Fête, alcool et respect de la loi : la quadrature du cercle de la place Saint-Pierre
SOCIÉTÉ. Vendredi soir. Une bouteille de vin blanc entamée dans une main, le téléphone portable dans l'autre, Valérie, 20 ans, remonte la rue Pargaminieres. Radioguidée par SMS, la jeune fille rejoint ses copines «pour faire la fête place Saint Pierre, comme d'habitude».
«Rien de mal à ça», commente le passant ordinaire. «C’est la beuverie générale. Il faudrait l’interdire. Personne ne fait rien !» pétitionnent quelques riverains excédés.
Tandis que la préfecture envisage de sévir, les responsables de la santé public tentent de concilier «l’esprit festif» de Toulouse l’étudiante et la prévention de l’alcoolisme chez les jeunes.
Le Happy Hour à la bière. Photo: DR
19h50, place Saint Pierre. Devant l'entrée du "Pastis ô maître", le portier veille à l'âge légal des consommateurs. Á l'intérieur de ce haut lieu de la nouba étudiante, il est déjà impossible de trouver une place de libre. «Normal, dans 10 minutes c'est la fin du Happy Hour», lance Thomas devant une rangée de gobelets en plastique: «Entre 19h et 20h, pour un verre payé, le consommateur a droit à un autre verre offert». «Ça marche à fond. On fait ça avec la bière et le pastis que l’on vend aussi au mètre ce qui fait une quinzaine de verres, mais pas avec les jus de fruits», explique l'un des serveurs. Sur un mur de la salle, une affiche indique que la direction de l'établissement offre aussi un service gratuit d'accompagnement à domicile des clients éméchés.
La fête en ville, c'est aussi le droit de se saouler sous les affichettes légales annonçant la répression de l'ivresse publique. La place Saint Pierre est un espace du monde toulousain d'où Big Brother, les addicts à la loi et les trop bien pensants sont bannis dès le crépusucule.
Un étudiant exilé pour études à Strasbourg, Jérémie, passe par là et succombe à un moment de nostalgie en voyant ces heureuses bandes d'étudiants fumant et buvant hors des cafés sous les platanes: «Ouah! j'avais oublié. C'est génial! Y a qu'à Toulouse qu'on voit ça!».
Il y a ce qui fait l'envie d'être jeune à Toulouse. Et puis les débordements.
Appuyés au parapet donnant sur les berges de la Garonne. Benoît et François, 17 et 16 ans, se font passer une bouteille de jus d'orange mélangé à de la Vodka. Ces deux lycéens de Saint Sernin disent l'avoir «achetée dans une épicerie». Ils rient: «ce n'est pas comme dans les bars. Ils ne demandent pas de pièces d'identité, et en plus c'est moins cher». Benoît reconnaît «boire beaucoup». Il se justifie : «Je ne suis pas le seul dans ma classe, les filles piyavent (boivent) autant que les garçons».
Minuit et demi, des petits groupes stationnent devant l'une des épiceries de la rue Pargaminieres. Elle ne désemplit pas. Á cette heure, on peut toujours acheter une bouteille de whisky pour 15 euros ou une flasque de rhum pour le tiers de cette somme. Vodka, gin, bières : il y a le choix sur les étagères alignées derrière le tiroir-caisse. L'alimentation se réduit à quelques paquets de chips et de cacahuètes.
Une heure du matin. Les traînées de pisse et les éclats de verre bornent le pont Saint Pierre. La place les rues avoisinantes et les berges débordent de monde. Drague, éclats de rire, pétards. La pression des exams de fin d’année se lâche dans tout les azimut. Les coups de klaxons fêtent la victoire du rugby et du foot. Dans son appartement donnant sur la rue, Laurent enfonce ses boules quies dans ses oreilles. Placardés sur les murs, les affiches de la Mairie de Toulouse: «La place Saint Pierre est un emblème, que les débordements n'en fassent pas un problème!». Le tout, illustré par un bonhomme penché sur son vomi.
