Place Belfort: Une balle en pleine tête et en plein jour
TOULOUSE «Le type lui a tiré dessus à bout portant en pleine tête». La scène racontée par un témoin a eu lieu hier, mardi 3 mars vers 17h, place Belfort, en plein centre de Toulouse.
Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime, un homme de 38 ans, hospitalisé à Purpan dans un état grave se serait fait tirer dessus avec un pistolet de calibre 7.65
Au lendemain du crime, les commerçants et les habitants de ce quartier situé entre la gare Matabiau et la place du Capitole se disent «abandonnés» par les services de l’état et de la mairie. Reportage
Ex-boulevard du crime, la place Belfort avait pourtant retrouvé la paix ces dernières années. Photo: DR
11h du matin place Belfort. Comme tous les mercredis, les habitants du quartier font leur marché sur les étalages du vendeur de fruit et légumes et du marchand de fromages. Autour, les vieux immeubles toulousains et le clocher de l’église du Castelet collaborent à l’impression de douceur provinciale.
«On se croirait sur une place de village», observe Gérard, le vendeur de journaux et président de l’association de quartier «Belfort village».
Il était derrière sa caisse. Il n’a rien vu du flingage de la veille. Mais «ça ne m’étonne pas tant que ça, dit-il. Je suis installé ici depuis 30 ans. Il y a vingt ans la place Belfort était un des hauts lieux de la prostitution et du deal. Et puis ça s’est considérablement amélioré ces cinq dernières années avec la rénovation de l’église transformée en crèche et en bibliothèque associative. On s’est même mis à organiser des repas de quartier et des vides greniers sur la place. Mais depuis l’année dernière, on voit de nouveau arriver toute une faune de zonards et de sans abris».
Alain, l’un de ses clients intervient dans la discussion. «Regardez, dit-il en désignant les façades rénovés du quartier. C’est aussi beau que dans les rues voisines du vieux Toulouse. Sur le plan de la sécurité, ça n’a pourtant rien à voir. Parfois, on se demande si ce n’est pas fait exprès pour faire baisser le prix de l’immobilier».
La sécurité et l’absence de présence policière visible : c’est le leitmotiv de tous les commerçants et les habitants interrogés. «Dans l’après-midi, les mamans ont peur d’amener leurs enfants jouer sur l’aire de jeux, au milieu de la place, à cause des zonards qui la squattent, raconte une des vendeuses de la boulangerie de la place Belfort. L’idéal, dit-elle, ça serait d’avoir des îlotiers et des policiers municipaux. La mairie nous l’avait promis mais on ne voit toujours rien venir ».
Même son de cloche au cybercafé d’Alain, et dans les bars de la rue Bayard voisine.
Tania, l’une des plus anciennes «gagneuses» du secteur est pour sa part plus préoccupée par «la concurrence massive des filles venues d’Afrique et des pays de l’Est arrivées en masse depuis trois ans »...
Du côté de la mairie, l’ex-commissaire Jean-Pierre Havrin chargé de la sécurité estime que les policiers municipaux font leur travail place Belfort : «Ils sont présents, beaucoup plus que du temps de l’ancienne municipalité où ils se contentaient de dresser des contraventions», dit-il.
En attendant, le tireur court toujours.
J-M.E


De nouveaux quartiers sont laissés à l'abandon, dans le centre de TOULOUSE.
C'était le cas de la Place Belfort, de la rue Matabiau, de la gare....mais toutes les rues voisines sont maintenant touchées dans les quartiers calmes des chalets, du Raisin (la ville y reloge en cachette les SDF qui sont alors moins visibles, sans en informer les voisins), de la rue des jumeaux, du Pont de Lyon, du quartier Bonnefoy.....
Rédigé par : canal | 04/03/2009 à 19h24
Une ville est un mélange de populations, et c'est ce qui en fait sa richesse,et le but d'une municipalité est de faire vivre tout le monde en harmonie, donc ,qu'il y est des personnes qui "zonent" ne me semble pas grave si elles ne dérangent pas les autres (et je ne parle pas de gene visuelle, mais de gene réelle!).
