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Le kiosque à musiques

27/03/2008

Les enseignants de Pierre d'Aragon à Muret : Pourquoi nous allons occuper le lycée

La grogne s’amplifie depuis le 15 février contre le projet de réduction des effectifs enseignants et non-enseignants dans l’Education nationale.

Entre autres, à Toulouse le collège en zone ZEP de Bellefontaine est ainsi en grève pour ces raisons depuis le 18 mars.

Près de Saint-Gaudens, c’est l’école primaire de Sengouagnet et ses parents d'élèves qui se mobilisent contre les fermetures.

Á leur tour, les enseignants du lycée Pierre d’Aragon de Muret promettent une «occupation nocturne» de leur établissement ce lundi 31 mars. Ils expliquent le mouvement des profs :

    «Nous ne menons pas un combat corporatiste ! Les enseignants refusent d’accomplir les heures supplémentaires correspondant à des suppressions de postes. La surcharge de travail ou la surcharge des effectifs entraînerait en effet une dégradation réelle de l’enseignement qu’ils ont le devoir d’assurer auprès des élèves.

Les élèves ne sont pas des machines ni du matériel interchangeable, mais des personnes charmantes et intéressantes, même lorsqu’elles sont parfois indisciplinées, qui réclament une attention de chaque instant et une écoute réelle.

C’est pourquoi, le premier mouvement des enseignants consiste, dans ces conditions, à refuser de gagner plus d’argent (trois ou quatre heures supplémentaires représentent près de 400 euros).
Cela peut paraître étonnant, mais nous affirmons ici, que la plus grande partie des enseignants veulent gagner leur vie honnêtement, c'est-à-dire sans nuire à leurs élèves.

Les suppressions de postes correspondent pour moitié seulement à des départs en retraite. De jeunes professeurs arrivés à  leur poste voient celui-ci supprimé. Par ailleurs, chaque départ en retraite non remplacé entraîne souvent la suppression d’une classe, le regroupement des élèves dans des classes surchargées, soit 36 élèves ou plus …

La suppression programmée par le gouvernement de 80.000 postes d’ici 2012 ne signifie cependant pas nécessairement 80.000 enseignants en moins. Ils seront seulement de plus en plus précarisés ou bien affectés sur deux ou trois établissements.
En dégradant la stabilité des équipes, on détruit plutôt qu’on ne construit des pédagogies cohérentes pour les élèves.

Il s’agit pour l’Etat de faire des économies dans le plus gros de ses budgets, celui de l’Education. Ces économies sont présentées par le Ministre comme le résultat d’une simple réorganisation des affectations d’enseignants.
En fait, il y aura suppression de classes et regroupement des élèves de niveaux différents pour l’enseignement du latin, du grec, de l’anglais et de l’allemand et disparition des options Arts plastiques et Éducation Musicale,..
Derrière cette «réorganisation» se profile un appauvrissement du nombre des matières à enseigner (Livre Blanc du Ministre de L’Education).

Les Rectorats font des moyennes surprenantes qui reviennent à additionner les pommes et les carottes, ce qui aboutit à d’étranges calculs : «si on additionne tous les élèves de Secondes, de Premières, de Terminales et qu’on divise par le nombre de professeurs, cela donne 25 élèves par enseignant, et donc tout va bien»…
Enfin, la «qualité de l’enseignement» concerne autant les élèves que les professeurs. Selon les rectorats ou le ministère, elle serait réalisable même dans des classes surchargées. Nous désirons savoir ce qui justifie une telle affirmation que nous contestons».

Les professeurs du Lycée Pierre d’Aragon à MURET (Haute Garonne)

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Commentaires

"la grogne"... facilité du langage journalistique, mais les mots sont importants !
Un peu de respect pour les gens qui se mobilisent, s'il vous plait.
Si vous manquez de vocabulaire, je vous propose contestation, mécontentement...

La plus grande partie des enseignants veut gagner sa vie sans nuire à leurs éléves ,ouf nous voila rassurés,le problème ,c'est qu'à travers leurs multiples refus d'améliorer le sort de leurs élèves,par exemple en refusant de rester un peu plus tard à l'école ,comme leurs collègues étrangers,ou encore en rejetant la bivalence, qui a pourtant permis des remises en question salutaires chez nos voisins nordiques ,selon des témoignages parus dans "le monde ,on est tentés de croire que c'est surtout à leur confort qu'ils ne veulent pas nuire.Leur second problème est qu'ils souffrent du "syndrome Sarkozy",à force de râler tous les quinze jours et de se mettre en gréve,ils ont dilapidé leur parole et leur crédit,n'étant guère plus écoutés que par les élèves les plus bienveillants à leur égard.

Arrivée le mois de Mai, ils seront les premiers à pleurer pour le BAC... comme chaque années quoi.

Moi je comprends les profs... Obligés de bosser 22 heures par semaine au lieu de 20... l'horreur.

L'école est le premier indicateur de la santé d'une société. L'Etat considère qu'il investit suffisamment voire trop dans celle-ci, très bien. Mais que l'on ne s'étonne pas de la dégradation des autres pans de notre société (respect de la personne, respect du travail, respect des valeurs communes, culture, protection de la cellule familiale, etc. Le gouvernement (et celui-ci n'est pas le premier en cause, loin de là !) n'a pas su profiter de l'immense chance qui se présentait à elle : profiter d'une tendance à la baisse des effectifs pour soulager les effectifs, restaurer les options culturelles et sportives et mieux assurer le suivi des élèves sans augmentation des coûts. Tant pis pour lui, mais surtout tant pis pour nous, on n'élira pas un mauvais élève la prochaine fois !

20 heures de travail par semaine... refus de rester "un peu" après les cours... de tels commentaires ne révèlent qu'une seule chose : une ignorance à peu près totale de ce qu'est en réalité le métier d'enseignant.

Je suis stupéfait de voir que certaines personnes confondent encore "heures de cours" et "heures de travail"... comme si le travail d'un enseignant se limitait à ses heures de présence devant ses classes. Et la préparation (ou l'actualisation) des cours ? La correction des copies ? Ces tâches régulières n'ont rien n'anecdotique, n'en déplaise à ceux qui pensent encore que les profs sont "payés à rien foutre". Quand on ajoute le temps de préparation des cours, celui des corrections et le temps de présence effectif devant les élèves, un enseignant dépasse très largement les 35 heures de travail hebdomadaires.

Et contrairement à un "argument" trop souvent entendu, la plupart des enseignants ne comptent pas leur temps. Il m'est fréquemment arrivé de rentrer chez moi passé 22h après une rencontre parents-profs ou de prendre sur mon temps personnel pour m'entretenir avec des élèves, des parents ou d'autres membres de la communauté éducative : je ne m'en plains pas, car tout cela fait partie du travail d'un enseignant, mais je trouve insupportable qu'on continue à nous dépeindre comme des glandeurs qui se la coulent douce...

