Cécile Ntoutoume: la Mère Noël des Gabonais de Toulouse
IMMIGRATION. Moins d'1m60, l'air adolescent, elle ne paie pas de mine. C’est à une autre toise qu’elle prend toute sa valeur.
Elle s'active à régulariser toutes sortes de situations. Les accords signés à l'indépendance du Gabon en 1960 devraient donner aux Gabonais un statut privilégié en France. Or, dit-elle, ils sont «souvent bafoués».
Cécile Ntoutoume, 40 ans dont vingt passés en France, est une femme très occupée. Elle a une histoire très chargée, aussi : fille du premier opposant au premier président de la république Gabonaise et petite-nièce de Léon M'Ba, le président en question.
Cécile Ntoutoume. Photo: DR
Pour avoir attaqué frontalement le gouvernement, ce père engagé a fait de nombreux séjours en prison. À l'époque, la jeune fille lui en veut de faire passer ses idées avant sa famille: «Il avait le verbe dur, ce n'était pas un tendre, même avec nous». Mais avec le recul, elle veut bien admettre «qu'il n'avait peut-être pas tort».
Á 19 ans, la jeune femme vient étudier à Toulouse, car il existe peu de structures après le lycée au Gabon. C'est en France, donc, qu'elle dit avoir grandi en découvrant la démocratie, la liberté d'expression: «Dire les choses durement, crûment, sans être taxé d'opposant, c'est vraiment agréable».
Omar Bongo a failli dans sa mission de président, juge-t-elle : censure, lourdeur extrême de l'administration et surtout corruption à tous les étages. Pourtant, Cécile Ntoutoume refuse d'affronter directement son gouvernement. Elle se sent plus utile auprès des siens en France.
Elle n'a pas toujours donné dans l'altruisme. C'est Françoise de Veyrinas, il y a dix ans, qui l'aurait convertie. L'adjointe à l'ancien maire UMP de Toulouse, aujourd'hui disparue, s'opposait alors à un projet de centre d'accueil au Mirail. «Je l'ai critiquée fortement», raconte-t-elle tout en euphémismes.
La Gabonaise estime aujourd'hui avoir eu tort : «le centre d'accueil s'est finalement construit, mais on ne l'a pas utilisé. Nous avons donc gaspillé de l'argent public». Françoise de Veyrinas n'aurait regardé «ni ma couleur de peau, ni mon statut social, dit-elle. C'est grâce à elle que j'ai compris ce qu'était l'intérêt collectif».
C'est une Maison du Gabon à Libreville que Cécile voudrait maintenant ouvrir: pour sensibiliser les candidats à l’émigration aux difficultés de l'exercice.
Céline LEBRETON


Bravo Cécile,
Paulette , Nathalie , Christelle , Xavier se conjuguent a Moi pour te souhaiiterva travers ce court intermède "Bonne fêtes".
Bonne fête de Noel a Celle qui montre le poids de la responsabilité gabonaise dans le Midi -Pyrénées.
Bonne fête de la Nativité a celle qui a sauvée plusieurs fois l'identitée de la famille gabonaise.
N'oublions pas surtout que 2008 a été l'année ou tu a montrée ton courage a démonter les artifices des "Villipendeurs" de la Liberté .
Avec Raïssa , et tous ceux que tu as mis en avant pour retrouver leur crédit dans ce monde complètement "perdu".
Tu as montrée la force de ton combat.
La famille t'embrasse , et de la part de ton grand frère, heureuses et bénéfiques fêtes de fin d'Année.
Paul Okili - Boyer (Carcassonne)
Rédigé par : Paul Okili Boyer | 23/12/2008 à 15h19
Chapeau, Madame !
Un bel itinéraire au service des autres, qui va certainement s'enrichir encore. Et, à en croire cet article, une capacité asssez rare à faire sur soi-meme un retour critique.
Une belle image pour Noel.
Rédigé par : haltla | 24/12/2008 à 10h09
Madame
Enfin une gabonaise qui n'a pas froid aux yeux et qui se bat avec des convictions pour une cause juste et noble, le Gabon a grand besoin des gens comme vous, nous attendons de voir comment vous allez interpeller ces candidats à l'élection présidentielle dont certains se foutent du peuple
Rédigé par : moussavou | 29/07/2009 à 08h28