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EN BREF

  • Les anti-ours et les régionales
    POLITIQUE. En réaction à l'annonce de nouveaux lâchers d’ours faite par la Secrétaire d’État à l’Écologie Chantal Jouanno, une Grande marche des Pyrénées présentée par les élus et associations organisatrices comme «populaire et festive», aura lieu samedi 13 mars, veille du premier tour des régionales, à 11h à Tarbes dans les Hautes-Pyrénées. Contact: aspap.contact@gmail.com
  • La campagne à l'eau claire du Front de gauche
    POLITIQUE. Manifestant pour un retour à une gestion publique de l'eau à Toulouse, le Front de Gauche a distribué mercredi 10 mars une bouteille d'eau étiquetée “Château Veoglia” avec une photo de l'Élysée et la mention «appellation d'officine incontrôlée».
  • Charles de Gaulle en grève reçu au rectorat
    LYCÉES. Une cinquantaine de professeurs grévistes du lycée Charles de Gaulle de Muret a été reçu hier mardi 9 au rectorat de Toulouse par un inspecteur d’académie auquel ils ont pu notamment signaler leurs inquiétudes quant à la réforme des lycées jugée par eux trop défavorable aux élèves des classes techniques. Contact: collectiflyceecharlesdegaulle@yahoo.fr
  • Guerre intersyndicale chez Freescale
    SOCIAL. L'entente syndicale n'est pas un vain mot chez Freescale. Les militants CGT, CFDT et CFTC reprochent aujourd’hui à leurs collègues FO et CGC, «soi-disant syndicalistes censés représenter les intérêts des salariés» d'avoir voté ce mardi 9 mars. «Procédé inadmissible», jugent-ils.
  • Votation pour les gares: le Oui l'emporte
    SNCF. 8378 oui, 7 non et 123 votes nuls: c'est le résultat de la votation populaire organisée le 6 mars dans le Lot par “Tous ensemble pour les gares”, demandant aux usagers de la SNCF de se prononcer pour ou contre le rétablissement de tous les arrêts supprimés entre autres à Gourdon et Souillac. 8508 votes au total, soit autant que la population de Gourdon et de Souillac, notent les organisateurs.
  • Rassemblement pour Sebastiao
    TITRE DE SÉJOUR. Le conseil et parents d'élèves de l'école maternelle PECH-David à Toulouse, la FCPE 31, le Réseau Education Sans Frontières 31, la Cimade, la Ligue des droits de l’Homme et des citoyens protestent contre le non renouvellement du titre de séjour de Sebastiao, marié à Toulouse en 2005 et père de deux petites filles, promis dès lors à une reconduite à la frontière. Un rassemblement est prévu ce mercredi 10 mars à 18h devant la préfecture de Haute-Garonne pour demander sa régularisation.  
  • Marche pour le Tibet
    ANNIVERSAIRE. Les Tibétains de Midi-Pyrénées marcheront de Lavaur à Toulouse ce mercredi 10 mars pour commémorer l'anniversaire du soulèvement du peuple tibétain à Lhassa ce même jour de 1959. Le Lama saluera l'arrivée des marcheurs au Capitole par une allocution.

A NE PAS RATER

  • Les premiers jours d'un livre
    ROMAN. Pascal Dessaint présentera à Toulouse son nouveau roman “Les derniers jours d’un homme” samedi 13 mars à 17h à la librairie Ombres Blanches, 50 rue Gambetta et dimanche 14 mars à partir de 12h au théâtre du Pavé, 34 rue Maran, avec lecture musicale d’Eric Lareine et apéro-dédicaces.
  • Concert gratuit sous le kiosque de Cugnaux
    MUSIQUE. 2566 jours de gestation,6 mètres de hauteur, 8,5 mètres de diamètre: le Kioskamusik du parc du Manoir à Cugnaux aura 288 jours le 27 mars prochain. C'est pour fêter ce joli bébé de fer, zinc et bois que ses animateurs invitent à s'y rendre ce jour-là à partir de 17 heures pour un concert et un apéro gratuits..
  • Le printemps des bibliothèques
    CULTURE. Du 2 au 27 mars, les bibliothèques de la Ville de Toulouse fêtent la poésie, couleur femme, dans le cadre du Printemps des poètes. Á travers des formes multiples, lectures, performances, poèmes chuchotés ou chantés, les bibliothécaires vous invitent à «cette évasion souvent imaginaire, féerique et parfois aussi durement réaliste». Plus d'informations: "Bibliothèque Toulouse"

Le kiosque à musiques

06/04/2009

Pendant les vacances, la protestation universitaire continue

RondeRONDE DES OBSTINÉS. «Obstinés» : c’est l’état d’esprit des manifestants, étudiants, lycéens, et enseignants chercheurs qui tournent en rond sur la place du Capitole depuis ce lundi matin 6 avril.

