L'élève qui a poignardé la prof de maths en détention
Réactualisé dimanche 17 mai à 9 heures. Le collégien de 13 ans qui a agressé d'un coup de couteau vendredi son professeur de mathématiques dans un collège près de Toulouse a été mis en examen pour tentative d'homicide volontaire et emprisonné dans un établissement réservé aux mineurs, à Lavaur.
L'enseignante, 32 ans, a été atteinte au thorax, une blessure d'abord considérée comme "superficielle" mais qui a entraîné une hémorragie interne. Elle a été opérée d'urgence "avec succès" à l'hôpital de Rangueil de Toulouse. Son état de santé est désormais jugé "rassurant". "Il n'y a pas de complication, cela évolue normalement. Elle est réveillée, elle est l'objet d'une étroite surveillance, comme pour toute intervention chirurgicale", selon la porte-parole du CHU de Toulouse, Marie-Claude Sudre.
L'avocat de l'adolescent, Me Emmanuel Tricoire, s'est dit préoccupé par l'emprisonnement et a décrit "un tout petit enfant, pas un adolescent perturbé, qui a voulu par ce geste se protéger d'une sanction qui allait mettre en évidence ce qu'il vivait comme un échec scolaire. Il regrette. Il a compris son geste sur le moment. Il dit qu'il ne voulait pas lui faire de mal. Il est pétrifié, paniqué par ce qu'il a fait", a ajouté l'avocat. "Il faut le protéger, je regrette la mesure d'incarcération. J'ai peur car il va se retrouver au milieu de délinquants" dans le centre de Lavaur, a conclu Me Tricoire, qui précise que le psychiatre qui l'a examiné l'a trouvé immature.
Le placement en détention a été "une décision particulièrement difficile à prendre, compte-tenu de son âge (...) et du décalage important entre la gravité de l'acte et son mobile, entre la gravité de l'acte et ce qu'on sait de ce jeune", a estimé de son côté le procureur de la République de Toulouse.
«J’ai entendu un cri au rez-de-chaussée»
Au collège "François Mitterrand" de Fenouillet, les classes ont vue sur les champs et sur le clocher de l’église voisine. En apparence, l’atmosphère est à l’image de la commune de 5000 habitants de l’agglomération toulousaine dans laquelle il se situe : tranquille.
C’est pourtant là qu’un élève de cinquième, considéré comme "tranquille" a poignardé sa prof de maths qui l’avait puni pour un devoir non rendu. Vendredi après-midi, le collège était en émoi, les élèves, leurs parents et l'équipe enseignante sous le choc. Une cellule de soutien psychologique mise en place dans l’après-midi a pris en charge les 610 élèves et le personnel enseignant.
«Il était 11H00 ce matin. J’ai entendu un cri au rez-de-chaussée. Je suis descendu voir ce qui se passait Devant l’entrée de la classe de math, S. a sorti un couteau de sa poche et il a planté la prof de maths. Puis il est parti en courant», raconte Fabien, 14 ans, témoin du drame.
«Choqué» comme les camarades qui l’entourent, l’adolescent ajoute : «Je le connais, le petit qui a mis le coup de couteau. D’habitude, il est très calme et plutôt timide». La victime, Fabien la connaît aussi : « je l’ai eue comme prof en 6eme. Elle a des problèmes d’autorité. Elle n’arrivait pas à se faire respecter ».
Devant l’entrée du collège François Mitterrand, il y a aussi un groupe de parents d’élèves: «Depuis trois ans, l’ambiance s’est beaucoup détériorée, raconte Peggy. Avant, c’était un collège sans histoire, mais les problèmes de discipline s’accumulent. L’encadrement n’est pas adapté. Il est trop laxiste».
Une critique rejeté par Jean-Louis Baglan, le recteur d’académie: «C’est faux, dit-il. Ici comme ailleurs, les classes ont changé. Désormais, il y a beaucoup plus d’enfants venus de milieux défavorisés. C’est le choc des cultures».
Darcos sur place vendredi
17h30. Xavier Darcos débarque, accompagné par le préfet de Midi-Pyrénées. Le ministre s’engouffre dans l’entrée du collège. Au pas de charge, il rejoint les enseignants et les délégués de parents d’élèves rassemblés dans l’une des salles de classe. Il en ressort une demi-heure plus tard pour un bref point presse:
«C’est un fait divers très grave ,mais nous ne sommes pas en face d’un problème structurel, dit-il. Cet établissement est très bien doté. Il n’y pas de difficulté particulière. Ce n’est pas dû à un problème de personnel. Récemment un demi-poste supplémentaire de surveillant avait même été ajouté. Il y a un public scolaire qui se dégrade un peu».
«Cela pose cependant la question de la sécurité à l’intérieur des établissements scolaires, ajoute le ministre. Il y a des solutions. Avec le président Nicolas Sarkozy nous y réfléchissons Il faut sanctuariser les collèges. Nous envisageons de généraliser la mise en place de portiques détecteurs de métaux».
En sortant du collège, Xavier Darcos est interpellé par Brigitte Meyer, professeur d’anglais depuis 4 ans à Fenouillet : «Cela fait des années que je demande un classement en ZEP (zone d’éducation prioritaire), nous avons des classes surchargées, de plus en plus d’élèves à problèmes, on pressentait le drame», dit-elle. Le ministre «prend note» et repart aussi vite qu’il est arrivé en direction de l’hôpital où est hospitalisée l’enseignante.
Sur le parking du collège Christine Gury, déléguée du groupement des parents d’élèves: «Tous les moyens sont en baisse, affirme-t-elle. Il n’y a pas de postes d’assistantes sociales. Pour avoir un rendez-vous avec le conseiller d’orientation, il faut attendre des mois. Ce n’est pas en mettant des portiques que l’on va y remédier. On se demandait tous à quel moment un drame comme celui là allait arriver».
J-M.E



Si seulement dans notre pays, les ministres respecter les fonctionnaires de leur ministère! Si seulement la justice ne s'égarait pas dans des procès injustifiées et ne condamner pas si facilement le minimum de respect qu'essaye de sauvegarder les enseignants. L'enfant roi et le maître esclave, voilà où cela conduit.
Rédigé par: Ladydenantes | 16/05/2009 à 14h23
Non, effectivement, ce n'est pas en mettant des portiques qu'on va remédier aux pb à l'école. Par contre ils seraient bon que les parents se demandent quel est leur part de responsabilité dans ce que font leurs gamins. La faute vient toujours d'ailleurs.
Rédigé par: DARNAUD | 16/05/2009 à 14h26
C'est une très triste histoire des deux cotés
comment a été élevé cet enfant???personne ne le dit
Rédigé par: MARIE | 16/05/2009 à 14h28
quel est le role des parents dans l'education des enfants?
Rédigé par: delphine | 16/05/2009 à 14h39
chaque parti devrait fournir d'efforts pour un meilleur encadrement de la jeunesse,monde de demain[parents et gouvernants]
Rédigé par: delphine | 16/05/2009 à 14h42
J'ai du mal à croire qu'un élève tranquille en soit venu tout d'un coup à frapper un prof avec un couteau pour une retenue .Comment avaient réagi ses parents ? Certains parents parlent de dégradation de la discipline . La direction du collège avait-elle réagi ? Malheureusement , trop souvent , les chefs d'établissement sont invités à fermer les yeux pour complaire à leur hiérarchie pour qui tout va bien .Le ministre et l'I.A. affirment que tout allait bien , ce qui m'incite à penser le contraire .J'aimerais que votre enquête soit plus approfondie car le cas est grave .
Rédigé par: petitcamp | 16/05/2009 à 14h54
quels problemes,quels eleves a probleme,quels zone prioritaires,ceci est simplement le fait d'une politique nefaste pour l'homme,a laquelles nous sommes confronté depuis un bon moment,probleme d'argent,de travailles chomage etc etc..........acceleration de la vie,au benefice des profits,plus le temps pour rien,pas de loisirs,pas d'education,meme pas le temps pour le simple amour,nous sommes dans un monde pourri denué de toute valeurs,comment voulez vous structurer des gosses qui aujourdhui savent tout(tele,internet etc)cela devient tout simplement normal et surtout PATHETIQUE?mais ce n'est surement pas la faute du gossse,et c'est pas fini ca fait que commencer,pays de merde,europe de merde,mondialisation de merde,consomation de merde,vive le profit,et c'est pas grave pour la vie
Rédigé par: karl | 16/05/2009 à 15h06
Comment peut-on parler de choc des cultures, de milieu défavoriseé etc... en ce qui concerne des élèves de collège en particulier les 6ème et 5ème. Il y a obligation de scolarité jusqu'à 16 ans depuis des décennies. Les ados de 13/14 ans se rencontre pour la plupart au collège!
