Réintroduction: "Les équipes chargées du suivi de l'ours courent après lui pour l'empêcher de rentrer dans les villages"
BIODIVERSITE.L'asssociation pour la sauvegarde du patrimoine d'Ariège Pyrénées (ASPAP) regroupe la majorité des éleveurs opposés à la réintroduction de l'ours. Malgré le brouillard, "les Pastoralies", l'évènement qu'ils ont organisé ce vendredi sur le plateau de Beille (Ariège), a rassemblé plus de 8000 visiteurs. En marge des dégustations, la bio-diversité et le développement durable était au centre des débats auxquels s'est invité le grand prédateur slovène. Les équipes chargées de son suivi auraient de "plus en plus de mal", à le cantonner hors des zones habitées. Entretien avec Magali Boniface, permanente de l'ASPAP.
Libé Toulouse : Pourquoi la majorité des éleveurs est-elle opposée à la réintroduction de l'ours?
Magali Boniface : Ce n'est pas un "non à l'ours" bête et brutal. Derrière l'ours il y a un enjeu dramatique pour les Pyrénées. Soit on fait le choix de faire des Pyrénées une réserve, soit on garde l'équilibre de ce territoire en préservant les emplois et les productions durables. Si on continue comme cela on empêche les habitants de travailler. Avec la réintroduction de l'ours, on fiche un dernier coup au pastoralisme en montagne.
Libé Toulouse : La biodiversité selon vous?
Magali Boniface : Elle ne se résume pas à des espèces emblématiques comme l'ours et le loup.
Bien sûr, la biodiversité c'est aussi la faune sauvage. Mais ce n'est pas en faisant revenir à marche forcée un gand prédateur de Slovénie que l'on contribue à la biodiversité. On sait que si l'on fait le choix de la réintroduction des grands prédateurs, c'est la biodiversité dans sa globalité qui recule autant au niveau végétal qu'animal. L'exemple du site des "Picos de Europa" en Espagne, dans les Asturies, est révélateur. Il y a 10 ans, le choix de la réintroduction des ours et des loups a été privélégié. En 10 ans, les troupeaux sont passés de 500 000 têtes à 500. Résultat : il n'y a plus d'élevage. Et lorsqu'il n'y a plus d'élevage, cela a une incidence sur la moyenne et la petite faune. Aujourd'hui, ces espaces sont embroussaillés. Cela crée des incendies. C'est une vision d'apprenti sorcier. Nous ne laisserons pas faire cela dans les Pyrénées. Par ailleurs, il faut signaler que, selon les normes européennes définies par le programme "Natura 2000", les hauts-lieux de la biodiversité dans les Pyrénées sont ceux où l'activité pastorale a été maintenue.
Libé Toulouse : Quelles sont vos perspectives de développement durable?
Magali Boniface : Nous y sommes en plein avec la filière viande que nous développons. C'est une production durable respectueuse de l'environnement, sans pesticide, avec très peu d'énergie consommée, et qui tient compte du territoire, du troupeau, et de l'homme. Désormais, les veaux naissent sur les propriétés, ensuite ils estivent à 15km et sont abattus sur place. Les circuits de production sont raccourcis dans un respect de qualité environnementale.
Libé Toulouse : L'ours est parfois présenté comme le révélateur de la crise de l'agriculture en montagne.
Magali Boniface : L'ours n'est pas le révélateur. C'est plutôt la goutte d'eau. Bien sûr la filière viande connait des difficultés. Pour y parer, nous travaillons sur un label Indication Géographique de Provenance (IGP) "Agneau des Pyrénées". Le dossier a été déposé au ministère de l'Agriculture. Sans vouloir rentrer dans des querelles sur la qualité de la production des uns et des autres, cette valorisation du travail des éleveurs ne passe pas par une patte d'ours posée sur une viande ou un fromage. Elle s'inscrit dans une labellisation répondant à des normes très strictes soumises à un contrôle permanent. Ensuite, c'est au consommateur de faire son choix et d'être intelligent.
Libé Toulouse : Pourquoi l'ours et l'homme n'arrivent-ils plus à cohabiter?
Magali Boniface : La cohabitation de l'ours et de l'homme dans les Pyrénées est un mythe. Cela n'a jamais existé. Cela dit, si on travaille sur l'idée de créer une réserve pour les ours, nous sommes d'accord. Nous sommes prêts à y contribuer et à amener notre expertise. Dans cette perspective, nous travaillons sur un cahier des charges. Et nous sommes prêts à aller plus loin avec l'Etat. C'est le seul interlocuteur que nous reconnaissons.
Aujourd'hui, les équipes de suivi de l'ours ne peuvent pas cacher qu'elles sont dépassées. Nous les voyons courir dans la montagne pour tenter d'empêcher les ours, au nombre de 20 sur le seul secteur de l'Ariège, de rentrer dans les villages. Nous mettons l'Etat en face de ses responsabilités.
