Au Mirail, la grève et le blocage jusqu'au bout.
UNIVERSITE. «La grève est reconduite jusqu'au mardi 2 juin!». 12h53: l'Assemblée générale rassemble prés d'un millier d'étudiants dans l'amphi de l'Arche. Elle vient de voter à main levée ce lundi 26 mai la poursuite du blocage de l'Université du Mirail. Dans les travées situées prés de la tribune, les partisans du blocage applaudissent tandis que des sifflets fusent du fond de la salle occupée par les "anti".
Le président Filâtre avait fixé au mercredi 28 la date limite au-delà de laquelle ne pourrait plus être envisagée de session de rattrapage de l'année. C'est cuit...
Le Mirail est le dernier bastion du blocage totale. A la sortie de l'Assemblée générale, la perspective d'une année perdue sur l'autel de la contestation fait débat .
«Localement, nous restons majoritaires, se félicite Côme, porte-parole du comité de lutte. Le propre d'un combat, c'est d'aller jusqu'à l'obtention des revendications. Si c'est être jusqu'au-boutistes et bien oui, nous le sommes».
«Cela ne reflète pas la tendance nationale où même les universités les plus opposées à la réforme ont interrompu leur blocage pour tenir des sessions d'examens, estime Ludivine Labbé, porte- parole de l'Union nationale des étudiants de France (Unef). Il faut savoir trouver des échappatoires pour permettre à la mobilisation de continuer, car nous n'obtiendrons pas la validation automatique des examens»
«Avec ce vote, le Mirail est le dernier bastion des irréductibles, commente Cécile, étudiante en troisième année de psychologie. Le combat contre la LRU est louable mais une fac toute seule ne réussira pas à la faire tomber. On est dans l'impasse».
«La faute en incombe pour beaucoup à Daniel Filâtre, le président du Mirail, analyse Philippe, maître de conférence. Les dernières universités à avoir débloquées, celles de Montpellier, Paris IV et Paris VIII sont celles dont les présidents s'étaient positionnés très clairement contre la réforme. Cela a permis l'ouverture d'un dialogue sur les modalités de la grève même avec les plus intransigeants. Ce n'a pas été le cas ici. Du coup le président du Mirail a été perçu comme un relais du gouvernement». «Il faut savoir arrêter une grève, soupire Pierre, étudiant en pyscho. J'étais partisan du blocage mais à l'arrivée on a rien gagné».
"Les étudiants ont sacrifié leur année pour cette lutte, intervient Olivier, membre du personnel administratif dont l'assemblée générale suivie par 200 personnes vient aussi de reconduire la grève. Nous n'avons pas avancé sur aucune de nos revendications. Il faudra recommencer l'année prochaine et peut être encore l'année suivante"
«C'est comme ça, approuve Hégoa, étudiante encartée au Nouveau parti anticapitaliste (NPA).. La mobilisation a été remarquable. Nous repartirons à la rentrée...même si aujourd'hui beaucoup ont les glandes».
J-ME.




La FAC du Mirail est bien fichue, étudiants il vous faudra étudier ailleurs, que dans ce cafarnaeum !
Rédigé par: Citoyen Lambda | 25/05/2009 à 19h28
"c'est comme ça"........., vraiment???? qui a décidé que l'université serait bloquée en septembre prochain..... levez la main qu'on recompte...
une pensée émue pour le père, futur (ex) employé de chez mollex et la mère, intérimaire sans mission depuis trois mois, du jeune étudiant, qui se sont sacrifiés à presque 700 euros par mois, loyer et courses comprises, pour qu'il ait un "higher learning", comme on dit aux states...., c'en est à pleurer...., de lire un tel commentaire final.
dernière nouvelle du front, un collègue et ami, enseignant la géographie et en particulier l'aménagement du territoire et le développement industriel des territoires, s'est fait traité, le mois dernier, dans une université non bloquée, de "prof de droite" par une étudiante ouvertement sympathisante NPA, pour qui la géographie ne se devait pas d'apprendre "ça" aux étudiants.
chers amis ayatollahs, anciens et futurs, bonsoirs, je retourne à la lecture d'un cher disparu, JG Ballard.
Cela dit en vers de huit pieds
à seule fin de prendre date
je lâche mon humanité
et je m'en vais à quatre pattes.
