Le vent plaque Toulouse au sol
FURIE. Rues fermées à la circu- lation, arbres arrachés, centre ville déserté : la tempête venue de l’Ouest océa- nique plaque Toulouse au sol.
Tandis que la cellule de crise de la Préfecture coordonne les interventions dans le département de Haute-Garonne, employés municipaux, policiers et pompiers parent au plus pressé en ville.
Le répit ne vient que vers 17 heures. Le vent tombe enfin. Reportage.
Les arbres tombent sur le boulevard Carnot. Photo : DR
12h30, place Wilson. Serge fait partie de la vingtaine d’employés municipaux de l’équipe d’intervention mobilisée au centre ville. L’oreille rivée à son talkie-walkie, il s’interrompt un instant : «Un arbre vient de s’abattre sur les allées François-Verdier, les collègues sont sur place, dit-il. Nous, on vient de ramasser une dalle tombée d’un toit sur l’avenue de Lombez. Les toits, c’est de là que vient le danger. Mais le plus gros reste à venir. Le pic de la tempête est prévu pour 15h».
La rue Pierre Baudis est fermée à la suite du décrochage d’un élément du toit du théâtre national de Toulouse (TNT). «Ce soir, les spectateurs du Cid passeront par les entrées latérale», indique Pierre Farroux, le responsable municipal chargé de la sécurité des immeubles, casque de chantier sur la tête. Le vent, ça ne se maîtrise pas».
En face, un peuplier arraché gît sur la Fontaine du Boulevard Carnot.
14h30, Préfecture de Toulouse. Au plus fort de la tempête, à 12h15, le vent a soufflé à 121 km/h sur les pistes de l’aéroport de Blagnac fermé au trafic aérien. C’est l’une des informations données par la cellule de crise de la Préfecture mise en place depuis la veille au soir.
Au travail dans la salle Erignac de la préfecture, cette cellule rassemble une trentaine de fonctionnaires, gendarmes, policiers, pompiers et agents du Samu ou de France Télécom. Ceux-là font le point minute par minute sur la progression de la tempête. Les yeux rougis par la fatigue, Anne Gaëlle Baudouin-Clerc, la directrice de cabinet du préfet suit ces informations sur l’écran géant installé au fond de la salle.
400 sapeurs-pompiers, 300 gendarmes, 40 agents SNCF, 100 employés municipaux sont mobilisés pour faire face. «Nous n’avons pas eu besoin de faire appel à l’armée», indique Dominique Burr, le préfet de région.
«Trafic ferroviaire suspendu sur tout Midi-Pyrénées, Route départementale 20, 58, et 83 fermées à la circulation. Plus de téléphone pour 200 000 abonnés de France télécom». Le point est fait sur la crise autour d'une longue table de travail. «1100 de nos agents sont à pied d’œuvre et une entreprise du Portugal nous a proposé son aide que nous avons acceptée», indique le responsable de France Telecom.
L’une des principales inquiétudes du Préfet concerne l’alimentation électrique de deux usines de traitement d’eaux potables situées à Buzet et Saint Capray. «La situation est sous contrôle», lui répond-on. Les centres d’hébergement d’urgence sont ouverts aux sans abris toute la journée. «Le plus dur est de convaincre les gens du voyage de bien vouloir s’y rendre», précise la directrice de cabinet.
15h05. Le vent souffle à 105km/heure. Retour dans la rue du Languedoc barrée à la circulation. Les rares piétons lèvent les yeux au ciel. Le faîte en zinc du toit de l’un des immeubles menace de s’arracher. Paul, un pompier y est monté pour évaluer les risques. Il en redescend tout ebourriffé: «Putain ! ça souffle vraiment fort, là-haut».
Le Préfet se félicite de ce que cette tempête ait choisi de souffler de jour et non pas de nuit, et un jour de week-end qui plus est. Ce qui a permis aux secours d'intervenir sans mal et aux Toulousains de restger aux abris comme il le leur avait demandé la veille.
Á 17h30, la paix est retombée sur la ville. Il y a un blessé parmi les pompiers. Sinon, pas d'autre victime à dédplorer.
J-mE.
Cellule de crise, salle Erignac de la Préfecture de Haute-Garonne. Photo: DR




La plupart des mesures ont été prises, mais je reste sur ma faim sur un aspect qui, je crois n'a pas été soulevé, à savoir l'autorisation de la préfecture de laisser ouverts les centres commerciaux;
En effet, de nombreux magasins : centre cial de Rouffiac qui a pris l'eau, un magasin à Labège qui a vu une partie de son toit emporté, un autre grand magasin d'habillement privé d'électricité à midi et qui a fermé. Ces risques pouvaient être connus, on a laissé les gens (avec des enfants en bas age, des bébés, des personnes agées) entrer dans les galeries marchandes. The show must go on.
Alors qu'il est impossible de trouver un médecin généraliste le vendredi soir, les vendeuses et caissières , payées une misère, doivent être présentes à leur poste quel que soit le temps, j'ai vu un salarié arriver à 9h en scooter pour ouvrir son magasin.
Normal?
J'ai interrogé la préfecture pour savoir si les centre commerciaux étaient ouvert, on m'a dit oui. J'ai répondu, ya pas de problème alors. Ah...mais si, il faut faire attention aux arbres...
La majorité des salariés du centre commercial dans lequel je travaille n'en revenaient pas de l'iconscience des gens...
Rédigé par: Gling-gling | 24/01/2009 à 19h01
Que d'évènements palpitants ! Un arbre tombe puis un autre. Heureusement notre envoyé spécial est là pour ne rien en rater !
Rédigé par: oc | 24/01/2009 à 19h38
En tout cas, remercions cette entreprise portugaise de proposer son aide. La solidarité c'est toujours bien…
Rédigé par: franck | 24/01/2009 à 20h36
Faut arrêter avec la préfecture qui laisse les magasins ouverts... Si les gens ne sont pas foutus d'être responsables et de décider s'il faut sortir ou pas, et qu'ils ont besoin du conseil de la préfecture, bel exemple de paternisation à outrance de la société.
Par contre, les gérants de magasins ont, eux, abusé en cherchant à ouvrir coûte que coûte. Et on fait tout un pataquès de cette tempête mais bon, elle n'est pas si importante que ça, comparée à 1999. Rien à voir. Mais faut dramatiser la chose, ça fait vendre, coco...
Bref, encore du vent tout cela, si j'ose dire.
Rédigé par: Saint-Cyp | 24/01/2009 à 22h17
A Taiwan ou j'habite, j'aime bine quand ca souffle (on appele ca les typhons) car c'est jour de repos. on reste chez soi, peinard. C'est un peu mois le bordel qu'a toulouse d'ou je viens, mais bon c 'est un peu panique aussi, car les gens vont au cinema (qui reste ouvert puisque les gens en conge s'embetent a la maison) en scooter se payent de bonnes gamelles quelques fois. La prochaine fois je ferais l'envoye special pour Libe. (desole pour les accents, mais c'est mon clavier qwerty)
Rédigé par: Dui shenghuo hen hao | 24/01/2009 à 22h34