«Le message ne passe pas. On ne va pas pour autant instaurer la prohibition», commente dans son bureau du Capitole l'adjointe au maire déléguée à la santé publique. Monique Durrieu réfléchit aux solutions qui concilient «fête, santé et tranquillité publique». Elle préfére ainsi voir les cafés ouverts, «car là au moins on peut agir». L'alcoolisme ne se constate pas que dans les soirées étudiantes, ajoute-t-elle, «ce sont les jeunes de tous les milieux sociaux qui sont touchés». Monique Durrieu relève aussi une «augmentation du nombre de comas éthyliques» constatée aux urgences.
«Pour lutter contre cet alcoolisme, la répression pure ne marche pas», martèle l'adjoint à la sécurité Jean-Pierre Havrin dans le bureau voisin. Lui s'attend à «un arrêté préfectoral réduisant l'heure de fermeture des bars et des boîtes de nuits». «Le problème aujourd’hui c’est la course à l’ivresse de la jeunesse. Les sorties caniveaux accentuées par le phénomène de groupe. Quand on en est la, l’intervention devient difficile et risque de dégénérer», ajoute l’ex-commissaire.
Le médecin addictologue de l'hôpital Joseph Ducoing et coordinateur du réseau Passage-Addiction 31, Daniel Garypiuy s'inquiète de «la banalisation de l'ivresse répétée chez les jeunes». Il a entre les mains «une enquête européenne de santé publique (1) menée dans 41 pays occidentaux et coordonnée en France par le rectorat de Toulouse, révèle que 59% des enfants âgés de 11 ans ont déjà bu au moins une fois dans leur vie et que prés de 10% des adolescents de 15 ans boivent régulièrement».Mais c'est surtout la manière de boire qui a changé, relève-t-il: «la mode est au 'bilge drinking' à l'anglaise. Cela consiste à se saouler le plus vite possible». Il croit pouvoir noter que «cette ivresse est symptomatique d'une société consumériste».
La mairie préconise «un code de déontologie des débitants de boissons», et la mise en place de «Chuteurs», des médiateurs chargés de calmer les esprits. Daniel Garipuy verrait bien, lui, la création d'antennes mobiles médicales spécialisées comme ce qui se fait dans les raves parties.
Retour place Saint Pierre à l'heure du café. Bastien, 23 ans, étudiant en archi et musicien dans un groupe de rock-garage déjeune en terrasse. Lui pense aussi que la répression «ne résoudra rien» : «Le vrai problème, dit-il, c'est la violence systématique qui accompagne la consommation d'alcool. La nuit, tu n’es jamais sûr que la soirée ne se termine pas en embrouilles».
Boire, laisser boire et «faire la fête» et veiller à la sécurité de tous et au respect de la loi, c'est pour tous la quadrature du cercle de la place Saint Pïerre
Jean-Manuel Escarnot
(1) Enquête du Health Behaviour in School-aged Children (HBSC) à lire sur : www.odt.fr (2) La loi interdit la vente d'alcool après 22 heures dans les épiceries et les débitants de boisson sont tenus de ne pas servir jusqu'à l'ivresse.




Habitant la place de Bologne qui donne sur la place St Pierre, je peux vs certifier que ts les riverains st excédés par les débordements "festifs" de chez Tonton et autres lieux hautement symboliques du coin.depuis des années les associations se battent contre les cafetiers qui ne cessent de s'agrandir et de s'enrichir sur cette place.Le pbm est que ns avons des enfants scolarisés à Lakanal et Fermat qui subissent ttes les nuits les cris des pochards et marchent tous les matins dans les flaques de pisse et de vomis voire sur les tessons de bouteilles qui jonchent la rue des Blanchers...Oui il y a un sérieux pbm d'alcool à Toulouse et il semblerait que tt le monde pense que les familles devraient quitter le centre de Toulouse pr aller vivre à l'extérieur et laisser les jeunes se saouler à loisir......