Rédigé par: magali | 16/05/2009 à 15h07
Qu'est-ce que les expressions "choc des cultures" et "milieu défavorisé" viennent faire dans cet article? Depuis des décennies, avec la scolarisation jusqu'à 16 ans, les ados se côtoient au collège
Rédigé par: magali | 16/05/2009 à 15h13
C'est rare que les enfants de 13 ans se balladent avec un couteau.
quel est le prénom de ce jeune "enfant" ?
Rédigé par: NomPRenom | 16/05/2009 à 15h14
il est évident que l'équipe ensignante n'a pas capté que le jeune était fragile.
Même avec une enseignante qui ne domine pas à fond sa classe, c'est impensable d'en arriver là.
quels tramatisme la punition, et la manière dont elle a été donnée, ont-ils été réveillés ,
pas assez de "garde-fous" de discipline dans l'éducation nationale, collèges surtout, à la période de la vie ou lesados, garçons le plus souvent- sont fragiles , entre deux ages. L'environnement ne porte pas assez au respect de l'enseignant, quel qu'il soit.il est vrai que dans les établissements, ils sont rarement soutenus quand ils avouent leurs pbs
Il n'a pas à être superman ou woman, il faut en tirer des savoir-faire et des acquis...c'est son rôle..... c'est ce que j'expliquait à mes élèves( difficiles !!)
solution: re-expliquer aux parents et élèves , à l'opinion publique,à quoi sert v vraiment un enseignant!! et sa formation...
Rédigé par: mamina | 16/05/2009 à 15h18
la question qu'il faut se poser est comment l'enfant est éduquer à la maison
Rédigé par: max | 16/05/2009 à 15h21
Il faudrait surtout que les professeurs sachent se faire respecter: moins de familiarité, vetements moins négligés,ne jamais émettre d'opinions politiques devant les élève et surtout se conduire comme se conduisaien autrefois nos'instituteurs ou maitres d'école avant
d'etre des "professeurs des écoles" et les élèves étaient des écoliers et pas des étudiants.Quand on veut p.... plus haut que son c.. voici le résultat.
Rédigé par: olivier | 16/05/2009 à 15h23
La lecture de cet article me bouleverse et me scandalise.
Je trouve tout à fait indélicat de citer les paroles d'un autre élève qui dit que cette enseignante manquait d'autorité... Aujourd'hui elle est sérieusement blessée physiquement et ce genre de propos ne peut qu'aggraver sa douleur et son sentiment de culpabilité. Cela témoigne d'un irrespect et encore une fois d'un manque de considération pour notre métier(et oui j'en fais partie!) qui est non seulement difficile mais aussi de plus en plus dangereux!
L'état délaisse ses enfants et futurs citoyens en réduisant les moyens dans l'éducation. Les familles cassées par la misère et le chômage confient tout simplement leurs enfants à l 'Ecole en espérant que celle ci les éduquent et les instruisent! Rien que çà!
Dans certains établissement notre mission est colossale,impossible faute de moyens et parce que certains élèves exigent de notre part une attention particulière et individuelle si on veut vraiment les aider.
Il faut cesser de blâmer les enseignants et mesurer vraiment leur mission :éduquer,instruire,encadrer,prévenir...A l'auteur de ce papier d'y songer! Merci.
Rédigé par: tania | 16/05/2009 à 15h48
à olivier :
c'est la faute de la prof, elle l'a bien mérité, c'est ce que vous sous-entendez ?
j'espère au moins que vous n'avez pas d'enfant; sinon je n'ose imaginer comment ceux-ci se permettent de se comporter en classe
Tout mon respect aux enseignants de ce pays et notamment à celle de ma fille, si compétente et si humaine
Rédigé par: Honte sur certain | 16/05/2009 à 15h56
C'est la suite d'une histoire qui a commencé il y a bientôt dix ans... je vous recommande arsindustrialis.org /// conférence de B.Stiegler, titre "pourquoi?". Beaucoup d'éléments de réponse et pris avec beaucoup de distance.
Rédigé par: elparici | 16/05/2009 à 16h02
Aurait-il fusillé une poignée de collégiens et d'enseignants, invoquerait-on encore la perte d'autorité des profs ?
Quant à l'idée de "sanctuariser" le collège avec des portiques, l'élève aurait mordu l'enseignant que le ministre aurait proposé le port de la muselière. Un peu de discernement ne nuirait pas au prestige de sa fonction.
Rédigé par: lorp | 16/05/2009 à 16h13
A Olivier
Parce que les profs "pètent plus haut que leur c..."??? Et doivent se faire respecter, par des gens comme vous peut-être? Qui ne connaissez rien à rien apparemment! C'est à cause de gens comme vous que les profs ne sont plus respectés, à cause des préjugés que vous avez contre les profs et que de plus en plus de parents ont et inculquent à leurs gosses: profs fainéants, toujours en vacances, etc...Personne ne vous empêche de passer les concours de profs si c'est si tranquille que ça comme boulot. Encore faut-il en être capable.
Rédigé par: Sylvie | 16/05/2009 à 16h24
On commence par le couteau, et on termine par le pistolet!
J'ai trente ans, et j'ai fréquenté des classes difficiles! En cours, je baissé la tête pour ne pas me prendre le compas destiné au prof!
Influence de la TV ou les jeux vidéo, ce type de problème d'éducation ne concerne plus uniquement les couches défavorisées!
Même si ce n'est pas leur travail, il faut que l'éducation nationale ressorte la règle en bois de 40 cm qu'ont connus nos parents, je sais que ce n'est pas la meilleure solution, mais les jeunes sont-ils sensibles à la psychologie?
Les portiques ? bientôt les barbelés?
L'Amérique nous rattrape, les parents ne courent pas assz vite pour leurs enfants!
Dans 10 ans, ça ressemblerat à quoi?
Rédigé par: Van de woestyne | 16/05/2009 à 16h40
Apparamment y'a eu un grand nettoyage des commentaires. Je partage l'avis de mamina : s'agissant d'un enfant aussi jeune, même s'il y avait des problèmes de disciplines, vu qu'apparamment ce n'était pas non-plus une teigne insupportable mais plutôt un élève timoré, le plus probable est qu'il s'agissait d'un gamin très fragile psychologiquement, qui a eu un coup de folie.
Je ne pense pas que ce soit une question de discipline, à ce stade. Ni de portiques. Peut-être de faire une enquête sociale pour connaitre un peu mieux l'environnement du jeune (on a tendance à oublier que l'une des première cause de violence juvénile ce n'est pas le laxisme... mais la maltraitance). Peut-être aussi de voir si ce gamin ne relève pas de la psychiatrie.
Mais des coups de folies, il y en a eu, hélas, un peu partout. Aux Etats-Unis, en Allemagne, en Finlande, au Canada... aucun pays ne pourra être épargné par le risque qu'un individu, enfant ou adulte, "pète les plombs", quelle que soit sa politique.
Rédigé par: Marcel | 16/05/2009 à 16h52
De toute évidence, certain(e)s ont oublié l'orthographe sur les bancs de l'école...
et à l'évidence, ont aussi oublié que leur point de vue n'intéresse pas forcément les autres !
Du reste, un avis basé sur quoi ? Une grande connaissance de l'éducation nationale, de ses problèmes et dysfonctionnements ? Une capacité hors du commun à proposer des solutions pour améliorer son fonctionnement ?
Internet, haut lieu du lynchage par une foule avide de haine ?
Rédigé par: Fred [Toulouse] | 16/05/2009 à 16h59
Comment un gamin de treize ans pète les plombs... sans que quiconque ne s'en aperçoive?
Il faut un ensemble de conditions. On peut en esquisser quelques unes qui relèvent d'hypothèses : l'école est devenue un enjeu très fort pour les familles (une punition donnée par la prof cela signifie que la famille serait au courant), un gamin soumis à une forte pression familiale pour réussir sans en avoir les moyens effectifs (où est le soutien scolaire ? l'aide pour acquérir des habitudes de travail pour les enfants défavorisés?), l'absence de communication du gamin avec ses camarades, avec des surveillants (y-en-t-il suffisamment ?).La présence humaine est essentielle : les portiques n'empêcheront pas non plus les suicides des ados! A cet âge-là,tout prend des proportions démesurées dans la tête des ados.c'est aussi pour cela que l'orientation doit être accompagnée par des conseillers d'orientation psychologue. Or, tous ces moyens humains sont en réduction. Bientôt les couloirs de nos écoles ressembleront à des couloirs de métro... avec des portiques Darcos !!! Allez voir la journée de la jupe... et vous comprendrez ce qu'est l'education nationale!