Il faut arreter de penser qu'un centre ville est reservé aux "bourgeois" assez riches pour y habiter, pourquoi les autres seraient ils privés du charme des beaux quartiers....?
Rédigé par : marie | 04/03/2009 à 22h32
Calibre étonnant pour ce genre de chose...Travail d'amateur.
Rédigé par : Gerard | 04/03/2009 à 23h04
"les mamans ont peur d’amener leurs enfants jouer sur l’aire de jeux, au milieu de la place, à cause des zonards qui la squattent"
"on voit de nouveau arriver toute une faune de zonards et de sans abris"
Les névroses et les préjugés fleurissent. Aujourd'hui comme hier, il faut pas faire peur aux bons bourgeois bien gras et bien cons.
Leur leitmotiv à eux : des flics partout, pour protéger mon bout de gras. Et ça fait pas confiance aux "zonards" , mon Dieu non ! tous des drogués psychotiques capables d'égorger leurs enfants sur un coup de tête, on l'a vu sur TF1.
Société de plus en plus pathétique...
Rédigé par : Kartoch | 05/03/2009 à 00h06
Gérard, l'utilisation d'un petit calibre ne signifie pas forcément qu'il ne s'agisse pas d'un pro. Par exemple, les hitmen du Mossad "travaillent" souvent au 22 LR... et personne n'a l'idée de les traiter d'amateurs !
Rédigé par : Kürzz | 05/03/2009 à 08h43
Le quart d'heure de bien-pensance gauchiste vous est gracieusement offert par Kartoch, merci à lui...
Rédigé par : JYF | 05/03/2009 à 08h58
Kartoch votre post fleure bon la connerie matinale ! Vous êtes capable de sortir tout cela à l’heure du kf ? Je suis impressionné !
Il ya dans ma ville comme dans la plupart ,des bandes de zonards qui zonent justement et cassent les pieds à tout le monde entre autre à mes parents de 80 ans.
Moi je suis un tendre mais j'aime les arts martiaux, que je pratique depuis 30 ans j'ai donc été expliqué le sens de la vie à ces mecs
Ils ont compris comme quoi la bibine ne détruit pas tous les neurones
Et puis comme le dit Bernard Blier ds 100 000 dollars au soleil :" quand un type de 80 kg dis certaines choses à un gars de 60 kg ; celui de 60 écoute...."
Sinon je vous invite quand vous voulez à une ballade bucolique ds les bas quartiers de ma ville - les quartiers ouverts à la différence.
Ah oui ! Amenez vos c... vous risquez d'en avoir besoin, si toutefois cet ustensile fait partie de votre panoplie....
Rédigé par : serge | 05/03/2009 à 09h13
Serge, tu me bottes ! Mais tu devrais savoir que ceux qui nous bavent leurs bonnes intentions sur la mixité sociale habitent généralement dans des endroits qui ne bénéficient pas de ce bienfait...
Rédigé par : Kürzz | 05/03/2009 à 10h14
J'ai habité ce quartier pendant un bon bout de temps, et la seule présence policière vue était en train de mettre des PV pour les dépassements de durée de stationnement...
Comme Serge j'ai dû faire quelques explications de texte, mais il n'y a rien qui ne se règle quand on est entre personnes de bonne volonté
Rédigé par : CAL81 | 05/03/2009 à 10h28
@ marie @ Kartoch
Je n'ose penser qu'il soit possible de parler comme vous le faites des zonards et des soit-disant bourgeois du quartier Belfort sans y vivre. Une telle muflerie ne saurait cohabiter dans la même âme, fût-elle celle du dernier des cochons, à côté des attentions délicates que vous ménagez à l'égard des indigents qui errent dans les rues de Matabiau. Je n'ose croire que vous ne soyez pas vous-même un émule de saint-François d'Assise toujours prompt à fournir réconfort moral et matériel aux exclus qui crèvent dans leur misère à quelques pas de chez vous. Vous ne supportez pas le spectacle affreux du dénuement des zonards de la place Belfort, et malgré que vous en éprouviez vous-même les désagréments, malgré l'agressivité des junkies, malgré les macs qui cognent en pleine rue, malgré l'ordure qui jonche les rues, malgré tout ça vous refusez de renier votre engagement. Les bourgeois se cachent derrière la flicaille! Ah mais vous c'est tout différent! C'est autre chose! On ne vous y prendra pas à pleurnicher dans l'écharpe du maire! ça c'est bon pour ces cochons de bourgeois... Pas touche! vous ne boxer pas dans la même catégorie. Vous aspirez à vous élever spirituellement, et il n'est pas question de vous avilir dans de basses considérations matérielles. L'Abbé Pierre est encore trop suspect à vos yeux (trop médiatique, c'est louche). Non votre modèle à vous c'est Père Damien, missionnaire auprès des lépreux de Hawaï et mort lui-même de la lèpre.
