Un chasseur tire sur un ours dans l'Ariège, l'ADET demande une poursuite des lâchers
ÉCOLOGIE. La battue au sanglier organisée ce dimanche matin à Prades dans les limites de l’Aude et de l’Ariège montagnardes s’est conclue par du tir à l’ours.
«L’animal aurait été blessé et aurait quitté la zone, croit savoir l’ADET-Pays de l’Ours d’Alain Reynes qui se bat pour la réintroduction du plantigrade dans les Pyrénées. L'ADET di toutefois ne pas connaître «l’importance de ses blessures, ni même si l’animal est encore vivant».
Les techniciens de la mission Ours «sont sur place», a fait savoir l’ADET en milieu d’après-midi. L’association en remet du coup une couche sur la nécessité de poursuivre les lâchers de bêtes slovènes.
Dessin: Mig
La population pyrénéenne d’ours reste «fragile», insiste l’ADET. Les deux opérations de lâcher de 1996-97 et 2006 ont, selon elle montré «la bonne adaptation des ours au territoire». Depuis, reprend Alain Reynes, «le nombre d’ours dans les Pyrénées ne cesse d’augmenter».
Cette augmentation serait toutefois «trop lente» selon lui. Tout en «réservant» leur réaction sur le tir du jour faute de plus d’informations, les pro-ours renouvellent leur demande à l’Etat d’un véritable plan de restauration d’une population d’ours viable dans les Pyrénées.
«Lâcher quelques ours tous les dix ans» ne leur convient plus. C’est une ou deux bêtes chaque année qu’ils voudraient voir réintroduites, «jusqu’à constater la viabilité de la population».
En tout cas, le chasseur fautif a lui-même prévenu la gendarmerie de sa bévue et l'Adet relance le débat sur la réintroduction mais en se gardant de tout propos belliqueux...Ce seul coup de feu relancera-t-il la guerre de l’Ours ou est-ce l'accident qui l'apaisera ?
GLv.


Eh GLv,
Tu as oublié de préciser que la chasse n'est MEME PAS OUVERTE - LAMENTABLE...
J'ai envie de VOMIR...
Rédigé par : Michel | 07/09/2008 à 19h40
"En tout cas, le chasseur fautif a lui-même prévenu la gendarmerie de sa bévue et l'Adet relance le débat sur la réintroduction mais en se gardant de tout propos belliqueux..."
Bah oui, ils ne craignent rien. Leprocès Marquèze l'a prouvé. On peut tirer sur n'importe quoi en France, c'est bien connu !
C'est quoi l'excuse cette fois au fait ?
Etrange qu'on n'en parle pas ? Le discours qui va bien est en cours de préparation ?
Mais b*rd*l pourquoi a t il tiré sur un ours ????
Un jour ce sera des gosses qiu joueront déguisés qui se prendront une balle si on équipe de fusils des gens qui tirent n'importe quoi.
"Ce seul coup de feu relancera-t-il la guerre de l’Ours ou est-ce l'accident qui l'apaisera ? "
L'apaiser ?? Alors là j'attends qu'on m'explique le processus. A moins que les chasseurs apprennent à chasser et rejoignent ceux qui veulent une montagne vivante d'autre chose que ce qui se tire légalement, je ne vois pas.
Rédigé par : Katharina | 07/09/2008 à 22h09
La chasse au sanglier est ouverture, c'est la préfecture qui en décide suivant les dégâts occasionnés par les hardes.
Le problème c'est que le chasseur n'a pas respecté la loi, loi qui interdit de tirer avant identification de l'animal.
Malheureusement de nombreux chasseurs font comme lui et c'est comme ça qu'on se retrouve avec des tirs sur des espèces protégées.
Rédigé par : Gaultier | 07/09/2008 à 23h02
Un tir d'insctict ai-je lu fait par e chasseur....Qui est le plus dangereux ? ce chasseur ou Balou ??
Et si Balou avait été un promeneur ?
