Le ministre remballe sa réforme, les lycéens de Toulouse maintiennent leur manifestation
ÉDUCATION. Parents et enseignants n’auront pas eu le temps de se mettre en position aux lycées Rive Gauche et Arènes. Xavier Darcos a remballé sa réforme juste quelques heures avant.
En fait, le ministre de l’Éducation nationale a «remis à plus tard» la présentation de son projet. La perspective d’un gros chahut avant Noël a eu raison de ses ardeurs réformatrices…
Les syndicats enseignants et la fédération FCPE de parents d’élèves allaient ouvrir ce lundi soir à partir de 18 heures une série de “Réveillons revendicatifs” dans les lycées du pays.
Le rendez-vous est maintenu en ce qui concerne celui des Arènes. Mais pour «célébrer cette annonce». Le Syndicat national des enseignants du secondaire fête le report de cette réforme comme on fêterait une victoire.
La réforme s’éloigne, la température ne baisse pourtant pas vraiment.
Le ministre n’a pas eu à engager la bataille pour se rendre compte que le rapport de force ne penchait pas de son côté.
Parents et enseignants plient les gaules. Pas les lycéens de Toulouse qui appellent au blocus des établissements dès demain matin mardi. Et à une manifestation ce même jour à 14 h à Jeanne d’Arc.
Les étudiants des IUT, qui devraient les rejoindre là, ne renoncent pas non plus à occuper l’IUT “A” de Paul-Sabatier dans la nuit de mardi à mercredi.
«Ils nous la remettront en place pendant les prochaines vacances ! Ce n’est pas un report d'un an de cette loi Darcos que nous voulons, c’est son abrogation», dit Laura, porte-parole du Comité lycéen de Toulouse (CLT).
Les potaches veulent en découdre. Les étudiants d’IUT aussi qui ont dressé des barrages filtrants et des barrages tout court dès 4h ce matin autour de Rangueil.
En grève depuis 15 jours, ces étudiants bataillent contre le grignotage par les universités du budget des IUT. Ils maintiennent donc leur “Nuit de défense des IUT” avec occupation des lieux et organisations de débats divers.
La préfecture et le rectorat soufflent peut-être un peu. Mais ce lundi soir, la paix scolaire n’est pas encore chose assurée.
PMo.


Soutien aux lycéen-ne-s mobilisé-e-s !
Il ne s'agit que du report d'une réforme alors que le projet d' une société sécuritaire et libérale est toujours à l'oeuvre.
Organisons la résistance pour construire une alternative citoyenne à la situation.
Prochaine réunion du Conseil national de la Résistance 31, 65, 09 et 81 mardi soir à 20 h 30 aux Pavillons Sauvages (angle rue Dagnaux et rue Chaussas - métro Minimes) à Toulouse.
Mise en oeuvre d'initiatives proposées lors de la journée de mobilisation des consciences le 10 novembre à Toulouse.
Rédigé par : CnR31 | 15/12/2008 à 18h43
Ce matin tôt, je revenais d'une manif de soutien aux salariés de Pro CME quand je suis tombé sur les étudiants de l'IUT qui bloquaient une partie du campus. Ca m'a fait chaud au coeur de voir que les jeunes ne sont pas les légumes qu'on nous dépeint.
Courage les p'tits gars (et filles aussi bien sûr) !!!
Rédigé par : Destripador | 15/12/2008 à 19h30
Tous les gouvernements de gauche et de droite ont reculé lorsqu'ils ont voulu réformer le mammouth, il faut privatiser et rapidement.
Rédigé par : CANAL31 | 15/12/2008 à 22h00
Il est rigolo, Canal 31, avec sa recette magique. Pour privatiser, il faut trouver des acheteurs.
C'est la preuve par l'absurde que l'éducation n'est pas un marché mais un "service d'intéret général", comme on dit en européen.