Libé Toulouse : Justement, qu'attendez-vous des pouvoirs publics?
Magali Boniface : Nous attendons qu'ils préconisent l'arrêt de la réintroduction. Il faut aussi qu'ils reconnaissent que ce territoire est durable. Et qu'ils encouragent les productions dont je vous ai parlé au lieu d'aller chercher des agneaux en Nouvelle-Zélande. L'écologie est un savoir-faire au quotidien que nous pratiquons depuis 24 siècles.
Propos recueillis par Jean-Manuel Escarnot



et coté espagnol?
et en slovénie?
et en europe de l'est?
et aux états-unis?
d'accord l'ours a besoin de grands espaces.
z'avez jamais fait du camping aux states?
Rédigé par : Salade | 12/08/2008 à 15h43
Je suis désolé,, mais je suis eleveur et parle à pas mal de bergers dans les pyrénnées. Il y a dans les propos ci dessus un racourci peu scientifique.
+ Oui un troupeau sans berger nuit ce sont des ours qui attaquent les bêtes.
+ Non pour retrouver un équilibre il faut des bergers avec des chiens 24/24H . Et tous les bergers honnettes reconnaissent que le probleme se resoud. La cohabitation est possible. En outre on cree de vrais emplois.....
Rédigé par : aynard | 12/08/2008 à 15h46
Pour ceux qui ont du mal à comprendre ce que dit Mme Boniface, je traduit: "nous souhaitons contribuer à la sauvegarde de la biodiversité, mais uniquement quand cela n'apporte aucune contrainte, c'est à dire jamais".
A noter aussi : "L'écologie est un savoir-faire au quotidien que nous pratiquons depuis 24 siècles". En temoigne d'ailleurs l'extinction récente du bouquetin des Pyrénées - un autre grand mangeur de mouton introduit par les parisienssans doute ?
Ah, c'est rassurant de savoir que la biodiversité est dans de bonnes mains!
Rédigé par : Guillaume | 12/08/2008 à 15h55
Il me semble qu'il manque un regard critique sur les propos tenus ou a minima la présentation d'autres points de vue. Par exemple :
"Les Pyrénées, terre de pastoralisme et d’élevage, accueillaient en 1999 plus de 570 000 ovins, 100 000 bovins et 14 000 équins sur plus de 550 000 ha d’estives. En 2005, sur près de 684 000 bêtes présentes, les dommages attribués à l’ours ont représenté environ 400 bêtes.
En 2002, les pertes par chiens errants (non
indemnisées) ont été évaluées à près de
600 bêtes uniquement en Ariège, auxquelles
il faut rajouter les pertes par la foudre (en
partie indemnisées) et les pertes comme suite
aux maladies et blessures traitées tardivement ou non traitées (et non indemnisées) en raison de l’absence de gardiennage.
La montagne des Pyrénées doit rester une
terre de pastoralisme et d’élevage transhumant. C’est une réalité quotidienne qu’il convient de garder en tête. Il n’y a pas antinomie entre une politique régionale pastorale qui a des retombées économiques,
environnementales et sociales importantes
et des difficultés très locales qui peuvent
être rencontrées au niveau de l’économie
de certains élevages par des interventions
épisodiques éventuelles (foudre, chiens errants,ours, agnelages difficiles…)."
Source : PN des Pyrénées
Rédigé par : Julien | 12/08/2008 à 15h56
La cohabitation de l' homme avec la nature, avec l' intelligence naturelle est aussi un mythe
Rédigé par : Loloito | 12/08/2008 à 16h20
Comme souvent dans ce genre de querelles (Ours / Pas Ours, OGM / Pas OGM), il est difficile de savoir qui dit vrai.
Je note cependant que la représentante de l'ASPAP prétend que la réintroduction d'un "grand" prédateur tend à diminuer la biodiversité d'un milieu, ce qui me semble être un argument dénué de tout fondement !
Par contre, je vis actuellement aux Etats-Unis et je sais à quel point la cohabitation entre l'ours et l'Homme (dans les parcs principalement) exige des précautions permanantes.
Là où les ours vivent, l'Homme doit s'adapter (il ne faut pas s'attendre à ce que cela soit l'inverse). Veut-on cela pour les Pyérénées ?
Rédigé par : Bruno | 12/08/2008 à 16h23
Et dans des pays comme la Slovénie justement) ou la Roumanie, ça se passe comment ?
Rédigé par : Ours | 12/08/2008 à 16h29
Selon Madame, la biodiversité, inclus la filière viande. Tiens tiens étonnante comme théorie. La vavache, le petit mouton et le porcelet ainsi que le chachat à mèmère de goutière c'est la biodiversité. Waouh bravo Madame.