Enseigner est un métier difficile, même lorsqu'on a la chance de le faire dans de bonnes conditions (ce qui n'est pas toujours le cas)... mais lorsque ces bonnes conditions n'existent plus, enseigner peut devenir une tâche quasi-impossible - et aussi "mal vécue" par l'enseignant que par les élèves. Si des collègues se mobilisent contre les classes surchargées, c'est justement pour défendre l'intérêt de leurs élèves, pour pouvoir exercer leur métier (ou, si vous préférez, leur mission) dans des conditions acceptables - et je ne parle pas ici de confort personnel mais de réalité pédagogique.

à vendetta : avez-vous une idée du temps nécessaire pour préparer un cours ou corriger une liasse de copies? essayez de parler de ce que vous connaissez, plutôt que d'asséner des sentences...très constructives!

@ Vendetta
"Moi je comprends les profs... Obligés de bosser 22 heures par semaine au lieu de 20... l'horreur."
Alors que l'information n'a jamais été aussi accessible, nous pouvons encore trouver de tels propos : de la désinformation à l'état pure à moins que cela ne soit de la provocation !
Professeur, je ne suis pas d'accord avec mes collègues du Lycée Pierre d’Aragon à MURET. Néanmoins, je les respecte, leur sait gré de leur logique. Je pense tout comme Booh que l'on juge une société à son investissement dans l'éducation, pour l'avenir.
Il faut croire que nous sommes devenus les boucs émissaires de tout ce qui va mal dans notre société. Nous avons perdu depuis longtemps la bataille d'une opinion publique désorientée.
Autre problème, dés que l'on parle d'éducation les débats se transforment ipso facto en café du commerce (cf. vendetta). Etait-ce cela l'ambition du web 2.0. Quel est alors le rôle du modérateur ?

chris.

"Moi je comprends les profs... Obligés de bosser 22 heures par semaines au lieu de 20... l'horreur..."
ou encore les commentaires de thierry moreau ou vendetta...

Il vaut mieux lire ça que d'être aveugle... Non mais on rêve! D'abord, cela fait longtemps que les profs sont présents plus de 22h par semaine sur leur lieu de travail, et même si ce n'est pas le cas, c'est qu'ils sont chez eux pour préparer les cours (ce qui prend un certain temps, contrairement à ce que certains pourraient croire) ou corriger des copies. Et il leur faut largement le complément de 20h jusqu'à 35 ou même 40h pour préparer des cours de qualité qu'ils proposent à des élèves dont les parents sont toujours les premiers à râler à propos des conditions dans lesquelles étudie leur cher petit marmot.

Eduquer des enfants (même les siens) n'est pas de tout repos, la preuve certains sont tellement débordés qu'ils en chargent les professeurs, qui ne sont plus bons qu'à garder les enfants : la preuve en est à travers le nouveau service minimum d'éducation mis en place par le gouvernement ... Dans ces conditions comment transmettre à la fois la culture et le respect de la communauté, le savoir-vivre ensemble? C'est facile de critiquer les profs sur tout ce qu'ils font... Ils ont bon dos...
La bivalence, c'est la fin de la qualité des enseignements. Personne n'aurait l'idée saugrenue de demander à un boulanger de faire aussi le métier de boucher, ou personne ne demanderait à un comptable de piloter un avion : eh bien il est du même acabit de demander à un prof de français d'enseigner le grec, à un prof de mathématiques d'enseigner les sciences physiques ou bien à demander à un prof de SVT qu'il enseigne l'éducation physique et sportive, qui est loin d'être la pratique imbécile d'un quelconque sport, mais qui envisage ce dernier de façon réfléchie, et adaptée aux difficultés des élèves.

Les parents d'élèves, dans leurs exigences sont des plus contradictoires...

Ceux qui pensent que la situation des profs est confortable, entrez donc deux secondes dans une salle de classe à leur place, et soumettez-vous aux ordres de votre hiérarchie, et on en reparlera!

Que les parents soient prévenus, c'est quand même pour LEURS enfants que les professeurs font grève à leurs propres dépens, pour qu'ils bénéficient d'une éducation digne de ce nom, pour diffuser la culture, mais vu comme c'est parti avec les réformes du gouvernement ce ne sera plus possible. Ne venez pas pleurer quand VOUS devrez payer une école privée pour avoir autant que ce que vous pourriez avoir maintenant gratuitement ou presque.

Enfin, le bac : les profs sont les premiers à vouloir conserver les épreuves écrites, car des épreuves d'examen sont nécessaires et bénéfiques à la formation de l'individu, la correction anonyme, contrairement au système de contrôle continu est ce qui permettra d'assurer l'objectivité des résultats. Si les profs subissent les pressions des élèves et de leurs parents pendant l'année, comment peuvent-ils faire leur travail correctement? Le bon prof deviendra celui qui met une bonne note, alors? Mais qu'est-ce que cela veut dire? Plus rien : on est d'accord... De la même manière, si vous êtes un ingénieur qualifié ou un ouvrier qualifié en plomberie, aimeriez-vous que les profs viennent vous dire comment faire votre métier? Non, que je sache! Alors dispensez-vous de juger le leur en laissant vos enfants les noter... Ils savent ce qu'ils font : ils sont qualifiés, ils ont cinq années d'études après le Bac à leur actif, QUAND MÊME !

Vous vous trompez de combat en attaquant les profs sur tout : vous feriez mieux de protester contre les banques qui font leur profits sur votre dos, et sur les grands patrons qui n'en finissent pas de partir sans gêne avec des parachutes dorés dont la valeur dépasse tout ce que vous pourrez jamais gagner dans votre vie, contre la franchise de santé, contre la peine plancher, contre le mépris non caché de la culture de la tête de l'Etat et de ses condisciples, contre la mise en danger de la laïcité, de l'indépendance des médias... Et quoi d'autre encore?

Un dernier détail, je ne suis pas professeur...

Il faut cesser de fuir le problème et la question : pourquoi cette majorité de droite, depuis 2002, attaque t-elle autant l'Education Nationale ? L'explication courante se réduit à la valeur comptable. Il y a autre chose : l'éducation, nationale, c'est le don le plus massif de la République aux citoyens, par une formation scolaire de premier plan (par rapport à ce qui se fait dans le reste du monde), dans la gratuité (ou presque), sur des valeurs, des références, des idées et des hommes de gauche !

"La critique est aisée, mais l'art est difficile".
Je donne rendez-vous à tous ceux qui pensent que nous, les profs, ne sommes que des fainéants et leur propose de prendre ma place, ne serait-ce qu'une semaine. Mais à une condition: je veux assister aux cours de tous ces donneurs de leçon.
Prof, bientôt 40 années de métier et toujours fier de ce qu'il a fait, de ce qu'il fait encore mais avec plus de difficultés car le "public" a bien changé...

Le coup de la préparation des cours, on connait... c'est clair que le professeur de math, de physique et surtout d'EPS chaque année doivent revoir leur cours.
Certains professeurs nous parlent de l'abandon des parents dans l'education de leur enfant et qu'à present ils se retrouvent à la faire à leur place à l'école. Je n'y crois pas non plus car que penser d'une professeur qui se laisse dure "tu" par ses eleves? Le respect serait déjà de faire respecter la barrière professeur/eleve.