Rédigé par: Cétacé | 16/05/2009 à 17h00
"Il faut sanctuariser les collèges. Nous envisageons de généraliser la mise en place de portiques détecteurs de métaux." Encore une fois on va s'attaquer aux conséquences de problèmes sociaux profonds au lieu de tenter de résoudre les causes de ces problèmes...
Des portiques détecteurs de métaux ne feraient qu'agraver le dégoût qu'ont certains adolescents de l'école. Et si on cherchait plutôt à savoir pourquoi ces enfants détèstent autant le système scolaire?
Rédigé par: Auriane | 16/05/2009 à 17h17
globalement il y a un problème très important ; avant d'avoir l'idée de poignarder son prof, cet élève a dû avoir des problèmes de comportement avec les autres élèves .....et je pense en connaissance de cause; grand mère de 7 petits enfants, ils ont tous eut à souffrir des coups , des insultes, d'enfants" à problèmes", parce que les parents ne veulent plus éduquer ; sous prétexte "d'aimer" les enfants commandent, font ce qu'ils veulent ....et si par hasard on se plaint, les grands frères viennent règler celà à la sortie ...si on s'adresse aux Mairies, tout le monde sort son parapluie,
la directrice n'est au courant de rien, la
maitresse n'a rien vu, les surveillantes de cantine essayent de séparer les "bandes" qui
se mettent à 5 pour tabasser un enfant par terre , mais elles ne signalent rien.Si quelqu'un a besoin d'arnica, de nettoyer une blessure, un cachet de doliprane, il n'y a personne - On appelle les po!mpiers si un
élève trop bousculé, tombe en avant et perd connaissance en perdant bcp de sang. On l'expédie tout seule à l'hôpital et comme il ne peut se rappeler s'il a perdu connaissance ( sa maman est veuve,handicapée) et bien on le ramène le soir chez lui. On n'a pas le droit de se plaindre.....et jusqu'à 16 ans les élèves qui ont besoin de calme pour comprendre
souffrent, perdent pieds...l'horreur des classes de 4° - TROP DE DEGATS par
manque de discipline. Celà suffit de dire que les professeurs doivent "tenir" leur classe - C'est aux parents d'apprendre le
respect de l'Autre LA Politesse.L'école n'est pas un stade, ou un zoo où on devrait "dresser" des animaux......
Rédigé par: Roxolana | 16/05/2009 à 17h30
Commentaires vraiment affligeants !!!
Rédigé par: François | 16/05/2009 à 17h41
Malheureusement cet attentat devient un fait divers! Je quitte l'enseignement début juillet 2009 avec un constat sévère. Quoi qu'on en dise, les enseignants sont des personnes bien formées et motivées! Mais là où le bât blesse, c'est que, dans la majorité, les enfants sont très mal élevés et leurs parents (dans la majorité des cas!) ne sont pas des parents! mais simplement des géniteurs!
Rédigé par: Julien | 16/05/2009 à 18h15
Les profs ont bon dos. Récemment dans le 91 des élèves ont frappé un prof en cours. L'administration a étouffé l'affaire, et les torts sont pratiquement retombés sur le prof agressé. Jamais de remise en cause des parents, des élèves, ni des moyens. Entre la pression du rectorat, le mécontentement des parents et le besoin de se défouler des élèves, quel est le vrai métier d'enseignant? Où sont les transmetteurs de savoir? L'enseignement court à sa perte si le gouvernement ne fait rien. Ou s'il continue à couper les moyens ou à appliquer des fausses solutions (portiques, médiateurs en ZEP, etc.) Que faut-il faire pour être entendu?
Rédigé par: Lena | 16/05/2009 à 18h18
La première chose que je voudrais dire ici est ma solidarité et ma compassion envers cette jeune femme, à qui je souhaite un prompt rétablissement.
Je suis aussi prof en 5ème et bouleversée par le fait qu'un gamin de 13 ans en arrive à commettre un geste si grave, qui le conduit en détention.
Comme une autre personne, je trouve que le "radio-trottoir" et les propos rapportés selon laquelle la victime "manquait d'autorité" sont déplacés. On aurait pu tout aussi bien entendre l'inverse : elle a puni le gamin, elle était donc trop sévère et voilà la cause de son malheur !
C'est la situation globale qui permet de telles dérives, chercher à trouver une explication dans le comportement de la victime est une fausse piste.
Rédigé par: Sylvie L. | 16/05/2009 à 18h19
N'en déplaise à certaines personnes, j'affirme que les enseignants sont bien formés. Mais là où le bât blesse, c'est que de plus en plus d'enfants ou ados (je ne parle pas d'élèves!!!!) n'ont aucun repère! Qui doit leur donner des repères? C'est les parents!!!! Etre parents, ce n'est pas être géniteurs!!!! Etre parents, c'est déjà savoir éduquer leur(s) enfant(s)! Je connais des adultes(?) qui s'occupent d'autres enfants et qui ont totalement délaissé l'éducation de leur propre enfant! Paradoxe? Non!!! Triste constat d'enseignant en attente de quitter le bateau qui sombre!
Rédigé par: Fred | 16/05/2009 à 18h46
En prison à 13 ans !
On croit rêver...
Si c'est tout ce que l'état trouve comme réponse, autant rétablir les maisons de correction !
Rédigé par: campusliber | 16/05/2009 à 18h56
Cet acte est grave et parce qu'il est grave il ne faut l'analyser avec légèreté. Un questionnement profond sur l'éducation, les valeurs morales, les responsabiltés des uns et ds autres (parents, politiques, magistrats...) est indispensable pour contrer cette évolution néfaste de la société.
Je ne comprends pas les mots "chocs des cultures", ne devrait-on pas parler de conflits de classe?
L'internaute qui pose la question du prénom aimerait-il que ce prénom sonne comme venant d'ailleurs ? ainsi il se sentira dédouané et assouvira ses phantasmes de haine et d'amalgame. Quelque soit le prénom, l'origine du problème et sa résolution est haxagonale.
Rédigé par: Amara | 16/05/2009 à 19h00
Nous avons le coupable, bien dramatiquement, mais lorsqu'il faudra désigner les responsables, qui nommerons-nous? Ce jeune ado? L'éducation reçue? Le système scolaire? J'aurais envie de dire nous tous,à travers nos petites et grandes lâchetés quotidiennes, les compromissions qui nous ont amenés à accepter la société dans laquelle nous vivons.
Rédigé par: Mado | 16/05/2009 à 19h04
Merci Cétacé, je me sens un peu moins seul à refuser de participer à une sorte de lynchage tellement facile mais tellement stérile.
Les propos du procureur me paraissent puer l'hypocrisie, soit dit en passant. Si la décision était si dure à prendre, il ne fallait pas la prendre. Il existe des centres éducatifs ouverts, fermés, renforcés, des centres de placement immédiats, des foyers pour enfants difficiles, perturbés, non-perturbés...
Il a choisi la prison, il faut l'assumer et ne pas la jouer "larmes de crocodiles" devant les journalistes. Ils sont des centaines de mineurs à partir en prison chaque année, et nous sommes l'un des seul pays d'Europe à le faire avec des enfants aussi jeunes.
Mais c'est sûr, c'est plus facile de signer un mandat de dépôt, qui marche à tous les coups et même si les prisons sont surpeuplées, que de se faire ch___ à trouver une place libre dans un centre ou un foyer de la région.
Et tant pis si la prison va l'abimer encore plus. Et tant pis s'il en sort avec l'envie de recommencer en pire. Et tant pis s'il a la haine de la société. Et tant pis s'il apprend auprès de caïds où se procurer, cette fois, une arme à feu et non-plus un simple couteau.
Le môme est en prison, Sarko est content, la foule qui crie "vengeance" est soulagée, c'est la liesse...
Rendez-vous dans 6 mois pour un prochain drame ou pour un suicide.