Sans rire à ceux qui se demandent comment font les slovènes, allez un peu dans les Abruzzes en Italie. J'y étais déjà il y a vingt ans et le loup et l'ours y étaient présent sans que cela ne fasse de pataques de cet ordre. Il y avait des bergers avec des "patous", des ânes, et ils rangeaient tous les soirs leurs brebis dans des bergeries, et il n'y avait pas de blem'. Oui je sais ça demande des efforts, et en France l'effort c'est liberticide. De plus le tourisme local se porte bien grâce à la présence de ces animaux. Après on dit que les italiens sont bordéliques.... J'ai dernièrement vu un reportage sur Anchorage ou les habitants sont habitués à co-habiter avec des Elans, des cerfs, des coyottes, des loups et des ours et s'en accomodent. Les banlieues de L.A. et des grandes villes de l'ouest vivent avec les coyotes. Les ricains, c'est vrai sont des cons, ils s'adaptent et laissent la nature leur dicter leur conduite, nous, non madame, on résiste, et on se défend contre cette invasion de sauvages.
Rédigé par : Witness | 12/08/2008 à 17h20
Les predateurs ont probablement un role biologique. Peut etre en limitant les epidemies chez les ruminants sauvages par elimination des plus faibles (maladie de lyme, TBE etc). C'est ce que nous decouvrirons sur le long terme. En attenant la biodiversite sauve par les pratiques pasturales contre la mechante broussaile, faut pas deconner. D'ailleurs la broussaille n'est qu'une etape intermediaire avant l'etablissement de la foret...
Je suis en suede. Ici y'a des ours. Il fuie l'homme comme la peste (je fais de la rando en solo et dors dehors, vu que des traces). Pour une raison simple : ils est chasse et les suedois conssomme sa viande, parait il fort bonne. Du coups l'ours trouve des defenseurs parmis les chasseurs ce qui aide a digerer sa presence. Pourquoi pas faire de meme au pyrenee. Autoriser une battu durant laquel seul les bergers pourrait se defouler et se venger des quelques brebis croques. Comme cela il apprendrait a surveiller eux meme la presence de l'ours, a le connaitre et ne pas exagerer ou minimiser ses degats. Quid des chiens errant qui deciment des troupeaux. Doit on interdire le chien, espece tout a fait artificielle ?
Rédigé par : kervennic | 12/08/2008 à 17h44
je suis berger et je suis comme la majorité pour la cohabitation,les ours ont le droit de vivre autant que nous dans la nature,animaux sauvages,il s'attaquent peu et nous sommes indemnises et bien,omnivore ,il a faim car les territoires naturels réduits,alors entendre de tels habituelles inepties,les eleveurs touchent et ceux qui font de l'elevage en parc n'ont qu'à reflechir à comment ils font leur boulot,mal,moi je vis en montagne et mes chiens pas de patous mais des chiens de bergers locaux sont excellents,les ours attaquent peu et si ils le font c'est parce qu'ils crevent de faim, la majorité des bergers sont pour les Ours ,pourquoi les medias ne font t'ils parler que un infinité de types qui sont contre pour des raisons : elevage semi industriels!!
Rédigé par : ourse | 12/08/2008 à 17h46
En Vendée vers 1820-1830 , la tête des loups était mise à prix . Quelle honte !!! A quand sa réintroduction ?
Rédigé par : hourselou | 12/08/2008 à 17h49
Je ne crois pas que la bio diversité soit meilleure avec que sans les ours.
On a des ours et plus d'éleveurs, ni d'herbivores ...
Et un beau jour, un de ces merveilleux ours réintroduits causera un accident avec une voiture (déjà fait) ou plus grave avec un deux roues ou un piéton (pas encore). Le jour où il fera des morts, on s'interrogera pour savoir s’il faut couper la route ? Laisser les enfants sortir ?
Faut-il réintroduire des Tyrex au nom de la bio diversité? Soyons sérieux, les ours n'ont pas vocation à la réintroduction et à une cohabitation harmonieuse avec l'homme dans ces territoires. Réintroduirait-on des crocos si le Rhône en avait compté au 19 ème siècle ?
Par contre, si une espèce comme le loup revient naturellement, on doit le respecter, et avec lui les conventions internationales. Et n'oublions pas que le loup, la rage étant éradiquée ne présente plus aucun caractère dangereux pour l'homme, au contraire de l'ours.
En plus, ca coute très cher de réintroduire des ours, un million la tête...
Sans aucune garantie que l’espèce puisse se maintenir dans cet environnement.
