L'université du Mirail vote la grève et maintient ses barrages
CONTESTATION. Les étudiants du Mirail sont des étudiants très appliqués. La coordination nationale appelle le dimanche à une «radicalisation du mouvement de protestation»: ils votent le lundi la poursuite de la grève et du blocage de leur université des Lettres et Sciences humaines.
De la coordination à la base étudiante, l’information n’a d’ailleurs pas eu grand mal à circuler : c’est au Mirail bloqué depuis jeudi, qu’elle s’est réunie ce dernier week-end. Pour demander cette «radicalisation» de l’ensemble des universités du pays, donc, mais pour appeler aussi à une journée de mobilisation «de la maternelle à l'université» ce mercredi 11 mars «pour la sauvegarde du service public d’éducation».
C’est le retrait de la loi sur l’autonomie des universités (loi LRU) que les 200 représentants de 47 universités exigent. Laquelle est déjà pas mal ébranlée par le pas de deux de la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, concernant le statut des enseignants-chercheurs.
Ce sont d’ailleurs ces derniers qui ont enclenché le mouvement de protestation à l’université. Les étudiants restés sur la réserve jusqu’à la semaine dernière entreprendraient bien de s’y engouffrer.
Le débat a repris aussitôt au Mirail entre partisans et opposants au blocage de la fac.
LibéTlse


Voilà que ça recommence. SINISTRE.
Ou comment démolir, en quelques années de ce petit jeu, une belle et grande université.
Qui peut croire en effet que la répétition de tels blocages (ici, il s'agit visiblement de "tenir" au moins juqu'à la manifestation générale du 19 mars), qui peut croire que de tels blocages aient une quelconque influence sur un gouvernement dont les SHS ne sont pas exactement la préoccupation principale?
Cela ne fait que désertifier l'université, qui va se vider rituellement de ses étudiants, et diviser des enseignants et chercheurs jusque-là très unis. Au bénéfice de groupes qui ont fait de l'occupation des territoires leur alpha et leur oméga.
Rédigé par : haltla | 09/03/2009 à 17h45
L'université du Mirail est TOUT LE TEMPS bloquée! Quasiment tous les ans on voit débarquer des grévistes professionnels qu'on ne voit pas le reste du temps et qui viennent squatter les locaux avec leurs chiens! Ensuite, ils laissent les lieux dans un état lamentable et cela coûte une fortune à l'université pour tout remettre en état! La dernière fois, on avait à peine récupéré l'état normal de l'escalier principal lorsqu'une nouvelle grève a tout refichu par terre!!! C'est une honte!
Rédigé par : témoin | 09/03/2009 à 18h59
Félicitations aux étudiant(e)s du Mirail !
Heureusement, il existe encore des vrai(e)s !!!
Rédigé par : BelleDouce | 09/03/2009 à 19h08
c'est bien, ils travaillent tous très dur pour avoir leur DEUG de branlette qui les conduira à la licence de foutage de gueule et à la maitrise de chomdu. mais heureusement, il y aura papa, maman et le rmi...
Rédigé par : casimir | 09/03/2009 à 19h10
Les grèves à répétition tous les ans, c'est l'équivalent de combien de profs en moins si on compte en nombre d'heures effectuées par les étudiants ?
Rédigé par : Yoda | 09/03/2009 à 19h31
Oui, il est vrai que l'université du Mirail a la réputation d'être très souvent bloquée, mais cette année est bien différente de toutes les autres dans la mesure où les méthodes de protestation ont été progressives! Je ne suis pas foncièrement pour le blocage, mais face à l'indifférence du gouvernement, c'est véritablement et malheureusement le seul moyen d'action efficace.
Rédigé par : étudiante du Mirail | 09/03/2009 à 20h31
Le MIRAIL en grève.
Est-ce une information nouvelle ?
Rédigé par : CANAL | 09/03/2009 à 20h42
Le Mirail en grève.
Un pléonasme redondant.
Etudiants anars.
De quoi faire chier les peinards.