Rédigé par: Mireille Rey | 21/06/2008 à 12h20
franchement mr escarnot vous pensez vraiment que la place st pierre est le lieu ou big brother, les addicts à la loi et les trop bien pensants sont bannis??? il n'y a pas plus conventionnel comme endroit à toulouse!!
Rédigé par: claire | 21/06/2008 à 14h02
Une personne habitant près d'une voie ferrée ou d'une autoroute est dans son bon droit lorsqu'elle se plaint. Toutefois, en venant vivre là, elle sait à quoi s'attendre.C'est la même chose pour la place Saint Pierre, lieu traditionnel voire mythique des soirées toulousaines.Excusez-moi du peu mais je n'ai jamais vu Libétoulouse faire tout un foin des nuisances sonores que peuvent subir les personnes vivant aux abords de la rocade ou de la gare Matabiau.Je pense finalement qu'il s'agit là tout simplement d'une différence quand au prix du mètre carré...Inégalité de richesse, inégalité de traitement...
Concernant les abus d'alcool et de stupéfiants, il s'agit là plutôt d'un problème d'éducation.Deux constats pour expliquer ce phénomène: la déresponsabilisation des parents et le nombre d'heures d'éducation civique ou éthique que l'Education nationale daigne accorder à notre jeunesse.
Rédigé par: Ke-jah | 21/06/2008 à 15h53
Ayant habité à 30 secondes (à pied) de la place, je peux vous certifier que Madame Rey parle pour sa pomme et non pour "tous les riverains". Il y a des désagréments, et je comprend que les gens habitant le quartier depuis longtemps en sont gênés, mais la démographie toulousaine fait que la "tradition" estudiantine y est présente depuis bien plus longtemps qu'une grande majorité des riverains. Il faut savoir ce que l'on veut ! Pour le cas des deux mineurs amateurs de vodka, leur cas n'a rien à voir avec les bars de la place, mais avec un accès trop simple et pourtant illégal des mineurs à de grandes quantités d'alcool. A la limite tant mieux qu'ils le fassent la où les services de police sont très présents que dans une friche excentrée où personne ne les trouvera à temps en cas de problème.
Rédigé par: Bôôh | 21/06/2008 à 16h32
(...) Rennais et étudiant, ça fait déjà longtemps que les coutumes des "jeunes" heurtent la susceptibilité des bien-pensants.
Si cet article a la prétention de réveiller la conscience nationale sur la consommation d'alcool, son auteur rêve.
Dans toutes les villes, dans tous les pays, les jeunes picolent et fument avec beaucoup de plus d'excès que leurs ainés. Et je sais de quoi je parle...
Et pourtant, on est une génération hyper-informée sur les dangers en tout genre.
Et si on nous foutait la paix? C'est une étape de la vie, ne la réprimer pas. (Extraits)
Rédigé par: Gwen | 21/06/2008 à 21h10
Entiérement d'accord avec Gwen! Foutez leur la paix aux djeuns ! C'est l'âge des excés, des defis avec soi même ! Mais une fois de plus l'État veut décider des vies de tous, nous formater à leur petite tranquillité, à leur insidieux totalitarisme !
Si t'as envie d'être tranquille, tu vas habiter au fin fond du Gers ou du Tarn ou de l'Ariége pour ne vexer personne, mais pas Place St Pierre ! C'est comme les gens qui habitent au dessus d'un bar et qui passent leur temps à appeler les flics pour tapage nocturne ! Ça reléve du sadisme !
Havrin a raison quand il préconise la présence de médecins comme dans les raves ou de médiateurs pour empêcher des mauvaises conneries !
Mais Messieurs et Mesdames du Pouvoir, foutez nous la paix !! Laissez nous vivre ou nous détruire comme il nous plait et quelque soit notre âge !
Rédigé par: Joséphine | 22/06/2008 à 09h50
" Laissez nous vivre ou nous détruire comme il nous plait et quelque soit notre âge !"