Rédigé par : sans | 12/08/2008 à 17h52
Bel exercice de communication creuse pour un lobby. En vrac, quelques questions :
Pourquoi la cohabitation serait-elle un mythe en France et une réalité en Amérique du Nord, où l'on trouve de nombreuses espèces d'ours, dont certaines bien plus dangereuses que l'ours brun, et cela pas par dizaines mais par centaines, voire milliers d'individus, sans parler des loups ? Il n'y aurait pas d'élevage dans ces régions ? pas de touristes, pas de randonneurs, pas de chasseurs, pas de résidents ? Ne me dites pas que c'est si différent. Il y a d'ailleurs des incidents (j'en ai connu, personnellement, sur un parking, ou par mon frère dont les ruches ont été attaquées), mais on n'en fait pas un tel plat. Vie sauvage et domestiquée se côtoient souvent de très près. Ce dernier point n'est d'ailleurs pas toujours aussi évident pour l'Ariège. La semaine dernière, j'y ai randonné trois jours, rencontrant à peine plus de vaches que d'izards (2 x 5-7). Le côté espagnol est désert, du refuge du Certescan au Port Lartigue, on marche des heures en ne croisant personne. En descendant du Port Lartigue, du côté français, pendant quatre heures, on ne voit d'autre trace de l'homme que le sentier et les balises, à part UNE vieille ruine de mas, avec trois petites batisses de pierre sèche et toit de lloses. Dans le brouillard, là-haut, on entend bien qqs clochettes, mais on ne voit jamais un berger. Evidemment, un tel mode de prélèvement par collecte plus que d'élevage est très "durable". Mais que l'on ne se plaigne pas de perdre un peu de ce que l'on ne garde même pas. Et que l’on n’appelle pas cela un travail très strict. Ou alors on regroupe et garde les troupeaux, en gérant réellement l’exploitation extensive des pâtures.
De fait, je n’ai rien contre le pâturage bien géré, bien au contraire, car il joue favorablement sur les paysages. Et s’il joue sur la biodiversité, c’est par la mosaïque du paysage. Mais de grâce arrêtez d'insinuer qu'une zone pâturée est meilleure qu'une zone fermée. On dépense des fortunes dans des parcs provençaux pour maintenir un surpâturage et les espèces qui y sont adaptées et sauvegarder ainsi une Provence « à la Pagnol ». Il n’en reste pas moins que la diversité des espèces est pratiquement toujours supérieure dans une forêt à l’équilibre que dans n’importe quel stade antérieur et/ou dégradé. Et une chênaie bien fermée s’enflamme bien moins facilement que la broussaille ou l'herbe sèche. D’ailleurs, l’Ariège n’est pas à proprement parler une zone aride, où les incendies posent de tels problèmes.
Rédigé par : Geo | 12/08/2008 à 18h14
Je reviens des States cette semaine. Dans les grands parcs nationaux (Sequoia, Teton, Yellowstone), l'ours est omniprésent. Des affiches à l'entrée des chemins préviennent les randonneurs des rencontres qu'ils vont y faire. Il faut marcher en hurlant pour signaler sa présence, agiter des clochettes, porter du "Bear Spray" (une arme de neutralisation) et garder ses enfants près de soi. Aucun moyen de marcher seul ou à deux et en silence. Dans ces conditions, plus personne ne randonne à la journée.
C'est ça qu'on veut pour les Pyrénées ?
Rédigé par : Bernie | 12/08/2008 à 18h44
Pour info on sait depuis longtemps que la prédation favorise la biodiversité, en régulant l'équilibre des populations animales et végétales. Les grands prédateurs (natifs) sont absolument nécessaires au maintien de cet équilibre et donc au fonctionnement de l'écosystème. Quand aux incendies ils ont aussi leur rôle. Vingt-quatre siècles d'expérience autodidacte en écologie c'est bien, mais il nous en faudra certainement plus pour avoir une connaissance parfaite des milieux naturels et de leur fonctionnement.
Rédigé par : yves | 12/08/2008 à 19h04
Je suis agréablement surpris de voir autant de prise de positions en faveur des gros prédateur de gens qui vivent à et de la montagne. Il n'y a pas que des bobos citadins pour la cohabitation . C'est rassurant pour l'avenir et il faut les écouter
Rédigé par : bling-bling | 12/08/2008 à 19h08
bonjour,
Merci de votre article dans libétoulouse ;
Juste quelques précisions à apporter.
- Nombre d'ours en Ariège : il s'agit de 10 à 15 ours et non 20. Source : les propres gardes de l'ONCFS* attachés au suivi et aux expertises. - en off bien sûr, mais en public. *(Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage).
- Le circuit court de production (de la ferme à l'estive puis au consommateur, avec une malus écologique quasi nul ...) n'est pas une nouveauté (désormais dans l'article), mais au contraire est la règle même du système extensif d'élevage ovin et bovin viande dans les Pyrénées.