Rédigé par: Marcel | 16/05/2009 à 19h19
olivier tu mérite une bonne gifle et de rester au coin jusqu'à la récré
Rédigé par: Widower | 16/05/2009 à 19h22
Quand on sait qu’un enseignant débutant perçoit pour tout salaire à peine plus de 1300 euros mensuellement(après un minimum de cinq années d’études supérieures et la réussite à un concours difficile,le CAPES)et non pas 4000 euros comme l’affirmait « malicieusement » M.Coppé,que ses conditions de travail ne cessent de se délabrer au point qu’il n’est pas rare qu’il soit confronté à de sérieux problèmes de sécurité(mettant sa vie en danger),il ne serait pas excessif d’exiger une revalorisation(souvent annoncée jamais mise en œuvre) d’une profession sinistrée.La loi des 35H naguère mise en place par la gauche n’a pas été appliquée à l’enseignement.Les CSG,impôt de solidarité mis en place par M. Rocard,n’ont pas été remises en cause bien qu’elles devaient être provisoires.L’allongement du temps de travail(passant de 37,5 annuités à 42) a bel et bien été institué,sans aucune compensation.Quant à la politique ministérielle proprement dite elle a invariablement reposé sur la précarisation des statuts,la caporalisation des personnels,la dégradation des conditions de travail et le classique triptyque de tout Etat policier :refus de toute négociation/répression/autoritarisme.Ceux qui instrumentalisent les droits de l’homme à des fins politiciennes ou commerciales(sic) ont cette fâcheuse tendance à pérorer,alors qu’il faudrait surtout les appliquer EN FRANCE,avant de donner des leçons au monde entier.Ceux qui parlent sans cesse de sanctuaire à propos de l’école de la République seraient bien inspirés de commencer à écouter ceux qui font vivre le service public d’éducation.Il convient non pas de faire des effets de manche et de réprimer à tout va mais de dialoguer,négocier avec les acteurs du service public d’éducation et d’agir dans l’intérêt des serviteurs dévoués de l’Etat et des publics concernés.La journée de la jupe,film dans lequel Isabelle Adjani(notamment)fait une remarquable interprétation,éclaire d’une lumière assez crue ce que les politicards et autres hauts représentants et hauts fonctionnaires de l’Etat français ont fait du socle de la République.De la maternelle à l’Université il y a désormais de la souffrance à revendre.L’Etat français méprise les agents des services publics,méprise leur travail(enseigner est un travail,pas vraiment un hobby).Voilà une des racines du mal français que les équipes gouvernementales successives(depuis 10-15 ans) se sont attachées à entretenir au nom du néolibéralisme.La stratégie du chacun pour soi(les problèmes ne concernent que les autres) comme l’idéologie du dénigrement systématique du travail des enseignants(et au-delà des fonctionnaires)paraissent atteindre leur limite.Quant aux « structures » elles étaient probablement valables il y a une trentaine d’années,en période de croissance économique.Aujourd’hui non seulement les publics sont plus difficiles(au point de penser à une prime de risque ou de pénibilité du travail)mais la gestion gouvernementale est nettement plus régressive(garde à vue comprise).Il serait peut-être judicieux de promouvoir l’idée que les savoirs circulent plus vite que les coups de couteau dans l’Ecole de la République.A moins que certains soient réellement décidés à ce que cette chère république démocratique succombe à ses blessures.
Rédigé par: surmely alain | 16/05/2009 à 19h24
Darcos est totalement à côté de la plaque. Des portiques! Sanctuariser! Il place le niveau d'incompétence dans la recherche de solutions très haut.
Il ne parle même pas de s'attaquer aux causes du problème.
-Gosses complètement à l'ouest du fait d'une éducation parentale archi-déficiente (mais ça, on n'en parle pas, c'est un sujet tabou).
-Enfants rois : les parents portent plainte dès qu'un prof souffle dans les oreilles d'un élève. Et on laisse faire. Rien pour dissuader ces dérives qui deviennent trop courantes (des parents à la gachette anti-prof trop facile devraient pouvoir être attaqués en justice par le Ministère en cas de plainte non fondée).
-des directeurs d'école qui ne veulent pas faire de vagues dès que des problèmes de violence se présentent dans leur établissement, car leur varrière est en jeu; alors on préfère minimiser jusqu'au moment où ça pète.
-des moyens humains et matériels insuffisants; budgets en baisse, non remplacement des fonctionnaires qui partent en retraite.
Tout ça, ça se paie!
Rédigé par: Bruno75 | 16/05/2009 à 19h38
Quelles sont les valeurs de notre société ? Le sexe et l'argent.
Où sont passées les associations qui s'occupaient d'éducation populaire ? Tous les services, les associations oeuvrant dans le domaine social sont mis en pièce et les enfants même très jeunes sont livrés à eux-même.
De tous temps il y a eu des milieux défavorisés, des gens de cultures différentes ont vécu ensemble(avec plus ou moins de bonheur) mais aujourd'hui il n'y a plus de cadre. Chacun pour soi et à dieu vat.
Comment ne pas arriver à de telles situations si tout un chacun est livré à lui-même, même les tout petits ?
Il est temps de réapprendre à tous les DEVOIRS et les droits d'un citoyen.
Une société ne peut bien fonctionner que si elle est éduquée et cultivée.
Nos enfants sont notre avenir. Qu'en faisont nous ?
Rendons à nos enfants le goût de l'effort, la curiosité, le sens de la mesure et ils s'en porteront mieux...
Faisons en sorte que l'éducation et l'enseignement reprennent la place qui leur revient.
Rédigé par: Amélia IAVICOLI | 16/05/2009 à 19h53
à François: bravo! Ton message fait vraiment avancer le débat.
C'est le plus affligeant de tous!
Rédigé par: Bruno75 | 16/05/2009 à 20h00
Ce n'est pas un cas banal ! Mais le geste d'un individu en situation de détresse psychologique sans doute. Il ne faut pas faire de ce cas une généralité.
Ce qui est beaucoup plus généralisé et inquiétant par contre, c'est le laxisme éducatif de la part des parents qui est visible dans quasiment toutes les classes des écoles et des collèges de France. Les enseignants ont de plus en plus de mal à exercer leur mission face à un public de jeunes qui ne connaît pas la discipline, n'a pas le moindre sens de l'effort, mais qui revendique comme les parents la réussite pour tous.
Triste époque pour les enseignants, qui tentent quand même, en dépit des vents contraires, d'inculquer quelques règles de vie et de susciter le goût d'apprendre et de se cultiver à des enfants qui n'ont pas le sens de ces valeurs, parce qu'elles ne lui ont jamais été communiquées par des parents ou la société en général.
Rédigé par: josèf | 16/05/2009 à 20h02
Comment voulez vous que les enfants aient du respect pour leurs enseignants, ou tout autre corps de la république, quand la télévision et les journalistes passent leurs temps a tourner en dérision le pouvoir politique et ses representant, quand l'education politique se fait sur canal +, avec sa cohorte de critiques et de journalistes payés pour etre plus mauvais que ceux qu'ils critiquent, et tout cela au nom bien vain de la liberté d'expression, pourquoi s'étonner alors que les plus fragile est aussi leur propre expression, un mélange de feuilletons débiles, des films X, de la télé réalité, montrant les adultes bourrés de problèmes et incapables de se prendre en charge, autrement qu'a travers des animateurs producteurs, ou le langage est un desastre et la culture rabaisser au niveau de jeux télévisé ou l'on peut gagner sans rien savoir des sommes astronomiques, et l'on s'étonne que nos enfants soient désorientés, c'est le contraire qui serait surprenant.
Rédigé par: lambique | 16/05/2009 à 20h03
Le message d'Olivier est affligeant de bêtise. Voilà le type de discours qui conduit à de tels drames.
Rédigé par: Bruno75 | 16/05/2009 à 20h05
Certains sont affligeants effectivement, l'autre qui mélange tout pour y aller de sa prose "monde de merde coupable" bien nourrie au jt psycho-depressifs, bref, internet quoi.
Les attaques au couteaux existaient déjà du temps des coups de rêgles. On ne sait rien sur ce cas on ne peut absolument pas juger en la matière et surtout pas y projeter nos propres fantasmes.
Rédigé par: Michel18 | 16/05/2009 à 20h19
Fred : excellente analyse, la seule qui vaille dans cette mélasse nauséabonde.
Rédigé par: Philippe (Toulouse) | 16/05/2009 à 20h22
Interrogez donc ces parents d'éleves qui crient tjs à la défense de leurs chers chérubins, qui ne manifestent aucun respect pour les profs, mais qui se plaignent déjà d'un manque d'encadrement dés que les problèmes surviennent, du moins pour les plus riches, les plus pauvres, ils ont effectivement des circonstances atténuantes mais ils ne peuvent plus compter sur l'école de la république depuis que l'homme a la rolex est au commande. effectivement c'est la résultante d'une société de merde où le profit est devenu plus important que l'humain, où la solitude régne partout toujours et encore, où des millions d'individus se retrouvent cassés par le chomage et la précarité
quand on séme de la violence partout, quand tout est fliqué partout, quand les richards affichnent de façon éclatante le méprise de la plébe, il ne faut pas s'étonner des conséquences
Rédigé par: jean charles | 16/05/2009 à 20h22
On n'attendra pas d'un journaliste de "Libération" qu'il ait la crânerie d'affronter la question du prix de la liberté et du coût de la jouîssance , et encore moins le courage de reconnaître que la chute de l'autorité s'expie . Mais quelle vision tragique peut inspirer nos nouvelles dames patronesses de la gauche tendance Rotchild ?