Chiche l'irresponsable josephine? et surtout faudra pas appeler le samu ni beneficier de quelque hopital ni de quelque SS que ce soit en cas de vrai poblème...Trop facile de jouer les "durs" pour finalement pleurer après l'aide de la société qu'on a méprisée.
Rédigé par: aidetoi | 22/06/2008 à 10h57
Foutre la paix au jeunes jusqu'au point de les laisser se détruire??? Surement pas!
Ce serait quoi une société où on ne prendrais pas soin de ses jeunes? L'alcoolisme est une grave maladie qui fait des ravages à la fois sur le plan personnel et sur le plan des relations du malade avec son entourage. Cependant je ne suis pas certain que des excés d'un soir conduisent inéluctablement à cette maladie.
Pour autant, je ne partage pas beaucoup le point de vue de Mme Rey. J'ai 38 ans et j'étais lycéen puis étudiant à Toulouse. La place Saint Pierre était déjà l'endroit où l'on se retrouvaient entre amis pour faire la fête. Ce n'est donc pas neuf et ca permet à ce quartier d'avoir une renommée d'endroit festif. N'en déplaise à cette dame, il existe pour elle de nombreux moyens d'être en paix: faire poser des vitrages anti bruits, déménager en un autre endroit de la ville. Je peux même lui conseiller quelques quartiers où elle ne perdrait pas son standing social: rue ozenne, place saint georges etc...
En ce qui concerne ses enfants qui se rendant dans leurs établissements scolaires Lakanal et Fermat (toujours le standing voyez vous) tout en étant en danger à cause des vomissures et déjections diverses je l'invite a leur indiquer un autre chemin que la rue des blanchers, par exemple, en passant par la rue pargaminieres puis la rue larrey pour Lakanal et la rue Lakanal pour Fermat elle évitera à ses enfants le risque d'être confrontés à des réalités par trop dures pour ses angelots... Ah oui quand même... l'age venant ils se comporteront sans doute (on l'espere du moins) comme leurs camarades et iront eux aussi s'amuser place Saint Pierre.... Mme Rey sera bien placée pour les surveiller!:)
On se demande parfois où la lutte des classes va se nicher...
Rédigé par: Stéphan | 22/06/2008 à 11h46
Avec l'arrivée de nombreux néo toulousains (souvent en provenance de la capitale), Toulouse perd chaque année de son intérêt. Il n'y a qu'à voir la difficulté qu'ont les petits groupes de rock locaux (dont le mien...) à trouver des lieux pour jouer en ville. Après la suppression du carnaval, qui choquait un peu trop les bons bourgeois, va-t-on instaurer le couvre feu place saint pierre ?
Comme dit plus haut, on s'intéresse plus au sort des pauvres riches victimes du boucan à saint pierre qu'à celui des gens habitant près de la rocade. Il est vrai qu'eux, ils n'ont no argent ni influence, donc pas de relais d'opinion à leur disposition...
Rédigé par: destripador | 22/06/2008 à 12h01
Les riches et influents de la place Saint-Pierre ne sont pas ceux que certains croient! Ce sont les patrons des bars, évidemment. Les habitants du quartier, eux, ne sont certes pas des pauvres en majorité, mais pas non plus des membres de la grande bourgeoisie toulousaine. Et certains d'entre eux habitent là depuis bien longtemps (d'ailleurs, les plus fortunés sont peut-être aller habiter ailleurs...). Ce ne sont évidemment pas eux qui ont (ou qui avaient?) le plus d'influence auprès de la mairie. On voit mal comment ils auraient à considérer l'odeur d'urine, par exemple, comme faisant partie de l'ambiance normale du quartier. Il faudrait comprendre que l'image de la place Saint-Pierre comme lieu de fête de "tradition estudiantine"(quel sens cela a-t-il, d'ailleurs?) est récente. Elle est largement le produit d'une offensive immobilière et commerciale, qui permet à certains de réaliser des bénéfices sans doute croissants en exploitant les tendances évoquées dans l'article à propos de la consommation d'alcool, en faisant leur "business" sur le conformisme de ceux qui accordent du crédit à une telle image. Certes, Toulouse a bien changé, et les lieux de convivialité manquent, en particulier dans le centre. S'il y en a quelque-uns, ce n'est certainement place Saint-Pierre qu'ils se trouvent.