J'ai pour ma part quitté l'enseignement pour me reconvertir dans le privé...Quelle tranquillité, quelle qualité de vie retrouvées. Qui n'a pas été enseignant ne peut pas savoir!
Quand je rentre chez moi, ma journée est finie, vraiment finie: plus de copies à corriger, plus de cours à préparer... Désormais je suis chez moi vers 18 heures (eh oui, nommée loin de mon domicile je devais faire de longs trajets en voiture), mes enfants sont calmes et c'est à eux, aux miens, que je peux me consacrer.
Les vacances? Où est le problème? Avec les récupérations, les RTT et divers autres arrangements j'en ai suffisamment pour ne pas me plaindre et éviter d'avoir à faire garder mes gamins (lorsque j'étais prof, il fallait une babysitteur entre 6h et 7h30 le matin, heure à laquelle elle les déposait à la garderie pour les récupérer à 18h et les garder jusqu'à notre retour... Je suis partie de l'enseignement le jour où j'ai réalisé que mon bébé avait passé 12h chez sa nourrice)
Mon pouvoir d'achat est nettement en hausse, un prof est mal rémunéré, pour avoir une augmentation significative il faut être inspecté... Moi je l'ai été deux fois en 15 ans!
Sans compter que maintenant le mal être social je le décortique dans la presse, dans les livres que j'ai enfin le temps de lire... pas dans mes classes, confrontée à des gamins mal traités, victimes d'inceste, délinquants en herbe ou simplement exclus.
Vraiment, je ne regrette pas ce choix et contrairement à ce que pensaient mes proches lorsque j'ai décidé de démissionner de l'éducation nationale, j'ai beaucoup gagné et à tous niveaux.
Il me reste une question à poser aux pourfendeurs d'enseignants: pourquoi n'y allez-vous pas, on manque cruellement d'enseignants actuellement, certaines disciplines sont sinistrées au point que le niveau de recrutement est revu à la baisse. Vous avez donc toutes les chances de réussir.
j'ai laissé ma place, prenez-la!

C'est bien facile de tout refaire tomber sur les profs - qui bien etendu sont des fainéants comme tous les boucs émissaires - alors que l'on est entrain de démanteler l'Education Nationale. Voir les projet de l'OMC dans le cadre de l'Accord Général sur la Commercialisation des Services.

Celles et ceux qui pleurnichez contre les enseignants vous serz bien avancé-e-s lorsqu'il n'y aura plus de service public de l'éducation, comme il n'y a plus de service public de l'électricité par exemple.

@grellety, ce qui se fait ailleurs est meilleur ;). Dans le classement de Shanghai, si décrié, ou se positionne l'enseignement français?

Quand on ne sait pas de quoi on parle on évite les clichés. Essayez de passer 18 h 00 à enseigner devant les élèves, pas seulement un moi ou deux, mais plusieurs années, et on en reparlera. 18 ho devant les élèves ce n'est pas 18 h 00 derrière un bureau, la dépense nerveuse et la dépense de soi sont tout autres. C'est comme si on comparait une heure de chirurgie et une heure de secrétariat : et je m'empresse de dire que j'ai le + grd respect pr les secrétaires. Et à cela il faut ajouter tt le reste, déjà donné par les collègues. Si c si facile, passez le concours et arrêter de déblatérer ...

Ce n'est pas 8000 postes mais 80000 qui seront supprimés d'ici 2012!!!!!

A Strumph. Ok on change de métier, je prend ta place et toi mon marteau piqueur ou ma taloche pour tirer un platre au plafond. Et, comme toi je demande à voir. A voir ton dos au bout des 35 heures.

OK 20h de cours + la préparation (le programme change tous les ans?????) des cours et la correction des copies.
On oublie bien sûr les vacances 4 mois/an, je pensais qu'une partie de ces vacances pouvait être utilisée pour préparer les cours!! je me trompais.
Au fait ce n'est pas chez les enseignants que l'on trouve le plus grand taux d'absentéisme?
Vraiment je plains le corps enseignant .......

Ce qui est bien avec les professeurs, c'est leur discours du style "Quand on ne sait pas de quoi on parle on évite les clichés. Essayez de passer 18 h 00 à enseigner devant les élèves, pas seulement un moi ou deux, mais plusieurs années, et on en reparler" Que doit dire un chirurgien qui a la vie de patient entre ses mains?
Il y a des métiers plus difficiles alors évitez de vouloir nous faire pleurer LOL.

Une question au détracteur systématique de toute les grèves : J'y ai réfléchit de mon point de vue tout à fait non objective et j'arrive vraiment pas à trouver une réponse satisfaisante.
quelles sont vos raisonnements? Vous ne pouvez pas accepter de croire que des gens soit capable de faire grève non pas par intérêt personnel mais pour une cause commune?

Et s'il s'avérait que vous ayez raison. Qu'il existe des métiers qui permette d'avoir plus de temps libre à consacrer à ça famille, ces amis ,à son épanouissement personnel ( Qui ne se fait pas pour tout le monde dans le travail ). Ne devriez vous pas être content pour eux ? Ou alors c'est de la jalousie, genre, tout le monde doit forcement morfler autant que moi sans broncher. Par-ce-que ça demande bien moins de courage que de ce battre pour justement essayé d'améliorer ça propre condition?

Vous rendez vous comptes de ce qu'implique une grève avec blocage nocturne?

Non sûrement pas ...

- Ce lever à 5 heure du mat pour bloquer des entrées dans le froid.
- S'en prendre plein la tronche (Verbalement, Physiquement) par des gens qui, souvent, on à peine réfléchit à la question et refuse d'en débattre. ( Faute d'argument valable ? )
- stresser toute la journée pour organiser des débats, rédiger des tracts, ... Alors que rien n'empêche de rentrer prendre du bon temps chez soi!
- Finir les AGs interminables à pas d'heure et dormir à l'arrache.

Et hop le lendemain c'est repartie pour un tour...


Les mouvements contre la dramatique diminution de la DGH ont commencé dans le Var depuis la rentrée de février : grève des profs suivie d'un blocage par les élèves au lycée du Coudon (la Garde, 83).Cette semaine blocage des lycées de la Seyne sur Mer par les élèves. Ce soir, occupation nocturne du lycée Dumont d'Urville (Toulon, 83). Toutes informations vérifiables dans la presse locale : Var-Matin (04 94 10 35 00) ou la Marseillaise (0618 42 17 78)

@Vendetta

évidemment que les profs de maths, de physique et d'EPS réactualisent leurs cours; vous avez déjà entendu parler des changements de programmes je pense? De plus il faut s'adapter aux élèves toujours plus difficiles d'années en années, et ce GRÂCE à la massification de l'enseignement. Si vous voulez on repart 50 ans en arrière, et les classes seront bien sages parce qu'il n'y aura que les gosses des riches bien élevés sur leur 31 qui en profiteront!