- Enfin, pour valoriser les produits de la filière viande, toute la profession est mobilisée, entre autres pour la reconnaissance de l'IGP "agneau des Pyrénées" : éleveurs, chambre d'agriculture, syndicats professionnels de race ovins et bovins, organismes de développement agricole en montagne, fédération pastorale, syndicats agricoles etc ... ils étaient présents à nos côtés aux Pastoralies, et ont porté avec leur propre expérience de terrain et leurs propres mots le même message que l'ASPAP.
Bien cordialement,
magali boniface
06 30 29 90 86
Rédigé par : aspap | 12/08/2008 à 19h34
Réintroduisez le dinosauare pendant que vous y êtes !
Rédigé par : Joséphine | 12/08/2008 à 20h40
Magali Boniface ne veut pas de réintroductions. Admettons que l'homme n'ait pas à réparer ses erreurs.... Quelle sera alors sa réaction quand les loups seront vraiment de retour, de façon naturelle, que ce soit des individus de lignée italienne ou espagnole ? Si je comprends bien ces loups là auront alors leur place. Je garde précieusement cet article pour le ressortir au moment opportun.
ps pour ceux qui parlent de dinosaure : il n'y a aucune comparaison car, pour rappel, les dinosaures ont disparu naturellement alors que l'homme est la cause de la disparition de l'ours. Ne faites pas de confusion !
Rédigé par : Sandrine | 13/08/2008 à 09h15
"L'écologie est un savoir-faire au quotidien que nous pratiquons depuis 24 siècles."
Oui, c'est vrai avant l'élévage, il n'y avait aucunne biodiversité, ni écologie.
Les Pyrénnées étaient un veritable desert biologique, puisque tel que l'afirme Boniface, l'écologie, ce sont eux, exclusivement eux,les éleveurs hostiles à tout animal en milieu naturel qui n'ait pas une vocation agro industrielle.
De ce temps que l'on s'étend et traine en longueur sur de telles balivernes, le monde de l'élevage continu de péricliter, faute de vouloir reprendre des pratiques ancestrales de surveillance et protection des troupeaux,
En ariége dit par un "bergers" lors des pastoralies (quasiment personnes n'est venu soutenir les visions de l'aspap. Se faire un casse croute à midi oui, = un peu de monde, mais, pour le soutien au militantisme anti ours, c'était choux blanc complet), le patou,selon ce "bergers" chien de bergers par excellence , est une tarre pénalisant le troupeau à enlever du troupeau
Dans les autres pays pratiquant l'élevage, ce chien est indissociable des troupeaux.L'ariége "bénéficie" par donc de pratiques inverses.
Et l'on ne parle pas non plus (ici, mais ailleurs oui) de la revalorisation des milieux naturel avec une biodiversité riche et varié et non résumé à un usage et calque exclusif d'ànimaux d'élevage.
Bref,Boniface et ses semblables, entretiennent la mort des éléveurs. Toute les personnes qui s'interessent à ce sujet, le savent. Triste constat.Voila pourquoi, Ils n'ont aucun soutien populaire de masse et de poids, hormis quelques "arrangements" lobbyistes, et ça, ce n'est pas nouveau.
Rédigé par : Julien | 13/08/2008 à 10h15
La soupe des ultrapastoraux:
Le menssonge, la désinformation, la manupulation sont les principales armes de destructions massives des Pyrenees utilisées par l'ASPAP, sa porte parole et ses dirigeants. les Pastoralies, j'y etais et j'etais aussi avec 2000 personnes au grand maximun. (photos disponibles). On a assisté a un grand meeting agricole mais pas a une fete de la montagne comme cela etait annoncé. les touristes, les locaux présents interrogés à la sortie n'ont pas etaient dupes et ont trés bien compris la manipulation orchestrée par l'ASPAP et certains elus du conseil général 09.L'Ariége s'enfonce dans une position qui dessert son image, son attrait dans un monde ou le tourisme est devenu tellement concurentiel qu il y laissera surement des plumes economiquement. Pourtant ce département a beaucoup d'atouts et les ours ne s'y trompent pas puisque c'est en Ariége qu ils sont les plus nombreux....
Quand on entend que l'ecologie est un savoir faire au quotidien par Magalie Bonniface j'ai bien peur que d'ici quelques années l'Ariege ne soit qu un désert faunistique ou la seule biodiversité sera représentée par les especes domestiques . Le bouquetins des Pyrenees a disparu (chasse) le grands tétras est au plus mal , le Desman subit les affres d'EDF et la flore endémiques ne resiste pas au sur paturage. Arretons de dire que les troupeaux entretiennent la montagne , ils n'entretiennent qu une image relativement recente de la conception du pastoralisme. Pour entretenir la montagne encore faudrait il qu'il y est des bergers pour conduire les betes en fonction des possibilités de l'estive car les brebis sans bergers ne font que ceux qu elles veulent et paturent là ou c'est le plus facile pour arriver à surpaturer certaines zones et a sous paturer d'autres. La foret gagne 4000 hectares chaque années dans les Pyrénees il ne faut pas l'oublier.