Rédigé par: Lulu | 22/06/2008 à 18h59
La place Saint-Pierre est un lieu festif. Les riverains ne demandent pas le couvre-feu, mais un minimum de respect.
J'habite depuis 10 ans à 100 m de la place, avec 3 enfants scolarisés dans le quartier. Je demande juste que les buveurs aient un minimum de savoir vivre:
- arrêter d'uriner devant les entrées d'immeubles
- ne pas hurler à 2h du mat en semaine
- jeter leurs bouteilles à la poubelle plutôt que de les laisser sur place ou de les fracasser
...
Les idiots qui critiquent les riverains sans savoir seraient les premiers à râler si les nuisances étaient en bas de chez eux.
Rédigé par: Pinocchio | 22/06/2008 à 19h00
Toulouse mérite mieux que la place Saint-Pierre et ses débordements:
http://www.toulousoscopie.org/categorie-10213180.html
Rédigé par: Raf | 22/06/2008 à 19h13
D'un problème de santé publique à un problème de voisinage...
Et oui, certains habitants de quartiers réputés se moquent bien des comas éthyliques, des addictions... Que les jeunes fassent ce qu'ils veulent, mais ailleurs.
Et est-ce qu'un seul de ses posts propose une piste de solution ?
Allez, tiens, les Toulousains sont aussi nombrilistes que les autres français...
Quant aux posts de Joséphine ou Gwen, ils nous rappellent que "Le temps ne fait rien à l'affaire..." (air connu)
Rédigé par: Marc | 23/06/2008 à 11h14
Juste un petit commentaire: personne n'est obligé d'habiter place saint pierre a Toulouse. Tout le monde est au courant de nuisances sonore et de la vie de ce quartier et ceux qui y habite et se plaigne n'ont qu'a laisser la place...
Rédigé par: red2 | 23/06/2008 à 11h37
"personne n'est obligé d'habiter place saint pierre a Toulouse"
Saint-Pierre est en plein centre ville, près des écoles, du collège, du conservatoire,... Ce ne sont quand même pas quelques saoulards qui vont faire la loi et vider le quartier de ses habitants. Où va le monde si les jeunes décadants ont priorité sur les familles et les gens qui se lèvent tôt pour aller bosser!
Rédigé par: Pinocchio | 23/06/2008 à 17h50
Pinocchio est un fou furieux raciste de surcroit allez donc voir son blog
Saint Pierre est un quartier festif, c' est comme ca depuis des années et c' est tant mieux !
il ya suffisamment d' endroits calmes dans toulouse qui est une ville trés étendue pour ne pas avoir le sadisme d' aller habiter là bas et ensuite se plaindre de l' animation nocturne
c' est comme quelqu' un qui achète un terrain moins cher car prés d' un aéroport et qui ensuite se plaine des nuisances
ne vous en deplaise pinocchio,j' ai quelques infos me permettant de penser qe vous n' etes pas au bout de vos surprises
la place est plus vivante que jamais, et devrait connaitre un regain considerable dans les prochains mois
vive la Place Saint Pierre, la jeuness, l' animation...
Rédigé par: | 23/06/2008 à 23h00
Le "Toulouse festif étudiant" est un concept rudement efficace pour vendre de la bibine...
Place St Pierre , c'est le seul endroit où on trouve encore des pissotières publiques à Toulouse, et elles débordent...
Buvez les djeunes, y'a que le cannabis de dangereux...