Quant aux professeurs d'EPS, sachez qu'eux aussi ils savent lire!!! Ils ont aussi Bac +5, et plus ils lisent mieux c'est pour l'éducation de vos enfants : d'une part pour trouver toujours plus de solutions pédagogues pour s'adapter à la diversité des enfants, et à leurs aptitudes physiques. Quant à la préparation des cours, je peux attester qu'ils y passent un certain temps : trouver des exercices adaptés à chaque niveau, diversifiés pour ne pas refaire la même chose toutes les semaines, faire en sorte que les élèves puissent bénéficier d'un large panel d'activités, pour le plaisir des élèves (privilégier au hand ball ou à l'endurance des activités moins connues telles que la course d'orientation, la natation, la gymnastique acrobatique, l'escalade, le volley ball, l'athlétisme au sens large...) ce qui est loin d'être facile vu qu'ils doivent batailler sans cesse contre leur administration qui n'en finit pas de leur mettre des bâtons dans les roues pour les éternelles questions de sécurité, ou bien parce que de toute façon l'éducation physique n'est pas plus considérée que l'éducation musicale ou artistique. De telles matières sont une occasion de s'ouvrir à la culture, à une autre manière d'envisager la vie, et préparer ces cours demande autant de temps que de préparer ou actualiser un cours de mathématiques et corriger des copies. Et tout cela est toujours fait dans l'optique de satisfaire toujours plus les élèves, POUR eux, parce que les professeurs ne comptent pas le temps qu'ils passent avec et pour leurs élèves, car pour eux permettre à un enfant d'accéder à l'éducation et à toute forme de culture est le but premier : c'est leur objectif, la raison d'être de leur métier. Elargir autant que faire se peut leur horizon culturel pour arriver à l'âge du vote capable de juger objectivement les arguments qu'on peut leur soumettre et voir que vous n'êtes pas allés chercher les vôtres très loin. Avant de parler de l'éducation lisez et documentez-vous!

mes chéris, souvenez-vous bien qu'on est dans un pays qui n'aime personne ! ni les jeunes, ni les retraités, ni les enseignants, les chercheurs, ni les handicapés, ni les immigrés. Nous sommes un pays de vieux, fait pour les vieux riches et qui nous rappelle à nous, quand la viande n'est pas périmée que, pour accéder au pouvoir d'achat, nous n'avons qu'à travailler plus (feignants !) ; que ce sont ces "salauds d'immigrés" qui ponctionnent notre argent, mais évidemment pas les expatriés en Suisse (mais on n'oublie pas Paris-Dakar ou le Vietnam quand on peut en profiter). Mes chéris, les caisses sont vides ! Surtout pour nous !

Eh bien moi j'ai très logiquement décidé de me payer sur la bête!!

Puisque ceux qui ne sont pas profs n'y comprennent rien (cf.Vendetta), que le gouvernement à décidé que le 1° budget de l'Etat était la seule variable d'ajustement de ces temps de disette fiscale organisée, que la dégradation des conditions de travail et des relations entre collègues sont devenues quotidiennement palpables (cf la discussion que j'ai eu y a pas une heure), que notre rémunération réelle ne cesse de décrôitre :

Au lieu des trois devoirs de type bac exigés par trimestre, j'en donne deux, voire un.
Je refuse de m'attarder sur le cas des attardés (les élèves les plus faibles, sur eux que ça tombe, comme d'hab : au fond ça les prépare au monde qui les attend)
Je feinte toutes les réunions, sauf si elle tombe durant des heures de cours.
Je ne monte en cours qu'après la seconde sonnerie (les initiés comprendront).
Je ne prépare plus un cours, je "laisse s'exprimer les élèves".
Je m'inscris à tous les stages, surtout les plus bidons.
Je pique à l'occasion quelques ramettes pour mon imprimante.
Je lèche d'une langue de velours le postérieur de tout ce qui ressemble vaguement à une autorité, garantie de mon avancement rapide depuis peu (ha, ha, ha!!)
J'intrigue pour récupérer quelques heures sup, il est de plus en plus facile de gratter en sus de notre traitement l'équivalent d'un smic de salarié précarisé.
Enfin je donne quelques cours privés aux élèves qui en ont les moyens, histoire de leur enseigner ce qu'il n'apprenne plus gratuitement à l'école (cf. Les raisons évoquées plus haut).

Alors, les parents, elle est pas belle la vie?

Tchao, losers

eh bé moi je les soutiens à fond les profs de Pierre d'Aragon et d'ailleurs!!!!
y en marre de tous ceux qui cassent du prof, du postier, du cheminot, la santé, EDF, l'université etc. bref de ceux qui cassent les agents du service public et je lis qu'ils sont assez nombreux sur ce blog ! que Sarkozy et son gouvernement le fasse ça ne m'étonne pas. ils sont là pour ça et ils ont annoncé la couleur !!! mais que des citoyens suivent ces gens là en pensant qu'en réduisant à néant le service public leur vie va s'améliorer, c'est lamentable ! défendre le service public, tous les services publics, c'est défendre une certaine égalité de traitement et accès à tous tout sur tout le territoire. nos finances ne permettent plus un service public ? erreur ! ce n'est qu'un choix et des priorités qu'un gouvernement peut défendre plutôt que de faire des cadeaux fiscaux aux plus riches ! c'est un choix de société... mais on préfère casser pour donner au privé qui nous coutera à tous un max de pognon ! lisez ce que c'est que l'AGCS (accord général sur le commerce des services) ! et arrêtez de vous en prendre à vos semblables plutôt qu'au CAC 40 et à ceux qui font des milliards sur notre dos et n'augmentent ni les salaires ni les investissements ! les jours ou certains ne se tromperont plus de cible, on aura fait un grand chemin pour plus de justice et de solidarité !

de tout coeur avec ceux qui se battent tous les jours qu'ils soient profs ou cheminots !
(je précise que je ne travaille pas dans la fonction publique)
Convergence des luttes !!!
j'ai 68 de tension !

Mais on ne souhaite pas passé le concours sergueï, on veut simplement que vous admettiez que vous ne refaites pas vos cours tous les mois, que vous disposez de 7 semaines l'été tranquilles héritage des moissons paysannes du début du XXème, que votre seul objectif à la rentrée est de vous arranger votre emploi du temps.

Emploi du temps d'ailleurs pour lequel vous êtes consultés en juin pour connaître vos souhaits. Vous connaissez un salarié qui détermine son emploi du temps à l'avance et qui râle le jour de la pré-rentrée parce qu'il n'a pas un WE de 3 jours ou 2 jours consécutifs non travaillés dans la semaine.

Je suis fils de profs et de proviseur, copains de profs, neveu de profs, ancien membre du mammouth du secondaire,j'ai tâté de la ZEP dans le 93.
Je connais la limonade. Je connais la difficulté du métier mais acceptez au moins de créer une équité avec le reste du monde du travail.

