La "protesta" contre les violences policières des étudiants et des enseignants
MANIFESTATION. A la façon argentine : ce mardi 24 mars, la manifestation des étudiants et des enseignants chercheurs a d’abord commencé par une grande ronde autour de la place du Capitole à la manière des mères de la place de Mai de Buenos Aires contre la dictature.
Les étudiants et enseignants des Universités de l’Arsenal, Paul Sabatier et du Mirail entendent ainsi protester «contre les violences policières» qui ont ponctué la fin de la manifestation interprofessionnelle toulousaine du 19 mars dernier.
Une action d’auto réduction du Monoprix (prise de nourriture sans passer par les caisses), pourtant négociée avec la direction du supermarché, s’était soldée par une charge de la brigade anti criminalité (BAC)
Á 16 heures, le cortège de 1500 personnes selon les organisateurs, 600 selon la police a défilé sans incidents dans les rues de Toulouse.
15H00 Place du Capitole. Les premiers arrivés à la manifestation contre la réforme de l’Université sont les étudiants de la faculté de l’Arsenal. Ceux de l’université du Mirail sont pour leur part toujours en assemblée générale. Franck, 43 ans enseignant linguiste en italien distribue son tract intitulé «La stratégie de l’araignée » aux petits groupes épars:
«Le gouvernement agit comme une araignée qui liquéfie sa proie de l’intérieur pour la dévorer sans toucher à son apparence extérieure », explique-t-il Valérie Pecresse, la ministre de l’enseignement supérieur, et Xavier Darcos celui de l’Université, font semblant de négocier. En réalité ils tablent sur le pourrissement de la situation. Ils tentent de jouer sur le sentiment de culpabilité des enseignants accusés de sacrifier les études de leurs élèves sur l’autel du mouvement ».
Catherine, enseignante au Mirail tracte elle aussi. Son communiqué de l’AG des personnels de l’université du Mirail condamne les «violences policières» de la manifestation du 19 mars dernier. «Un nouveau pas dans la répression a été franchie ce jour là, dit-elle Á l’issue d’une action symbolique de blocage économique du Monoprix de la rue Alsace Lorraine la police a chargé sans sommation. Les moyens utilisés, flashball, grenades assourdissantes, matraquage général étaient largement disproportionnés. L’un des étudiants de notre université, gravement blessé à l’œil est toujours hospitalisé. Il risque de perdre une partie de la vue».
«Ce n’est pas cela qui va nous arrêter», reprend Isabelle, une étudiant qui a écopé d’un sérieux coup de matraque à cette occasion. «C’est une tentative de criminalisation du mouvement », ajoute Mathieu étudiant à Paul Sabatier.
En attendant le renfort des étudiants du Mirail, les premiers arrivés improvisent une ronde autour de la place du Capitole. «Cela me fait penser aux manifestations des mères de disparues pendant la dictature argentine», commente Maria, étudiante colombienne inscrite au Mirail.
16H00. Après leur AG qui a voté la reconduction du blocage de leur faculté, les étudiants du Mirail rejoignent enfin le rassemblement. Ludivine Labbé, présidente de L’Union nationale des étudiants de France (Unef) a le sourire : «L’assemblée générale a mobilisé 1500 personnes. Le vote pour la reconduction des piquets de grève a été massif, affirme-t-elle. Ce matin nous avons aussi réussi à obtenir un amphi à la faculté de l’Arsenal».
La manifestation démarre dans les rues de Toulouse. Au passage devant le Monoprix, théâtre de l’action du 19 mars ,une escouade de gros bras de la sécurité est postée devant les portes. Les fonctionnaires de la brigade Anti-criminalité sont sous tension. Le cortège passe sans s’arrêter aux cris de «Partagez les richesses sinon on se servira».
La manifestation continue sur la rue de Metz. Elle se disperse dans le calme une demi-heure plus tard sur la place Wilson.
J-M.E


"Une action d'auto réduction du Monoprix (prise de nourriture sans passer par les caisses), pourtant négocié avec la direction du supermarché, s'était soldée par une charge de la brigade anti criminalité (BAC) A 16 heures"
Chez moi , selon MES Valeurs , cela s'appelle du VOL !!
Point.
