Charge à la matraque et aux grenades assourdissantes, rue d'Alsace-Lorraine à Toulouse
REPORTAGE. Scènes de guérilla urbaine ou usage disproportionné de la force ? Des passants se demandent encore, tout ébahis
Dans les faits, vers 18h30 ce jeudi soir, environ 150 membres du collectif des "Robin des bois" contre les symboles de la consommation forment une chaîne humaine devant les portes du Monoprix, rue d'Alsace-Lorraine à Toulouse.
Une fois sortis les derniers clients du magasin, un groupe compact d'une vingtaine de policiers urbains en tenue de maintien de l'ordre, avec casque, visière et protège-tibias, fonce sur lesdits Robins de Bois, matraque en l’air. Sans autre forme de sommation.
Tirs de grenades assourdissantes, flash ball: l’intervention est musclée. La police la justifie par des vols de nourriture qui auraient été commis à l’intérieur du magasin pour une valeur de quelque 200 euros.
La chaîne est en tout cas démantibulée. Mais ceux qui la constituaient ne quittent pas les lieux pour autant. Un face-à-face s’installe entre eux et forces de l’ordre.
Tendu, le face-à-face: jets de bouteilles de verre dont une atteint un policier malgré son bouclier, feux de cartons, amas de barrières de protection... La scène dure une vingtaine de minutes. Fusent du côté manifestant les cris de «qui sème la misère récolte la colère» et «police partout, justice nulle part».
Des passants et des manifestants du défilé de l’après-midi exhortent les jeunes à cesser ces violences. Parmi eux, le maire adjoint et ex-commissaire de police Jean-Pierre Havrin tente en vain de négocier une dispersion des belligérants. Las !
Alors que ne font plus face qu'une dizaine de jeunes gens, dont certains passablement défoncés et hargneux, continuant à jeter ce qui leur tombe sous la main, une charge est sonnée par l’officier de service.
Panique soudaine parmi les badauds, pressés là pour photographier la scène avec leur téléphone portable. Il faut dire que les policiers avancent en groupes et braquent littéralement les curieux avec leur flash ball.
«Mais il est fou, il me vise !» s’écrie une dame. Une course-poursuite s'ensuit dans la rue où des manifestants incendient des poubelles. Les magasins baissent les rideaux.
Vers 19H30, un jeune homme en chemise de couleur est arrêté place Jeanne d'Arc. Les policiers l’auraient identifié comme ayant jeté des projectiles.
Un membre du collectif des Robin des bois dit ne pas comprendre ce qui s'est passé. «Ça va être la merde chez les Robin des bois, regrette-t-il. Y en a qui vont plus vouloir faire des actions si ça doit être violent comme ça, et d'autres qui ne vont désormais vouloir que de l'affrontement».
Laurent ABADIE.
Des photos ? libetoulouse@gmail.com



Dommage que l'article soit très orienté côté version policière. Car j'ai assisté à la scène et je n'ai pas vu la même chose : déjà il n'y avait pas une dizaine de jeunes, mais des centaines de jeunes qui se sont fait violemment chargé par les CRS.
Ensuite, l'intervention n'est pas seulement musclée, mais la BAC a réellement visé la tête en tirant au flashball, blessant plusieurs jeunes dont l'un grièvement à l'œil.
Ils ont ensuite chargé la foule dont la plupart n'avait rien à voir avec cette histoire, avant de bloquer toute la rue Alsace-Lorraine.
Environ 300 hommes en armes et des violences policières en pleine rue en plein centre ville. L'État ne lésine pas sur les moyens et n'a visiblement pas peur de pratiquer la répression policière devant multiples témoins.
Il faut dire que quand on voit le traitement journalistique de l'évènement, on peut dire qu'il n'a pas trop à s'inquiéter...
Rédigé par: | 20/03/2009 à 00h28
Je trouve que les coups et blessures sont un délit bien plus grave que le vol de nourriture. De plus quand on sait que l'inflation est continuelle, que les malheureux se font de plus en plus nombreux, il est honteux de voir que les actions des manifestants sont ignorés par le président. Lamentable, dans quels pays barbare et moyenâgeux punit on le vol par des coups de matraque?! Depuis quand la police fais office de juge et se permet d'appliquer du châtiment corporel sur place? Ma foie, je perçoit ces actes comme de la violence illégitime, méprisable, et qui froisse tout ce qu'il peut y avoir de bon ou de respectable.
