendre dès l’école maternelle que les Vénus valent bien les Mars et vice versa, ils pourront en grandissant et dans leurs modèles amoureux, chérir les conseillères pédagogiques sus citées
GLv.


Dans un futur monde, où l'égalité homme femme sera enfin une réalité, il ne faudra pas oublier d'apprendre aux petites filles, qu'une fois qu'elles seront maman, le papa lui aussi a droit à l'égalité. Les décisions éducatives devront étre partagées à égalité. Malheureusement combien de mères féministes (qui reclament une égalité parfaite et l'obtiennent) pensent encore que le père ne peut pas tout comprendre de l'enfant, car c'est juste le père. Les pompiers aussi ont envie d'égalité.
Rédigé par : Egalite | 13/01/2008 à 12h35
au Québec, une école dont la valeur est "tolérance violence=0" à exclu un garçon quelques jours pour... avoir lancé des boules de neige (dans la cour de l'école s'entend). Mais la-bas, des voix commencent à se faire entendre pour dire que si le taux de décrochage scolaire des garçons est si élevé ce pourrait-être dù à "une féminisation excessive de écoles". Moi même, garçon éduqué en France, j'ai eu un petit cours de couture et de cuisine obligatoire... c'est bien, c'est pratique... mais pour changer une roue, réparer l'aspirateur où faire mon ciment j'ai appris ça par mon père. Donc tant que 80% du personnel enseignant sera féminin, "égalité des sexes" à l'école signifiera incompréhension et répression de la masculinité.
Rédigé par : PaulDe | 13/01/2008 à 18h15
Tout cela est plein de bonnes intentions, mais l'égalité réelle, ce n'est pas l'identité.
Je suis sidéré de constater qu'aujourd'hui, on soit devenu incapable de considérer hommes et femmes comme profondément différents ET égaux.
Rédigé par : Biturix | 13/01/2008 à 19h21
effarant;C'est du bourrage de crâne(je suis une femme).La transmission des connaissances devient accessoire, il s'agit de détruire toute identification masculine.Tout ce qui est considéré comme masculin étant déconsidéré.
Je suis entièrement d'accord avec paulDe.toutes ces théories outrancières et castratrices nous viennent des USA.
Les rapports entre les hommes et les femmes en france étaient plus sains,ces directives veulent instaurer la méfiance ou la négation de la différence sexuelle.Espérons que les enseignants résisteront à ces nouvelles intrusions des groupes de pression dans les écoles.
Rédigé par : Anna | 14/01/2008 à 00h32
Obliger les garçons à jouer à des jeux de filles, ce n'est pas l'égalité des sexes, c'est la confusion sexuelle et je suis sûr qu'une telle ânerie ferait bondir n'importe quel psy.
S'il se trouve des filles pour avoir envie de jouer aux petites voitures ou aux petits soldats, très bien (j'ai rencontré une mécanicienne engagée dans l'armée, elle n'était pas lesbienne pour autant), mais lutter contre les clichés sexuels en les retournant est d'une stupidité affligeante.
Il vaudrait mieux mettre en valeur les jeux qui plaisent aux deux sexes sans distinction.
PS: En passant, l'égalité des sexes n'existe que chez les espèces hermaphrodites, comme l'escargot, ou celles qui peuvent changer de sexe. Chez les humains, c'est à l'égalité des droits entre hommes et femmes qu'il faut parvenir, au-delà c'est du ressort de la chirurgie plastique.
Rédigé par : Jissency | 14/01/2008 à 06h20
Après le petit Grelier, voilà le petit Houadec...
Je me souviens d'un dessin humoristique sur les jouets sexistes de Noël. On y voyait une petite fille découvrant un dînette au pied de sa cheminée et dans une bulle un conseil lui était donné :"Petite , jette ces merdes dans la cheminée."
Ce qui constituait un geste bien plus égalitaire que de refiler le jeu de parfaite ménagère à son p'tit frère...
L'IUFM n'a pas fini de nous faire rigoler...
Le prochain opus c'est quoi ? "La grammaire des boîtes à bac" par Grandaty ?" Le best of d'Evelyne Charmeux "Pour apprendre à lire avec les codes barre" ?
arthur
Rédigé par : arthur | 15/01/2008 à 14h07
Si Claude met trois quarts d'heure à préparer le repas et que Dominique passe l'aspirateur pendant une demi-heure, combien de temps l'un a-t-il travaillé plus que l'autre ? et en quoi la connaissance du sexe de l'un ou de l'autre aidera-t-elle à mieux comprendre la soustraction ? En somme, quel est l'objectif pédagogique ? De qui se moque-t-on ?
Rédigé par : Isabelle V | 15/01/2008 à 20h02
Comme disait une certaine Simone, on ne nait pas femme, on le devient, "nous sommes ce que la société a fait de nous" disait un autre Victor. Nous sommes conditionnés à adopter la panoplie de l'homme, ou de la femme. Bravo à Virginie, qui prend à bras le corps un problème plus social qu'Humain.
Rédigé par : Cosette | 18/01/2008 à 22h05
Medames, Messieurs,
Je suis outré qu'au XIXème siècle les femmes comme les hommes soient aussi aveugles à propos de la formation des femmes et des hommes de demain! Etre d'accord avec la perpétuation de la domination de l'homme sur la femme c'est être d'accord avec une société où on oblige l'homme à être violent pour montrer qu'il est fort!! Et, la violence n'est-ce pas le malheur des sociétés?! Accepter la domination c'est accepter les génocydes de toutes les guerres! Femmes réveillez-vous. N'éduquez plus vos enfants sous le joug de la haine!
Marc
Rédigé par : Marc | 23/01/2008 à 23h02
VOUS ETES HORS SUJET MOI JE VOUS PARLE D'ESPAGNE VOUS VOUS ME PARLEZ DE AUTRE CHOSE .
Rédigé par : BOUESSEY | 19/02/2008 à 20h15
N'importe quoi !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Rédigé par : SYLIA | 19/02/2008 à 20h17
Il me semble que durant une longue période le personnel enseignant a été masculin et souvent maire du village, quelqu'un peut-il me resituer cette période et surtout les raisons ensuite d'une telle féminisation?
Merci
Rédigé par : Nathalie | 13/01/2009 à 17h51
"Domination" masculin???
Tout le monde semble avoir oublié que "domination" vient de la racine "dom" qui a donné "domicile" et "dame".
La "domination" est fondamentalement féminine, même quand elle est aux mains des hommes.
Le terrain symbolique masculin, ce n'est pas la "domination", mais la "maîtrise". C'est pourquoi une "maîtresse" est une femme hors-domicile.
Rédigé par : Biturix | 15/04/2009 à 14h22