Rédigé par : Philippe | 24/03/2009 à 19h24
Afin d'expliquer les raisons qui justifient un mouvement d'une aussi grande ampleur et d'une telle durée, voici un communiqué rédigé par des enseignants de l'Université du Mirail:
Pourquoi la colère des enseignants-chercheurs ?
Des universitaires expliquent.
A l’heure où la colère monte dans l’Education Nationale, l’Enseignement Supérieur et le monde de la Recherche, il est nécessaire de s’interroger sur les raisons profondes de cette révolte. Souvent taxés de fainéantise par un gouvernement qui use des meilleurs ressorts du populisme pour décrédibiliser ses salariés, les enseignants-chercheurs font depuis longtemps l’objet d’une représentation déformée et mensongère. Il est utile de souligner, entre autres faits bien souvent ignorés, que les trois quarts de leurs soirées, weekends et vacances se passent en réalité à préparer cours et colloques, à corriger les divers travaux des étudiants, à rédiger sujets d’examens, articles de recherche, rapports scientifiques, etc. Leurs activités scientifiques sont régulièrement évaluées tout au long de leur carrière par leur hiérarchie et par les spécialistes des disciplines concernées dont dépendent l’acceptation de la publication de leurs travaux, leur recrutement et leur avancement.
L’augmentation année après année des tâches pédagogiques, administratives ou scientifiques, le mépris et l’agressivité de certains propos ne seraient rien si le gouvernement ne s’apprêtait purement et simplement à détruire leur mission de service public et, en conséquence, l’avenir de notre jeunesse.
Avec la réforme du CAPES, qui diminue les exigences de connaissances dans leur discipline, les futurs enseignants des collèges et lycées seront moins bien préparés à leurs futures tâches. En outre, l’année de stage rémunéré, durant laquelle les jeunes enseignants étaient formés tout en ayant la charge de deux classes, sera supprimée. Le nombre de places au concours diminue régulièrement depuis plusieurs années et on demande déjà à certains rectorats de pallier le manque d’enseignants en recrutant des étudiants qui n’ont pas encore reçu de formation adéquate. Actuellement, les nominations s’effectuent sur le plan national en fonction des besoins des académies. Mais, à très court terme, si les réformes passent, on verra apparaître sur le marché du travail des jeunes enseignants inexpérimentés obligés de démarcher rectorats et établissements. Cette libéralisation du mode de recrutement créera une pénurie d’enseignants dans les quartiers défavorisés.
De même, la réforme du statut des enseignants-chercheurs, en dissociant l’enseignement et la recherche, et en diminuant le temps que certains enseignants pourront accorder à leurs travaux scientifiques, dévalorisera nécessairement la qualité de l’enseignement universitaire, qui ne sera alors plus nourri par la recherche.
C’est pour cette raison que les enseignants-chercheurs, syndiqués comme non-syndiqués et de sensibilités politiques diverses, se sont engagés, avec leurs étudiants, dans une lutte déterminée contre les réformes.
Isabelle KELLER-PRIVAT, Caroline ROUSSEL, Nathalie VINCENT-ARNAUD, Christophe BORD, Nathalie DUCLOS, Muriel ADRIEN, Zachary BAQUE, Laurence ESTANOVE, Anne STEFANI, Cyril CAMUS, Nathalie RIVERE DE CARLES, Colette SELLES, Maurice LEVY, Ellen LEVY, Hélène DACHEZ, Wendy HARDING, Michel BARRUCAND, René ALLADAYE, Aurélie GUILLAIN, G. LAFON, Catherine LANONE, Elsa CAVALIE, Anne BEAUVALLET, Laurence TALAIRACH-VIELMAS, Françoise COSTE, Françoise BESSON, Céline MAGOT, Lesley LAWTON, Sylvie MAUREL
(enseignants-chercheurs à l’Université de Toulouse II – Le Mirail)
Rédigé par : Isabelle Keller-Privat | 24/03/2009 à 19h35
C'est ce qui s'appelle tourner en rond.
Dur, les fins de mouvement, meme quand la police donne un coup de main.
Rédigé par : haltla | 24/03/2009 à 20h47
" une action d'auto réduction du monoprix"
En clair, une bande de 300 "jeunes gens" investissent le Monoprix et "négocient" avec le gérant..je vous laisse imaginer "la négociation"... et s'enfuient sans payer avec tout ce qu'ils peuvent prendre...