G Favennec
Rédigé par : Georges Favennec | 07/09/2008 à 23h31
tuer un ours pour un chasseur c'est le sommet de la gloire,pas etonnant que vu le prix d'une chasse a l'ours en urss ou au canada ce soit disant chasseur ait sauté sur l'ocasion ,qui ne se representera pas tous les jours,je pense que les tueurs d'ours devraient non seulement etre condamnés pour irrespect de la loi,mais egalement a rembourser de leurs deniers le prix total de la reintroduction de l'ours en question,car il n'appartient pas à un seul individu de décider de la mort d'un annimal qui est une preuve de la passion du peuple francais pour le retour de la vie originelle dans nos montagnes,quand a la soit disante peur de ces tueurs,c'est tout simplement une insulte à l'intelligence,car quand un ours entends un tir d'arme ,il fuit sans attendre
Rédigé par : steeves | 08/09/2008 à 05h41
j'espere que mon commentaire apparaitra merci
Rédigé par : steeves | 08/09/2008 à 05h43
Sans la réintroduction de l'Ours, qui ne sert à rien sauf à manger des brebis et introduit une menace pour les randonneurs de plus en plus nombreux, les chasseurs ne l'auraient pas vu...
Rédigé par : NOUG | 08/09/2008 à 07h13
La réintroduction des ours dans les Pyrénées
est à mettre en parallèle avec l'abandon progressif de la vie des villages de montagne.
Les forets envahissent de plus en plus ce territoire qui était jadis entretenu par une multitude de petits paysans.
Vu de Paris, l'idée du retour du "sauvage" est merveilleuse,et permets d'occulter la destruction massive du milieu naturel de l'ensemble du territoire rural français, notamment par l'expansion folle de nos cités.
C'est en fait un choix politique, basé avant toute chose sur l'économique.Au lieu de permettre l'autonomie des individus et donc de la population, cette politique crée des dépendances très fortes vis à vis des villes
et continue son œuvre de prédation du milieu naturel car pour nourrir les habitants de ces cités, nous développons une agriculture intensive qui est la première cause de la destruction du milieu naturel.
Vivant depuis plus de trente ans à la campagne,je peux aisément comprendre qu'à la vue de l'apparition d'un ours,on puisse avoir le réflexe certes malheureux de tirer un coup de fusil, mais qui dit chasseur rural dit aussi nature sauvage ce qui n'a rien à voir avec la chasse bourgeoise et violente de nos riches propriétaires terriens.
Ne nous trompons pas de combat.
Emlo
Rédigé par : emlo | 08/09/2008 à 07h18
si ce genre de délit est possible c'est surtout car dans ces régions les chasseurs sont intouchables, sauf lorsque leurs méfaits font la "une", assassinat de garde-chasse, meutre durant une chasse...dans ces régions ils sont une vraie force électorale et le premier garant de la loi, le maire, ne veut surtout pas faire appliquer la loi contre eux, quand il ne fait pas pression sur les gendarmes pour que ceux-ci détournent la tête, de plus ces derniers dans les régions rurales de montagne ont souvent pour leurs "autres" enquêtes besoin de la collaboration d'une population où les chasseurs sont nombreux ,voire majoritaire, voilà pourquoi ces chasseurs ont un vrai permis de tuer et méprisent totalement les lois avec la bénédiction des autorités.
Je suis audois, j'ai grandi au milieu de chasseurs en connaît encore plusieurs (ils ne sont pas tous comme cela, mais les "respectueux" sont minoritaires) et je constate à chacune de mes sorties dans la campagne des preuves de braconnage, parfois en plein jour, choses dont ces gens se vantent très facilement...
Que les lois soient appliquées cela sera amplement suffisant...
Rédigé par : Pradiès | 08/09/2008 à 07h48
Ce nouvel acte stupide donne aujourd'hui à "GL" l'occasion de s'en prendre à mots couverts à l'ADET Pays de l'Ours... association qui oeuvre pour la conservation de l'ours dans les Pyrénées...
Ce n'est pourtant pas le sujet !
Pour un peu, en lisant cet article, on en oublierait que ce sont les chasseurs qui ont tiré sur cet animal. Une fois de plus, quand il s'agit d'ours "Libé Toulouse" se distingue par son parti-pris...
Rédigé par : JB | 08/09/2008 à 08h01
Un type qui tire sur tout ce bouge,ça craint pour ceux qui vont a la chasse avec lui !! Mais aussi pour n'importe qui.
Rédigé par : gachette | 08/09/2008 à 08h06
Quand on pense qu'un Africain dans le même fourré aurait probablement subi le même sort, on est pas vraiment rassuré...
Rédigé par : Alain | 08/09/2008 à 08h45
Il sera interessant pour votre titre de suivre le déroulement politique de cette affaire.
La battue,organisée alors meme que la chasse n'était pas ouverte, regroupait des chasseurs locaux, réputés bien connaitre "leur" territoire et ses occupants. Ces sportifs sont bien armés et compétents, titulaires d'un brevet qui devrait leur permettre de distinguer un ours d'un sanglier ou d'une marmotte. Avaient-ils autant de chances de rencontrer un ours qu'un hippie-communiste ?