Rédigé par: kisselenko | 20/03/2009 à 00h39
http://www.youtube.com/watch?v=Gw-WLyDeM64
Les images ne sont pas très claires, pas les miennes...
Charges sans sommations, charges au milieu des poussettes,un étudiant du Mirail probablement borgne à l'heure actuelle. Des jeunes gens et citoyens choqués. 200 euros de vol, je ne pense pas plutôt 100 euros.
Etat policier, une honte, une honte...
Police partout oh oui. Une violence sans nom qui encore me met mal à l'aise.
On l'oublie mais ils avaient agi de même lors de l'occupation de l'ESC, charge sans sommation, tonfas à la main et gaz lacrymo à volonté...
Rédigé par: Un étudiant révolté et présent. | 20/03/2009 à 01h10
Répression du mouvement social (bis)
Rassemblement soutien au Commissariat de l'Embouchure vendredi 19 mars à 11h
Communiqué de presse du comité de lutte des étudiant-e-s du Mirail :
http://cnr-midipyrenees.blogspot.com/2009/03/repression-du-mouvement-social-bis.html
Rédigé par: CnR31 | 20/03/2009 à 01h32
Que dire ? j'en reste bouche bée. En 1995, il y avait des scènes quasi-similaires auxquelles j'ai participé et les medias informaient en suivant que "quelques casseurs" semaient le trouble en fin de manif... atterrant !
Heureusement, MERCI INTERNET malgré tout ce que l'on peut dire à son sujet avec la politique de la peur...
Et nous avons de quoi nous inquiéter, en effet, sur les événements.
Rédigé par: ger@ | 20/03/2009 à 02h11
Ce n'est pas une police, c'est une troupe d'occupation.
Rédigé par: Le Choucas | 20/03/2009 à 08h04
1)
"Quand le mois de mai approche, je lâche mes Médors" (Proverbe de l'Intérieur) :
http://auchatquipeche.blog.fr/2008/05/22/a-grenoble-la-police-tire-des-lacrymos-s-4207796/
Une version des faits, légèrement mais à peine plus pro-policière, était parue dans l'excellent e-journal local "Grenews".
2)
Comme c'est bizarre, 2 jours avant la grande manif, dans une de ses fameuses "sorties provinciales" (question, ça coûte combien de smics à chaque fois ces fantaisies ?), Mr Sarkozy a rebondi tel Zébulon sur le problème des "bandes organisées" qui avaient agressé des jeunes dans un lycée de Seine St Denis :
Ainsi, n'importe quel jeune encourrait trois ans de prison pour appartenance (même pas pour délit de casse ou d'agression !) à une "bande organisée agressive" *.
Les redoutables "casseurs de banlieue" peuvent dormir sur leurs deux oreilles, cette loi est pratiquement inapplicable pour leur cas précis, par contre elle tombe à pic pour (contre, plus exactement ) les ananars et autres "autonomes" fleurissant dans les cortèges du 19 mars ...et plus encore pendant le joli moi de mai 2009 à venir.
...Bref, l'annonce de cette loi hypersécuritaire ne pouvait pas mieux tomber au calendrier sarkozyste, je n'en dis pas plus ( mais pas moins ).
3) Les jeunes CRS et autres gendarmes sont bien entendu dispensés d'aller en prison au titre de ladite loi, même s'il est avéré que leurs bandes sont très organisées et passablement agressives ...
;-) c'était un joke, svp, ne me modérez pas ! Pour autant ne rions pas trop : avec une telle loi au flou juridique proche de la bouillie pour chats, nos jeunes graines de révoltés (y a de quoi !) qui "n'en veulent pas, de cette société-là !", risqueront dès demain trois ans de Prison, qui sait ? Tout ça pour avoir été surpris à distribuer des tracts avec la CNT locale, ou avoir épinglé le pin's "vive l'anarchie !"sur leur sweat.