Rédigé par: Celan | 16/05/2009 à 20h40
Si le fait fait parti dy non éduqué, il faut aussi parler d'une chose intéressante : COMMENT FONCTIONNE la relation éducative entre ette enseignante et cet élève ? Peut-être le fameux triangle pédagogique de trois pole (elève-enseignant-savoir) est cassé. Les médias traitent le drame de façon absurde. Aucune intelligiilité.
Rédigé par: Anid | 16/05/2009 à 20h41
Lisez bien tous ces commentaires!! Et au lieu de hurler quand vous n'êtes pas d'accord, dites vous qu'il y a une partie de la vérité dans chacune de ces interventions, chacune!!!. Puis faites la somme - forcément complexe- de tout ça! Vous arriverez à: absence de contact parents/enfants+démission de l'autorité parentale+ problèmes sociaux + formation insuffisante des maîtres+passivité devant les comportements violents+ manque d'homogénéïté des classes+manque de personnel++++++
Rédigé par: nunu | 16/05/2009 à 20h44
Ah non ce n'est pas une question de moyens financiers, mais d'éducation et de discipline !
Trop de laxisme dans l'éducation nationale et dans les structures privées.
Un enfant pour bien grandir doit avoir des tuteurs solides !! A sa majorité il pourra se passer de tuteurs, et voler de ses propres ailes, en attendant il doit être éduqué avec amour et discipline.
Rédigé par: Anna | 16/05/2009 à 21h29
Mouais, ajouter des portiques, comme à Los Angeles. Mais bien sûr, pas de problème !
Faudrait surtout rajouter des profs et arrêter de trancher dans les emplois sociaux, mais non, on préfère construire des prisons...
Purée, encore 3 ans de ce régime, et y a un sacré paquet de bananes ! =(
Rédigé par: Patapom | 16/05/2009 à 21h29
Agé de 13 ans en cinquième donc redoublement aujourd'hui en prison....... Hier les journalistes parlaient d'un élève avec troubles d'apprentissages (??)
Bien sur c'est inadmissible de premediter ou non l'agression de son professeur ou autrui mais qu'est ce qui a pu lui faire perdre confiance à ce point en l'avenir au point d'oublier de croire en son avenir , aux autres .....
Accumulation d'échecs scolaires, de cris aux secours non entendus, d'un trouble non ou mal pris en charge...
Nous qui avons mis la pression sur nos enfant ou trop souvent vu nos enfants pleurés devant une mauvaise note ,une annotation maladroite , alors qu'ils ont travaillé pour réussir , nous avons beaucoup chance qu'aucun de nos enfants ait eu un geste désespéré de violence contre autrui ou contre lui (suicide)....
Que dire , voici un jeune, une vie de 13 ans en parenthèse car je doute que le milieu carcéral l'aide
Rédigé par: wittrant | 16/05/2009 à 21h34
Franchement pathétique, Darcos, en représentant du lobby de video-surveillance. Il y a à peine quelques jours, il ne jurait que par les caméras de surveillance, maintenant, il s'agit de portiques de détection. Depuis quelques années, les établissements scolaires ont perdu plusieurs dizaines de milliers d'adultes et Darcos trouve le moyen de venir plastronner devant les caméras. C'est franchement indécent. Depuis 15 ans, une bonne dizaine de plans dits "anti-violence" ont vu le jour à l'Education nationale, tous plus répressifs les uns que les autres et toujours en pure perte. Mais l'important pour Darcos, en bon sarkozyen, est de donner l'impression qu'on agit.
Quant à la décision d'emprisonner un enfant de 13 ans, il s'agit simplement de jeter en pâture à l'opinion publique un pauvre gosse qui n'est pas un délinquant.
Rédigé par: Lubin | 16/05/2009 à 21h55
comme les autres, vous ne m'avez pas publié,
je suis tout a fait scandalisé par l'acte de cet enfant qui est très grave.
Mais j'essayais d'apporter un début de réponse à un geste qui ne vient certainement pas du simple problème de la punition mais à un problème plus profond qui doit durer depuis le début de l'année.
Hors comme tous les journalistes il est plus facile de ce mettre du coté du plus fort (et moins risqué pour la carrière)
Quand j'explique le cas de mon collège très calme sans éléve defavorisé sans diversité et que depuis plus de 6 ans les parents d'éleve se battent comme don quichotte contre les moulins à vents de l'éducation nationale par rapport à un professeur sans jamais pouvoir etre entendu alors OUI un geste comme celui-ci je fini par le comprendre tout en le rejetant.
C'est en continuant à faire l'autruche, vous journalistes, que des problèmes comme celui-ci ne feront qu'augmenter malheureusement.
Vous avez le pouvoir d'investigation alors utilisez le a bon escient pour chercher les causes, mais sur ce fait précis aujourd'hui c'est un peu tard.
Nous avons contacté jusqu'au ministère par recommandé par rapport à notre problème mais il ne bouge pas.
BRAVO et VIVE LA FRANCE
Rédigé par: eric | 16/05/2009 à 22h06
Je suis d'accord avec Tania , l'article est choquant , comment peut-on permettre à ce jeune élève de dire si la prof se fait respecter ou non , est-il capable de juger ? ou bien dit-il cela pour se rendre intéressant. Cette parole est une accusation déplacée dans cet article et ne fait que jeter de l'huile sur le feu.
Quant à ceux comme Olivier qui disent que les profs doivent se conduire avec rigueur comme au début du siècle , je crois qu'ils ne se rendent absolument pas compte de ce que c'est que faire cours actuellement à des élèves de collèges , je suis prof de Maths moi même.
Quand les élèves n'ont pas envie d'apprendre ,et surtout des maths , cela ne facilite pas la tache du prof et dès qu'on leur met une punition dans leur intérêt et pour la bonne marche de la classe ,on a les parents sur le dos . A l'époque dont parle Olivier , ce n'était pas du tout le même problème.
J'aimerais bien voir ce genre de critiqueur face à une classe sur la durée et en essayant de leur faire apprendre quelquechose bien sûr.
Rédigé par: Alisée | 16/05/2009 à 22h31
Il ne faut pas lire les commentaire, c'est le vomi assuré. Le bâton, le bâton! Ce qui est drôle c'est que c'est sans doute ceux-là même qui appellent à moins d'encadrement et de traitement des problèmes en amont et à plus de sanctions qui gueulent quand on leur vire des points sur le permis parce que "les gendarmes sont retors et mettent des radars là où il n'y a aucun danger". Par exemple...
Bref. Quand à ceux qui ne comprennent pas ce que c'est le choc des "cultures", bien au chaud dans leur pavillon, qu'ils passent une semaine dans une banlieue difficile, et qu'ils viennent m'expliquer ensuite que dans un milieu miné par le chômage, la pauvreté et souvent, par voie de conséquence, l'inculture, il est aussi facile d'apprendre à lire, à écrire et compter que lorsque l'on vient de la haute.
Qu'ils viennent m'expliquer comment, lorsqu'on est mère célibataire, en situation d'échec social, vivant au jour le jour avec trois enfants ados, dans un milieu de misère et de désespoir, on les éduque en leur inculquant de bonnes et saines valeurs, pour en faire de bons petits citoyens modèles, respectueux de la loi et de l'ordre.
Je ne dis pas que quiconque doit fuir ses responsabilités, mais simplement que pour attribuer lesdites responsabilités, il faut voir un peu plus loin que le bout de son nez, et ne pas charger toujours les mêmes mules jusqu'à ce qu'elles en crèvent en satisfaisant votre vision du monde si étriquée.
Le principal coupable pour moi reste la société dans son ensemble; du haut jusqu'en bas, car les politiques qui décrètent l'abandon de l'Etat ne sont pas arrivés au pouvoir par inadvertance. Qu'avez-vous fait, qu'avons-nous fait, chacun de nous, aujourd'hui, pour que les choses aillent mieux?