Rédigé par: igorito | 25/05/2009 à 21h17
Chère Hégoa, et tous les autres. Pourquoi donc repartir à la rentrée?? Si votre mobilisation doit avoir lieu, comme il semblerait, envers et contre tout, y compris les examens, pourquoi deux mois d'été l'arrêteraient? Ne me dites pas que le soleil et la plage vous feraient oublier vos revendications? Si vous pouvez négocier une pause pendant deux mois, vous pouvez négocier la tenue des examens, il me semble.
Rédigé par: une (plus vraiment) étudiante du mirail | 25/05/2009 à 21h38
Un élément dans débat sur la LRU :
"UNIVERSITÉ D’AUVERGNE, LES COULISSES D’UNE FAC MODÈLE"
lundi 25 mai 2009 (20h37)
"UNIVERSITÉ D’AUVERGNE, LES COULISSES D’UNE FAC MODÈLE" - Gestion hasardeuse, partenariats suspects en Europe de l’Est, la fac d’Auvergne présentée par Pécresse comme un modèle a quelques cadavres dans ses placards.
Elève modèle, la fac d’Auvergne collectionne les bons points. Première à passer sous le régime de l’autonomie, première à créer sa fondation pour lever les fonds d’entreprises privées, elle est aussi en pointe sur le développement à l’international.
Quand la Sorbonne ressort les barricades contre la loi Pécresse, le président de Clermont1, Philippe Dulbecco, se répand à longueur d’interviews sur les bienfaits de la LRU : « Projet consensuel que la grande majorité des acteurs de l’enseignement supérieur appellent de leurs voeux depuis de nombreuses années » prophétisait-il hâtivement en début d’année dans les colonnes duMonde. Enfin, preuve que cette fac a décidément tout bon, le président a été promu au rang de chevalier de l’ordre national du mérite par son grand copain auvergnat, Brice Hortefeux, alors ministre de l’Immigration.
UNE FAC MODÈLE…DE DYSFONCTIONNEMENTS Reste qu’un certain nombre d’éléments dont Bakchich a pu prendre connaissance écornent un peu l’image du « modèle » érigé par le ministère. Publié à l’été 2008, mais étrangement boudé par la presse locale un rapport de la chambre régionale des comptes (téléchargeable à la fin de l’article) contient pourtant quelques perles sur la gestion pour le moins hasardeuse de la fac auvergnate. « la chambre a constaté l’existence symbolique de budgets de gestion », note d’emblée le rapport avant de pointer une série de« dysfonctionnements » propres à sérieusement ternir l’image de la fac.
On y apprend ainsi que certains profs ou administratifs, et certains seulement, touchent des salaires plus que confortables comparés à la rigueur salariale en vigueur à l’université grâce à un système opaque d’heures complémentaires. Ainsi, relève le rapport, le directeur de l’IUP déclare chaque année quelques 300 heures sup’ soit l’équivalent de deux postes et demi d’enseignants et ce, alors qu’il collectionne déjà les fonctions administratives . « Un tel cumul d’activités ne manque de susciter des interrogations sur les conditions dans lesquelles une seule personne peut, réellement et effectivement, assumer une charge de travail aussi importante ». La chambre s’étonne d’autant plus qu’« En tant que directeur de l’IUP il est le seul à attester du service fait ». Voilà qui simplifie les choses.
Alors que la loi n’en autorisait que trois, le président de l’université s’est - folie des grandeurs ? - entouré de pas moins de douze vice-présidents, un titre assorti, à défaut d’une mission claire, d’une prime annuelle de 6100 euros. Plutôt rare dans la fonction publique. Contacté par Bakchich, le président de l’université a jugé ces sujets « complexes et inutilement polémiques ». LIASSES DE BILLETS Sauf que le plus savoureux n’est pas là et a, en grande partie échappé à la chambre régionale des comptes. La présidente, Françoise Leprêtre, reconnaissait d’ailleurs « n’avoir pas enquêté dans cette direction ». A l’instar de plusieurs autres facs moyennes, l’université d’Auvergne pour pallier l’effondrement de ses effectifs a multiplié depuis quelques années les partenariats avec des facs à l’international. (Lire notre enquête sur le trafic de faux diplômes) Résultat : 3000 étudiants sur les 15000 que compte la fac sont étrangers. L’université d’Auvergne s’est fait une spécialité des diplômes délocalisés en Europe de l’Est où elle a ouvert des antennes en Roumanie, Biélorussie et Ukraine. Selon plusieurs témoignages, les conditions dans lesquelles les diplômes sont délivrés dans ces antennes sont pour le moins troublantes. Un enseignant raconte avoir vu des étudiants roumains venir s’inscrire avec des liasses de billets. Pour le président de la fac, aucun problème :il s’agit là « simplement d’un problème de non-convertibilité de la monnaie ».