Rédigé par : haltla | 15/12/2008 à 23h14
Enfin la raison politique l'emporte sur le dérèglement économique. Encore un effort et la raison émancipatrice d'une politique d'éducation (souvenons nous de "la politique de civilisation" empruntez à Edgar Morin par le président)réaparaitra.
Rédigé par : Lièvre | 16/12/2008 à 05h22
Privatiser? et puis quoi! vous pensez aux familles nombreuse? Parce qu'il y en a encore , moi je ne serai pas concernée par les réformes du lycée, par contre je vais etre concernée par les réformes DUT , en plus je n'ai pas participé aux blocus ni au réveillon mais hier sous prétexte de prévention le proviseur a laissé sortir les élèves (normal d'habitude car la cour ne peut contenir tous les élèves meme serrés) mes affaires étaient restées dedans or le proviseur avait donné ordre de ne pas laisser rerentrer meme pour aller en cours et moi j'ai demandé un redoublement alors que j'avais largement de quoi passer juste pour avoir un dossier béton (obligatoire dans la fac visée) alors redoubler pour rien ça ne m'interesse pas , et sous la pluie qui plus est , ce matin ce sera le docteur avec la fièvre que j'ai , malade d'etre restée dans le froid d'un blocus puis sous la pluie à cause du proviseur , y'en a marre !!cette année je voulais me donner à fond , j'ai eu les félicitations au premier trimestre mais entre les réformes à venir et les évènements actuels (de tout coté) je ne sais plus ou je vais pouvoir aller alors puisque meme le proviseur m'empeche de travailler je vais peut etre au moins défendre les facs
Rédigé par : 3 EN 1 | 16/12/2008 à 07h44
Démocratie: tu prends tes désirs pour des réalités mais l'éducation est nationale et le restera parce que c'est ce que veut le PEUPLE. Ensuite les réformes elle en a vu passer et repasser... Chaque ministre veut laisser son empreinte et tous ont des idées qui tendent vers une dégradation du système justement pour pouvoir privatiser en arrière pensée...
Heureusement que certains veillent...
Allez sans rancune Mr le liberal qui ne se soucie pas des gens!
Rédigé par : democratie | 16/12/2008 à 07h55
Ne nous faisons aucune illusion et d'ailleurs Darcos l'a avoué "il recule pour mieux sauter"...
Autrement dit, rien n'est réglé.
L'Etat a aujourd'hui la trouille,... la trouille que les conflits sociaux issus de la jeunesse, ne fassent tâche d'huile et n'enflamment tout le pays - comme en Grèce - à propos de laquelle Monsieur SARKOZY DE NAGY-BOCSA est resté particulièrement discret en tant que président temporaire de la CE.
La bande au pouvoir sait qu'elle n'a en face aucune opposition politique sérieuse 5PS divisé et impuissant, PC déliquescent, extrême gauche virant à l'électoralisme forcené,... sinon une sourde révolte qui monte du fait de la crise économique et des "réformes" aberrantes et anti populaires.
La bande au pouvoir compte sur les fêtes de fin d'année pour calmer les esprits et reprendre sa malfaisance à la rentrée.
Il nous faut rester vigilant et ne croire aucune des promesses et manœuvres du gouvernement.
Rédigé par : Mario | 16/12/2008 à 10h23
OUI,PRIVATISER
Dans les faits, l'école est déjà privatisée, suite au fiasco éducatif, depuis la fin des années 60.
Il suffit de constater l"explosion des boites de soutien scolaire. Pas seulement pour le secondaire, mais également pour le primaire.
C'est un peu d'argent en plus, pour nos enseignants qui y officient.
Ne parlons pas des établissements privés qui refusent du monde. Et leur coût de fonctionnement est largement inférieur à celui du public.
Et pour avoir fréquenté les deux écoles, je peux vous dire que la motivation des enseignants n'est pas la même.
oi
Rédigé par : CANAL31 | 16/12/2008 à 19h54