4)
Nous devrons donc de plus en plus nous creuser le ciboulot, pour faire passer le message et l'expression de notre colère devant "l'ordre injuste" Il faudra trouver des modalités d'action à la fois conformes à ce qu'autorise la loi et subversives, comme ces "cahiers de doléances" à Nantes, ou la lecture de la Princesse de Clèves à haute voix dans certaines villes universitaires, il faudra nous fabriquer nos scoops, pour contrebalancer ce journalisme mou que dénonce à juste titre le premier commentateur* : Il y a une vingtaine d'années, les personnels hospitaliers se sont fait virer avec perte et fracas de l'assemblée Nationale, où ils avaient demandé à entrer pour s'exprimer : ainsi, on a enfin parlé d'eux à la télé, ainsi ils ont pu s'exprimer.
Bravo à Toulouse pour l'ampleur de la mobilisation, en tous cas !
amicalement,
Une mémé grenobloise
*A la décharge de ces journalistes, il faut dire que s'ils en disent "trop", leur article passe à la trappe et ils risquent en plus d'être virés ! Ce gouvernement a muselé le journalisme comme il a laissé le museau à l'air ses chiens de garde...
Rédigé par: le chat qui pêche | 20/03/2009 à 08h38
Décidément les articles de ce journal en ligne sont plus qu'orientés côté police, capital, bobos, etc... mais je ne devrai pas m'en étonner, ça fait longtemps que la mue a débuté... Je vous parie chers lecteurs que la signature n'était pas sur les lieux et que ses infos viennent directement du commissariat, lieu où d'ailleurs sont toujours en garde à vue des manifestants... parce que ça s'est pas passé tout à fait comme ça ! pas un mot sur les jeunes qui sont partis à l'hosto... par contre un flic qui s'est pris une canette mérite bien quelques mots...
FORMIDABLE LE JOURNALISME EN DIRECT DANS SON SALON... parce que rien non plus sur le rassemblement devant le commissariat hier soir à 20 h30... les pieds dans les pantoufles, vont quand même pas se déranger... "on appellera le commissariat ils nous écriront bien un article..."
ON EST MAL BARRES !!!
NOTE DE LIBÉ TOULOUSE : CE QUE VOUS VENEZ DE LIRE EST LE POST AMUSANT OFFERT PAR “BARBIE FAIT DE LA POLITIQUE”. LE KIT COMPLET AVEC “BARBIE FAIT DU JOURNALISME” EST EN VENTE CHEZ TOUS LES MARCHANDS DE FARCE ET ATTRAPES.
Rédigé par: martine dans la rue | 20/03/2009 à 08h51
Juste deux trois précisions sur l'action de jeudi après-midi. Ce n'est pas le collectif "Robin des bois", mais des étudiant-e-s des facs toulousaines qui menaient l'action. Le but était de dénoncer la vie chère et les marges que se font les enseignes de grande distribution sur le dos des consommateurs. Si il y avait 300 étudiant-e-s en chaine devant les portes du Monoprix, il y en avait une dizaine dedans qui ont "fait des courses" (produits alimentaires uniquement). La police parle de vol pour un montant de 200€. Il n'y a rien de plus faux. La sortie de ces courses a été négociée avec la gérance du magasin, en gros les étudiant-e-s arrêtent de bloquer le magasin si vous nous laisser sortir avec ce que nous avons pris. La négociation avait aboutie et les étudiant-e-s s'apprêtaient à partir dans le calme, sans qu'aucune violence n'ait été commise, quand la BAC a chargé. Les questions sont multiples: pourquoi la BAC a-t-elle chargé alors qu'elle savait que la nourriture qui sortait avait été négociée? Une charge de 30 hommes de la BAC est-elle nécessaire pour empêcher le soit disant vol de 200€ de vivres? Pourquoi les forces de "l'ordre" ont-elles procédé à des tirs de grenades assourdissantes et de flash-ball sans sommation et dans une zone fréquentée par des gens qui n'avaient rien à voir avec l'action des étudiant-e-s? Pourquoi les policiers ont-ils agressé des passants qui protestaient contre l'emploi de la force?
La police a semble t-il reçu des ordres pour cogner fort à la moindre action, au plus petit prétexte. Les étudiant-e-s et les passant-e-s ne pourront désormais plus se faire d'illusion quant à savoir de quel côté est la police: celui des puissant-e-s et de ceux qui détournent des millions d'euros à leur seul et unique profit.
