Les lycées d'Albi et de Toulouse renvoient chez lui l'envoyé de Sarkozy
RÉFORME DES LYCÉES. Tout directeur de Sciences-Po Paris qu’il est, il y aura des trous dans la copie que Richard Descoings doit remettre au président Sarkozy au mois d’octobre prochain.
Ce lundi matin déjà, les professeurs du lycée Bellevue à Albi ont boycotté sa réunion. Cette après-midi, c’est une trentaine de lycéens et étudiants qui ont empêché la rencontre qu’il devait avoir avec 120 chefs d’établissement de l’Académie au lycée Rive Gauche à Toulouse
Si Sarkozy n’est pas tout à fait Charlemagne inventeur de l’école, Richard Descoings est en tout cas son missi dominici. Il parcourt le pays de France pour y préparer la réforme du lycée concoctée par le gouvernement. La tâche peut s’avérer ingrate.
La banderole barrant l'entrée du lieu de réunion laissait peu de place à la négociation : “Vous n’êtes pas le bienvenu”. De bonne composition, l’homme est tout de même venu à la rencontre des manifestants pour tenter d’engager le dialogue.
Sauf que personne, dans la chaîne humaine interdisant l'entrée du lycée Rive gauche, ne semblait disposé à faire causette. «On est là pour montrer à M. Descoings que sa réforme, on n'en veut pas», déclare Florian Gély, porte-parole de la coordination des lycéens de Toulouse.
«Cela fait un an et demi que le gouvernement ne veut pas entendre nos revendications. Ce qu'on veut, c'est plus de moyens pour le lycée, 25 élèves par classe, pas de concurrence entre les lycées et pas de suppression de postes», ajoute-t-il.
Il y a les Sciences politiques et la pratique politique. Le rapport de forces n’était peut-être pas du côté de Richard Descoings, ce lundi. En sciences politiques appliquées, cela s’appelle ne pas insister. La réunion a été tout bonnement annulée.
LAb. et GLv.


Bravo!
Bel exemple d'esprit de dialogue et de cohérence :
quand le pouvoir impose une réforme d'en haut, on critique la méthode.
Quand ce même pouvoir adopte une autre méthode basée sur la concertation, la recherche de consensus sur le diagnostic et sur les pistes de réforme, que voit-on parmi certains enseignants ou lycéens? Refus pur et simple du dialogue. Ya pas à dialoguer, "ta réforme on n'en veut pas". Ils ont donc la science infuse, ils savent forcément eux, exactement ce qu'il faut faire, ils n'ont pas besoin de confronter leurs idées avec quelqu'un au demeurant réputé pour sa tolérance et son écoute (c'est plus pratique, au moins comme cela on ne risque pas d'être contredit), ils savent, ils ont trouvé le seul, l'unique remède à la crise du lycée, au taux d'échec des étudiants en 1er cycle universitaire: le manque de moyens. Continuez à augmenter les moyens , la politique suivie depuis plus de vingt ans, elle a tellement bien réussie , c'est vrai!
Pitoyable.
25 élèves par classe, la voilà la recette miracle. Grâce à elle, plus de problème lié à l'absence d'orientation après le lycée (belle liberté que celle d'aller renforcer le bataillon des futurs chomeurs des filières sans issue) , à la multiplication des options , à la dévalorisation du bac, au manque de professionalisation de la formation universitaire, à l'accès insuffisant des enfants de classes moins favorisées aux étude supérieures, etc etc .
Que notre belle jeunesse française est inteligente, nuanacée, ouverte sur le monde, tolérante, prête à innover,...
Déprimant.
Rédigé par : Franck R | 30/03/2009 à 22h48
Franck ! l'orthographe !!! au coin !
Rédigé par : | 31/03/2009 à 01h35
Déprimante surtout... et calamiteuse la présence gangrénique de commentaires systématiquement réactionnaires, ce doit être une stratégie emblématique de - je cite - l'esprit de dialogue et de cohérence.
Affligeant...
Rédigé par : JFM | 31/03/2009 à 06h43
C'est tout à fait dommage de refuser le dialogue, mais complètement dans la ligne de l'extrême gauche. Dommage aussi que l'auteur de cet article semble plutôt amusé de cette réaction...
Rédigé par : marc d'Héré | 31/03/2009 à 08h19
moi je dis bravo et je suis très fier de ces jeunes qui ont compris que de toute façon toute discussion avec ce gouvernement ne sert à rien que de toute façon on discute pour donner un semblant de concertation et qu'ils n'en tiendront absolument pas compte. Et ils ont certainement un autre regard et probablement d'autres solutions à proposer si on tenait compte de leur point de vue
Rédigé par : Thierry Marolleau | 31/03/2009 à 08h29
D'abord, Monsieur Franck; intelligente prend deux "l"; c'est mieux pour prendre son envol. Ensuite, chacun voit depuis des mois que les réformes sont imposées d'en haut, puis quand cela tourne mal, on ouvre le dialogue (n'est-ce pas Madame Pécresse?)et la plupart du temps on fait semblant. On comprend que cela puisse énerver le citoyen de base et que des milliers des personnes se retrouvent dans l'appel des appels
Rédigé par : Magnecharles | 31/03/2009 à 09h52
"la présence gangrénique de commentaires etc..."
Quand j'étais petit je voulais faire IUFM.
CQFD
Rédigé par : Lena Storm | 31/03/2009 à 10h14
"une trentaine de lycéens et étudiants "...
tout est dit ! :-)
Rédigé par : Erik | 31/03/2009 à 10h56
Descoings joue le jeu de la discrimination positive chère à Sarko. C'est la pire façon de réaliser l'intégration. Les lycéens et les profs ont bien fait d'envoyer paître ce valet du Sarkozysme.
Rédigé par : Bruno75 | 31/03/2009 à 14h28
Trente personnes bloquent la venue de ...
La semaine prochaine avec ma grand-mère je leur interdirai l'entrée du lycée.
Pas question qu'on discute avec eux.
C'est ma conception de la démocratie.
Rédigé par : TOTO | 31/03/2009 à 19h53
Si tu as peur de parler avec le diable, c'est qu'il est en train de gagner la partie...
"Pour dire oui, il faut suer et retrousser les manches, empoigner la vie à pleines mains et s'en mettre jus-qu'aux coudes. C'est facile de dire non, même si on doit mourir. Il n'y a qu'à ne pas bouger et attendre. Attendre pour vivre, attendre même pour qu'on vous tue. C'est trop lâche." (Jean-ANOUILH - Antigone)
"Qui s'embarrasse à regretter le passé perd le présent et risque l'avenir." (Francisco de QUEVEDO - 1580-1645 - Songes et discours)
Rédigé par : GéGé | 31/03/2009 à 20h27