Le syndrome poujadiste initié en Haute Ariège par les notables locaux, pousse les paysans à des extrémités lamentables. Bien peu d'entre eux se rendent compte qu'en faisant porter à l'OURS la responsabilité de leur légitime désarroi les élus néo-libéraux dissimulent leur propre impéritie dans la mise en place des politiques européennes et mondialistes qui ruinent l'agriculture en général et celle de montagne en particulier.
Fort de la Jurisprudence "Cannelle", protégés par les rodomontades de puissants notables, certains montagnards se croient tout permis. En réalité ils sont entrain de galvauder leur propre image et celle de nos chères pyrénnnées.
Pour sauver les ours ici il convient d'abord de mettre fin a toutes ces hypocrisies politiciennes.
Rédigé par : L P GALY-GASPARROU, Maire de MASSAT, Vice-Président de l'ADET. | 08/09/2008 à 09h13
Pauvre France avec ses chasseurs. Quand en aurons nous fini de cette mentalité moyenâgeuse? Le pire c'est que ces chasseurs-éleveurs ne sont pas condamnés sévèrement par nos juges, car ils sont souvent perçus, surtout dans nos campagnes, comme des gestionnaires de la faune sauvage, et s'il tuent les sangliers qui dévastent les récoltes, alors là on a droit aux applaudissements! On ne voit jamais le bestiaire, le méchant, qui tue au petit matin le lapin innocent, ou la frêle biche. Qui tue pour le plaisir, car la viande qu'il consomme il l'achète comme nous au supermarché ou chez son boucher. J'en ai assez de ces braves gars qui auraient un rapport sain et naturel avec la faune sauvage. Après l'abattage du lynx, puis du loup, voici celui de l'ours ça commence à bien faire...
Rédigé par : Jacques | 08/09/2008 à 09h54
Ils sont vraiment grave ces mecs-là ! Cela signifie qu'il a tiré sur sa cible sans l'avoir identifié ! Imaginez que ce soit un gosse qui s'amusait à construire une cabane !
Quand va-t-on faire une loi pour que ce ne soit plus des mecs défoncés au pinard qui battent la plaine avec des flingues ! Faut peut-être attendre que Clavier soit pris pour un sanglier... Vu que c'est déjà un blaireau !
Rédigé par : patoubalou | 08/09/2008 à 10h14
patoubalou a raison si c'était un gosse se promenant en pleine montagne il était mort. De toute façon si le chasseur n'avait pas tué l'ours, c'est l'ours qui aurait bouffé le gamin.
Rédigé par : fabienne | 08/09/2008 à 11h51
Heu, qui pourrait m'expliquer clairement à quoi ça sert de réintroduire des ours dans les Pyrénées ?
Je précise que cette question est sérieuse et pourrait peut-être faire comprendre à la majorité des gens le pourquoi de cette action.
Merci pour la réponse.
Rédigé par : emlo | 08/09/2008 à 16h47
Le temps des faux-semblants et de la tergiversation se termine. Si notre gouvernement entend réellement rétablir une population viable d’ours dans les Pyrénées, il doit s’en donner les moyens. A défaut, nous prolongerons cette politique des apparences que nous connaissons bien, dans laquelle aucune décision volontariste ne doit être prise sans concertation, sans consultation des groupes concernés.
Chacun sait que la concertation n’a jamais, dans ce dossier, amené aucune avancée, surtout avec la politique de la « chaise vide », c'est-à-dire l’option exactement inverse, que pratiquent depuis de longues années les opposants.
La plupart de ceux-ci instrumentalisent l’ours pour des mobiles qui n’ont rien à voir avec lui.
Les vieux politicards pratiquent un clientélisme d’un autre âge par lequel ils espèrent survivre. Certains éleveurs utilisent l’ours pour clamer leur désespoir, alors qu’ils sont morts économiquement il y a 20 ans et qu’ils coûtent bien plus à la collectivité que ce programme ours qu’ils dénoncent.
Les responsables agricoles renchérissent pour détourner l’opinion publique de leurs erreurs d’orientation qui ont en partie provoqué la situation actuelle des éleveurs ariégeois en particulier (vente en agneau de bergerie, choix de la « tarasconnaise » qui n’est pas une race à viande performante).
L’élevage ovin doit maintenant faire face à une épizootie de grande ampleur qui risque d’asséner le coup de grâce à beaucoup.