Rédigé par: Etudiant | 20/03/2009 à 08h58
Rassemblement soutien comico vendredi 11h
Communiqué de presse :
Jeudi 19 mars, toulouse.
La manifestation étudiante organisée dans le cadre de la journée de
grève interprofessionnelle, s’est terminée par une action «
d’autoréduction », votée en assemblée générale. Le principe de l’action
était de bloquer les caisses du magasin en échange de la gratuité d’une
certaine quantité de produits. Alors que les manifestant-e-s avait
négocié cet accord avec le gérant du Monoprix et que l’action se
déroulait dans le calme, la Brigade Anti-Criminalité accompagnée des
gardes mobiles ont chargé les 300 manifestants qui bloquaient le
magasin. Après une première charge sans sommation pour évacuer les
entrées du magasin, où au moins deux manifestantes se sont faite ouvrir
le crane par des coups de tonfa, les forces de l’ordre ont tenté de
disperser la foule avec des tirs de flash ball et des bombes
déflagrantes. Un manifestant a été grievement blessé près de l’oeil par
un tir tendu de flash ball. Afin de se protéger de nouvelles charges,
les manifestant-e-s ont mis en place des barricades à l’aide de
poubelles enflammées. Les affrontements ont duré environ une heure
jusqu’à ce les forces de l’ordre réussissent à faire place nette. En
plus des nombreux blessés, deux personnes ont été interpellées. Un
rassemblement de soutien, réunissant plus de 200 personnes, s’est donc
improvisé devant le commissariat central vers 21h.
Face à la montée de la contestation, réunissant 110 000 manifestant-e-s
à Toulouse avec des revendications sur les salaires, le service public
d’éducation, la précarité, la seule réponse obtenue est la violence
policière. La répression de cette journée de grève et d’action,
massivement suivie, nous démontre que le gouvernement prend peur face à
la colère des travailleurs-euses et des étudiant-e-s, et craint une
amplification du mouvement.
Le comité de lutte des étudiant-e-s du Mirail condamne fermement les
pratiques policières, et prévient que nous ne nous laisserons pas intimider.
La lutte continue...
Rassemblement de soutien aux inculpés 11h, demain VENDREDI 20 MARS
devant le métro Canal du Midi,
Rédigé par: communiqué de presse | 20/03/2009 à 08h59
Communiqué de presse :
Jeudi 19 mars, Toulouse. La manifestation étudiante organisée dans le cadre de la journée de grève interprofessionnelle, s¹est terminée par une action « d¹autoréduction », votée en assemblée générale. Le principe de l¹action était de bloquer les caisses du magasin en échange de la gratuité d¹une certaine quantité de produits. Alors que les manifestant-e-s avait négocié cet accord avec le gérant du Monoprix et que l¹action se déroulait dans le calme, la Brigade Anti-Criminalité accompagnée des gardes mobiles ont chargé les 300 manifestants qui bloquaient le magasin. Après une première charge sans sommation pour évacuer les entrées du magasin, où au moins deux manifestantes se sont faite ouvrir le crane par des coups de tonfa, les forces de l¹ordre ont tenté de disperser la foule avec des tirs de flash ball et des bombes déflagrantes. Un manifestant a été grievement blessé près de l¹oeil par un tir tendu de flash ball. Afin de se protéger de nouvelles charges, les manifestant-e-s ont mis en place des barricades à l¹aide de poubelles enflammées. Les affrontements ont duré environ une heure jusqu¹à ce les forces de l¹ordre réussissent à faire place nette. En plus des nombreux blessés, deux personnes ont été interpellées. Un rassemblement de soutien, réunissant plus de 200 personnes, s¹est donc improvisé devant le commissariat central vers 21h. Face à la montée de la contestation, réunissant 110 000 manifestant-e-s à Toulouse avec des revendications sur les salaires, le service public d¹éducation, la précarité, la seule réponse obtenue est la violence policière. La répression de cette journée de grève et d¹action, massivement suivie, nous démontre que le gouvernement prend peur face à la colère des travailleurs-euses et des étudiant-e-s, et craint une amplification du mouvement, Le comité de lutte des étudiant-e-s du Mirail condamne fermement les pratiques policières, et prévient que nous ne nous laisserons pas intimider.
La lutte continue...