Rédigé par : John Love | 05/03/2009 à 10h34
Serge, votre sens de la vie me semble assez profond et subtil. Un gros dur au coeur tendre, en somme. Vous etes le genre de personnes qui m'inquietent bien plus que ces pauvres zonards.
Rédigé par : Pierre | 05/03/2009 à 10h39
Je connais déjà les arguments des petits bourgeois, avec leur bonne morale, je ne reviendrais pas dessus. Demander à la plèbe de comprendre n'importe quoi, c'est illusoire, elle en est incapable, vous en êtes la preuve vivante
Je vais plutôt en rajouter une couche, sans chercher à être compris par vous, ce serait vain. Tel est notre lot, puisque contrairement à vous, on a pas "choisie" une voie facile.
Bien que "traité" (à tort, comme souvent puisqu'en définitive ceux qui parlent comme ça ne comprennent rien à la politique) de gauchiste, je me dispenserais de vous traiter de fascistes ou autre sobriquet qui conviendrait à votre médiocrité. ( ne vous vexez pas surtout )
Le mieux serait qu'on dézingue tous les méchants zonards qui sont probablement des "gauchistes" à la connerie mentale sur-développée, ( ou des méchants qui attaquent les vieux sans raison selon l'ami de la castagne qui croit apprendre la vie aux gens avec ses poings et pis, qui croit que c'est ça qui fait qu'il a des c....... ) vous prouvez encore une fois qu'en bon bourgeois, vous n'apprenez jamais de vos erreurs
Merci pour la psychanalyse express et l'estimation de mon orientation politique (également ridicule et extravagante) ainsi que pour l'invitation, Serge, mais à priori vous faites pas le poids. Inutile de discuter avec des gens aliénés jusqu'au bout des ongles.
Continuez plutôt d'écouter vos petits Sarkozy UMP, PS, NPA, PCF, FN, etc etc , et de croire que c'est ça la vie.
Grâce à votre action, le zonard, le terroriste et le "gauchiste" finiront en prison (ou morts, si ils ont le malheur de croiser Serge le puissant)
Vous êtes peut être sans espoir, mais vous continuez au moins de bien nous faire rire
Rédigé par : kartoch | 05/03/2009 à 10h51
Désolé pour le soutient encombrant, marie, mais vous avez tout à fait raison. Peut être qu'en utilisant des arguments moins durs que moi, même si c'est pour dire la même chose, vous pourrez convaincre les bien-pensants qui nous abreuvent de leur vieille morale bourgeoise
Rédigé par : kartoch | 05/03/2009 à 10h56
Les agressions graves à main armée ou avec violence sont en augmentation dans la conurbatation du grand Toulouse ! Est-ce dut au fait que les municipalités sont de gauche, je ne le crois pas ! Les voyoux se fichent du résultat des élections, c'est plûtot la conjoncture qui agrave et dégrade la situation ! Les polices semblent débordées, la justice aussi ! Que faire si ce n'est que d'augmenter encore le nombre de policiers sur le terrain, mais en avons nous les moyens avec la crise économique ?
Rédigé par : Militant | 05/03/2009 à 12h09
"Je vais plutôt en rajouter une couche, sans chercher à être compris par vous, ce serait vain. Tel est notre lot, puisque contrairement à vous, on a pas "choisie" une voie facile."
Appréciez, habitants de Matabiau, toute la morgue acnéeuse du renégat de gauche.