Dites moi??..Cela ne porte pas un nom ce type d'action!!..
Et les CRSS chargent!!...Et c'est ce qui est appelé " la dérive policière de l'Etat"!!!
Mais on est tombé sur la tête!!!...C'est du grand n'importe quoi!!!
Rédigé par : Sorin Michel | 24/03/2009 à 22h04
La bonne vieille stratégie du pourrissement... Mais c'est que ça deviendrait presque une habitude!
Rédigé par : Monsieur Piu | 24/03/2009 à 22h28
Voici l'intégralité du communiqué :
Communiqué de l'Assemblée générale des personnels de l'université Toulouse II-Le Mirail, réunie le 24 mars 2009
Les personnels de l'université Toulouse II-Le Mirail, réunis en Assemblée générale ce mardi 24 mars, condamnent avec la plus grande force la répression policière d'une extrême brutalité qui s'est abattue sur des manifestants à l'issue de la journée de mobilisation interprofessionnelle du 19 mars. Alors que l'occupation symbolique de l'Ecole Supérieure de Commerce avait déjà donné lieu, le 12 mars, à des jets de grenades lacrymogènes sans sommation dans un bâtiment fermé, un nouveau pas a été franchi ce 19 mars à l'issue d'une action symbolique de blocage économique au Monoprix, rue Alsace-Lorraine : charge sans sommation et matraquage de manifestants pacifiques ayant occasionné de nombreuses blessures, bombes déflagrantes et tirs de flash ball, dont l'un a grièvement blessé à l'œil un étudiant de notre université, actuellement toujours hospitalisé.
Les personnels, choqués et indignés, dénoncent aussi une désinformation sur la lutte contre la loi LRU et plus particulièrement sur le mouvement étudiant. Silence, déformations et mensonges tendent à criminaliser les actions des étudiants pour masquer l'absence de réponse à leurs revendications, et tenter de faire « passer » auprès de l'opinion des violences policières totalement injustifiables.
Dans toutes les universités françaises, depuis plus de 7 semaines, les personnels universitaires (BIATOS, enseignants, chercheurs, enseignants-chercheurs) et les étudiants luttent ensemble sur les mêmes revendications, contre la loi LRU et les réformes en cours dans l'éducation, l'enseignement supérieur et la recherche, visant à intégrer en France le processus de Bologne et la stratégie de Lisbonne. Le gouvernement reste entièrement sourd à nos revendications.
C'est ensemble et plus que jamais mobilisés que nous ferons échec aux tentatives d'intimidation par la violence et la répression policières, comme par la répression judiciaire, afin que de tels faits ne se renouvellent pas. C'est pourquoi l'Assemblée générale appelle l'ensemble des personnels à manifester leur vigilance et leur solidarité actives.
Personnels universitaires (BIATOS, enseignants, chercheurs, enseignants-chercheurs) de l'université Toulouse II-Le Mirail
voté à l'unanimité des présents
Témoignages (écrits, vidéos, photos) de la répression policière du 19 mars à Toulouse à envoyer à cette adresse : appel.temoin.19@gmail.com
Rédigé par : Catherine | 25/03/2009 à 00h11
Cinq jours après la répression policière devant la Monoprix de Toulouse un jeune est toujours à l'hôpital.
Johan, 25 ans étudiant à l'université du Mirail a été atteint par un tir tendu de flash ball de la BAC lors de l'action de jeudi dernier.
Johan touché à l'oeil, risque de perdre la vue de cet oeil. Il est aujourdh'ui à l'hôpital Purpan de Toulouse. Il doit subir plusieurs opérations afin d'essayer de préserver le très peu de vision périphérique qu'il lui reste...
Bien sûr du côté de la police ils ne comptabilisent qu'un seul blessé, un des leurs touché par une cannette et qui a eu deux points de suture...
Aujourd'hui ils continuent à nier qu'ils aient fait des blessés.
Et pourtant il y en a eu des blessés ! et si certains s'en sont sortis avec des points et des contusions et tant mieux, ce n'est pas le cas de Johan qui risque de garder des séquelles toute sa vie.
Il y a eu plusieurs tirs de flash ball, d'autres personnes ont été atteintes...