Mais tout ceci n'est que positionnement ethique, politique . L'ASPAP a trouve de quoi se faire plaisir avec l'ours et son concept de "biodiversité à visage humain". Le chemin de la reconquete patrimoniale des Pyrenees est en route et ni eux ni les elus en manque d'imagination pour developper leur territoire ne pourront s'y opposer. Ce n'est qu une question de temps, le loup recolonise, les réintroductions continueront et ce sera à l'homme , Hommo SAPIENS SAPIENS de s'adapter et pas l'inverse. La biodiversité n'a pas de visage, elle est simplement le chemin sur lequel nous avancons vers notre survie. elle est l'air que l on respire l'eau que l'on boit et la qualité de ce que l'on mange. A nous de savoir combien de temps nous voulons maintenir l'espece humaine en vie sur terre. la biodiversité est universelle.
Rédigé par : fidi65 | 13/08/2008 à 10h43
l'ours, qu'on le révolvérise et que l'argent dépensé pour sa réontroduction soit consacré à fournir des médicaments pour les bébés africains qui meurent du sida.
Rédigé par : fabienne | 13/08/2008 à 10h51
Je suis à la recherche d'informations scientifiques sur le bouquetin dont il est question dans les commentaires ci- dessus,
cette espèce est elle vraiment originaire des du massif pyrénéen ou fut elle "introduite" ?
A travers la polémique autour de l'ours, la question posée est: quel est l'avenir des zones rurales de montagne ?
A mon sens, cet avenir ne doit pas se résumer à la création d'un Yellow Stone à la française.
Rédigé par : La Putaragne | 13/08/2008 à 11h33
Bref, on n'est pas prêt de se mettre d'accord ! ! ! ! ! !
Rédigé par : Mario | 13/08/2008 à 11h59
@sans
"Et un beau jour, un de ces merveilleux ours réintroduits causera un accident avec une voiture (déjà fait) ou plus grave avec un deux roues ou un piéton (pas encore). Le jour où il fera des morts, on s'interrogera pour savoir s’il faut couper la route ? Laisser les enfants sortir ?"
Les règles élémentaires du raisonnement juste sont méconnues dans ce passage. Sur le même mode : chaque semaine dans les Pyrénées, les voitures causent des blessures et font des morts. Doit-on les laisser en liberté ? Ou les interdire ? Vive les calèches ?
Rédigé par : Xto | 13/08/2008 à 14h08
Faux débat réducteur que celui du "pour ou contre l'ours"... à vous tous qui souhaitez réfléchir sur ce délicat sujet, lisez le livre de Violaine Bérot "Les raisons de la colère"... une analyse sensée du point de vue des éleveurs de souche qui aiment la nature, la connaissent, l'entretiennent, la vivent... un discours vrai et constructif.
Ah, j'allais oublier, je voulais saluer en passant tous les pro-ours pseudo écolo qui s'offusquent de l'inquiétude des bergers et n'hésitent pas à "suivre" leurs protoégés slovène en survolant l'Ariège en hélico...
Rédigé par : Lamontagne | 14/08/2008 à 10h16
Je reviens sur la contribution de Bernie, qui raconte son expérience de l'ours dans les parcs aux USA :
"Il faut marcher en hurlant pour signaler sa présence, agiter des clochettes, porter du "Bear Spray" (une arme de neutralisation) et garder ses enfants près de soi. Aucun moyen de marcher seul ou à deux et en silence"
Bernie, il ne faut pas exagérer. Moi aussi je suis allé dans tous ces parcs. Des milliers de gens se balladent seuls ou à 2 et ne se font pas agresser par des ours assoiffés de sang! l'ours ne prédate pas l'Homme, il en a peur.
Oui, il est conseillé de porter avec soi une clochette pour signaler sa présence aux ours, notamment lorsque le terrain n'est pas dégagé (forêt par exemple). Parler permet aussi de signaler sa présence. Un ours surpris peut se montrer agressif, surtout s'il y a un ourson dans les parages : les mères sont très protectrices. Inutile de crier.
Un "Bear Spray" (un spray de gaz lacrymogène en quelque sorte) peut s'avérer utile dans les très, très, rares cas d'agression par un ours. Il a surtout pour fonction de rassurer le randonneur...
De même, il faut absolument stocker sa nourriture loin de son campement et hors de portée, car, devinez quoi, les ours sont attirés par la nourriture ! Incroyable, non ?
Quant à garder les enfants près de soin, je ne vois pas où est l'inconguité lorsque l'on se ballade dans un parc naturel. D'autres animaux (entre autres le puma, même s'il est rare) sont d'ailleurs plus dangereux que l'ours pour les enfants.
