Jean-Luc Moudenc ouvre le bal des municipales à Toulouse, sans chaperon
Le candidat centriste-UMP ouvre le bal des municipales ce mardi soir à 19h30, salle Jean Mermoz à Toulouse.
Il y aura de la musique puisque Jean-Luc Moudenc a convoqué le DJ Laurent Wolf pour 20 minutes d’animation.
Le maire sortant va surtout pouvoir compter le nombre de ceux qui ont envie de danser avec lui en l’absence de Dominique Baudis.
Si l’“ex“ se tient à distance de ce premier meeting, c’est «volontaire» explique l’organisateur Serge Didier. «Jean-Luc va présenter son programme, dit-il. Il n’a besoin de personne». A voir.
«Les retours sur information sont bons», poursuit Serge Didier. Lequel table sur la présence de 1500 personnes, «soit trois fois le public du socialiste François Hollande dans la même salle le mois dernier», se réjouit-il.
Les petites voix d’une agence de communication faisaient tout de même, ce mardi matin, le tour des journalistes de la place pour s’assurer qu’ils couvriraient bien l’événement. Deux précautions valent mieux qu’une.
Le dernier succès de foule de Jean-Luc Moudenc date du 14 décembre dernier. Quand Dominique Baudis s’était déplacé pour l’adouber au Palais des congrès. Mais c’est peut-être l’adoubeur, justement, que les adhérents de Toulouse Pour Tous étaient venus entendre. Avec le secret espoir qu’il vienne leur annoncer qu’il reprenait le destin de la ville en main.
Que Dominique Baudis se soit contenté de leur annoncer qu’il serait seulement candidat aux élections sénatoriales n’a pas déçu les ferveurs toulousaines. C’est bien lui qui a été applaudi avec enthousiasme lorsqu’il est apparu à l’inauguration de la place Jean Diebold le week-end dernier.
L’ex-maire, ex-président du CSA et actuel président de l’Institut du Monde Arabe ne pouvait pas être à ce premier meeting. Il est encore à Ryad où il accompagne Nicolas Sarkozy. «Mais il sera présent pour les deux derniers de la campagne», assure Serge Didier.
Ce qui semble signifier incidemment que le socialiste Jacques Lévy ne figurera pas sur la liste de Moudenc. Il y a peu de chance en effet que Dominique Baudis eut accepté de soutenir une liste sur laquelle se présenterait l’avocat qui lui a cherché toutes sortes de noises dans toutes sortes d’affaires.
Jean-Luc Moudenc est un homme serein. Sûr de sa gestion de la ville et sûr de sa bonne étoile. Il pourra tester le tout dans quelques heures.
GLv.


Ainsi, je serais le seul à faire un commentaire sur cet article ? Á croire que les libénautes restent sans voix à l'évocation de ce guide du peuple, ce sauveur suprême, ce phare de la pensée toulousaine qu'est Jean-Luc Moudenc...
Rédigé par : Conducator | 15/01/2008 à 15h13
Cher Libé, vous oubliez que Philippe Corti le DJ qui enflamme les soirée Intervilles sera de la party !
Rédigé par : RB | 15/01/2008 à 15h26
il est navrant de constater que cette élection, quelque soit la municipalité convoitée, n'intéresse les journalistes que via les candidats de gauche qui feront le jeu de Sarko 1er et de son ouverture, ou via le nombre de personnes présentes à tel ou tel meeting... Ce qui intéresse le toulousain que je suis serait plutôt une confrontation de programme, un débat d'idée sur la place de Toulouse sur la scène internationale, des visions sur le futur de notre ville. C'est je pense beaucoup demander à certains journalistes préoccupés uniquement par des sujets people ou de guerre de partis. Les politiques n'en sortiront pas forcément grandis, aux yeux d'une majorité de la population guidée par les médias sur les sentiers de la désinformation.
Rédigé par : jim | 15/01/2008 à 15h43
pourquoi Enrico Macias n'a pas été convié ? Trop étiqueté UMP ?
Rédigé par : jérôme | 15/01/2008 à 16h35
Ici,phénomène très exceptionnel, le maire n'est ni mégalomane, ni à Paris, ni grincheux, ni dans les tabloïds.
nous avons un maire qui travaille, qui est dans sa ville, qui connait ses dossiers, qui gère les budgets municipaux avec honnêteté entourée d'une équipe compétente et unie.
Il mène une vie normale avec le sourire.