Comment justifiez vous qu'un certifié qui devient agrégé par concours interne donc à priori plus qualifié et bien non seulement son salaire augmente : normal mais en plus il passe de 18 h à 15 h de cours. Je ne vous parle même pas du fait qu'il n'ait pas besoin de faire preuve de mobilité. Que n'entendrions nous pas si l'on demandait aux lauréats du concours d'être mobiles vers les ZEP ?

Assez de complaintes, acceptez la critique, regarder l'individualisme qui se développe dans les salles des profs, reconnaissez que l'on ne peut pas donner à un système plus de moyens (et je suis pour) sans que derrière on en évalue les résultats (et donc la qualité de votre travail).

Arrêtez de boycotter les bacs blancs, belle méthode que de ne pas remplir vos obligations de service et de ne pas risquer le prélèvement pour jour de grève.

Quant aux heures sup, hormis les chevaliers de l'éducation nationale, j'en ai vu un paquet défiler fin août dans le bureau du dirlo pour avoir son ou ses heures sup pour l'année. Visiblement dans ce cas le travail en plus ne semblait pas les effrayer.

Qui osera me dire que cela ne se passe pas comme ça dans la majorité des bahuts français ?

On devrait bien avoir une discussion aussi informée, ouverte et enrichissante sur d'autres professions. Je ne sais pas, moi : notaire, croque-mort, steward, dentiste, journaliste à LibéToulouse.

Il serait intéressant, par exemple, de savoir si des paramètres comme l'ancienneté ou l'adhésion au "bon" syndicat y tiennent une place comparable à celle qu'ils occupent dans l'éducation nationale. Et si les membres de ces professions sont prets à occuper de nuit les morgues, les études notariales ou les bureaux du journal.

Salauds de fainéants de profs !
Allez, Raymond, remets en nous un pour la route !

"vous ne refaites pas vos cours tous les mois" ... c'est vrai, je les adapte presque tous les jours, n'ayant pas la chance d'avoir des clones en cours.

"vous disposez de 7 semaines l'été tranquilles héritage des moissons paysannes du début du XXème" ... deux remarques : et d'une nous ne sommes pas payés pendant ces fameux deux mois de vacances, notre salaire étant calculé sur dix mois puis annualisé et de deux expliquez moi d'où vient le treizième mois dans le privé ? de l'époque où l'année comportait treize mois.

"Vous connaissez un salarié qui détermine son emploi du temps" ... vous conaissez beaucoup de salariés qui ne dispose d'aucun endroit pour travailler sur son lieu de travail ?

"Je connais la difficulté du métier mais acceptez au moins de créer une équité avec le reste du monde du travail." ... ok, vous faites grêve quand pour la suppression des CE, treizième, quatorzième mois ...

"Quant aux heures sup, hormis les chevaliers de l'éducation nationale, j'en ai vu un paquet défiler fin août dans le bureau du dirlo pour avoir son ou ses heures sup pour l'année. Visiblement dans ce cas le travail en plus ne semblait pas les effrayer." ... bon alors pour la bonne marche de notre économie vous ne verrez aucune objection à ce qu'on revienne aux 39h sans augmentation bien entendu.

"Je connais la difficulté du métier mais acceptez au moins de créer une équité avec le reste du monde du travail."

Encore une fois, c'est ce décharger sur les autres de ces propres responsabilités. C'est à nous (salarié du privé) de se battre pour justement tenter de créer cette "équité" en améliorant nos conditions de travails et non en pourrissant celle des autres.

réponse à boun,

toute profession s'adapte au quotidien en fonction des situations qu'elle rencontre de l'infirmière (face à une rechute d'un malade) au livreur qui est coincé dans un embouteillage mais qui doit tenir les délais. Heureusement que vous vous adaptez en cours sinon d'aucuns auraient déjà penser vous remplacer par des ordinateurs.

Ok pour les 10 mois sempiternel argument, mais si je compte bien 10 jours toussaint, 15 jours noel, 15 jours février, 15 jours paques, 7 semaines au pire l'éte ça fait pas un peut moins que 10 mois avec toutes ces vacances ? Allez arrêtez avec ces comptes d'apothicaire.

Si vous acceptez le principe pour vous des bureaux dans les EPLE je pense que l'on peut aisément trouver des moyens provisoires (gestion planning salle à un prof uniquement ou locaux provisoires, puis définitifs).

1 million de fonctionnaires à l'EN et qu'avons nous réussi à créer MGEN-CAMIF ? en plus vous ne devez être prof d'éco sinon vous sauriez que le tissu économique français se compose en majorité de TPE et PME qui n'offrent ni CE ni 13ème ou 14ème mois. Arrêtons de croire qu'il n'existe que Renault ou Bouygues comme entreprise en France. Même si ces dernières asphyxient, je le concède volontiers ces TPE ET PME en bout de chaîne.

Petit calcul 18 heures de cours+18 heures de correction et préparation = 36 heures semaine allez soyons large pas 39 mais 40 heures comme vous le suggérez

52 semaines - 14 semaines de congés = 38 semaines

38 x 40 h = 1520 h

on est loin des 1607 heures annuelles fixé par le code du travail pour tous les salariés du privé ou du public !

Vous prenez conscience de quelque chose maintenant ? Vous savez que votre cursus ne vous a vraiment pas fait du bien brevet-bac-fac ou prépa-capes-agreg. Mis à part des petits boulots combien sont ceux qui ont dans le corps enseignant eu une autre expérience professionnelle ?

Moi je voudrais juste que l'on vous donne des moyens, que vous soyez maîtres de votre DHG sur 3 ou 4 ans par exemple mais que vous puissiez aussi être jugés sur vos résultats sans considérer que l'acte d'enseigner ne peut pas se qualifier ou se quantifier en terme d'objectif.


Si les enseignants étaient sérieux, nos gamins n'auraient que de bonnes notes, il n'y aurait pas de violences à l'école, et tout le monde aurait un emploi.

Salauds d'enseignants !

haltla le soi-disant centriste se dévoile bien réac pour le coup...

Diviser pour mieux régner, vous connaissez?
Certains d'entre vous tombent dans le panneau têtes baissée.

Vous avez raison, les privilégiés sont les profs et les cheminots, alors que les patrons et actionnaires sont de pauvres exploités... pfff ce qu'il faut pas entendre!

Nous ne sommes pas payés en théorie pendant les deux mois de vacances, vous comprenez ça au moins ? c'est un peu comme si dans le privé on enbauchait une personne pendant 6 mois pour qu'il travaille 1607 heures ... alors je suis peut-être pas prof d'éco, mais au moins je sais compter et j'ai encore une once de bon sens.