"vous prouvez encore une fois qu'en bon bourgeois, vous n'apprenez jamais de vos erreurs"
Dans cette saillie redoutable, le mépris de classe percole (un prolétaire aspire naturellement à vivre au milieu de l'immondice du fait de sa simple extraction), dissimulé derrière le procédé rhétorique qui consiste à voir systématique l'esprit bourgeois partout où il ne se trouve pas et à le ménager là où il prospère au dépens de l'honnêteté intellectuelle, jusqu'à ce que sa boursouflure étouffe toute capacité à raisonner sainement. Le vice frappe à votre porte cher ami, nulle doute que vous lui réservez les grenouillères les plus sombre de votre âme pour qu'il s'y reproduise et étende ses égouts jusqu'à ce que la boue emplisse votre bouche.
Rédigé par : John Love | 05/03/2009 à 12h34
A tous les intervenants:
-Cher John Love, je pense qu'il est inutile voire stérile d'étaler ainsi la richesse de ta plume (et quelle richesse!).Non seulement cela ne fera pas avancer le débat mais on a réellement du mal à tout saisir...Dans la vie, il est important d'être compris de tous, ce qui n'est franchement pas le cas.
-Cher Serge, étant dépourvue de ces fameux attributs si chers à tes yeux, sache que tu peux te les mettre où je pense. Tes propos vides de toute réflexion et ton obsession pour la loi du talion AVEC...
-Cher CAL81, l'apologie de la violence ne mène nulle part et n'est pas un moyen d'expression viable. Vous avez raté votre vocation les gars, fallait être CRS...
-Cher Militant, pas sûr que l'augmentation du nombre de policiers soit la solution à tous vos problèmes...Ca se saurait!D'autant plus si c'est pour faire de la figuration...
-Et enfin, Cher Kartoch:
Sache que je partage ton (salutaire) sentiment de révolte face à de telles pensées qui démontre une profonde intolérance, d'autant plus grave qu'elle est à mon sens basée sur une terrible méconnaissance de certains mode de vie et/ou de pensée.Mais un bémol: quand cesserez vous de traiter de bourgeois tout ce qui représente la partie bien-pensante et/ou formatées de notre société? Ce terme,en plus de n'être plus vraiment d'actualité (le bourgeois est pour moi une question de mentalité) a surtout tendance à énerver les gens en créant une incohérence dans tes propos qui n'aide pas à faire avancer un débat déjà alourdi par une certaine médiocrité (j'allai dire connerie: suivez mon regard...)
VOIR SUITE.............
Rédigé par : senga | 05/03/2009 à 17h03
pourquoi ce débat?
Il me semble évident que quelqu'un qui commet une action répréhensible doit etre sanctionné, qu'il soit SDF, zonard, commerçant, jeune, vieux, bourgeois etc...
Ce que je critique c'est le fait que voir la misère (quelle soit économique ou psychologique) crée une "pollution visuelle" insupportable.
Ne me dites pas que je ne sais pas, j'y habite et je croise aussi cette population différente, j'ai des enfants qui me demandent pourquoi ces gens sont dans la rue, pourquoi ils boivent ,pourquoi...
Et j'essaye de leur répondre, et je suis heureuse que mes enfants se rendent compte qu'il y a des gens "paumés" ...
Alors oui, ils sont sur un territoire que n'est pas ouvertement le leur, ils se l'approprient, mais tant qu'ils ne sont pas violents ...
et bien je crois qu'ils ont le droit d'y etre !
Rédigé par : marie | 05/03/2009 à 17h12
J'invite ces personnes à essayer de dialoguer avec ces fameux zonards qui les effraient tant. En effet, pour avoir moi aussi vécu un certain temps sur les routes (bien qu'aujourd'hui j'ai un appart, que je travaille, couvreur-zingueuse de mon état comme quoi on est pas que des branleurs!!!), il me semble important d'expliquer que sans l'indifférence et le rejet des gens dits "normaux" (j'entends par là insérés socialement), les rapports entre la population et les zonards ne seraient pas si catastrophiques.Il est évident que ce processus est alimenté par les deux parties.