Même si toutes ces caractéristiques semblent élémentaires elle me rassurent!
Rédigé par : olga | 15/01/2008 à 17h39
Il paraît que Jean-Luc Moudenc "joue de l'épuisette" pour attraper Forget. A entendre ce dernier, Moudenc , c'est l'épuiseur épuisé.
Rédigé par : historique | 15/01/2008 à 17h39
olga:Ca veut dire quoi "il vit une vie normale"?
Une vie de père de famille??hummm???
Rédigé par : democratie | 15/01/2008 à 19h34
Chère Olga,
c'est vrai qu'il a un bon sourire, JL. Moudenc. C'est vrai qu'il gère convenablement, en bon père de famille. L'ennui, c'est que continuer dans une ville comme Toulouse une gestion pépère, sans vision ni ambition autre que des passerelles surgies de nulle part et qui ne mèneront nulle part, c'est prendre acte du recul de ces dernières années, et le prolonger.
On est maintenant dépassés par Bordeaux, et quand on regarde du coté de Lyon... Le problème n'est pas l'étiquette (Juppé est UMP, Collomb PS), c'est le dynamisme, la volonté et les perspectives d'avenir. Voilà la grande force de Jean-Luc Forget et de son équipe neuve. Le vrai slogan de cette campagne, ce n'est pas celui de JL. Moudenc ("gardez-moi, je ne suis pas si mauvais !"),ce n'est pas celui de P. Cohen ("du balai, que je m'y mette !"), c'est un slogan écolo : de l'air !
Rédigé par : haltla | 15/01/2008 à 22h24
Bravo Monsieur Moudenc pour votre prestation de ce soir.Vous étiez attendu au tournant par les "gentils" journalistes qui comptent et recomptent les participants aux meetings,je vous l'annonce la salle Mermoz était pleine, et oui ,notre maire sait déplacer les foules.Un discours mené tambour battant qui en a laissé plus d'un bouche bé!!!!!
Rédigé par : nicolle | 15/01/2008 à 22h51
J'y suis allé par curiosité.
Ce qui m'étonne le plus c'est la moyenne d'âge du public : où était la jeunesse ?
Faut dire qu'elle a du se méfier : Corti à l'affiche ça fait un peu récup non ?
Pour le discours, des idées, des projets ... ce qui m'étonne le plus c'est la propension de notre toujours maire à avoir de plus en plus idées à l'approche de l'élection .
Il vient de se réveiller ?
Rédigé par : jacques | 16/01/2008 à 01h52
Un peu de house pour faire passer l'ennui des 10 dernières années à Toulouse...
Des artifices que tout cela.
La droite bling-bling locale aime ceux qui se couchent tôt le matin, après une nuit en boite, qui "ne font pas de politique" mais "aiment bien" le sourire placide de Jean-Luc, une bonne gestion centriste, bien endormie, qui ne change pas les habitudes en place...
Moi je préfère ceux qui pendant ce temps construisent l'espoir pour Toulouse ;-)
Rédigé par : jani-rah | 16/01/2008 à 11h44
C'est bien, je trouve. Moudenc est moins couleur muraille qu'il ne semblait, Cohen s'accroche, Forget démarre sur les chapeaux de roues. Cela promet.
Ce qui m'ennuie dans le cas du premier nommé, c'est qu'il se réveille bien tard. Est-ce crédible au-delà e ses 1500 fans et de ses clientèles ? Les Toulousains le diront, de meme qu'ils auront à dire s'ils préfèrent l'objectif affiché par Cohen : remplacer les uns par les autres,occuper tout le terrain régional en alignant cote à cote les représentants des partis ("la gauche revient", proclame son premier tract), - ou préférer le volontarisme démocratique tous azimuts affiché par Forget.
"Toulouse autrement", slogan de Forget : Toulouse a-t-elle assez changé et muri pour se rallier à cette perspective prometteuse, mais fatigante ? Peut-elle, veut-elle refaire le retard pris sur Lyon et Bordeaux ? C'est un enjeu central des deux petits mois à venir.
Rédigé par : haltla | 16/01/2008 à 21h02
Haltla : dire que Bordeaux nous a dépassé, c'est faire relever une certaine culture indigente. quel domaine ? des chiffres ? des comparatifs ? Bordeaux est en train d'être rattrapée par Nantes... Toulouse tire vers Lille et Marseille.
Rédigé par : flo | 20/01/2008 à 04h24