N’aurait-il pas été plus judicieux de dépenser toute l’énergie et l’argent utilisés contre l’ours à mettre en place des mesures de vaccination ou d’alerte sanitaire plus performants ?
Les associations et manifestations comme les Pastoralies, fiasco financé en particulier par le Conseil Général où l’on a passé la journée à dénigrer sans fin les ours, coûtent, en fait, à tous les ariégeois qui devraient avoir leur mot à dire. Pourquoi dénoncer les dégâts causés par l’animal (environ 300 brebis au maximum), si l’on oublie de parler des 30 000 pertes par an dans les Pyrénées, dues en grande partie au manque de surveillance ?
Les journalistes, en recherchant le sensationnel (apparent), ne sont certainement pas les derniers responsables. Une analyse objective de la situation ne pourrait-elle pas tempérer, de temps en temps, cette recherche forcenée du plus grand nombre de lecteurs ?
Le maniement subtil d’insinuations ou d’affirmations équivoques ne contribue-t-il pas à créer un climat défavorable ?
Le dossier pyrénéen de l’ours doit être traité objectivement, comme il l’est chez nos voisins où les interférences sociopolitiques restent réduites et ne masquent pas le travail des scientifiques et des responsables de terrain.
Désormais, nous devons nous attaquer aux problèmes réels. Il convient de se donner les moyens de parvenir à une population viable.
D’abord, procéder à des lâchers réguliers d’un ou deux individus chaque année.
Mettre en place sur les voies de communication importantes, dans les secteurs les plus fréquentés, des passages à gibier (ponts verts) comme il en existe dans d’autres pays (Croatie, Trentin, Slovénie etc…).
Créer de véritables zones préservées à l’intérieur desquelles la chasse du sanglier en battue serait interdite et où les éleveurs auraient l’obligation de mettre en place un gardiennage permanent avec conduite des troupeaux, chiens de protection et regroupement nocturne, les aides au fonctionnement et les indemnités en cas de pertes étant liées à la mise en place de ces moyens.
Souhaitons que le groupe Ours, dont la prochaine réunion est prévue à la fin de ce mois s’attaque enfin à un tel programme.
Tous les sondages démontrent l’intérêt de la majorité des français pour la présence de l’ours dans les Pyrénées. Doit-on continuer à donner, en priorité, la parole à des personnages pour lesquels l’ours n’est qu’un prétexte ?
Rédigé par : Mercier Jean-Paul | 08/09/2008 à 18h11
POUR UNE BIODIVERSITE:
L’expression "tir d’instinct" est scandaleuse, elle fait froid dans le dos si l’on songe aux risques d’accident avec des promeneurs.
- Il faut que les forêts pyrénéennes disposent de parcs nationaux ou de réserves dignes de ce nom.
- Il faut voter une loi qui réprime les tentatives de destruction d’espèce protégée.
- Il faut continuer les lâchers de bêtes slovènes.
Brigitte
Rédigé par : BUSSET Brigitte | 10/09/2008 à 11h43
POUR UNE BIODIVERSITE:
L’expression "tir d’instinct" est scandaleuse, elle fait froid dans le dos si l’on songe aux risques d’accident avec des promeneurs.
- Il faut que les forêts pyrénéennes disposent de parcs nationaux ou de réserves dignes de ce nom.
- Il faut voter une loi qui réprime les tentatives de destruction d’espèce protégée.
- Il faut continuer les lâchers de bêtes slovènes.
Brigitte
Rédigé par : BUSSET Brigitte | 10/09/2008 à 11h44
Je réitère ma question : à quoi sert la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées ?
Est-il utile à la mise en place d'une politique où peuvent se rejoindre le monde agricole, les néo-ruraux et les touristes Voulons-nous faire des Pyrénées, un immense parc national protégé ou viendraient se détendre sous forme de safari,les populations urbaines en manque de chlorophylle,ou voulons-nous au contraire, maintenir une économie paysanne (fromages, viandes,fruits et légumes,etc,...) en harmonie avec de nouvelles pratiques d'autonomie de vie (éco-construction,énergies alternatives,
artisanat,randonnées,etc... ?
Rédigé par : emlo | 11/09/2008 à 10h21
La personne qui dit s'appeler Brigitte Busset et qui exprime son avis dans un vocabulaire franchement "limite" sur de multiples sites ou blogs concernant les animaux est priée de révéler son vrai nom et de ne plus utiliser le mien...! (vérifié sur pages blanches françaises et suisses) MERCI
Rédigé par : Busset Brigitte | 12/02/2009 à 18h50