Lettre d'adieu d'une salariée de M6 à ses amis Toulousains: «Vive l'ORTF!»
TÉLÉVISION LOCALE. Dernière semaine avant l'autoroute vers le désert. Les écrans sont amers. Ceux de M6 Toulouse vont s'éteindre six jours avant Noël.
Une salariée de la station des allées Jean Jaurès fait le point sur la situation de la télévision locale (voir LibéToulouse au 16 octobre). Elle s'adresse aux professionnels amis avec lesquels elle a pu travailler.
Les carottes sont cuites. Le propos n'est plus à l'heure syndicale. C'est l'amertume qui point:
«Cher tous,
je dois vous annoncer l'arrêt définitif des décrochages d'information locale de M6 Toulouse, Bordeaux, Marseille, Lille et Lyon au 19 décembre.
(...) Après 8 ans de bons et loyaux services, l'aventure s'arrête.
Nous sommes toutes et tous très amers. Une sorte de correspondance va se mettre en place. Nous n'en savons pas plus au jour d'aujourd'hui mais ce qui est certain c'est que bon nombre d'entre-nous vont devoir aller pointer à l'ANPE et que l'info locale de la 4ème ville de France, 2ème au niveau estudiantin ne sera plus.
France 3 a fermé sa locale en juin dernier, TLT dégraisse à fond, et M6 Toulouse disparaît à jamais. Vive l'ORTF, vive les actionnaires des chaînes privées, vive le CSA, vive la France (...) ! Merci à vous tous pour ces chaleureux moments où, malgré tout ce marasme, nous avons pu et su intéresser nos (télé)spectateurs à l'actu, quelle qu'elle soit, de notre jolie ville et magnifique région. Je vous embrasse.
Amitiés».


Bon, en même temps, TLT, M6 n'étaient ni l'un ni l'autre un modèle pour l'information locale. Ce qui n'empêche pas que ces pertes d'emploi sont regrettables.
Rédigé par : Francois Toulouse | 13/12/2008 à 10h52
Le peuple veut majoritairement la marchandisation de toutes les activités humaines...
Il est servi,... qu'il en bouffe jusqu'à l'indigestion...
Et surtout qu'il ne se plaigne pas, il a ce qui a voulu et ce qu'il mérite.
Rédigé par : Mario | 13/12/2008 à 12h21
Quand on vous dit que le pluralisme des medias est en panne et même malade, vous ricanez; on doit avoir la possibilité de fermer un écran de tourner un bouton, d'avoir le CHOIX de son information. Personne ne doit nous le limiter et on ne peut l'imposer à personne.
Ensuite la concurrence, la VRAIE- pas la déguisée, avec le même actionnaire-celui qui fabrique les gros-z'avions- partout dans les medias locaux doit être si besoin est restaurée. Bonne chance aux licenciés de M6 et de TLT et que les papivores du coin cessent de se gaver sur leurs pigistes Rmistes; ce qui leur évite d'embaucher et de payer normalement des professionnels non précaires. Le patronat de presse se paie encore sur la bête c'est à dire avec de l'argent public!
Rédigé par : Lena Storm | 13/12/2008 à 14h52
Pourquoi s'émouvoir, camarades ? Il nous reste la Pédeche, que je n'achète pas, par hygiène mentale plus que par économie, mais dont les affichettes placardées partout depuis deux ans décrivent la courbe plongeante.
Cela étant, Mario pose le problème de la poule et de l'oeuf : est-ce le peuple vautré qui mérite ce niveau d'"information", ou les informateurs qui, jugeant le peuple vautré, abaissent sans cesse le "niveau" ? Ce n'est pas un simple problème de marchandisation, cette tarte à la crème censée tout expliquer.
Rédigé par : haltla | 14/12/2008 à 21h41
Après France 3 et TLT, M6 Toulouse s'efface : encore un dur coup pour la presse d'opinion. Leur impertinence nous manquera.
Rédigé par : Croque-Média | 15/12/2008 à 14h03
Si je dois regretter que le pluralisme n'est plus ce que c'était sur Toulouse, je me plaindrais plutôt de l'arrêt de Satiricon que de l'arrêt de TLT.
Rédigé par : Alain | 16/12/2008 à 19h30