"Si vous acceptez le principe pour vous des bureaux dans les EPLE je pense que l'on peut aisément trouver des moyens provisoires (gestion planning salle à un prof uniquement ou locaux provisoires, puis définitifs)." ça va être délicat, dans mon lycée les profs sont plus nombreux que les salles ...

et enfin l'argument qui tue :"Mis à part des petits boulots combien sont ceux qui ont dans le corps enseignant eu une autre expérience professionnelle ? " c'est marrant parce qu'avec quelques petites modifications on obtient ça : "Mis à part des cours particuliers combien sont ceux qui ont dans le privé eu une autre expérience d'enseignement ? " mais c'est vrai que vous vous avez la chance de connaître la vraie vie

Boun, ce que tu racontes est proprement incompréhensible, ça n'a ni queue ni tête !... je ne sais pas où tu as fait tes études mais tu devais avoir un zéro pointé en expression.... Ou alors je suis complètement idiot.

ok donc 2 mois non payés c'est 14 semaines de congés. Je prend l'argument du lissage des 1607 heures sur 10 mois et je le fait mien, j'aimerai bien savoir comment vous arrivez à caser 1607 heures en 38 semaines , vous faites tous 42h30 par semaine de boulot soit 6 heures de boulot au quotidien du lundi au dimanche. Effectivement là je comprends vos motivations et vos revendications.

Je suis un peu taquin mais bon on peut échanger. Sur le principe du concours interne, tu ne m'as pas répondu. Quid de la mobilité après réussite ?

sur l'expérience professionnelle, désolé mais j'ai bien vu en 2003 que les COP étaient essentiels aux enseignants donc je suppose qu'ils exprimaient là un déficit de compétence certain justifiant les longues grèves.(j'en était)

Il est vrai que vous avez eu un peu moins de sollicitude pour les agents de services que vous avez laissé tombé à leur sort de futurs décentralisés une fois les COP sauvés. Comme quoi des fois on peut faire des concessions et accepter le changement.

Pour les locaux, je reconnais volontiers qu'ils sont peu adaptés et sans doute pas assez nombreux par contre me dit pas qu'il y a plus de profs que de salles. D'une part car vous ne travaillez pas tous du lundi au vendredi de 8h à 18 h, par ailleurs les locaux peuvent être adaptés aisément au regard des espaces existants. Je t'accorde que le problème est compliqué et je ne suis pas forcément pour une présence continue des enseignants dans les collèges. Les emplois du temps surchargés des élèves ne permettent pas à mon sens des échanges quotidien donc peu d'intérêt pour moi.

Alors le dernier argument c'est un peu... je trouve pas les mots. Quand même il faut bien reconnaître qu'il existe des principes sociologiques à chaque CSP. regardes qui fait l'ENA ou les grandes écoles (des fils de profs en majorité) y'a bien un lien.


Sinon effectivement on peut taxer le grand capital, respect pour la mémoire de lambert

incompréhensible ou que tu n'es pas capable/ne veux pas comprendre ?

c'est pourtant pas compliqué, on n'est payé que 10 mois avec un salaire étalé sur 12 mois, donc pourquoi devrions nous faire 1607 heures annuelles ? je vous rappelle au passage que l'année comporte 12 mois et non 10 jusqu'à preuve du contraire, on devrait donc faire environ 1340 heures, et d'après le calcul fait plus haut (qui n'est pas de mon fait) on trouve 1520 heures.

"Boun, ce que tu racontes est proprement incompréhensible, ça n'a ni queue ni tête !... je ne sais pas où tu as fait tes études mais tu devais avoir un zéro pointé en expression.... Ou alors je suis complètement idiot." vu votre message précédent je crois avoir la réponse ...

Merci docteur Boun pour le diagnostic je vais aller me faire soigner !

on peut disserter sur les heures longtemps et sur le temps de travail mais je t'ai posé des questions simples.

quid de la mobilité après l'agreg interne.

Quid de l'attitude du corps enseignants par rapport aux agents de services des collèges?

Quid de la réforme des rythmes scolaires et de la suppression des 2 mois de congés l'été?

Quelles sont tes propositions ? que veux-tu changer ?

boun,

pourquoi 1607 heures de travail ? parce ce que c'est la durée légale du travail en France.

c'est dur aujourd'hui d'être prof, sans légitimité sociale, sans base certaine pour la contestation publique

bon courage

je suis un peu provoc volontairement, j'attends les arguments des uns et des autres

Ben dis donc on a un paquet de réactionnaires anti-profs!

Mais c'est bien connu qu'on critique toujours ce qu'on ne connaît pas.
Après tout pourquoi être unis face à ceux qui nous exploitent quand on peut se jalouser des miettes entre nous... c'est beaucoup plus marrant...

En fait on peut difficilement tenir une comptabilité du temps de travail des profs, comme d'autres professions d'ailleurs - par exemple les travailleurs sociaux - de la même manière que pour des professions plus techniques. Pourquoi ? Parce que l'on travaille sur de l'humain et non sur de la matière.

Le temps, de "travail" dans ces professions n'a pas la même teneur, la même consistance - il y a un temps de préparation, de réparation (mais oui !) différent. Je ne dis pas que c'est plus facile, ou plus important, je dis que c'est différent... et ça ça échappe à toute normalisation, d'où les polémiques stériles qui portent sur des éléments de comparaison qui n'ont pas lieu d'être.

Les enseignants doivent bénéficier de conditions de travail particulières comme d'autres professions particulièrement usantes physiquement (routiers, batïment, pêcheurs, infirmières) doivent, ou devraient, avoir des conditions particulières. Par exemple, je trouve tout à fait normal que des enseignants prennent leurs retraitres à 60 ans, voire 65 dans le supérieur, mais que les professions dures citées la prennent à 45 voire 40 ans.

Bien sûr, lorsqu'on veut diviser les gens pour mieux les exploiter, comme fait le sarkozysme, on joue sur ces différences pour attiser les haines et dénoncer les soit disant "privilèges"" des uns et des autres.

Les réac qui s'expriment ici ne sont en fait que des gens qui sont tombés dans le piège tendu par la bande à Sarko et qui causent de choses qu'ils ne connaissent pas, ou du moins qu'ils n'ont pas étudié de près.

Il faudrait peut être comprendre que enseignées et enseignants doivent avoir de bonnes conditions de travail...35 par classe,ce n'est pas le cas. Les difficultés de tous sont exacerbées et au final...ce sont les élèves les plus fragiles qui sont pénalisés...

Juste quelques précisions sur la réalité du métier de prof:

* 5 classes en moyenne*35 élèves par classe =185 élèves enseignés par semaine.

* 5 progressions générales à bâtir, à modifier en fonction des difficultés rencontrées par les élèves

* des cours à reprendre à réviser avant chaque cours (vaste programme)

* des supports (montages, recherche de docs, diapo sessions...) à préparer

* des photocopies à faire (avec la queue -2 photocops pour 150 profs-...)

* 1 évaluation minimum par mois à préparer pour chaque classe, adaptée aux compétences développées

* et donc...une évaluation minimum par mois à corriger (soit 185 copies à lire (parfois déchiffrer) et surtout à commenter pour aider les élèves à s'améliorer.