Evidemment, tout cela se passe dans les parcs naturels. Les gens qui s'y rendent acceptent ces contraintes et ces risques, même minimes. Je comprend les personnes qui, vivant dans les vallées pyrénéenes, ne souhaitent pas se soumettre quotidiennement à cette discipline.
Rédigé par : Bruno | 14/08/2008 à 17h45
A propos des ours américains et des ours présents dans les Pyrénées : c'est à la base la même espèce mais les différences sont désormais énormes (plus de 6% de différence génétique...). Les ours bruns dits de la souche "ouest" (= ceux de Slovénie, Croatie, Pyrénées, Espagne...) ont peur de l'homme et ne le considère en aucun cas comme une proie. Leur comportement diffère totalement des ours américains ! Faites un petit tour en Slovénie (600 ours environ) ou dans les Cantabriques et Asturies en Espagne (plus de 100 ours) et vous verrez qu'ils laissent les hommes en paix ! Il faut même de sacrés affûts pour espérer en apercevoir !
Si vous comparez la situation dans les Pyrénées à la situation américaine, les pyrénéens habitués à cotoyer l'ours vont hurler de rire ! (Notamment du côté des Pyrénées Atlantiques où l'ours n'a jamais disparu des zones humanisées et naturelles à la fois, comme c'est le cas partout en ce qui concerne les ours dits de "lignée ouest").
Enfin, je n'ai pas la place de répondre ici, mais concernant les Pastoralies évoquées ici par Mme Boniface, voilà un lien où j'expose mon témoignage en détail :
http://www.buvettedesalpages.be/2008/08/pastoralies.html
Bonne lecture !
Rédigé par : Papours | 14/08/2008 à 23h58
Dans ce dialogue il y a des choses intéressantes mais aussi n'importe quoi.
Pour moi la meilleure référence reste le rapport de l'ADDIP parce qu'il y a de nombreuses références scientifiques et non des palabres sans fin d'individus qui se disent des spécialistes http://www.pyrenees-pireneus.com/ADDIP-Bilan2008.pdf En le lisant, on comprend mieux ce qu'est la biodiversité notamment la biodiversité ordinaire c'est à dire, entre autre, la diversité génétique des espèces d'élevage. Notre avenir en dépend plus que de celle de l'ours.
Toutes les palabres écologistes tombent
Rédigé par : Patrick | 15/08/2008 à 14h56
Concernant les pastoralies je suis stupéfait, consterné par les mensonges de FERUS et les propos de Papours.
C'est peut-être la preuve que les défenseurs de l'ours n'ont rien à dire, rien à opposer de serieux. Ils préferent tentater de déstabilisation la fête de la montagne à Beille http://www.pyrenees-pireneus.com/ECOLO-FERUS-MensongesPastoralies.htm . Excellente analyse depuis ici ici : http://www.pyrenees-pireneus.com/Pastoralies2008.htm et plus spécialement le commentaire de cet article de La Dépêche http://www.pyrenees-pireneus.com/ECOLO-FERUS-MensongesPastoralies.htm#4
Heureusement qu'il y a la gendarmerie pour rétablir la vérité
Rédigé par : Georges | 15/08/2008 à 15h00
Ce matin, la plus belle preuve que l'ours n'a plus sa place dans les Pyrénées c'est l'accident de ce matin http://www.kairn.com/news_nature_64358.html Je crois qu'après celui de Franska cela se passe de commentaires.
Rédigé par : Jean | 15/08/2008 à 15h02
Peut être pourrions nous demander aux habitants des abruzzes (éleveurs, cultivateurs, hôteliers, pêcheurs, naturalistes, touristes...) comment ont ils réussit à vivre au milieu de Lynx, loups, ours sans déclencher une telle polémique accompagné dans le cas français d'une avalanche de commentaires dont certains sont brillants et d'autres affligeants. Une chose me paraît évidente : cette discorde ne sert ni l'Ariège, ni la faune sauvage ni les éleveurs.
Rédigé par : géantvert | 15/08/2008 à 23h45
Mais comment faisaient les anciens ? Avant la deuxième guerre mondiale, on estime que la population d'ours dans les Pyrennées était de 100 à 150 individus, qui cohabitaient avec un nombre de ruraux montagnards beaucoup plus important qu'aujourd'hui.
Et aujourd'hui, une quinzaine d'ours ce n'est plus supportable ?
Rédigé par : pat | 16/08/2008 à 00h31
Le travail de berger était différents, les enjeux économiques aussi.... Aujourd'hui on veut tout, tout de suite et avec un minimum de travail.
Et puis il y a cette mentalité générale qui fait que l'Homme se croit maître et possesseur exclusif de la Nature.