Rassemblement de soutien aux inculpés 11h, demain VENDREDI 20 MARS devant le métro Canal du Midi,
Rédigé par: Louise Michel | 20/03/2009 à 09h01
Je suis arrivée en retard au départ de la manif et suis donc restée en arrière pour défiler avec l'ultragauche et les anars.
La bagnole des RG qui ferme le cortège les tenait déjà à l'oeil comme d'hab'... On ne prête qu'aux riches.
Hier si le cortège était vraiment formidablement impressionnant, il y avait également un autre fait notable : l'ultragauche pas forcément encartée, et effervescente comme un alka seltzer était venue en force très bien organisée. On sait qu'elle est dormante à Toulouse, berceau des G.A.R.I, où elle pousse un peu sa corne mais hier, il était clair qu'elle était à la manoeuvre pour ramasser des adeptes sinon des suffrages et surfer sur les mécontentements extrêmes comme le font classiquement tous les antiparlementaristes ou groupes cantonnés à la contestation permanente. La suite logique et concommittante del'agitation des campus.
Hier dès le début de la manif, il semblait clair que ces petits groupes qui avaient accroché des calicots d'un autre âge, tout le long, taggaient à deux ou trois sous l'oeil d'un "surveillant " en protection, attendaient le moment de terminer en beauté un plan d'action qui était tout sauf spontané.
But : provoquer au centre ville un incident avec la police avec une mise en scène adaptée (Monoprix en pleine forme financière épicerie bobo par excellence) pour attirer l'attention des medias; associer des passants ordinaires à une charge de police pour ensuite avoir autant de témoins outrés et parcellaires qui ne peuvent que retenir la conséquence individuelle d'un maintien de l'ordre et pas la nature de la cause.
Vol de rapaces au-dessus d'un nid de coucous.
Rédigé par: Lena Storm | 20/03/2009 à 09h20
Je ne suis pas surprise du dénouement de la manifestation, mais le gouvernement emploi la force au lieu du dialogue social, c'est honteux, revenir 41 ans en arrière c'est dramatique pour tout le monde jeunesse, travailleurs, retraités. L'espoir de mieux vivre appartient à tout le monde, pas seulement à une certaine caste.
Rédigé par: cavert | 20/03/2009 à 09h26
Ce n'est pas la 1ère fois que je vois agir la BAC, la Brigade Anticriminalité. Elle est composée, entre autre, de jeunes habillés en civil qui se confondent avec les jeunes des manifs et s'infiltrent dans leurs groupes. Ils sont très violents, et dès qu'ils peuvent isoler un ou quelques jeunes manifestants, ceux-ci passent un mauvais quart-d'heure ; après on pense que ce sont des "bagarres entre jeunes" !?. Leur comportement fait peur (...). Ils ont tj de bonnes excuses (vol, dégradations....) mais on n'a jamais la preuve de rien !? (Extraits)
Rédigé par: Isabelle - salariée | 20/03/2009 à 09h38
Mais c'est bien-sûr!!!!
En effet quoi de plus normal et légitime qu'une bande de 300 jeunes qui investit un super-marché et contre le non-paiement de leurs caddies "libére" ce commerce!!....
Faut pas exagérer tout de même!! car enfin quoi de plus normal que cette action "cioyenne"??... Que les CRSS puissent intervenir dans un tel contexte est vraiment inadmissible!!
En plus, manifestement il y avait eu "négociation"; la gérante avait "accepté" LIBREMENT de "faire gratuit"..Elle n'était pas obligée!!..en fait, c'est de sa faute elle n'a pas respecté les termes de "l'accord"!!. Ces commercants ne sont vraiment pas sérieux!!...Et les CRSS, je ne vous en parle pas!, car enfin il faut qu'ils soient complêtement pervers pour penser qu'un super-marché investi par 200/300 jeunes qui sortent en courant les bras chargés de victuailles soit en difficulté et necessite une protection!!...
Remarquez!!....paut-être que ces policiers bornés n'étaient pas au courant de "l'accord"!!!!....Et même!, ils auraient du s'apercevoir qu'il s'agissait "d'une action citoyenne"...
Il y a vraiment un problème de formation des flics ..mis! je vous le dis!!
Bon allez!!...Tous à la manif de soutien des jeunes!! pour l'action citoyenne!!!