(faîtes un petit calcul 10 à 15 min par copie multiplié par 185 = 1850 à 2775 min soit 31 à 46 heure s par mois -le double si l'évaluation dure deux heures- )

* saisir les notes, remplir les bulletins (185) à chaque trimestre

* réunions pédagogiques entre midi et deux (pas de créneaux réservés...)projets, entretiens, réunions avec les parents, conseils de classes

Et surtout...retenez que ceci se fait sans la présence des élèves...donc rajoutez aussi...18 heures par semaine d'enseignement devant des classes de 35 ados...(et là, ne comptez pas votre fatigue!)

Vous comprenez bien qu'il ne s'agit pas de 18 heures de travail par semaine !

Donc pour finir... rarement un WE sans boulot à la maison (idem pour les vacances)!

Enfin, je l'aime mon métier mais je pense bientôt le quitter, il se dégrade trop et le mépris de ceux qui ne le connaissent pas n'arrange rien. Et...la cerise sur le gâteau...c'est le salaire...
1900 euros aprés 18 ans de carrière, bac plus 5 et un concours national sélectif...

Cordialement, Nathalie prof certifiée de SVT en lycée

on pourrait commencer par faire une distinction collège/lycée : 18h (y compris pour les agrégés) en collège et 15h (y compris pour les certifiés) en lycée avec les agrégés affectés en priorité en lycée (ce qui aurait le mérite d'expliquer la coexistence des deux concours), croyez moi si vous faites votre boulot correctement avec des horaires comme ça vous les faites largement les 35h par semaine.

pour la mobilité on devrait avoir possibilité de pouvoir aller dans des établissements diificiles pendant quelques années sans pour autant perdre le poste qu'on occupe déjà (c'est assez enrichissant de changer de poste) quitte à avoir un avancement de carrière plus rapide ou une prime conséquente. Actuellement si tu fais ça le jour où tu veux partir de ZEP il faut passer par les mutations, et dans l'EN les mutations sont un peu "hasardeuses", les initiés comprendront ...

pour les locaux il y a effectivement plus de profs que de salles, moi je veux bien qu'on me donne un bureau mais alors il faudra venir me montrer où on l'installe dans le lycée.

pour améliorer les résultats de l'EN, il faudrait en finir par ce "80% d'une classe d'âge au bac" qui n'a aucun sens, développer une véritable politique d'orientation en développant l'apprentissage ou l'alternance au lieu de faire de la gestion de flux ou du chiffre (au choix).

si vous voulez d'autres idées il y en a à la pelle.

C'est aussi à se demander pourquoi vous accordez une telle importance au temps de travail. on parle de quoi au fait là ? Du temps de travail effectif? Du temps de présence en établissement? 15 heures, 18 heures, 30, 35,40 heures? Le débat est sans fin, il n'y a pas deux profs qui gèrent leur temps ou s'investissent de la même façon. Des branleurs ? Oui il y en a, des malades imaginaires ? Aussi, oui, il y en a aussi...mais comme partout mes braves gens. seulement voilà, ceux qui font grève, ceux à qui vous lancez votre mépris, ceux qui occupent des locaux, qui renoncent à une partie d leur salaire, qui manifestent, dénoncent l'inavouable, refusentl'insoupçonnable, méritent-ils de lire tout cela ? Je ne le crois pas... Dans vos bureaux, vos usines, vous avez vous aussi ce genre de personnes, pour autant, voudriez-vous que l'on vous assimile à elles ? Toute cette discussion est née avec un article relatant un combat. C'est un combat juste, ne l'oublions pas... il y en a bien d'autres, mais celui-là est juste !

C'est dommage, je trouve, on va sans doute abandonner bientot ce fil - loi du genre, l'éphémère... -, alors qu'il devenait de plus en plus intéressant.

Les derniers messages me semblent dépasser les classiques algarades corporatistes pro- et anti-profs, pour aborder quelques problèmes de fond. On commence à discuter de réalités et de possibilités concrètes.

Je voudrais en ajouter une, greffée sur une autre question qui nous vaudra, ici ou ailleurs, quelques étripages : la question de l'age de la retraite.

Avec le passage à 40 ans de cotisation, peut-etre 41,est-ce qu'il ne serait pas temps de se préoccuper de l'aménagement des fins de carrière ? En particulier dans l'enseignement, où l'usure guette, je suis persuadé que pas mal de profs chevronnés accepteraient de consacrer une part croissante de leurs "dernières années" à accueillir et accompagner les nouveaux - en échange d'une diminution du nombre d'heures face aux élèves et de copies à corriger.

Il y a eu pas mal de réflexions sur ce thème. C'est compliqué à mettre en place, et cela risque de déranger le "système". N'attendons pas trop pour expérimenter.

haltla pour faire ça il faut des MOYENS.
Moyens que les gouvernements que tu soutiens retirent à l'éducation nationale depuis des années.

Pensez à vos enfants, si vous en avez :D

Ce sont nous (élèves) qui sommes le plus pénalisés par les mesures prises.
En effet, à 40 par classe, on se concentre (encore) moins bien.
Je ne parle pas des histoires de salaires, j'aimerais juste que l'éducation cesse d'en prendre plein la tronche et qu'on puisse apprendre dans de bonnes conditions. Je ne suis pas en train de faire la lèche-cul, je ne veux pas etre prof plus tard, je veux juste (!) que les gens pensent aux élèves avant de penser (que ce soit vrai ou faux, je m'en contrefiche) tout de suite que les profs agissent pour eux, pour travailler moins.
Personnellement, je n'aurais pas de mal à suivre, qu'on soit 46 ou 22 dans ma classe. Mais, pensez-y, on est peu dans ce cas-là.
A Pierre D'Aragon (31), dans mon lycée, les options art et musique sont supprimées. Comment fait-on quand on fait musique ? On se paye les cours du CNED ? Ou on change de lycée et donc pour la plupart, direction internat? Et au nom de quoi svp ?
Bref, un petit exemple de l'absurdité de la situation dans laquelle est mon lycée.

Au fait, demain 13h, on passe à la télé :p

Pour répondre à Nathalie un professeur certifié est au moins au 7ème échelon après 18 ans d'ancienneté soit un salaire net au minimum de 2 282 € et au maximum de 2 454 €, sans compter les heures supplémentaires HSA ou HSE et les primes ISO (qui je vous le rappelle vous sont payés pour assumer les tâches liées aux différents conseils et bulletins scolaires).

Donc si vous travestissez la réalité pour votre salaire quant est-il pour la charge de votre travail ?

Tout est vérifiable en tapant grille indice+certifié sur google.

Il faut faire attention avec la désinformation.
http://sgen.champagne.free.fr/IMG/pdf/grille_indiciaireau_1-02-07.pdf

Reponse à Eugene27 :

Au 7eme échelon, le traitement MENSUEL *BRUT* (et non net comme l'affirmait Eugène) d'un certifié est de 2255 euros ...