Tout d'abord, si certains ont choisi ce mode de vie, apparenté à une certaine liberté, ce n'est pas le cas de la majorité, notamment pour les plus âgés qui souvent subissent leurs conditions de vie.
J'aimerai préciser que l'atterrissage de nombreux jeunes dans les rues est souvent le résultat de difficultés familiales ou professionnelles (notamment d'insertion dans le monde du travail lorsque l'on sort sans diplôme de l'école), mais surtout de l'impossibilité pour la majorité de la jeunesse de se projeter dans l'avenir, qu'on nous annonce de plus en plus sombre par ailleurs. Bien sûr qu'il existe une part de provocation dans le choix d'une telle vie (et dans le look qui va parfois avec...); bien sûr que la drogue est présente dans ce milieu, mais n'est-ce pas également le cas à Wall Street, dans la police ou la fonction publique (par exemple)? Aux sceptiques, renseignez vous sur la consommation d'alcool,de cannabis ou de cocaine et vous verrez qu'elles touchent tous les milieux socio-culturels!
Je voudrai enfin attirer votre attention sur la mauvaise publicité faite aux marginaux quels qu'ils soient; si les médias ne sont pas leurs meilleurs ennemies, il est clair que l'image dégradante et réductrice sans cesse véhiculée par ces derniers n'incite pas la population à essayer de communiquer avec ces terribles zonards, au choix : voleurs, pouilleux, parasites de la société, drogués, assassins d'enfants, profiteurs, dépravés...
Seule une prise de conscience, qui passe à mon avis par un dialogue dans un respect mutuel et clairement affiché (cher passionné des arts martiaux, ce message vaut aussi pour toi!), permettra de régler le soi-disant problème des zonards dont la simple vue vous effraie tant...
Cachez ces marginaux que je ne saurai voir!Si telle est pour vous la solution, j'espère que je pourrai vous aidez à voir les choses autrement (même si j'ai dû faire court, question de place)
A bon entendeur salut.
Rédigé par : senga | 05/03/2009 à 17h24
@ senga
Tant de bonne volonté gratuite dans votre discours. Après les journaux, les échantillons et les logiciels voici le bon sentiment pour zéro euro. Parfaitement ma petite dame! vous avez bien entendu: du coeur-gros-comme-ça, des belles paroles, des caresses dans le sens du poil et des gratouilles sur le ventre, tout ça pour queutch'... Nada.
Comment ça ça pue le gratuit! Non mais on rechigne en plus! Comment ça des actes? Mais vous êtes exorbitant l'ami! C'est de l'argent ça, beaucoup de temps et beaucoup d'argent, vous comprennez?
Non vous ne comprennez pas, évidemment... quand on est sans le sous, on estime pas les bons sentiments à leur juste valeur. Pourtant "l'argent ne fait pas le bonheur" (lieu commun ô combien bourgeois) et "les vrais trésors sont ceux du coeur" (autre crachat à la face de Dieu). La main (vide) que je vous tends, ça n'a pas de prix ça monsieur l'ingrat. C'est innestimable. Pour le reste veuillez vous adresser à votre ministre de tutelle. C'est lui qui s'occupe des sous, pas moi.
La forfaiture morale des bien-pensants ne connaît pas de limite.
Rédigé par : John Love | 05/03/2009 à 18h24
@SENGA, félicitations, pour un ex marginal sans études, vous écrivez sans une faute et dans un excellent français qui détone avec celui de @ John Love qui se devrait s'exprimer dans sa langue maternelle (l'anglais,je suppose)s'il veut être compris.
Mais êtes-vous ce que vous prétendez ?
Rédigé par : cana | 05/03/2009 à 18h53
Autant les uns que les autres ici vous mélangez tout... la prostitutions, les règlements de comptes de dealer et les pauvres punk à chien qui se croient libre. Le tout est lié, ok : les filles zonards se prostituent (et les hommes aussi parfois)et se fournissent en drogue douce ou dur auprès de dealer qui règlent leur compte entre eux. Mais les nuisances ne sont pas les même et le traitement social et policier des uns et des autres est très differents. Les zonards sont plus gênant visuellement, sanitairement, et au quotidien avec leurs putain de chiens(je précise j'habite rue Bayard) mais pas tellement dangereux, les prostituée ne sont pas dangereuses en elle mêmes et le macro-dealer sont dangereux pour eux-même, mais finalement on a peut à faire à eux au quotidien, si ce n'est lors de ce genre d'affaire, mais la victime n'est pas choisi au hasard, donc on craint surtout la balle perdue.