Rédigé par: David | 16/05/2009 à 22h44
je suis sidérée par les commentaires de karl et l'on rapporte tout à la politique avec une politesse à l'extrême évidemment c'est la faute des politiques mais pourquoi pas non c'est la faute des parents qui ne veulent plus être ennuyé par leur(s) cher(s) bambin(s) le soir repos télé le dimanche rien où sport et puis .... mais enfin je rêve vous oublié la vie que vous avez eu ou vos parents étaient ils absents aussi sans aucune autorité, j'ai trois enfants le dernier aura 14 ans dans quelques jours mais je le mets au défi de mal me parler de me répondre et encore plus de mal répondre à ses profs mais où va t on à la liberté la liberté et puis le gouffre la dérive et au secours je ne sais plus comment faire avec ce sauvage que j'ai mis au monde cela suffit, il faut que les parents redeviennent des parents et qu'ils réaprennent le respect à leurs enfants et la vie changera, il faut cesser de mettre tout sur le dos de la société elle ne vit pas au sein du foyer stop et peut être que les médias devraient cesser de médiatiser de telles affaires qui ne font qu'exister nos chers bambins laisser sans rien faire
Rédigé par: martin | 16/05/2009 à 22h46
que les parents fassent leur boulot merde !!! je n'ai jamais un eleve "tranquille" mettre un coup de couteau pour une retenue !
Rédigé par: guillaume | 16/05/2009 à 22h47
Ça vous étonne ce drame ? Avant, c'était l'armée qui cassait les fortes têtes...maintenant, c'est a l'école de faire le boulot, de casser du rebelle...
Pourquoi rebelle ? parce qu'on lui dit d'être respectueux, d'être honnête et discipliné. pourquoi faut-il qu'il soit respectueux, honnête et discipliné ??? pour travailler dans un boulot difficile qu'il n'aura pas choisi ? pour supporter le harcèlement de ses chefs ? pour regarder son patron s'en mettre outrageusement plein les poches ? lui laissant des fin de mois laborieux ?
Ben non...la révolte gronde...les gosses en ont marre qu'on les prennent pour du bétail. Ils prennent simplement conscience plus tôt du monde qui les entoure et refusent l'injustice et l'iniquité...et refusent aussi le monde tel que nous voulons leur laisser. Un monde inique où régne l'injustice la plus flagrante, et où la violence est omniprésente... alors faut pas s'étonner...
Rédigé par: yaguar | 17/05/2009 à 00h04
culte de l'enfant roi et oui en voici les excès...
parents-enfants ou enfants-parents ???
les éducateurs qui bossaient dans les écoles, étaient utiles mais la droite a supprimé ces postes.
elle a préféré la POlice comme réponse .....
bravo mr Darcos et votre analyse qui ne tient pas la route....
Rédigé par: petitcactus | 17/05/2009 à 01h01
Pour ce professeur si jeune, blessé profondément c'est une honte!Est ce l'enfant c'est rendu compte de son geste même si la prof était méchante sa mérite pas la mort.L'enfant aurait du le communiquer au principal ou à la direction.
Les jeunes en général on un manque de communication direct la cause internet.Quand un jeune à un probléme pas de probléme internet
est là seulement internet n'a pas tout l'odeur,la chaleur,le vent,etc ,,,Les parents devrait limité accés à internet en coupant l'alimentation du serveur .Comme ça il dormiront 8 heures recommandé par les médecins.C'est une solution il y en à d'autres.
Rédigé par: pascal | 17/05/2009 à 03h47
A l'attention de Ladydenantes et des modérateurs :
Les ans saignants ont quand même réussi à faire faire à Ladydenantes quatre fautes d'orthographe en quatre lignes.
J'ose espérer que cette "lady" ne fait pas partie du corps enseignant auquel d'ailleurs je tiens à dire toute mon admiration.. Il leur faut du courage.
Les modérateurs ne devraient pas laisser passer de telles horreurs. Moins de mail, c'est aussi un geste pour la planète.
Rédigé par: FORNAGE Philippe | 17/05/2009 à 06h51
@ François : et votre commentaire alors ? de qui parlez-vous ? vous n'avez rien de de plus "navrant" encore à dire ?
@ Karl : pas la faute de l'enfant ? en aucune façon ? comment pouvez-vous en juger ? monde pourri , c'était mieux avant , votre rengaine suffit à mon sens à finir de décrédibiliser votre propos déjà faiblard , faites dans la nuance..
@ Olivier : d'accord avec les critiques à votre sujet , vous êtes affligeant , d'ailleurs plus de nouvelles..
Rédigé par: Nawak | 17/05/2009 à 07h01
"on a tendance à oublier que l'une des première cause de violence juvénile ce n'est pas le laxisme... mais la maltraitance"
Je relève une idée intelligente sur ce forum ! Je ne sais pas qui vous êtes pseudo "marcel", mais tous les messages envoyés étaient comme les vôtres, argumentés, ce serait profitable à tous.
Rédigé par: emmanuel | 17/05/2009 à 07h31
Des nouvelles de l'Ecossaise...
J'espère que, comme d'habitude appuyée par un "tribunal compétent" tel que nous les connaissons auourd'hui, la famille de cet enfant va déposer plainte pour "punition pour travail non-fait illégale" et "provocation" contre ce professeur qui s'est jeté(e ?) délibérément sur le coueau d'un enfant de 13 ans sans défense...
Avec les complments de Micka FRENCH...
Rédigé par: Micka FRENCH | 17/05/2009 à 07h49
Un élève de 13ans qui se promène avec un couteau et qui poignarde sa prof parce que le petit chéri à ses parents n'avait pas fait son devoir de math...Pauvre France...
Si j'avais dû poignarder un prof à chaque fois que je ne rendais pas un devoir à temps...il y aurait pénurie de profs au Lycée.
Rédigé par: Colvert_Franc | 17/05/2009 à 08h27
Additif
"les classes sont surchargées" c'est vrai que 28 élèves par classe (d'après une prof d'histoire de ce collège) c'est trop.
Quant à la FCPE comme d'habitude elle saute sur le moindre incident pour avoir un peu de visibilité dans les médias... c'est un peu comme les commentaires ici, beaucoup de bla-bla pour rien
Rédigé par: CAL81 | 17/05/2009 à 08h31
A-t-on des statistiques ou des informations sur des cas semblables d'attaques d'enseignants durant le XXe siècle ? Je n'en ai pas souvenance.
Rédigé par: Bourguignon | 17/05/2009 à 09h45
Les parents beaufs ont tous les droits. Ils font des procès aux enseignants en permanence. Et ils gagnent. Dire "Je coupe tout ce qui dépasse" conduit à six mois de mise à pied alors que le code pénal sanctionne l'exhibitionnisme (si le délinquant est mineur, la peine devrait être reportée sur les parents). Au lieu de cela on va juger l'instit. Dans le cas de ce coup de couteau, l'élève inconsciemment est sûr de son impunité, même s'il ne comprend pas la réalité dans laquelle il vit. Les enseignants devraient se mettre en grève globalement à chaque fois que l'un des leurs est mis en cause injustement.
Rédigé par: Bénard | 17/05/2009 à 09h53
Quel article stupide, étayé par l'avis d'un seul élève, qui juge que la prof manquait d'autorité... sous entendu c'est de sa faute, c'est cela?
Quand Libération arrêtera ses jugements démagogiques à l'emporte-pièce contre l'ordre établi et collera à son époque, la courbe des ventes repartira peut-être à la hausse.
C'est pas gagné.
Rédigé par: marquisdecarabas | 17/05/2009 à 10h21
@Darnaud
Les portiques, ce n'est pas pour remédier aux problèmes de l'école, c'est juste pour contrôler que des gamins n'entrent pas avec des couteaux...
Le Ministre est responsable de la sécurité de ses troupes. C'est normal qu'il s'inquiète et qu'il propose une solution.
Ou le portique ou la fouille, malheureusement...
Pour le reste, l'éducation à la maison, ça devrait commencer par là, mais bon, bientôt il va falloir faire des écoles pour apprendre aux parents à être parents...
Rédigé par: vouroupatra | 17/05/2009 à 10h41
Pourquoi toujours vouloir punir. Syndrome de Sarkosy ! Comme la montée en puissance des garde-à-vue, l’attitude de la police dans les banlieue, l’équipement vestimentaire des polices municipales. .. Il est bien que le ministre se déplace au chevet de la prof, mais il aurait aussi dû écouter l’enfant de 13 ans. Car cette histoire va se reproduire ! Et punir ne changera rien pour éviter d’autres catastrophes, alors qu’essayer de comprendre cet enfant peut aider à prévenir d’autres situations semblables. La France croule sous les abus de pouvoir, avec la police, le gouvernement, les entrerises etc, et l’école aussi malheureusement. Le résultat, c’est la gazaisation de la vie publique. Et l’incompétence favorise cette situation désastreuse. Punir fonctionne aussi bien que le redoublement. Arriverons-nous un jour à éduquer les profs de France? Eux qui pensent toujours faire partie de la meilleure école du Monde ! Notre école est en train de couler comme les banlieues, et ce n’est pas en pratiquant une attitude comme l’État d’Israël que les choses iront dans le bon sens !