Amicalement
Rédigé par: Soso17 | 20/03/2009 à 09h40
Bien... la veille d'une mobilisation gigantesque, le gouvernement explique qu'il ne lâchera rien. Le jour même il rejette la suspension du bouclier fiscal, demandée pourtant par des députés ump. Et le président n'est pas là. De plus on voit que les policiers se comportent très violemment sans raison. La marche à suivre est indiquée par le gouvernement lui-même : grève générale, blocage total, et fusil à plomb contre l'oppresseur. C'est demandé si gentiment qu'on peut pas refuser.
Rédigé par: guigui31 | 20/03/2009 à 10h43
@Lena Storm : c'était qui l'ultra-gauche? Celle des délires d'Alliot-Marie avec ses terribles terroristes anarcho-autonomes ?
L'action en centre ville était celle des étudiants, certainement pas d'un groupe anar ou "ultra-gauche" quel qu'il soit.
Et quand les flics tirent sans sommation et visent la tête, c'est avec volonté de blesser gravement (au moins un jeune grièvement touché à l'œil).
Il est facile de toujours être du côté de l'ordre et la sécurité, des bandes armées du gouvernement.
L'incident était volontairement créé par les forces de police, qui cherchent visiblement à provoquer une flambée des violences.
Il y a un moment où il faudra choisir son camp : celui de la population, ou celui de Sarkozy et du MEDEF (et de leurs bandes armées)
Rédigé par: tim | 20/03/2009 à 11h22
il en dit quoi notre ami Militant?Lui qui nous laisse des posts d'une grande éloquence,et d'une telle misère que ça donne vraiment envie de se révolter encore plus contre ce gouvernement monté de toutes pièces pour une minorité bourgeoise qui n'en n'a que faire des acquis sociaux.Mais ça donne aussi envie de se révolter contre ces populos tel mon cher MILITANT.Tu te sens à l'étroit sur les forums du Figaro?Va cracher ta misère sur d'autres sites net STP.
Rédigé par: citoyen lambada | 20/03/2009 à 13h18
Il est temps que le peuple de France realise que le desir de nos dirigeants, les bussiness, et l'eglise, ont decides de revenir au 19 eme siecle ou pire.
Nos politicos de gauche ne valent pas mieux, vendus au capitalisme.
A ca ira, ca ira, les aristrctes a la lanterne, a ca ira ca ira les aristocrates ont les aura !
Lisez et relisez Dickens, Victor Hugo et bien d'autre pour voir ce qui nous attend.
Soladirite de tous les peupels.
Rédigé par: audouin | 20/03/2009 à 13h40
toujours aussi impartial, un vrai plaisir de lire libé toulouse. Mais de quoi se plaint-on, la liberté de la presse est respectée, preuve: nos commentaires sont publiés!
L'action robin des bois avait été votée en assemblée générale. On pense ce qu'on veut de cette initiative Soso17 mais il me semble tout de même inacceptable que la seule réponse de la police soit la violence.
Les étudiants qui ont mené cette action se doutaient que la police serait violente car la semaine précédente un rassemblement pacifique à l'ESC (ecole supérieure de commerce) avait déjà était gazé et violemment expulsé, sans sommation. Cette semaine plusieurs formations pour savoir comment réagir en cas de matraquage, gazage et arrestation ont eu lieu. Une aide judiciaire a été mise en place. Cependant personne ne s'attendait vraiment à une telle violence. Visiblement, les procédures policières ont changé, sans notification publique...
Qui sème la violence récolte la violence. Les prochaines semaines ne seront pas de tout repos.
Rédigé par: étudiante choquée | 20/03/2009 à 13h51
@Etudiant et Soso17 : en effet ce n'est pas du vol mais de l'extorsion. Ça reste illégal.
Rédigé par: Bob | 20/03/2009 à 15h25
@Bob : illégal mais légitime.
Contrairement à l'extorsion pratiquée par ces grandes enseignes, ou par le patronat en général.
Rédigé par: | 20/03/2009 à 16h04
@Tim "Choisis ton camp camarade!"
Traduire Tim me rappelle les impostures de jadis...Un coup de botox et ça repart. Rien n'a vraiment changé sous le slogan de la pensée en croquettes pour jeunes chiens qui font de l'agility; comme s'il n'y avait RIEN entre Sarkosy, le Medef et les trépanés du cortex qui refont inlassablement la flotte de la Baltique, les prouesses des p'tits gars de Kronstadt, comme mon Papy refaisait Verdun sans les mains...