Rédigé par: Gwern | 25/05/2009 à 22h00
Qu'est-ce qui est le plus drôle - ou le plus triste, comme on voudra ?
La prétendue "assemblée générale des personnels", qui réunit rituellement pour une liturgie convenue les mêmes 180 personnes (sur 3000 environ, 2000 enseignants et 1000 autres personnels), des "grévistes" douillets-payés qui prétendent décider pour tout le monde ?
Décider, c'est-à-dire aller prendre ses consignes à l'AG des étudiants, les mêmes 500 à 1000 selon les cas, sur 20000 ? Les mêmes qui pensent ou veulent faire croire qu'à eux seuls, désormais, ils vont "faire reculer le pouvoir" auquel ils apportent chaque jour des arguments ? Les mêmes qui croient qu'on pourra ou voudra leur "donner le diplôme" ? Impossible, évidemment, aussi bien légalement que moralement, disons déontologiquement, si ce mot a encore un sens.
Impossible. Ce mot ("pas français", je sais...) devient le dernier rempart à opposer à tous ces délires. Le rempart de la réalité, de la résistance du réel. Cette expérience fait partie, il me semble, de toute éducation.
On file tout droit vers deux sessions en septembre. A la direction de l'université, aux enseignants qui n'ont pas perdu la tete et à la "masse étudiante" (?) de prendre les moyens de retrouver des contacts, des consignes et des conseils pédagogiques et de lecture.
Il reste que l'université vient de prendre un coup terrible. Et que certains pro annoncent la reprise du bazar dès la rentrée. Il devient urgent de préparer l'avenir, par-delà la désespérance.
Rédigé par: haltla | 25/05/2009 à 22h50
La France entière se fout complètement de ce que fait ou pense le Mirail. et vous savez pourquoi ? Parce que le Mirail (hélas !) n'existe plus depuis bien longtemps, tué par les grèves incessantes et interminables. Ce lamentable folklore qui se transmet de génération d'étudiants en génération d'étudiants a depuis longtemps effacé l'Université du Mirail de la carte de l'intelligence, de la connaissance , du savoir. Il ne reste plus qu'à fermer définitivement les locaux et à renvoyer tout ce joli petit monde dans le néant. Pourquoi aucun gouvernement de gauche ou de droite ne l'a-t-il pas finalement déjà fait : sans doute que ce point de fixation des constructeurs de pyramides de chaises et de table est bien pratique; tant qu'ils sont là, ils ne gênent personne d'autre et ailleurs la vie continue.
Rédigé par: Didier | 25/05/2009 à 22h51
Plus que du courage de la hargne.
Mais la cause est noble, des principes comme la laïcité le droit a l'éducation pour tou(te)s sont révolutionnaires, c' est vrai. Il faut croire que rien n'est définitivement acquis.
Le mépris d'un gouvernement finira t il par avoir raison de la psychologie, de la philosophie, de l'histoire, des arts et de la littérature accessible au plus grand nombre ?
La recherche publique ne sera t 'elle plus qu'un département recherche et développement pour des téléphones portables ?
Notre génération sera t' elle celle d'un néo-obscurantisme ?
Quand arrêterons nous d'être des bœufs ?
Rédigé par: Pilul | 26/05/2009 à 00h09
Des principes comme la laïcité le droit a l'éducation pour tou(te)s sont révolutionnaires, c' est vrai. Il faut croire que rien n'est définitivement acquis.
Le mépris d'un gouvernement finira t il par avoir raison de l'école de la République ?
Quand arrêterons nous d'être des bœufs ?
Rédigé par: Pilul | 26/05/2009 à 00h21
Des principes comme la laïcité le droit a l'éducation pour tou(te)s sont révolutionnaires, c' est vrai. Il faut croire que rien n'est définitivement acquis.
Le mépris d'un gouvernant finira t'il par avoir raison de l'école de la République ?
je ne saurais y croire
Rédigé par: Pilul | 26/05/2009 à 00h33
Le Mirail est une des dernières forteresses sociales. Ce qui a été accompli est titanesque ! L'assemblée générale s'est invitée dans le jeu politique de l'université.