Rédigé par: Nola Tularosa | 17/05/2009 à 10h47
ce n'est pas cet enfant qui est coupable !
si la télé une la people des petits français - celle à bouygues sarkozi - celle qu’on voit allumé par les fenêtres dans tous les hlm, cessait de passer 24 h sur 24 des séries amérlocs à 2 balles où tuer est d’une grande banalité, nous n’aurions pas des gamins de 13 ans le couteau à la main. Cette affaire ce n’est pas celle d’un enfant du Peuple de France, c’est celle des responsables ump qui intoxiquent et abrutissent nos gosses par les médias, afin qu’ils soient davantage soumis au pouvoir capitaliste - et bien considérons cette triste affaire comme un dommage collatéral et passons en Cour d’Assise bouygues pour incitation permanente à l’apologie du crime !
Philippe Vinsonneau
Rédigé par: Philippe Vinsonneau | 17/05/2009 à 11h05
Faut arrêter avec les problèmes sociaux, blah blah... Les momes en 1960 n'avaient pas de playstation et de téléphone portable, les cités étaient déja là et pourtant ils ne sautaient pas sur leur prof pour les égorger. Mais tant que certains (dont ici sur les forums) leur trouveront des circonstances atténuantes, ils peuvent y aller c'est gratuit ils sont excusés.
Rédigé par: fred | 17/05/2009 à 11h13
Cher auteur, mon avis n'étant pas plus original que celui des autres, je souhaite simplement commenter l'usage que vous faites des guillemets. On ne doit pas écrire collège "François Mitterrand", mais collège François-Mitterrand, autrement les guillemets laissent croire que ce collège a usurpé son nom ou que feu FM n'est pas digne de l'honneur qui lui est fait, idem pour le collégien considéré comme "tranquille"... encore un mésusage. Bon, sur ces considérations non essentielle, salut!
Rédigé par: Gertrud Raumsog | 17/05/2009 à 11h24
Au moyen age, un ado qui avait tué un adulte était automatiquement disculpé. la faute était à l'adulte responsable quoi qu'il en soit.
On est plus au moyen age, mais les adultes restent des adultes face aux ados, en se demandant comment s'y frotter;
Dramatique cette impuissance.
Rédigé par: Délice | 17/05/2009 à 11h32
Un conseil à tous: il faut vraiment aller voir "LA JOURNÉE DE LA JUPE"!!!! Ce film concentre et conjure toutes les peurs liées à ce genre de problème...
(Malheureusement, après être passé à la télévision il a été boycotté par certains diffuseurs, manifestement dénués de sens civique. Dommage, ça aurait pu faire un débat national)
Rédigé par: rc | 17/05/2009 à 12h34
Sanctuariser avec des portiques détecteurs de métaux... Super... C'est sûr c'est bien connu que c'est les portiques détecteurs de taux qui font d'un lieu -par exemple une église ou un temple- un sanctuaire...
Rédigé par: Julien | 17/05/2009 à 13h16
Je suis très inquiet pour l'avenir d'un pays qui
1 - suspend d'enseignement et inflige une amende à un prof pour avoir fait rentrer son zizi à un élève habitué de cet exhibitionnisme devant sa classe
2 - s'apitoyer sur le sort d'un "pauvre petit de 13 ans" qui a poignardé sa prof
3 - se rassure à bon compte sur le sort de ladite prof puisque, même si elle a du être opérée en urgence, "ses jours ne sont pas en danger".
Rédigé par: Le fossile | 17/05/2009 à 14h22
"Je ne nie pas la réalité de ce reportage.Je ne sous-estime pas les dangers de la délinquance. Comme tout un chacun les formes contemporaines de la violence urbaine m'horrifient. Je crains la chiennerie de la meute, je n'ignore pas non plus la douleur de vivre dans certains quartiers périphériques, j'y sens le danger des communautarismes, je sais très bien , entre autre, la difficulté d'y naître fille et d'y devenir femme, je mesure les risques extrêmes où s'y trouvent exposés les enfants issus d'une ou deux générations de chômeurs, quelques proies ils constituent pour les trafiquants de tout poil! Je sais cela, je ne minimise pas les difficultés des professeurs confrontés aux élèves les plus déstructurés de cet effroyable gâchis social mais je refuse d'assimiler à ces images de violence extrême tous les adolescents de tous les quartiers en péril et surtout, surtout, je hais cette peur du pauvre que ce genre de propagande attise à chaque nouvelle période électorale ! Honte à ceux qui font de la jeunesse la plus délaissée un objet fantasmatique de terreur nationale. from "chagrin d'école" Daniel Pennac -Gallimard 2007.
Rédigé par: kakadoundiaye | 17/05/2009 à 14h41
Bonjour,
il y a très certainement à la source de ce fait divers, un carence dans l'éducation du gamin.
A ce sujet voir les séminaires du philosophe Bernard Stiegler qui met le doigt sur un problème fondamental : l'absence ou la détérioration de la transmission par les parent d'un surmoi (concept freudien pour ceux qui ne connaissent pas) auto-limitant.
Rédigé par: Hermann | 17/05/2009 à 15h06
l
L'acte inqualifiable provoque la tristesse et la colère .
Plus provoquant encore je viens de lire les "PROPOS" de cette cervelle de gastéropode d'Olivier ;on en viendrait à desespérer de la nature humaine!!!!
Heureusement qu'il existe des personnes comme Sylvie...susceptibles de désamorcer un peu l'immondice!
Rédigé par: INGOLD | 17/05/2009 à 15h25
Le pôv'chéri. Entièrement d'accord avec l'avocat. Il s'agit d'un tout petit enfant de 13 ans. Un bébé, quoi. Il ne savait pas ce qu'il faisait. Il ne savait pas qu'en donnant un coup de couteau à quelqu'un tout en disant : "je vais te tuer", il risquait de faire bobo. Il trouve maintenant que c'était très vilain. C'est promis, il ne le fera plus.
Au fait, puisque les mineurs ne savent pas ce qu'ils font, pourquoi on leur donne des droits ?
Rédigé par: Nastassia | 17/05/2009 à 17h01
tentative de synthèse de certains commentaires:
1/ les profs sont des anciens bons élèves incapables de comprendre les mauvais élèves
2/ un exercice supplémentaire pour rattraper un devoir non fait, ce n'est pas une opportunité d'éviter un zéro pour progresser, mais une humiliation stérile
3/ les bons élèves et les méchants profs-anciens-bon-élèves sont de connivence pour stigmatiser le reste de la classe.
Il faut y remédier, il faut faire casser cet ordre injuste. Méthode:
1/ multiplier le nombre de mauvais élèves en instaurant une ambiance détestable partout à l'école. Pour cela compter sur l'hémorragie des caisses de l'Etat.
2/ trouver le maillon faible chez les bons élèves pour en faire un souffre douleur et dissuader les autres d'exiger un enseignement sélectif.
3/ de même trouver un prof inexpérimenté, une femme de préférence, ou un remplaçant pour lui faire expier un siècle de pouvoir absolu des bons élèves par un bon chahut continu.
4/ A défaut et dans l'urgence trouver une arme: un couteau ou un ancien mauvais élèves disponible pour relayer une accusation quelconque (toujours un inspecteur, gendarme, parent disponible pour cela)
Vive l'ordre juste des réprouvés!
Rédigé par: Alaric | 17/05/2009 à 18h32
Se précipiter vers le sécuritaire face à un problème dont l'origine est culturelle est une erreur commune de ce gouvernement, aux conséquences potentiellement sinistres.
A quelque rares exceptions, personne, et surtout pas le ministère, ne veut souligner le fait que l'essentiel des conceptions "culturelles" assimilées par les jeunes dès le plus jeune âge ne provient ni des parents, ni de l'école, mais du média de masse - Télévision, cinéma, vidéo, internet et jeux vidéos.
La structure enseignante lutte chaque jours pour tenter de maintenir dans le processus pédagogique des élèves dont les convictions, les moeurs, les valeurs sont dorénavant forgées par la puissance des concepts contre-culturels véhiculés depuis plus de trente ans par ces médias de masse sans lois ni contrôle - bien qu'agissant en principe sous l'autorité de la loi et de l'état - et non plus par la famille, le groupe social, la religion ou la République.
Qu'un enfant de treize ans, sans problème notable selon son environnement, passe immédiatement à l'acte de violence en réaction à une frustration, une peur, un inconfort, est une nouveauté de plus en plus banale. Il y a quelque temps, un jeune fils de gendarme avait dénoncé sans vergogne son professeur, qui s'est suicidé de désespoir, pour un coup imaginaire porté à son encontre. Tout le monde se souvient encore de l'aplomb incroyable du gamin face aux caméras. D'où vient cette attitude mentale d'ultra-violence psychique et physique ?