Les médias n'ont pas parlé des blessés, si ce n'est du policier. Ils n'en parlent toujours pas aujourd'hui.
Un appel à témoins est lancé. Beaucoup de Toulousains, des passants ont assisté aux scènes très violentes et ont été pris à parti par les policiers quand ils osaient protester
de ce qu'ils voyaient !
Dans quel pays on est pour qu'en huit jours et dans la même ville la BAC et la police interviennent de façon aussi "musclée" et sans sommation.
La semaine précédente c'est contre les étudiants venus faire un sitting à l'ESC qu'ils ont tiré des grenades lacrymogènes et assourdissantes sans aucune sommation et dans une salle sans issues à part les fenêtres que les jeunes ont dû escalader pour s'extraire de la salle.
Appel à témoins
pour que de tels actes ne restent pas impunis
dimanche 22 mars 2009, par Commission Externe
appel.temoin.19@gmail.com
Voici l’adresse mail du groupe constitué en vue de recueillir les témoignages des personnes qui ont assisté à la bavure du 19 mars 2009 au pied du Monoprix du centre ville de Toulouse.
Tout document est bienvenu également.
Rédigé par : Louise Michel | 25/03/2009 à 01h11
Impensable que l'on puisse impunement entrer dans un super marche pour le piller.
Il faut faire preuve d'une grande fermete avec amendes disuasives et peines de prison.Il faut d'urgence arreter ces voyous.
Rédigé par : lemans | 25/03/2009 à 03h34
"Catherine, enseignante au Mirail tracte elle aussi. Son communiqué de l’AG des personnels de l’université du Mirail condamne les «violences policières» de la manifestation du 19 mars dernier" otez moi d'un doute, ce sont les mêmes qui avaient déclaré qu'aucune action d'envahissement par la force n'avait eu lieu dans les locaux de la fac, cette action qui devait servir à "rencontrer" le président de l'université et où du mobilier avait été détruit ainsi que du matériel. Ce même envahissement dénoncé par l'UNEF...
Je préfère lire l'appel des enseignants chercheurs signé Par I.keller-Privat même si ce texte n'est signé que par des chercheurs en langue anglaise ce qui limite sa portée même si son contenu est tout à fait adéquat
Rédigé par : CAL81 | 25/03/2009 à 07h32
Ma bagnole à plus de 200.000 km... il faudrait que j'aille m'en "auto-réduire" une à la concession la plus proche...
après le "démontage" du McDo pour Bové, voilà l'auto-réduction... On a un peu de mal à suivre avec la novlangue tout de même...
Rédigé par : casimir | 25/03/2009 à 08h36
Oh le noble sentiment, que celui qui prétend justifier par le manque à gagner d'une multinationale riche à millions la brutalité des milices gouvernementales! Fi, quelle sottise et quelle indignité!
Rédigé par : Fabrice | 25/03/2009 à 08h44
Je viens répondre à l'appel à témoins:
Je témoigne qu'une bande organisée est venue voler des produits dans le magasin "Monoprix" . Les mêmes avaient pillé le Casino de l'avenue Honoré Serres. Le bide du PS au Zénith pour la liberté que Sarkozy mettrait en cause, montre que les militants de gauche ne sont pas dupes. La France n'est pas un Etat policier et les voleurs même déguisés en Robin des bois déservent les luttes légitimes pour les revendications. La grande tradition du mouvement ouvrier français est de protéger l'outil de travail même pendant les conflits les plus durs. Les voleurs et les saccageurs qui sévissent dans les universités sont infantiles et dangeureux.
Mon cher JME, ils sont porteurs de la même inculture que ceux qui par la violence empêchent libé de sortit de l'imprimerie et font prendre le risque de voir disparaître un titre que je vis comme un espace de liberté.
Rédigé par : fabienne | 25/03/2009 à 09h58
Un appel à témoins pour établir les violences policières a été lancé. J'espère que, en conformité avec le sens du bien public dont ils se réclament, les organisations diverses vont étendre cet appel pour identifier ceux qui se sont rendus coupables de vol, de violence, ceux qui violent le droit au travail et à l'éducation en bloquant des universités, ceux qui....