Sauf qu'il n'y a plus la mer à boire, alors ils rament sur le sable. Et nous pompent l'air. Un brin.
@étudiante choquée... pardon mais je me marre! Oon dirait que tu viens de constater que sur ton carnet de bal figuraient les noms d'au moins deux gros nazes aux mains indiscrètes. Tu en verras d'autres ma Biche, tu vérifieras plus tard comme les anciens trotskistes de la fac font des petis chefs au poil habitués du harcèlement et du Rotary; mais attention toujours dans le style Cure!
Dans quelques semaines heureusement, certains agités du bocal de la dé-croissance et autres robinades bobos, vont s'apercevoir que les exam' c'est pour bientôt et que les études faut pas les gâââcher. C'est si bon.
Rédigé par: Lena Storm | 20/03/2009 à 16h22
Mon cher lambada, au lieu de foutre le bordel, j'ai beaucoup travaillé et encore à ce jour !
Je ne suis pas né avec une cuillère en argent dans la bouche, mais je crois en l'entreprise et aux personnes qui la compose ! Je crois aussi à la participation et quand on a la chance d'avoir de bonnes équipes, on est plus fort !
J'ai du bosser le jour, faire le CNAM le soir et surtout je n'ai pas perdu mon temps dans des manifs non productrices et sans idées concrètes ! Le toujours plus, c'est fichu, voyons ce que l'on peut améliorer en l'état, comment on le finance ?
Alors, chiche prenez le pouvoir les yakafautque, on verra ce dont vous êtes capables ! Quand je vois dans quel état sont les facs après chaque grève, je pense que vous mettriez le pays dans le même état !
Et puis nous sommes encore en démocratie, vous vous exprimez à votre manière, moi aussi !
La droite jambon beurre, active et républicaine, c'est encore elle qui paye vos études et vos débordements, que cela vous plaise ou non !
Et je ne me cache pas, j'ai toujours eu ma peau au bout de mes idées, je ne suis pas le seul ! J'aime ce pays, pas ce que vous voulez en faire !
Rédigé par: militatn | 20/03/2009 à 16h53
En fait certains d'entre vous cherchent les conflits, l'affrontement ! Pour faire carrière dans ce domaine, il y a l'armée et l'Afghanistan, l'aventure, mais on se calme vite mes amis !
Rédigé par: citoyen lamda | 20/03/2009 à 16h59
ILS ONT EU LEUR DU.DEPUIS QUAND PEUT ON ATTAQUER A POLICE ET PILLER DES MAGASINS INPUNEMENT?QUAND AUX BADAUDS,SI CA CHAUFFE FAUT PAS RESTER A PROXIMITE.
Rédigé par: pouzac | 20/03/2009 à 18h27
NEGOCIER LE DEBLOQUAGE DES CAISSES CONTRE LA SORTIE DE PRODUITS VOLES!!OU VAS T ON? C EST LA CHIENLT DES UNIVERSITES
Rédigé par: pouzac | 20/03/2009 à 18h30
à MILITANTE,
j'suis pas sûr que ce soit toi qui me finance mes études car au job,c'est bien moi qui suis à l'heure et sur mon lieu de travail toutes les semaines.Et oui,les populos comme toi disent bien que vous nous financez les études,à nous jeunes gauchos...etc.Et pourtant je connais beaucoup d'étudiants qui se doivent de travailler pour financer leurs études.Alors soit les gens comme toi qui nous financent n'ont pas un rond,soit ce que tu me dis est de l'esbrouffe?De plus,tu me racontes que l'état des facs est déplorable à cause des divers blocages qui la "gangrène".Et bien je te répondrai que ce n'est qu'un juste retour des choses.Ils sont où les moyens que nous promet le ptit énervé de Neuilly?Je te propose de passer faire un tour à la fac du Mirail pour te rendre compte de la vétusté du lieu;à moins que l'endroit ne te dise rien de bon car il est vrai que c'est un lieu "bronzé"..Je te fais la bise ma belle MILITANTE et encore merci car grâce à des gens comme toi,j'ai encore moins envie de faire partie de votre camp.
