Toulouse: la grève universitaire déborde du Mirail
CONTESTATION. L'Université de Toulouse-II-le Mirail fait toujours l'objet, à cette heure, d'une fermeture administrative. Les étudiants et les personnels grévistes remontés contre la loi LRU, le sont désormais aussi contre leur présidence.
«De graves incidents se sont déroulés dans le bâtiment de l'administration centrale (hier) lundi après-midi. Des étudiants ont envahi la salle du conseil et les locaux de la présidence, après en avoir défoncé portes et cloisons, choquant fortement les personnels présents», indique ce matin à l'AFP le président de l'université, Daniel Filâtre.
«Quels incidents ?» s'étonne l'assemblée générale des personnels de l'université réunie à midi. Et celle-ci de dénoncer «une campagne de désinformation mensongère sur de prétendues violences qui auraient choqué des personnes». Ces supposées exactions seraient, selon ces personnels, «formellement démentis» par de «nombreux témoins des faits».
Il y a eu des incidents, selon la présidente de l'Unef Midi-Pyrénées, présente sur place au moment des faits. mais ils auraient été causés selon elle par «une dizaine de personnes incontrôlées». L'irruption des étudiants dans les bâtiments de l'administration avait pour seul objectif, explique-t-elle encore à l'AFP, de «discuter avec le président de l'université»,
En attendant, le campus est fermé «dans sa totalité», «et ce jusqu'à nouvel ordre» dit encore le président Filâtre. En fait, l'université est déjà paralysée par la grève depuis jeudi soir. Et le mouvement s'étend à Rangueil, à l'IEP et à l'IUFM.
Sur 70 des 83 universités du pays, l'Agence France Presse a pu en
comptabiliser 41 affectées par des grèves, totales ou partielles, avec
ou sans blocage.
Á Toulouse, la montée de température déborde du Mirail: une «tentative de blocage
de l'Université de Toulouse-III Paul-Sabatier» a également a eu lieu ce
mardi matin, croit savoir le Rectorat. «L'AG de 700 étudiants et 100 perfsonnels de Paul-Sabatier n'a voté qu'un blocage symbolique, rapporte Émile, un porte-parole étudiant du mouvement. Demain et jusqu'à jeudi, nous passons au blocage dur».
De même, l''assemblée générale des enseignants, personnels BIATOS et
des étudiants et stagiaires de l'IUFM Midi-Pyrénées a voté pour ce
mercredi, à l'unanimité moins dix abstentions, le blocage des trois
sites toulousains de l'IUFM de 7h30 à 10 heures.
GLv.


Collègues EC, si vous en avez marre, il suffit de vous exprimer. C'est maintenant possible avec une pétition. J'ai hésité au moins 15 jours avant de signer, mais compte tenu du nouveau texte sur les statuts, de l'évolution du mouvement (qui va dans le mur, avec nous dans la voiture), je n'ai plus d'états d'âme. Idem pour les autres réformes qui me semblent intéressante à discuter et à faire évoluer.
La pétition se trouve sur l'adresse suivante:
http://www.onnefaitdoncrien.fr
A copier et coller sur les autres blogs, à faire diffuser dans vos réseaux et autres listes de diffusion des Universités. Relever la tête, avancer ... sinon demain on touche le fond.
On ne fait donc rien ?
Un EC.
Rédigé par : EC | 10/03/2009 à 22h45
Au-delà des raisons de la grève, qui sont légitimes, l'on ne peut que saluer la réaction de la présidente de l'UNEF qui a complètement assimilé la technique de la langue de bois politique : les problèmes ce sont des éléments incontrôlés (qui ? d'où ?)et l'irruption à 25 (10 + les étudiants et tous ensemble)c'était juste pour discuter...
Pour l'assemblée générale des personnels, c'est du Saint Thomas, je vois pas ça existe pas...dommage que ce soit démenti par l'UNEF...
Bref ça commence à être du n'importe quoi et du chacun pour soi au moment où il faudrait que ce soit l'unité.
Rédigé par : CAL81 | 11/03/2009 à 09h39
Si le Mirail ne bouge pas en France alors qui bougera... voilà le fond de ma pensée.
Oui, en tant qu'ancien étudiant de Toulouse, en tant que chercheur précaire, je reve de cette fougue toulousaine qui a toujours permis à des mouvements nationaux de se ressourcer idéologiquement.
Le Mirail doit se lever!
Rédigé par : Yannick Comenge | 11/03/2009 à 21h02
L'UNEF ne sera jamais qu'un regroupement de jaunes. Cette action n'est pas le fait d'une dizaine d'"autonomes" incontrôlable mais d'un groupe d'étudiants déterminés assumant le rapport de force. A quoi sert il d'en construire un si c'est pour refuser d'aller au bout ?
Il me semble que personne n'était là pour "discuter avec le président" mais pour imposer nos revendications à une administration qui nous méprise et nous mène en bateau.
Ça me fait bien marrer quand des gens qui crient dans les rues des "partagez les richesse ou on se servira" ou encore des "ça va péter", se rétracter et cracher sur des "camarades" de lutte lorsque ces slogans deviennent réalité.
A bas les bureaucrates !
Rédigé par : Apatride | 14/03/2009 à 00h41