La violence et le pillage sont légitimes de la part des manifestants, ils sont toujours le fait de groupes extérieurs, les policiers sont des machines au service d'un pouvoir illégitime (bien qu'élu!!!),...Bienvenu dans le monde de ceux qui prônent la lutte armée, la dictature des minorités,...L'enfer est pavé de bons sentiments mais également de cette désinformation que nous servent les manifestants ("Une action d’auto réduction du Monoprix (prise de nourriture sans passer par les caisses)..." = pillage, vol, violence en bande organisée,...).
Rédigé par : jlk | 25/03/2009 à 11h21
Et Chevreux ? Et Valéo ? C'est pas du vol, c'est de la rétribution pour services rendus ? Sois gentil, Philippe, essaye d'attraper une conscience politique au passage...
Pierre
Rédigé par : SUBRA | 25/03/2009 à 13h54
Désolé SUBRA, mais on peut avoir une conscience politique et ne pas justifier le vol, le racket et autres délicieusetés. Quant à comparer ce qui passe dans des entreprises privées avec l"autoréduction" c'est tout sauf avoir une conscience politique, c'est de l'arnaque, de l'esbroufe, du gloubi boulga politico anarcho autoréducto de tête... Dans ce cas pourquoi ne pas aller envahir les terrasses de café, après tout compte tenu du prix du petit noir, ça c'est du vol et pourquoi ne pas aller envahir les boulangeries avec l'augmentation du prix du pain ou de la baguette...
Mais non il vaut mieux un supermarché, c'est moins sympathique, et ça permet de justifier ce qui n'est que du vol en se cachant derrière les hontes des entreprises comme Valeo et Chevreux...De toute façon on peut être tranquille, ils arriveront toujours à trouver une excuse pour transformer en action politique un simple délit de droit commun
Rédigé par : CAL81 | 26/03/2009 à 07h56
Non mais qu'est-ce qu'il faut pas entendre ici ? (lire)
Ces étudiants ne sont rentrés dans le Monoprix pour voler ! C'était un message ! Si le but était de voler, ils iraient plutot à 300 piller un magasin avec des choses de valeurs ! C'est évident non ? J'pense pas qu'ils étaient tout excités à l'idée de rentrer chez eux avec 3 knackis gratuits !!!
Même si la méthode des manifestants peut poser débat, celle des policiers non ! et celle de la presse non plus ! Cela fait 8 semaines que les facs sont mobilisées et on en entend pas parler DU TOUT ! C'est fou quand même ! Mais on a l'habitude, ..., comme en Guadeloupe, il faut attendre des émeutes pour que ça bouge, ..., ou encore le CPE où il a fallut attendre qu'il y ait un mort .. c'est vraiment triste d'en arriver là ..
Et SURTOUT qu'on me fasse pas croire que les luttes sont illégitimes parce qu'elles arrivent toutes à bout de leurs revendications (lorsque le combat est bien mené et tiens le coup!)
Combien de personnes il y a quelques mois auraient dit : "donnez 200 euros à tout les salaires des gaudeloupéens en dessous de 1,6 smic ??? IMPOSSIBLE !" et pourtant ...
Donc je reste persuadé que l'on peut obtenir ce que l'on veut ..
Et si, nous aussi en métropole, on souhaite 200 euros de +, on pourrait le faire !!!
Mais trop de pessimistes dans nos rangs ... laissons-nous porter par le système, ça demande trop de courage de lutter, laissons nos cerveaux se faire guider par la doctrine capitaliste ...
Allez, tchao tout le monde !!!
et Bon courage à l'étudiant blessé lors de la manif ...
Rédigé par : Styk | 26/03/2009 à 09h58
@ Styk, l'intérêt n'est pas dans ce que l'on vole mais dans le fait de voler, par ailleurs une bouteille est plus facile à transporter qu'un écran plat, il est plus facile de sortir de Monoprix que de la Fnac, et on risque moins en pratique (pas en théorie) à voler une bouteille en groupe que des appareils photos, des ordi ou autres objets plus chers
Mais je comprends le message, mettons en place des magasins d'État où les produits ne seront pas chers...
Rédigé par : CAL81 | 27/03/2009 à 08h19
Communiqué de l'Université Paul Sabatier de Toulouse suite aux répressions policières.