Une lutte sans fin.
Qui ne menera à rien.
Rentrez dans les rangs.
Avant que l'on ne vous rentre dedans.
Rédigé par : bibi fricotin | 09/03/2009 à 21h21
Mais qu'est ce que la police attend pour disperser tout ce beau monde, photographier puis arrêter tous les meneurs, avec comparution immédiate et peines exemplaires pour trouble à l'ordre public ??!!!
Rédigé par : DanielC35 | 09/03/2009 à 22h09
Surtout ne changez rien
Un responsable de l'enseignement supérieur privé
Rédigé par : AMDG | 09/03/2009 à 22h42
Cet après-midi,150 "bloqueurs" ont fait irruption dans le bâtiment administratif central de l'université, intimidé le personnel présent, cassé des portes et des cloisons, détérioré du matériel.
Vive la démocratie, vive le dialogue social! C'est à croire que les bloqueurs sont, comme le disait un tract distribué aujourd'hui au Mirail, des briseurs de grève et des alliés objectifs de Pécresse, Darcos & tutti quanti. Ces méthodes ne peuvent que diviser profondément la communauté universitaire jusque-là très mobilisée.
Rédigé par : Zolotaia | 09/03/2009 à 22h50
Soit, le blocage est une méthode des avant-gardes éclairées qui n'a pas grand intérêt et que j'ai souvent désapprouvée... Mais la situation politique est devenue tellement insuppportable avec les gogos qui nous gouvernent que seule une action d'envergure pourra les faire céder
Rédigé par : Guy A | 09/03/2009 à 23h40
Pour Zolotaia : mais il me semble pour avoir entendu un témoin qu'en 1968, des casseurs ont été télécommandés par le gouvernement pour que les bourgeois prennent peur et ne soutiennent plus le mouvement étudiant...
Malheureusement : "la fin justifie les moyens".
Je trouve aussi dommage tous ceux qui ne voient que leur nombril en maugréant sur le dos des manifestants qui se battent pour des causes justes... certains de nos grand-parents sont morts pour l'obtention de droits fondamentaux (que nous sommes en train de perdre à cause des égoïstes). Trop peu pensent au moins aux enfants d'aujourd'hui et ce que vous, nous, allons leur léguer !! Université uniquement pour les riches, l'école idem, pas d'accès à la culture ni au sport, pas de sécu, pas de congés payés, pas de soin, etc... Quelle France !
Rédigé par : Tourneboule | 10/03/2009 à 02h17
"ils votent le lundi la poursuite de la grève et du blocage de leur université des Lettres et Sciences humaines."
On ne peut pas voter un blocage, un blocage
etant illegal.
Resultats du vote? Combien de voix pour, combien contre?
Il y avait un quorum?
D'ailleurs quelle constitution regit ce vote?
Aucune bien sur. Ces gauchistes pathetiques qui ignorent tout de la democratie. Bref, des petits fachos.
Rédigé par : phlogiston | 10/03/2009 à 03h00
La grève qui ne dérange personne, cela n'existe pas. Heureusement qu'on mobilise pour arrêter la dynamique de la fac Sarkozy; Si vous voulez vivre dans un monde où les universités sont des entreprises basées sur des fonds privés, et personne n'écrit plus des livres d'histoire, moi non.
Rédigé par : John Mullen | 10/03/2009 à 07h20
Encore quelques années à attendre "Mr RéMI" comme ils aiment à le dire...
Rédigé par : Pela | 10/03/2009 à 08h01
Comme au plus beau des années 68-70, les groupuscules font le jeu du pouvoir conservateur.
Les déprédations vont encore effacer les problèmes de fond, comme les rodomontades coûteuses du LKP en Guadeloupe effacent la légitimité des revendications.
Notre gouvernement est en grève d'intelligence depuis le début, et cette grève-là nous coûte déjà beaucoup plus cher que tous les graffitis du Mirail.