Rédigé par: citoyen lambada | 20/03/2009 à 21h43
et bien ?! ....
certains se complaisent à balancer des ragots afin d'attiser la haine de la police et de l'etat afin de soutenir l'anarchie .
moi aussi j'y etais et j'ai vu que des gens volaient dans un magasin afin de bouffer gratos comme des porcs en balançant tout par terre et en prenant à boire au passage pour finir de s'aviner !
je lis beaucoup plus d'article faisant la part belle à ces "jeunes" qui profitent de toutes les situations pour foutre le bordel.
quand aux gens qui s'amusent à regarder faut pas se plaindre si on ramasse quand on reste entre les flics et les casseurs !et pour information il n'y a pas eu de lachrymogenes comme j'ai pu lire! moi j'ai vu des gens voler être repoussés du magasin certe sans ménagement mais il ne pouvait en être autrement !quand on vole qu'on balance des bouteilles en verre et des pavés sur les flics ...... assumez vos actes et arrêtez de pleurer !
vous êtes une plaie pour notre société et nous qui sommes venus manifester avec de bonnes intentions , la prochaine fois c'est fini ce sera sans moi bandes d'imbéciles !
a bon entendeur
Rédigé par: honneur famille patrie | 20/03/2009 à 23h48
honneur famille patrie : il faut arrêter de raconter n'importe quoi avec vos histoires de pavés etc. Vous pouvez être réac, voire l'un des matraqueurs en chef de la BAC venu vous justifier de votre vilaine besogne. Mais en aucun cas ça ne justifie le mensonge.
Rédigé par: | 21/03/2009 à 02h42
citoyen lambada, tu démarres mal dans la vie, avec le virus gaucho dans le sang ! Parti de rien, tu n'iras nulle part avec cette mentalité ! Je connais mieux les facs que tu ne l'imagine, puisque faisant parti du monde de l'entreprise, nous sommes sollicités parfois pour la remise en état de vos dégradations ! C'est vrai que certains batiments sont vétustes, mais les budgets sont affectés à remettre en ordre et il n'y a plus d'argent pour des améliorations ! Parfois, nous pensons qu'il faudrait vous laisser dans vos gravas après chaque insurrection !
Vous ne méritez pas les impots que l'on paye !
Rédigé par: citoyen lamda | 21/03/2009 à 05h07
Sur la vétusté de l'université du Mirail. Si la Bibliothèque Universitaire, pour ne prendre que cet exemple, n'était pas bloquée quasi en permanence (par qui, au fait ?), on pourrait organiser la contre-visite. Pour le reste, tout le monde sait que les bâtiments sont en démolition-reconstruction pour des années. Si quelqu'un a un truc pour accélérer, il est le bienvenu.
Sur Monoprix, je n'y étais pas, mais c'est cousu de fil blanc ou rouge, comme vous voudrez. Scénario très au point. Accord tacite entre le pouvoir (et donc la police) et, disons, l'ultragauche pour créer un incident. Cela rapporte aux uns et aux autres, en mobilisant les indignations opposées - aux dépens des démocrates, s'il en reste.
En attendant, l'image de l'université ne cesse de se dégrader. Objectif atteint, Sir !
Rédigé par: historique | 23/03/2009 à 15h14
Incroyable ce qu'on peut lire sur ce site...Je ne pensais pas que l'extrême droite venait lire libétoulouse...
Pour compléter les informations, notre camarade qui s'est pris un flashball dans la tête est toujours hospitalisé, il n'est pas sûr de pouvoir récupérer l'usage de son oeil. Nous avons parlé avec plusieurs médecins qui peuvent confirmer que les dégats ont été effectués par un flashball, à moins de 15 mètres (ce qui est la limite réglementaire). Nous parlons donc de policiers HORS LA LOI, qui sans doute resteront en totale impunité, comme d'habitude.
Cependant les étudiants tentent de constituer un dossier, nous faisons donc un APPEL A TEMOINS. Si vous avez des images, des vidéos ou des témoignages écrits du déroulement de l'après midi du 19 mars, vous pouvez les envoyer à cette adresse:
appel.temoin.19@gmail.com
Pour que la démocratie soit un mot qui ait du sens dans ce pays...
Rédigé par: étudiante choquée-et en colère | 25/03/2009 à 18h55