Il est temps de revenir sur les trente années de dérives culturelles, de matérialisme hédoniste radical, d'apologie du crime, de la violence, du soupçon, de la bestialité véhiculée par notre système culturel.
Le média de masse doit être l'outil du progrès de l'homme et de la société, et non celui de leur destruction. L'état doit intervenir dans la qualité des produits culturels, en ayant en vue l'intérêt général autant que particulier.
Télévision, radio, cinéma, vidéo, jeu vidéo, musique, publicité, internet ne fonctionne que par autorisation légale, et sont soumis à la Loi, dont la finalité est le progrès de l'intérêt général du peuple et le perfectionnement de la nation.
Toute discussion évitant cette question culturelle est inutile; aucun portique, aucun surveillant, aucun professeur, aucun juge, aucun policier n'a les moyens de changer quoique ce soit à la psychologie juvénile criminogène crée - et entretenue chaque jours, chaque heure - par les dérives contre-culturelles des médias de masses.
Rédigé par: Jean-Gabriel Mahéo | 17/05/2009 à 18h35
On ne pourra se prononcer sur ces evenements que lorsqu'on aura eu les faits.
Ceux qui fustigent les professeurs, tous comme ceux, legitimement choqués, qui font parti de ce milieux, doivent attendre avant d'emmettre tout opinions sur cette affaire.
J'espère simplement que le ou les responsables, qui peuvent être aussi bien l'élève, les parents, l'instituteur, l'administration ou le psy...seront très sévèrement sanctionnés. Je répète TRES SEVEREMENT - car le problème dans ce pays c'est que personne, dans ces affaires, n'est jamais sanctionné
on parle beaucoup mais personne n'est responsable de rien.
Rédigé par: PASCAL | 17/05/2009 à 18h37
"C’est le choc des cultures»
C'est beau la langue de bois !
Rédigé par: jean-karim | 17/05/2009 à 19h26
Il faudrait surtout que les professeurs sachent se faire respecter: moins de familiarité, vetements moins négligés,ne jamais émettre d'opinions politiques devant les élève et surtout se conduire comme se conduisaien autrefois nos'instituteurs ou maitres d'école avant
d'etre des "professeurs des écoles" et les élèves étaient des écoliers et pas des étudiants.Quand on veut p.... plus haut que son c.. voici le résultat.
Rédigé par: olivier | 16/05/2009 at 15h23
Dis voir mon garçon tu es sûr de ne pas avoir un peu fumé la moquette? Comment peut on écrire de telles conn....? Qui est-ce qui p... plus haut que son c...? Passe le concours, c'est ouvert à tous ... Ou viens m'expliquer comment je dois faire mon boulot...
Rédigé par: Super prof | 17/05/2009 à 19h59
Tous ces gamins réclament inconsciemment de l'autorité, de la sanction, de l'ordre. La démocratie n'est pas faite pour eux puisqu'elle est issue de la civilisation. Hors, la barbarie n'est pas la civilisation mais sa chute, l'aboutissement de la décadence. Contre ce processus de destruction, nous n'avons que des mots, des plaintes, des discours et des mesurettes. Mais tout s'aggrave chaque jour et nous approchons du seuil fatidique où nous allons verser dans le chaos, la crise aidant. Les armes sortent, la sang coule, le crime, la haine, le racisme, la guerre, la guerre, la guerre...
Rédigé par: Kriz | 17/05/2009 à 21h55
C'est vrai qu'il nous manque la vision du quotidien familial de cet enfant dans cette affaire. Nous n'avons que la vision factuelle et extérieure pour essayer de comprendre l'incompréhensible.
L'éducation pour la structure, l'amour pour l'équilibre et le contact avec la réalité pour la relation de cause à effet.
Pour moi, certaines de ces notions ont dû gravement faire défaut dans l'histoire de cet enfant, en cette époque de laxisme, de haine ordinaire et du virtuel.
Par démagogie et post-soixante-huitardisme mal digéré, on a fait croire que l'enfant avait les même droits que l'adulte et qu'il pouvait prendre le pouvoir.
Au nom de la liberté d'expression, on a permis que l'insulte devienne le mode courant d'expression.
Pour être moderne, on laisse ses enfants se déstructurer au contact des mondes virtuels.
Sachant que les enfants d'aujourd'hui sont les adultes de demain, ce n'est pas rassurant.
Rédigé par: Diogène de Vésenaz | 18/05/2009 à 00h35
ca pas croyable,comment est ce que un enfant
qu'on croyait tranquile a put poignarde sa prof.en tous cas c'est triste.je ne voudrai pas que il aille en puni mais que il ai retenu une lesson.
Rédigé par: amanda | 18/05/2009 à 12h26
je m'adresse a celui qui demande le prénom de l'enfant????
Qu'est ce que vous insinuez là?
qu'un bon petit français bien blanc ne viendra jamais avec un couteau a l'école???
Pourtant, on l'a vu aux États Unis: dans leurs carnages réguliers dans les lycées, les jeunes tueurs ont le visage pâle.
je suis enseignante dans un quartier très bourgeois, et les enfants ne sont pas forcément polis, et élevés comme des petits rois...
alors, vos sous entendus...que chacun élève ses gosses...quelquefois, ce ne sont pas toujours ceux des autres qui font des conneries!
Rédigé par: mira | 18/05/2009 à 13h04
Aujourd'hui, être parents d'ados n'est pas une chose facile. La société à un moment parlait d'enfants rois à qui il fallait tout céder. L'autorité a disparu du foyer familial, de la maternelle, de l'école, du lycee, de la rue. Les réglements de société son remis en cause.
Le résultat c'est que maintenant "si tu ne me retires pas mon heure de colle, je te pique !"
Je ne sais pas où va cette société dans laquelle je vis, mais cela ne s'arrangera pas. Dans le temps, à un gamin qui ne foutait rien à l'école, on lui disait, tu vas commencer à bosser, tu vas voir comment c'est. Maintenant, les jeunes en échec scolaire restent à la maison.
Je suis content d'avoir élevé avec ma femme nos 3 enfants. Des têtes pensantes devraient se pencher sérieusement sur ce problème pour trouver une solution.
Cette enseignante agressée, pour moi mériterait largement une légion d'honneur, reconnaissance de la Nation Française.
Est-ce cela pourrait l'aider à se reconstruire ?
Rédigé par: jean-michel aubin | 18/05/2009 à 20h10
il y a 8 jours que c'est produit ce drame.
à la lecture des commentaires, je n'ai rien trouver sur le devenir de cet enfant: seul le procureur a dit que la prison était le début de la reconstruction de garçon, comme si la prison était la solution. il faut se souvenir de ce que disait M° Badinter:"mettre des enfants en prison ce n'est pas la solution, c'est le début des problèmes" ce garçon doit retrouver son foyer, c'est là qu'il pourra commencer sa reconstruction et sa réinsertion dans la société.le reste, c'est de la mauvaise littérature.il ne s'agit pas de critiquer les enseignants ou le collège, il faut tout mettre en œuvre pour aider ce gamin.
Rédigé par: claude bisson | 25/05/2009 à 23h51
C'est du grand n'importe quoi !! Maintenant si les gosses se mettent à poignarder les profs, ou va t-on !?? Les enfants rois sont pourris gâtés dans ce pays, ils ne supportent même plus une petite humiliation. L'horreur des classes : sans blagues, qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre, à croire que c'est pire que de vivre dans les décharges de Manille, c'est dingue !!
On feraient mieux d'intégrer un programme éducatif de sensibilisation sur les conditions de vie des enfants dans les pays les plus défavorisés, histoire qu'ils puissent réaliser à quel point ils peuvent s'estimer heureux de vivre dans un pays comme la france. Quant à cette prétendue innocence de l'âge, Adolf Hitler aussi devait être un charmant bambin avant de mettre en place la solution finale.
Rédigé par: Doremi | 29/05/2009 à 12h28
J'ai du mal à croire qu'un gamin "tranquille" poignarde sa prof pour une punition c'est sidérant je dirais même absurde. D'autres causes ne sont sûrement pas mentionnées dans cette article ou peut-être encore inconnues. Etant lycéenne je pense que des portiques à l'entrée des lycées créeraient un bazarre énorme et de l'opposition de la part des élèves qui pour la plupart prendront cette dispositon comme un manque de confiance car tous n'ont pas des idées si mauvaises malgré que vouloir protéger ceux qui travaillent dans l'établissement soit une bonne intention.
Rédigé par: mélyssa | 01/06/2009 à 21h43