Rédigé par: raoul | 24/06/2008 à 11h52
"Pinocchio est un fou furieux raciste de surcroit allez donc voir son blog ! "
Libé tolère ce genre d'insultes gratuites et anonymes?
Venez voir mon blog.
Rédigé par: Pinocchio | 24/06/2008 à 18h38
St Pierre c'est St Pierre , faut etre aveugle pour ne pas comprendre meme en journée ce qu'il va se passer le soir meme ou simplement descendre de la capitale surement et meme encore c'est se moquer des gens..
Des années meme plus de 20 ans que c'est comme ça mes parents étaient deja la bas en 1978..
Mais bon c'est "standing" bien pour les Bobos ça permet de mettre ses enfants dans de bonnes ecoles , ha Fermat qu'est ce qu'on ne ferrait pas pour toi
Enfants qui frequentent et meme qui iront a St Pierre des la 3ieme se biturer la guele surement comme les 2 jeunes filles avec la Vodka ou sur les briques des Jacobins (plus pret de toi mon dieu ).. C'est se voiler la face..De Beaux angelots n'est ce pas ?
La pisse et autres macerats ne sont pas le propre de St Pierre et de son quartier , le probleme est surtout celui des epiceries de nuit , les controlles dans les bars sont deplorables combien de mineures et mineurs passent tout les soirs mais cela est toujours une affaire de gros sous , la Patronne du complexe Tonton Couleur Saint des Seins le sait bien...
Rédigé par: Gualtiero | 25/06/2008 à 01h00
Assez d'accord avec le dernier commentaire, cela fait des années que c'est comme ça, mon père était aussi place saint pierre, la seule différence, c'est qu'aujourd'hui, en plus des jeunes dans les bars, il y a ceux qui viennent et trainent dans le quartier avec leurs mélanges d'alcool tout préparés...
Les bars brassent énormément d'argent et ne font qu'attirer autour d'eux les jeunes qui viennent au bord de la garonne ou derrière l'église ... les fermer ne changera rien.
Rennes est un bon exemple, la fermeture des bars plus tôt dans le quartier de la soif n'empêche pas les jeunes de picoler dans la rue.
Il est tout à fait normal que des familles aient envie de s'installer à St Pierre... et rue Pargaminières ou des blanchers mais quand c'est comme ça depuis 30 ans, il faut quand même se poser des questions...
Sans compter que ce sont parmi les rues les plus polluées du département...
Contre les débordements oui, et les dégradations oui (je ne disais pas ça il y a 10 ans, j'en faisais partie), mais chercher à fermer les terrasses et les bars plus tôt, c'est n'importe quoi...
Et puis rajouter des urinoirs, toilettes et poubelles, ce serait bien non ?
Il y a 5 pauvres poubelles sur la place et 1 urinoir...
Rédigé par: Eric | 25/06/2008 à 12h33
Eric, c'est exactement ce que j'ai demandé à la mairie: des poubelles, des coins fumeurs, des toilettes publiques (les filles sont obligées de venir chez moi...), une vraie place où ne met pas des grillages les soirs de fête (les jeunes seraient sur la place plutôt que sur les trottoirs), et quelques médiateurs. C'est trop demander?
Rédigé par: Pinocchio | 25/06/2008 à 15h45
On ne peut pas tout régenter, tout réglementer.
On interdit l'ouverture des bars après 2 h, les jeunes boivent dans la rue et en plus c'est moins cher...
Soyons clairs, les commerçants qui vendent de l'alcool sont là uniquement pour le business, pas pour éduquer les jeunes, et si ces derniers ne sont pas tout à fait majeurs... ils le deviennent dès qu'ils sortent un billet. L'argent n'a pas d'odeur.
Il existe une chartre des jeunes, existe-t-il une chartre des commerces ?
Les jeunes sont en cause, certes, mais les commerçants ? Où s'arrête leur responsabilité, à la porte de la banque ? Sans parler que ça déborde sur les rues alentour, on vomit très rarement sur le comptoir, c'est bien connu...