La lutte contre la réforme de l’enseignement de la maternelle à l’université continue même pendant les vacances. Ce jour ils étaient une petite cinquantaine à lancer une «nouvelle forme de protestation» devant la mairie de Toulouse.

La banderole de ralliement sur le Captitole. Photo: DR

16H00 Place du Capitole. En guise de drapeau noir, une banderole sur laquelle on peut lire «Les casseurs de l’enseignement c’est le gouvernement» est posée sur le sol. Elle sert de point de ralliement aux «obstinés» qui vont faire la ronde.

Marie-Hélène et Marie-Thérèse, respectivement enseignantes en collège et en lycée, tournent depuis une heure : «Ce matin nous avons corrigé les copies, disent-elles. Cet après-midi nous manifestons. Même pendant les vacances nous restons mobilisées ».

René, professeur d’anglais au Mirail et Enrique son collègue d’espagnol leur emboîtent le pas. «Nous ne sommes pas entendus. Mais nous sommes suffisamment attachés à la défense de l’enseignement pour prendre sur notre temps de loisirs, explique René. La loi LRU va contribuer à augmenter les droits d’inscription pour les étudiants. Si nous ne manifestons pas aujourd’hui, il faudra recommencer l’année prochaine».

Benoît, 23 ans, étudiant au Mirail rode ses pompes de randonnée toutes neuves: «Tant que cette loi n’est pas retirée, je ne prendrai pas de vacances», dit-il. Emmanuela, 26 ans, future enseignante en géographie a opté pour les baskets: «Ce type de manifestation est bien la preuve que le mouvement ne s’essouffle pas, dit-elle Ce soir il y aura une AG à Paul-Sabatier. Les étudiants du Mirail tractent sur les marchés. Je n’ai jamais vu une telle mobilisation pendant des vacances scolaires».

Adrien, 17 ans, lycéen en première tourne et tracte «contre les violences policières». Au fur et à mesure certains quittent la ronde tandis que d’autres les remplacent. «L’épreuve de force avec le gouvernement ne fait que commencer», martèle Hervé, enseignant en psycho au Mirail  Les obstinés de Toulouse prévoient de tourner jusqu’à la tombée de la nuit et de revenir tous les jours pendant les vacances.

J-M.E

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Commentaires

Je suis l'enseignant d'anglais qui apparaît dans l'article et je tiens à préciser que je n'ai pas employé le terme de "privatisation" de l'université, mais seulement insisté sur le fait que la loi LRU provoquera l'augmentation des droits d'inscription. C'est une distinction assez importante car tous les défenseurs de la loi, à la lecture de l'article, se récrieront en disant qu'il n'est pas question de privatisation, et ils auront raison. Ceci étant, merci de donner une audience à notre mouvement.

La LRU, c'est, entre autres :
Transformer le CA d'université en CA d'entreprise, autoriser le président d'université à ne pas appartenir à l'université avec des pleins pouvoirs comme celui de recruter ou de déterminer les carrières des salariés devenus "employés", encourager le fundraising le partenariat public-privé comme solutions aux restrictions budgétaires. La fin de la quasi-gratuité des frais d'inscriptions viendra très rapidement.

Le but, la mise en concurrence : uniformiser, transformer l'universités en des vendeurs de modules à des clients (processus de Lisbonne), tout cela est clair, et a déjà été fait ailleurs, transformer les universités publiques en des entreprises autonomes (sauf pour la liberté de chercher), calquées sur des modèles managériaux et libéraux (le LMD comme norme ISO européenne afin de permettre la concurrence, comme les concombres).

La suite, c'est la privatisation : tout cela est le prélude nécessaire à la privatisation, il n'y a qu'à voir ce qui s'est passé pour France Télécom, EDF, GDF, et la Poste en ce moment.

Il faut être naïf pour ne pas croire ce qui va se passer. Donc continuer à tourner, on vous suit à Lyon à la rentrée !!