Élu sur des enjeux sécuritaires, le premier échec de ce gouvernement est d'avoir laissé s'installer partout l'insécurité sociale. Sarkozy, mauvais ministre du budget, mauvais ministre de l'intérieur et président approximatif a l'habitude d'allumer des feux que d'autres auront à éteindre.
Au feu, les amis ! Mais il faudra bien un jour licencier le pyromane, cause de tous ces maux...
Rédigé par : micolas-fopadeck | 10/03/2009 à 08h18
Au Mirail, les sommes qui sont englouties tous les ans pour remettre en état des locaux saccagés par les grévistes professionnels pourraient être utilisées pour financer la culture! Parce que j'oubliais de dire plus haut qu'à chaque "occupation" les ordinateurs étaient volés!
Ce que l'"étudiante du Mirail" oublie de dire c'est que, cette fois, si la grève a été "progressive", c'était par force, parce que le secrétaire général a fait démonter toutes les grilles qui ferment les issues de la fac et que, du coup, il est beaucoup plus difficile de bloquer un bâtiment avec seulement 50 d'étudiants! Avant, il suffisait de cadenasser les grilles et de mettre une poignée de gens à la seule entrée restée libre pour déclarer le "blocage"... Là il faudrait beaucoup plus de monde pour garder toutes les issues! Or comme une infime minorité a toujours "bloqué" l'immense majorité des étudiants qui veulent aller en cours, cela devient plus difficile. D'où cette fois, les actes de violence contre le personnel administratif!
Rédigé par : témoin | 10/03/2009 à 09h02
C'est la 5ème semaine de grève, mais le mouvement dure depuis plus longtemps, en cause la surdité de ce gouvernement,et notamment Darcos et sa rigidité sur la masterisation qui va dans le sens d'uns plus grande paupérisation de la jeunesse, et les médias qui ne parlent que des enseignants chercheurs. Ce gouvernement sourd ne fait que des coups de "com" sans lendemain, et arrose les copains; tous les donneurs de leçon de cette page pourront s'estimer heureux que le mouvement aboutisse, car leurs enfants en bénéficieront, et encore plus heureux que cette violence ne s'exerce qu'à l'intérieur de l'Université .... pour l'instant....
Rédigé par : flatboy | 10/03/2009 à 09h04
Assez de bla-bla. Des faits.
Le blocage de l'université du Mirail a été entamé vendredi dernier, à la veille de la coordination étudiante qui se tenait dans l'université samedi et dimanche.
Il a été reconduit lundi par une assemblée générale étudiante, par environ 600 voix contre 300 (sur 20 000 étudiants).
En fin d'après-midi, un groupe de 150 étudiants a envahi la présidence, brisé des vitres et du matériel, défoncé une cloison pour se confronter au président Daniel Filâtre, qu'ils n'ont pas rencontré. Le personnel travaillant à la présidence a été très choqué par ce déploiement de violence. Il a pu être évacué sans dommage physique.
Il s'agissait d'interpeller le président sur l'annulation d'un concours administratif vendredi dernier, qui n'a pu se tenir à cause du blocage (alors que les candidats et souvent leurs familles avaient fait le déplacement et loué des chambres d'hotel). Le "comité de lutte" étudiant estimait que le "déblocage" de 3 accès était suffisant, la sécurité exigeait 5 voies d'accès, ce qui a été refusé par les forces d'occupation.
La présidence a décidé la fermeture du campus principal du Mirail.
Certains disent que la fin justifie les moyens. D'autres pensent que le fascisme n'a pas de couleur. Chacun jugera.
Rédigé par : haltle | 10/03/2009 à 10h01
Je suis étonné de la haine présente dans la plupart de ces commentaires...au lieu de s'attaquer ainsi à un mode d'action réfléchi et discuté en AG, qui est un lieu décisionnaire démocratique, et à ses "applicateurs", il ne serait pas plus profitable d'utiliser toute cette énergie pour protester contre les nombreuses réformes que proposent (qu'imposent) Mme Pécresse et Mr Darcos, en participant justement aux AG et aux actions qui depuis 5 semaines de grèves font vivre l'université? C'est la survie de l'UTM qui est en danger avec ces réformes...