Les commerces de Saint-Pierre ont les avantages de ce business mais ont-ils les inconvénients qu'ils infligent aux rues adjacentes ?
Un rue que je connais bien, la rue pargaminières, axe direct vers le Capitole.
Que les jeunes aient envie de faire la fête, c'est tout à fait normal, mais que certaines épiceries de nuit vendent uniquement de l'alcool sans être tenues à présenter de l'alimentaire général, est- ce normal ?
Que des soit-disant commerces de restauration rapide vendent la bière sans le sandwich qui l'accompagne, est-ce normal ?
Et que ces mêmes commerces restent ouverts toute la nuit, jusqu'à 8 h du matin sans qu'il n'y ait aucune intervention de police, sauf quand ils viennent chercher leur repas, là aussi c'est normal ?
Ca me rappelle certains films sur la prohibition... à bien des égards (flics, mafia, corruption, jeunes écervelés... ne manquent que les prostituées au tableau...
Soyons sérieux. Plus qu'un problème de " jeunes " il existe une zone de non droit rue pargaminières. Sans parler que ça pourrit le moindre commerce qui voudrait faire autre chose.
Il y a déjà eu des agressions dans cette rue et je pense que ce qui se passe la nuit va commencer à poindre son nez la journée...
à bon entendeur, salut et bonne nuit, si vous le pouvez...
Rédigé par: carpe diem | 25/07/2008 à 15h37
J'habite à 50m de la place depuis 16 ans et je peux vous dire que ce n'était pas comme ça en 92. Au début on pouvait dormir et cela ne fait que quelques années que les beuveries ont dégénéré à ce point.
A l'époque, la fête était plutôt dans les bars et finissait plus tôt. Il y avait moins de bars et les fêtards hurlaient moins. Aujourd'hui on dirait des mongols, et l'interdiction de fumer les à poussé sur les trottoirs.
Pour la première fois depuis qu'elle existe, j'ai vu la fête de la musique terminée par l'intervention des CRS. Pas vraiment ce que je considère être de la fête. Bref, place Saint-Pierre c'est plus la fête c'est le gros bordel, et il n'y a plus aucune convivialité.
Alors que ceux qui disent "on est pas obligé d'habiter place saint-pierre", ou "ca fait 30 ans que c'est comme ça" feraient mieux de réfléchir un peu avant de parler.
Rédigé par: Le petit rapporteur | 27/07/2008 à 18h41
oula la elle est ou la ville rose c'est plutot une ville noire que l'on nous décrit ici ca donne vraiment pas envie d'y aller
Rédigé par: kikou | 22/05/2009 à 18h33
burck quelle!!!!! ville
Rédigé par: kouli | 22/05/2009 à 18h39
Je confirme, j'habite à 100 mètres de la rue parguaminière (qui soit dit en passant est en train de devenir une rue sinistrée). je suis obligé de déménager à cause des hurlements des étudiants à deux heures du matin qui remontent de la Place Saint Pierre vers le Capitole. J'aime boire mais je ne me conduis jamais comme ces porcs d'étudiants. Ils sont minables et n'ont aucune dignité. Ils vomissent, ne savent pas boire chantent des chansons de crétins...
Je crois qu'une partie grandissante de la ville méprise cette population qui retourne dormir chez papa et maman le week end. N'importe quel gamin du mirail ou des cités ont plus d'honneur que ces connards.
Rédigé par: Loubi | 25/05/2009 à 11h14
personnelement j'abite proche de la place st pierre je fesait la faite moi aussi sur cet place g donc décidé de m'en rapproché et de déménagé a proximité. je regrette bien maintenant ayant subit ce bordel incéssant je fréquante meme plus ce lieu quand je ve passer une bonne soirée je reste chez moi et je me fait livré l'apéro a domicile.
démocratisé cet activité désengorgeré cet place
http://www.ola-apero.fr/
Rédigé par: chris | 08/03/2010 à 01h40