Si on enlève les retenues salariales, cela fait à peu près 1900 euros (comme l'indiquait Nathalie dans son post)

On peut vérifier :
Valeur BRUT du Point indice annuel : 54,6834 € (voir http://www.sg.cnrs.fr/drh/remuneration/valeur-point.htm)

Indice à l'échelon 7 pour un certifié : 495 (voir grille des indices donnée par Eugène)
Donc : = 54,6834*495/12=2255,69

La prime ISO qu'évoquait Eugène est de 80 euros par mois NET

DONC : Quand Eugene dit : "si vous travestissez la réalité pour votre salaire quant est-il pour la charge de votre travail ?" il ferait mieux de s'appliquer la consigne à lui même ...

réponse à cyril

chacun est libre d'aller sur cette page du ministère de l'Education Nationale et d'attaquer le ministre pour information mensongère.

http://www.education.gouv.fr/cid1120/remuneration-personnel-enseignant.html

quel misère! j'aime beaucoup le "cela fait à peu près 1900 euros".

On pourrait aussi ajouter les diverses primes statutaires et l'obligation faite aux enseignants d'accepter au moins 1 heure sup par an. C'est vrai que je doit être moi aussi dans l' à peu près ?

Encore une fois c'est un effort de sincérité et de transparence qu'il faut faire pour que l'on puisse juger sur la réalité et non des "à peu près"

mon cher eugene je serai ravis que tu nous dresses la liste des nombreuses primes auxquelles nous avons droit, quand à l'heure sup il est indiqué (quand on sait lire) qu'on peut nous imposer une heure sup et non que nous sommes dans l'obligation de faire au moins une heure sup par an ...

voilà pour boun.
- Directeur d'école : 92 €
- Indemnité pour les professeurs des écoles spécialisés : 67 €
- Heure supplémentaire année (H.S.A.) (hors professeur des écoles) : 104 € à 115 €
- Indemnité ZEP : 93 €
- Indemnité suivi et orientation des élèves (tous les professeurs des lycées et collèges hors professeur des écoles) : 97 €
-Indemnité de professeur principal : 114 €

si tu relis j'avais écrit "l'obligation faite aux enseignants d'accepter au moins 1 heure sup par an" si tu trouves tant de nuance entre le terme imposer et celui que j'ai utiliser à savoir "l'obligation d'accepter" j'ai peur.
Depuis ce fil de discussion à part me dire que je suis un imbécile prétentieux qui ne sait pas lire et dont tu relèves à chaque fois de manière partielle les arguments pour mieux les détourner à ton profit.
C'est malheureusement symptomatiques du corps enseignant qui n'accepte aujourd'hui en aucune façon l'éventualité de voir certaines choses évoluées. Et, sous couvert de la défense de l'intérêt collectif défend surtout ses intérêts (le boycott des bacs blancs en est l'uns des exemples récents les plus caricaturaux) .

C'est aujourd'hui mon sentiment et ce forum m'a confirmé dans cette position. C'est regrettable et je suis triste de faire cette analyse. A bientôt


d'une part je ne vois pas trop comment on peut cumuler toutes ces primes, et d'autre part assimiler les heures supplémentaires à des primes ... remarque on peut faire la même chose dans le privé : treizième mois, quatorzième mois, ... , participation, intéressement, CE, voiture de fonction, téléphone de fonction, ... et quand on cite on cite entièrement, oui "l'obligation faite aux enseignants d'accepter au moins 1 heure sup par an" est différent de "ne pas avoir la possibilité de refuser UNE HSA" !

eugene27 est ridiculement réactionnaire dans ses remarques.
Compter les heures sups comme des primes, on atteint le comble de la mauvaise foi.

Bref, continue à taper sur les profs, puis après tu passeras aux immigrés, aux handicapés, aux homosexuels... mais surtout pas aux patrons, actionnaires, hommes politiques...
On voit les profiteurs et privilégiés que l'on veut bien voir. Les boucs émissaires ça a toujours été bien pratique!

mais enfin, cessez de croire que dans le privé il n'y a que des salariés qui gagnent des 13 ou 14ème mois et qui jouissent d'avantages exhorbitants. C'est vraiment mal connaître la vie économique que de toujours opposer cet argument.

Pour boun, je ne vois pas comment tu ne pourrais pas cumuler certaines primes :PP+2 HSA+ISO =419 brut (je sais ce n'est pas le cas de tout le monde)

vous taxer de réac la moindre personne qui vous demande d'avoir un regard critique sur le fonctionnement du système éducatif. Comme ouverture d'esprit on peut mieux faire à mon sens.

Vous refusez mon analyse ok c'est votre droit mais qui êtes vous pour penser que je ne sais pas faire la différence entre l'oppression exercer par le système capitaliste moderne sur les travailleurs et l'adaptation que je souhaiterai voir naître du système éducatif par rapport aux enjeux.

Je ne suis pas en train de vendre l'Education Nationale à COCA que je sache ? J'entrevois juste la possibilité de changer certaines choses par le biais de la négociation, chose impossible aujourd'hui au regard de la posture adoptée par le corps enseignant face à tout ce qu'on lui propose que cela vienne d'un gouvernement de droite ou de gauche.

Vous faites tous preuve à mon sens de beaucoup de suffisance vis à vis de ceux que vous avez jadis instruit c'est regrettable.

Enfin, pour boun. Oui tu dois faire un heure sup si ton chef d'établissement te le demande et alors ? Penses-tu véritablement que le système doit être si immobile qu'il ne permette pas une heure d'adaptation par enseignant sur son service.

Enfin, pour ne pas faire comme vous je vous proposerai une petite idée pour vous faire réfléchir.

Un dotation horaire globale pluriannuelle garantie (4 ans) mais qui implique à la fin une évaluation des résultats et donc de votre capacité à dégager en toute autonomie des projets au sein des établissements (pas des voyages sur le temps scolaire par exemple)

moi je n'ai rien contre le fait qu'on m'impose une heure sup, j'ai juste fait une remarque sur la formulation qui laissait croire que TOUS les enseignants étaient obligés de faire au moins une heure sup par an ...
je n'ai jamais dit que les primes n'étaient pas cumulable mais quand on parle du second degré la prime de directeur d'école n'a rien à faire là ...
pour améliorer les résultats c'est pas compliqué il faudrait commencer par nous laisser faire notre travail ce qui implique en particulier que si l'élève Toto n'a pas le niveau pour passer alors il ne passe pas ou il est réorienté ... alors qu'actuellement il passe joyeusement d'une année sur l'autre (le tout en perturbant la classe parfois) et le plus triste c'est qu'on va lui donner le bac grâce à des tonnes d'options plus pipeau les unes que les autres, la preuve on arrive même à avoir le bac avec plus de 20 de moyenne (je précise que l'élève qui a obtenu ces résultats est sans aucun doute très brillant, mais moi ça me laisse pantois ...)

eh bien vendetta, je comprends ta colère contre ces "fainéants de profs" : ils n'ont pas été capables de t'apprendre l'orthographe pendant tes années d'école. Ca doit être à cause des 18h !

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