Rédigé par : koukach | 10/03/2009 à 10h14
C'est un cri de désespoir que d'en venir à bloquer l'université... Jusqu'à présent, nous avions une grève équilibrée sans blocage. Mais le gouvernement ferme les yeux sur les mouvements pacifistes. Je suis en parfait accord avec les propos de Flatboy. Enragez contre les grévistes. Vous ne voyez pas plus loin que le bout de votre nez. Sans voir qu'il s'agit de chercher à montrer que l'éducation meurt sous le poison des réformes gouvernementales. La masterisation dont on ne parle trop peu est un pas de plus vers une précarisation de l'enseignant, qui dispensera à vos enfants et futurs enfants un enseignement médiocre puisque non formé à enseigner. Des millions de débiles qui débouleront dans les universités sachant à peine compter ou écrire leur nom. N'est-ce pas des universités que sort les chercheurs? Ceux qui font avancer toutes sciences? Qu'adviendra-t il quand les élèves de la masterisation arriveront grâce à un baccalauréat au rabais à l'université? Pensez-vous sincèrement qu'ils auront le niveau? Imaginez-vous en toute honnêteté que de futurs chercheurs émergeront de cette masse ignare?
C'est la sape de l'éducation à sa racine, la pollution à la source. Face au dédain du gouvernement, on comprend que les étudiants qui pensent plus en terme de futur que de profit à court terme votent le blocage. En espérant que le gouvernement ouvre les yeux et cesse de faire la sourde oreille. L'espoir fait vivre, je finirais probablement centenaire.
Rédigé par : B.C | 10/03/2009 à 10h35
Il faut arrêter de prendre en considération des commentaire du style étudiant=fainéant=RMI.
Pourquoi?
A moins d'aimer la répétition et de croire que ces personnes sont stupides et que notre éclairage de la situation est plus à propos que la leur, la réflexion autour de cette fameuse réforme stagne. Ce qui pour ces personnes est déjà je suppose une bonne chose.
Et quelque part ils ont bien raison de se moquer des étudiants et de dire qu'ils ne sont que des moutons, pourquoi ont le serait moins qu'eux? Et si ce n'était pas le cas pourquoi tous les mouvements étudiants de ses dernières années se sont cassés la gueule?
Rédigé par : AlfOo | 10/03/2009 à 12h25
Près d'une trentaine de commentaires de qualité, presque sans faute d'orthographe, bien argumentés, balayant tout le spectre des opinions sensées, c'est louche : à mon avis c'est la rédaction de Libé qui fait les demandes et les réponses.
Rédigé par : Etudiator | 10/03/2009 à 14h30
Non Etudiator… jusqu'à preuve du contraire il vaut mieux savoir lire, écrire, et être doté d'un sens de la réflexion pour entrer à l'université (enfin... profitons en, ça ne durera pas si les réformes scandaleuses du gouvernement sont mises en application). Donc en réponse à une autre personne, non nous ne sommes pas des moutons, des masses qui se soulèvent répondent plus à un mécontentement général plutôt qu'à un troupeau du genre ovin...
Et si les mouvements se cassent régulièrement la figure, c'est à cause de personnes bien placée qui protégent leur intérêt plutôt que celui des étudiants, et qui par conséquent pollue à la source le mouvement. C'est toujours la même stratégie. Seulement nous sommes des individus doté du droit à la parole, et pas la grève faisons entendre notre mécontentement. Les moutons sont ceux qui se la ferme et font avec, quitte à être dispensé de droits, de libertés, et d'une éducation égale pour tous.
Rédigé par : B.C | 10/03/2009 à 15h42
je suis étudiante depuis peu au mirail. J'ai assistée aux AG pour ou contre le blocage. dans ces AG il y a trois-quart d'étudiants de l'unef, du NPA et autres syndics. L'autre quart est constitué d'étudiant comme moi. Il est évidant que le vote ne peut pas etre objectif et ne représente que les étudiants a fond dans la politique(gauchiste). Cela fait un mois que l'on n'a pas cours entre les grèves des profs puis maintenant le blocage. C'est du n'importe quoi voilà ce que j'en pense.