En tous cas pour résoudre ces problèmes, car il y a clairement un problème a vivre dans ces quartiers et à avoir ces vagues de pauvre type à chaque coin de la ville, les solution sont multiples et combinatoire :
- prévention de la délinquance et de la paupérisation de la jeunesse rurales (ces zonard viennent des campagnes environnantes)
- répression du crime, des délits, même "mineur" (le fait qu'il ne musellent pas leur chien et qu'ils salopent tout les endroit ou il passe)
- prise en charge sociale pour réinsertion dans la société
Rédigé par : rmo | 08/03/2009 à 12h49
Si chacun de nous cessait un petit moment d'avoir raison, peut-être pourrions nous enfin nous comprendre.
Il n'y a sans doute pas de solutions simples à un problème aussi complexe que celui des trajectoires de chaque individu au sein de la société. Bien qu'il soit évident que le déterminisme social existe (il y a plus de pauvres dans le groupe des personnes issues d'un milieu socio-culturel considéré comme défavorisé que chez les enfants d'universitaires) la responsabilité de chacun doit être prise en compte. Nous sommes responsable de chacune de nos actions et de leurs conséquences. J'ai décidé consciemment de refuser de prendre de la cocaïne lorsque je sortais en boîte par exemple. Ce qui fait qu'aujourd'hui je n'ai pas de problème de toxicomanie. Néamoins il serait abusif de tout reporter sur la seule resonsabilité personnelle, les circonstances, le mileu d'origine, les difficultés matérielles, un contexte émotionnel perturbé, peuvent entraîner la prise de décisions erronnées qui peuvent mèner ensuite à une situation d'exclusion sociale.
Rédigé par : nic | 09/03/2009 à 08h06
voilà, j'ai habité dans ce quartier, et je suis tunisien, ça fait seulement trois ans que je suis en France. Le fait divers, et la situation en elle-même est très représentative d'une mentalité typiquement occidentale qui prône la liberté personnelle. Ces gens sont libres, mais ils sont seuls. Vous croyez pouvoir parler avec eux d'égal à égal, voire les aider? Ils n'ont rien en commun avec vous, vous traitent de bourges et continuent leur petit train train. La société les culpabilise par rapport à leur situation, le français moyen aussi "ça tient qu'à eux; les assos ça existe, pourquoi ils picolent, etc" Pas de liens qui vous unissent, pas de solidarité, pas d'empathie, juste du bon sentiment, si vous pouviez les aider sans que ça vous coûte, vous le feriez, mais le problème c'est que ça vous coûte. Et vous êtes formatés pour vous faire passer en premier. Les insérer dans un système qui les a rejetés pour leur inutilité? Un rêve éveillé. Une coexistence? Une utopie. Vous ne les comprenez pas (moi non plus), eux vous comprennent encore moins. Seulement, ils ont autant le droit d'être là que vous. Nous on est tous pas très riches, et pas très pauvres non plus. Personne ne se sent délaissé, la famille est là, les voisins, les gens. Personne n'est laissé seul à la rue, avec pour seule compagnie un chien, ou des poivrots, en picolant pour voire la vie en plus rose. Le jour où spontanément, les gens du quartier créeront de véritables liens, avec eux, leur proposeront des ménages, du bricolage, d'emmener le gamin jouer au ballon, je crierais alléluia. Certaines personnes le font sûrement, mais c'est anecdotique. Vos solutions à vous, c'est les fliquer, les envoyer ailleurs, ou donner des sous à une association. ça l'argent vous savez faire. A quand un esprit solidaire, des relations humaines et moins d'individualisme à la chacun sa merde?
Rédigé par : tcherf | 08/03/2011 à 19h43