Il n'est pas question de "privatisation" au sens strict certes, mais d'un processus encore plus vicieux: désengagement total de l'Etat, entrée des fonds privés via des fondations d'entreprise (donc disparition de filières "non rentables" et perte d'autonomie de la recherche), augmentation (x10)des droits d'inscription avec des prêts étudiants à la clef (cf rapport OCDE de mars2009), externalisation de tâches administratives et d'enseignement, casse du statut des enseignants chercheurs, précarisation des peronnels, précarisation des étudiants (Masterisation), marchandisation du savoir etc... Il y aura encore des universités "publiques", mais dans quel état, pour qui et pour quoi faire? Allez voir ce qu'il en est dans nombre de pays soi-disant "en voie de développement" où l'éducation subit les effets de la dérégulation de l'AGCS.
Cette loi et d'autres de la maternelle à l'université vont détruire l'enseignement et la recherche publiques et la CPU demande la reprise des cours et la tenue des examens? Ou ce sont des fous dangereux ou bien des maffieux, mais ces présidents d'université seront co-responsables de ce désastre. Il faut dire qu'ils attendent impatiemment leur prime de manager avec le passage à l'autonomie. Hervé a raison c'est maintenant que l'épreuve de force s'engage vraiment et qu'il faut se débarrasser du chantage aux examens pour amplifier le mouvement en le radicalisant jusqu'à l'abrogation de la loi LRU. Ceux qui veulent casser ce mouvement après 9semaines de lutte seront tenus pour responsables de toutes les grèves à venir. Ce sont eux qui brisent l'avenir des étudiants, ce sont eux les casseurs de l'université.

Aujourd'hui il pleut, cela va calmer la poignée d'irréductibles qui n'ont rien fait d'autre que de mettre le bazar ces derniers mois et de dégrader un peu plus les établissements ! Surtout que l'on ne leur valide a&bsoluement rien !

La LRU c'est en fait tout un projet de société néolibérale dont nous ne voulons pas.

Pour vous en convaincre si besoin était, vous pouvez visualiser et écouter la conférence de Genviève Azam "Du processus de Bologne à la LRU, une catastrophe annoncée" ici : http://cnr-midipyrenees.blogspot.com/2009/04/du-processus-de-bologne-la-lru-une.html

Aujoud'hui ce sont les enseignants et les enseignants qui occupent le Capitole.

Hier, les parents d'élèves, les travailleurs sociaux, les mal logés ...

Répondons à l'appel des résistants : Résister, c'est créer.

Rallions nous et occupons ensemble l'espace public pour dire non à ce projet de société et construire une alternative.

Rapproprions nous l'espace public.
Tenons nos réunions dans la rue et sur la place publique.

Occupons la place du Capitole de manière permanente pour construire l'alternative.

Rejoignons la ronde des obstinés.

A "Pithagore" : manifestement, on ne vous a rien validé à vous ! Et ce n'est pas la faute à la pluie ou au "bazar"... Et oui, pour apprendre, il faut y aller dans les universités et pas seulement tonner contre !
Qu'en savez-vous des motivations des manifestants? Qu'avez-vous compris aux enjeux subtils de la mastérisation ? Et à la nouvelle "réécriture" du décret sur les enseignants-chercheurs ? Vous avez une opinion sur la dernière déclaration de Pécresse (celle du 31 mars sur la CTPU du 24 mars ?) ou sur la dernière de Darcos (la lettre du 20 mars ?).

Si vous vouliez bien écouter, on pourrait vous expliquer tout ce que vous allez y perdre, vous, vos enfants et vos petit-enfants...
Mais les jugements à l'emporte pièce sans raison, c'est tellement plus facile...
Rejoignons la ronde des obstinés !

Franchement, tourner en rond sans arret, et chaque fois moins nombreux,c'est vraiment un but dans la vie ? Gare au tournis, bonnes gens !

Et faire rimer sans cesse Bologne avec Lisbonne, marchandisation et privatisation, sans meme regarder les textes, sans s'interroger sur ce qui se passe vraiment chez nos voisins ?

Le problème, c'est que ce mouvement, justifié au départ, n'a plus aujourd'hui d'objectif - à part l'idéologie et les slogans. Donc, pas de raison qu'il s'arrete avant que le dernier étudiant, dégouté, n'ait définitivement perdu son année. Sans compter ceux qui ont quitté l'université pour ne plus y revenir.

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