Rédigé par : étudiante du mirail | 10/03/2009 à 16h14
Réponse à B.C :
1)il vaut mieux savoir lire, écrire, et être doté d'un sens de la réflexion pour entrer à l'université
2)...et d'une éducation égale pour tous.
Contradiction ?
Ou sélection à l'entrée ?
Rédigé par : Etudiator | 10/03/2009 à 16h47
@ étudiante du Mirail
Considérer que dans une AG de 1500 étudiants il y a 3/4 de membres d'organisations syndicales ou politiques, c'est vraiment gentil. Je rappelle que le taux de syndicalisation des étudiants n'est même pas de 1%. Je ne pense pas que le Mirail toute fac de "gauchiste" qu'elle soit ait un taux de syndicalisation record de 75%. La vérité c'est que les étudiants syndiqués ou organisés politiquement (qui sont souvent les mêmes) ne sont que quelques dizaines et que l'immense majorité des gens qui viennent en AG et qui votent pour les piquets de grève le font parce qu'ils pensent que c'est un outil qui peut permettre d'obtenir satisfaction.
Rédigé par : Benoit | 10/03/2009 à 18h01
Si j'ai dit que nous sommes tous des moutons (B.C), ce n'est pas pour cela que nous ne belons pas quand l'opportunité se présente.PS: j'ai rien contre les ovins, mais je trouve que les moyens qu'ils mettent en place sont trop limiter pour que le fermier daigne descendre dans le champ voire ce qui s'y passe.De plus comme Noam Chomsky l'a dit récemment à propos des étudiants (je suis moi même étudiant en Master et donc je m'inclue dans ce qui suis) dans "chomsky et compagnie", les étudiants sont formés pour accepter les contenus idéologiques qu'ils ingèrent et sont donc peut être plus vulnérable que des personnes n'ayant pas reçu cette formation.
Sans se voiler la face ce qu'avancent certains anti-bloqueur et même si ça m'arrache la g.... de le dire, en ce qui concerne le suivisme, vis à vis des syndicats est VRAI. Enfin je ne suis pas en train de jouer le mouton noir, il ne s'agit pas de jouer la carte du fatalisme, il faut réussir à se faire entendre mais comme tu le dis tant que certains seront là pour défendre leurs intérêts au détriments d'une formation de qualité pour tous ça ne peux que coincer!Je pose la question est ce que encore cette année certains syndicats négocieront avec le gouvernement pour court-circuiter le mouvement, comme c'est déjà le cas de certains syndicats enseignants! Et est ce que les étudiants et enseignants-chercheurs auront réussit à faire entendre qu'ils ne veulent pas de cette réforme à un maximum de personnes et surtout aux représentants politiques avant que cette épée de damoclesse ne nous tombe dessus.Bon courage a tous le monde et surtout soyez inventif!
Rédigé par : AlfOo | 10/03/2009 à 18h37
Pas "Damoclesse", ALFOo qui chome au ski.
Dame au clebs. On sait cela depuis les Grecs.
Rédigé par : haltla | 10/03/2009 à 20h39
@ Benoit
26.000 étudiants au Mirail. Sélection à l'entrée de l'AG (déjà vu l'année dernière)600 votes pour avec des éléments extérieurs à l'université pour faire le poids. Où est la crédibilité d'une telle démarche ? Comment donner du sens et du crédit à une juste contestation avec de tels moyens ? La seule solution, refusée par les syndicats et assoc politiques présentes serait un vote globale de tous les étudiants mais ce serait prendre un risque inacceptable pour certains.