Rédigé par : Mario | 16/08/2008 à 09h20
c'est ce dernier commentaire qui est le plus pertinent! en effet, les problèmes étaient réglés, ou plutôt régulés avec la chasse et l'autodéfense des bergers, y basta! on en faisait pas tout un foin, il n'y avait pas de buzz et la bonne conscience des pseudo-écolos des villes qui ne possèdent même pas de bottes en caoutchouc, ainsi que celle, bien plus dangereuse, des khmers verts qui nous empoisonnent (car ils sont homophobes, zoolâtres et violents) ne hurlait pas au massacre de nounours. Alors oui : zou pour 150 ours dans nos montagnes et une autorisation de les réguler selon un plan strict.
Rédigé par : patours | 16/08/2008 à 09h42
Pour répondre à Pat.... Jusqu'en 1960, les anciens tuaient les ours qui dérangeaint et laissaient ceux qui ne les dérangeaient pas. Lorsque la chasse a été interdit, pour se défendre ils utilisaient le poison donc pas de sélection comme avec la chasse.
Ils existent de nombreuses communications historiques sur le sujet volontairement occultées par les écologistes. Il y en a plusieurs de vulgarisation qui sont disponibles :
"Histoire de l'ours dans les Pyrénées de Olivier de Marliave http://www.pyrenees-pireneus.com/BIBLI_histoire_OURS.htm et plusieurs autres comme "L'ours : les raisons de la colère" de Violaine Bérot - Ed. Cairn
"L’Ours. Histoire d’un roi déchu" de Michel Pastoureau - Ed. Seuil A voir ici http://www.pyrenees-pireneus.com/BIBLI%20ours.htm
Pour les Abruzzes, là aussi il faut dire la vérité. Les poison est utilisé. Voir les articles de presse ici : http://www.pyrenees-pireneus.com/OURS-Italie.htm
Rédigé par : Aline | 16/08/2008 à 12h38
Qui doit être maître du destin de la Montagne Pyrénéenne ?
Les écolos - bien intentionnés sans doute mais souvent loin des réalités économiques - ou les montagnards eux-mêmes ?
Les seconds, bien entendu. Ce sont eux qui y vivent de leur dur travail, et qui y entretiennent un tissu économique et ne veulent pas devenir les indiens de la réserve. Eux seuls, par leur présence, et leur activité, maintiennent une chose essentielle à mes yeux: LA VIE.
Alors si ça passe par la lutte contre la réintroduction de l'ours slovène, je suis avec eux.
De plus Il y a depuis le début un déni de démocratie à imposer depuis Paris cette réintroduction à tous les acteurs économiques et politiques du massif, sans concertation véritable.
La mine dépitée de la ministre Olin, avec son armada de gendarmes, le jour du lâcher de Palouma à Arbas, quand les montagnards - les vrais - ont gâché sa fête avec leurs pétards et leurs cloches, ce spectacle, je l'avoue, m'a réjoui. La ministre et les ayatollahs pro-ours ont vu ce que c'est de provoquer les Pyrénéens, et que sur leur terrain, ils sont bien les maîtres…
Enfin, je fais mienne la maxime de mon pote Zhu: "Je serai pour la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées quand on mettra des loups dans la forêt de Fontainebleau."
Rédigé par : Claudius | 23/08/2008 à 17h14
J'ai du mal à comprendre la fixation que fait cette dame, qui me semble intelligente, sur l'ours. Comme elle le dit elle même, c'est la goutte d'eau...
Je fréquente régulièrement les estives des HP où il n'y a pas d'ours et je constate l'emprise croissante de la forêt et le surpâturage tout ceci par manque de conduite de troupeaux. La présence humaine est insuffisante pour des raisons que je comprends fort bien.
Alors pourquoi dans des zones ou l'ours est absent, la montagne est si peu entretenue?
Ce n'est donc pas à cause de l'ours.
A l'inverse, dans le béarn où j'ai randonné régulièrement dans les années 70 et où une quinzaine d'ours était présente, la présence de troupeaux gardés était conséquente. La présence humaine était aussi plus grande et la montagne entretenue.
Soyez honnête et expliquez plutôt que vous souhaitez bénéficier du progrés et ne plus passer autant de temps avec les bêtes. C'est un point de vue tout à fait respectable quoique contradictoire avec votre idée du développement durable.
Comprenez aussi qu'il est difficile d'abandonner l'ours, qui n'a jamais disparu des Pyrénées, de le laisser s'éteindre sous nos yeux sans réagir.
Moi je suis favorable au renforcement progressif de la population d'ours et donc de l'introduction de nouvelles femelles, surtout en Béarn puisqu'il n'y aurait plus que des mâles.
A moyen terme les Pyrénées peuvent largement accepter 50 à 60 individus sans que cela impose de grand bouleversement au niveaux des méthodes de travail des éleveurs.
N'oublez pas non plus que le loup recolonise les Pyrénées par l'est et là c'est une autre histoire...
Bien à vous
Nico
Rédigé par : Nicolas | 24/08/2008 à 19h12