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Le kiosque à musiques

20/05/2009

Camping sauvage à l'Arsenal : les Enfants de Don Quichotte préfèrent les pelouses de l'université

LOGEMENT. Ils revendiquent le droit au logement. Une quarantaine de tentes plantées à l'ombre des marronniers en face du restaurant universitaire de l'Arsenal : c'est là que le campement toulousain des Enfants de Don Quichotte s'est installé ce mercredi 20 mai, après quatre jours passés sur la place du Capitole.

Selon les policiers venus constater cette occupation des pelouses, leur évacuation ne serait pas «à l'ordre du jour».

11H00 du matin, les nouveaux voisins des étudiants de la cité universitaire de l'Arsenal aménagent. C'est comme au camping: certains sont de corvées d'eau au squat du 42 place Anatole France ouvert par des membres du Droit au logement (Dal). D'autres installent des poubelles le long des toiles de tentes.

«L'objectif c'est d'être visible», explique Mouss. Ce professeur à Sciences Po et militant des enfants de Don Quichotte voudrait que les gens qui passent devant le camp se sentent concernés. Il explique: «Le problème du mal logement est aussi celui des étudiants, des classes moyennes qui mettent la moitié de leur salaire dans un loyer ou des smicards faute de caution suffisante».

Illustration du propos sur le campement de l'Arsenal. Reza, 42 ans, est charpentier au chômage depuis le mois de novembre. «Avec la crise, il y a un gros coup d'arrêt dans le secteur du bâtiment, dit-il. Avec à peine quelques jours d'intérim dans le mois, j'ai préféré rendre les clefs de mon studio de 20m2 au loyer de 340 euros mensuel avant d'être endetté. je me suis retrouvé à la rue».

Phillipe, 38 ans, est animateur à mi-temps dans un centre d'hébergement. Payé 750 euros par mois, il n'a pas non plus réussi à se loger. Nine, 48 ans, handicapée, attend depuis cinq ans une réponse à sa demande de logement HLM. «J'ai visité des appartements, dit-elle, mais pour un T1 à 350 euros, les propriétaires te demandent deux garants gagnants trois fois le prix du loyer. Comment veux-tu faire à mon âge ?».

Il y a aussi Fakir, un ancien du précédent campement des enfants de Don quichotte installé en 2007 sur les allées François Verdier. Désormais «bien logé» dans un Hlm de la Ville de Toulouse, il est cependant venu dormir sous la tente «pour soutenir les copains».

«Au niveau national, le gouvernement Sarkozy ne soutient pas l'application de la loi sur le droit au logement opposable (Dalo) et l'obligation pour les communes de construire 20% de logements sociaux», affirme Mouss. Les Enfants de Don Quichotte demandent à rencontrer le président à L'Elysée.

«Localement chacun se renvoie la balle, ajoute-t-il. Nous voulons l'organisation d'une table ronde entre les institutions-Département, Région, Mairie, DDASS- et les associations sous l'égide de la Préfecture».

Jusqu'ici Pierre Cohen, le maire PS de Toulouse est le seul responsable à s'être déplacé sur le camp des Don Quichotte. «Si personne ne bouge, là aussi ça va se radicaliser», prévient Mouss.

J-M.E

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Commentaires

"Jusqu'ici Pierre Cohen, le maire PS de Toulouse est le SEUL responsable à s'être déplacé sur le camp des Don Quichotte."

sur france 3 ( lundi ou mardi) j'ai cru voir et entendre Claude Touchefeu
sur la place du capitole et s'asseoir dans un café de la place du capitole pour discuter
quelle crédibilté sur le reste !
il faut toujours vérifier l'information, c'est du B. A. BA
ou alors il parle d'aujourd'hui et il efface tout ce qui c'est passé avant ?

mme touchefeu a été envoyé par mr cohen... car c'est elle qui est chargée du dossier des personnes en grande précarité... après le journaliste ne va pas non plus donner le nom de la personne responsable du service technique qui a aussi rencontré les personnes du campement... Dans cet article on comprend bien que seulement la Mairie est passée pour l'instant ! et que cette dernière n'a proposé aucune solution !!
Quand il parle de Mr cohen, il précise que les autres acteurs comme le Conseil Général (dont mme Touchefeux fait aussi partie!) ou la Préfecture devraient aussi passer pour proposer des solutions...

Quoique moi-même concerné par le "non-logement", et vivant sous tente (entre-autre) depuis deux ans, étant solidaire du mouvement des "enfants de Don Quichotte", je crois que "l'initiative personnelle individuelle" est plus probante qu'une manifestation de "groupe".... "Chacun voit midi à sa porte", ce qui ne veut pas dire que l'on soit un "individualiste acharné"...
Hugues.

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