Rédigé par : CAL81 | 11/03/2009 à 09h56
Pour ce qui est des déprédations à l'UTM hier : la plus importante fut le détournement de quelques bouteilles d'un bon Sauterne et de champagne qui firent le régal des étudiants ET personnels. [pour mémoire, il est interdit d'avoir de l'alcool au sein de la fac, bel exemple de respect du règlement intérieur par le Président lui-même]. Quant à la "casse", le président a interdit aux photographes et aux syndicalistes d'aller photographier les dégats... sans doute pas assez "médiatiques" ! Quant aux personnels soit disant "choqués", ils avaient été poliment priés de sortir et n'étaient donc pas présents dans les locaux. La gouvernance de la fac n'avait pas été aussi attentive aux angoisses des personnels lors de l'explosion d'AZF.
ps à phlogiston :
Quant le gouvernement montre l'exemple, en matière de respect de la démocratie, avec le référendum sur le traité européen refusé par le traité de Lisbonne passé en force, tu dis quoi ?
Rédigé par : memepaspeur | 11/03/2009 à 22h24
Moi cela ne m'interesse pas toutes ces histoires. Je veux juste ma licence et les histoires de Pecresse, Darcos et compagnies je m'en contre balance!!!!!!!
Rédigé par : Roudière | 12/03/2009 à 16h26
finalement aller étudier dans le privé coute moins cher aux parents et étudiants. Sur les trois dernières années, a peu près 10 mois de cours. Mais quel foutoir!!!! C'est sûre vous coupez la branche sur laquelle vous êtes assis
Rédigé par : vive le privé | 17/03/2009 à 09h40
Nous sommes pourtant tous concernés.
La casse de l'école publique (fac, lycées, collèges...) est dans les plans de la majorité de droite. A nous de lutter contre.
Ces mouvements étudiants concernent des revendications bien plus larges que la réforme en cause. Libéralisme économique, capitalisme, valeur travail, qualité de vie, coût de la vie, baisse du pouvoir d'achat, élitisme, inégalités, individualisme, chomage des jeunes... et c'est la façon dont l'état gère le pays qui est mis en cause, voir tout un système de vie (école, boulot, dodo).
Il faut être aveugle pour croire que le mouvement étudiant ne défend que les intérêts des étudiants.
Rédigé par : LaLiberta | 17/03/2009 à 11h21
bonsoir action réaction
Il est temps de se mettre tous d'accord il y en a marre que l'on démolisse tout! c'est a dire nos idées nos pensées.laissez ns nos piliers svp ah!performance,performance...les étudiants et professeurs revendiquent leurs droits. Après tout nous sommes en France pays de liberté égalité fraternité non? si tout n'est pas fait maintenant alors ou allons nous? accepter des règles prisent sans consentement des uns des autres? et la démocratie alors? l'union fait la force
Rédigé par : Michel Sand | 24/03/2009 à 22h43
Merci Michel Sand, ce type de réflexion rassure, si tant est que l'on puisse être rassuré dans cette période de démolition de service public, mais ce qui m'effraie c'est de voir ici qu' un commentaire sur deux est à vomir, je ne ne vais pas en citer mais je comprends mieux pourquoi nous en sommes arrivés là. Si certains ne cherchent qu'à obtenir une licence (qui ne servira à rien mais peu importe qu'elle serve à quelque chose ras le bol de l'utilité de la productivité, de la rentabilité), et ne veulent rien savoir d'autre. Ni même réfléchir au sens des mouvements actuels, ça , ça m'effraie. Je connais les fameuses grèves du Mirail pour les avoir vécues des deux côtés de la barrière: version étudiante, version administrative. Je crois que celle qui a cours actuellement prend un autre sens encore. Peu importe la casse, je préfère un peu d'excès que l'endormissement général qui perdure pendant que s'accumule les réformes qui elles cassent bien plus que la porte de la présidence d'une université vétuste, pauvre matériellement mais tellement plus créative que sa direction et son administration bien pensante, bien moulée dans le grand moule, sans bavure, tellement bien pensante qu'elle n'en pense plus...C.F, comme la nèfle.
Rédigé par : bidule | 26/03/2009 à 00h40