L'ensemble de l'université est particulièrement mobilisée et dans le cadre de cette mobilisation les étudiants mènent différentes actions. Ces actions ont pour but de porter nos revendications de manières symboliques afin de toucher le grand public. Nous insistons sur le fait que ces actions ne sont pas des appels à la violence et font l'objet de préparations rigoureuses.
Cependant le mouvement à fait l'objet d'une répression policière disproportionnée, dans les faits nous mettrons en avant deux exemples du comportement scandaleux des forces de l'ordre :
Le jeudi 12 mars une occupation pacifique (assemblée générale et conférence de presse) du hall de l'ESC était prévu, cette action avait pour but de dénoncer la sélection sociale matérialisée par les droits d'entrée exorbitant de cette école(7000€ en licence et 12000€ en master) et la différence flagrante de moyens entre les grandes écoles et l'université. Environ 300 personnes y ont participé et se sont installées dans le hall d'entrée. Après quelques minutes d'occupation les forces de l'ordre sont arrivées (plus précisément la Brigade Anti-Criminalité) et ont chargé les manifestants sans somation. Les forces de l'ordre de la B.A.C ont utilisé abusivement des grenades lacrymogènes alors que nous étions dans un lieu clos, qu'ils ne portaient pas de brassards et que des étudiants de l'ESC (non-manifestants) étaient présents.
Nous condamnons la violence de l'intervention envers les étudiants, simplement impliqués dans la mobilisation et venus en soutien dans un esprit totalement pacifique
Le jeudi 19 mars, journée de mobilisation interprofessionnelle sur toute la France rassemblant 3 millions de personnes dans les rues, a donné lieu à une action de blocage économique et d'auto-réduction organisée par l'université du Mirail. Cette action s'est très bien déroulée jusqu'à l'intervention de la BAC et des CRS qui ont chargé à plusieurs reprises sur les manifestants sans somation avec l'utilisation immédiate de matraques, de grenades assourdissantes et de "flash-balls".Nous apprécions la prise de positions des passants, qui pris à parti, ont soutenus les manifestants (créations de chaines de salariés entre les étudiants et la police, prise en charge des blessés dans des commerces environnant...)
Nous manifestons notre soutient à tous les manifestants qui ont pu être blessés lors de cette action. Plus particulièrement nous adressons notre soutient à l'étudiant du Mirail qui est à l'hôpital après avoir reçu un tir à courte portée de "flash-ball" au visage (moins de 6m), ce tir a entrainé plusieurs fractures, un déchirement de la rétine, des lésions à l'œil...Précisons que son œil droit a perdu la vue et qu'il ne pourra jamais retrouver.
Délibérément la BAC et les CRS ont choisi de mettre en danger la sécurité des Toulousains. Cette répression menée de manière complètement inconsidérée est scandaleuse, elle a été menée en plein centre ville prenant en étau les passants parmi lesquels se trouvaient des enfants et des personnes âgées.
Nous dénonçons la violence policière injustifiée qui n'apporte que l'incompréhension et renforce la détermination des manifestants
Rédigé par : Comité de grève de l'Université Paul Sabatier | 29/03/2009 à 11h45
Vol,banditisme,violence???et quoi d'autre encore?
Quand certains moyens d'actions ne marchent pas il faut alors saisir d'autres modalités d'action:à l'instar des forums, l'université en gréve mais ouverte, les AG, les manifestations étudiantes qui passent inaperçues aux yeux de tous et de notre cher président qui pas plus tard que le 18 janvier (jour de manif nationale étudiante,) interwiewé pendant 1 heure durant n'évoque meme pas le sujet,je me demande qui se moque de qui??l'ignorance n'est elle pas le pire des maux???
Que représentent les étudiants, enseignants aux yeux des français?pensent-ils qu'il ne suffit pas de galérer tte l'année pour payer son loyer(et non ses études car s'il ne s'agissait que de ça)et qu'ils prennent plaisir à bloquer des facs et se pénaliser?
NON, ils cherchent à se faire entendre et à se faire voir(nous sommes des travailleurs comme les autres et demandons qu'on nous accorde un peu d'interet).
Certains devraient revenir en arriére dans l'histoire pour se rendre compte que les grands combats n'ont pas été menés dans le calme et la paix et que les modalités d'action des universitaires sont bien moins violentes que dérangeantes!!
Rédigé par : loureed | 21/04/2009 à 22h57