A défaut d'auto gestion, le pouvoir autocratique de Daniel Filâtre s'est retrouvé sérieusement limité... La décision de débloquer n'appartient qu'à l'AG.
Et puis tant pis pour mes examens ! A une autre époque, c'était sa vie qu'on jouait à combattre la réaction et les fascismes (ou l'opinion publique...)
Rédigé par: un gars | 26/05/2009 à 02h06
Pour avoir participé à toutes les AG de mon université en 68, je sais combien celles-ci sont peu représentatives et quelles techniques on emploie pour décourager la majorité des étudiants d'y participer.
Je constate qu'il y a toujours aussi peu de réflexion chez les étudiants qu'à mon époque sur la manière de contrer les meneurs qui réussissent à imposer le point de vue de la minorité. Mais au moins cela m'a permis de ne plus jamais prendre au sérieux les journalistes qui se basent sur ces AG pour dire ce que pensent les étudiants... et d'être plus attentif aux signaux d'émergence de dictature "du peuple".
Rédigé par: Vincent | 26/05/2009 à 08h58
bravo et merci
le petit nombre de révoltés jusqu'au boutiste n'a aucunement l'intention de reprendre les cours ou les examens. l'insurrection gronde il suffit de lire l'entretien de julien coupat dans le Monde pour se rendre compte de la direction de ce mouvement au accent radical. l'institution universitaire est ainsi le lieu où se cristallise le mécontentement (crise, malaise des universitaire et finalement d'un sens perdu du vivre ensemble). Rien à faire? La solution réside peut être dans la réflexion grande absente semble t il du débat. Petite citation tirée de L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme de max Weber:
"Soit que la mode, soit que leur propre ardeur les y induise, les hommes de lettres croient aujourd'hui pouvoir se passer du spécialiste, ou bien le ravaler au rôle de collaborateur subalterne du « voyant » [Schauender]. Presque toutes les sciences sont redevables aux dilettantes d'aperçus souvent intéressants, précieux même. Mais si le dilettantisme était le principe de la science, il en serait aussi la fin. Que celui qui désire « voir » aille au cinéma. D'ailleurs, ne lui offre-t-on pas aujourd'hui, sous une forme littéraire, une masse de choses qui appartiennent au champ de nos investigations ? Rien n'est plus éloigné d'études sérieuses et strictement empiriques que semblable attitude. Et j'ajouterai : que celui qui veut entendre un « sermon » aille dans un conventicule. Nous ne dirons pas ici le moindre mot de la valeur relative des civilisations que nous comparons. Il est vrai que le destin de l'humanité ne peut qu'épouvanter celui qui en contemple une période. Mais il est bon de garder pour soi ses petits commentaires personnels, comme on le fait à la vue de la mer ou de la haute montagne, à moins qu'on ne se sente la vocation et le don de les exprimer sous forme d'œuvre d'art ou de prophétie. Dans la plupart des autres cas, la prolixité des discours « intuitifs » masque seulement le fait que l'on est incapable de prendre ses distances par rapport à l'objet, incapacité qui mérite d'être jugée de la même façon que lorsque ce manque de perspective s'applique aux hommes."
Rédigé par: daniel | 26/05/2009 à 10h41
Les étudiants gréviculteurs ont raison de tout faire pour ne pas passer les examens car ils savent que l'échec est au bout de l'épreuve. Mais je trouve les profs un peux molassons. Ils devraient proposer: La dissolution de l'Assemblée Nationale et du Sénat, la démission de Sarkozy et son divorce avec Carla Bruni qui est de gauche. Et ces profs devraient entamer une grève de la faim jusqu'à la victoire totale.
Rédigé par: fabienne | 26/05/2009 à 10h48
ça y est, le pas est franchi !
Jusqu'à cette AG, les étudiants pouvaient espérer que leur intérêt prévaudrait et que, dans un souci de préserver leur avenir, les bloqueurs suspendraient le mouvement pour permettre la tenue des examens.
Hélas, nous sommes passés de la contestation revendicative d'un projet au jusqu'au boutisme idéologique.
Cette AG vient de démontrer qu'elle n'est plus la représentation d'une volonté des étudiants de lutter contre un loi qu'ils estiment mauvaise, mais qu'elle est devenue une plate-forme de contestation mise en place par certains groupes politiques.
La volonté de faire croire qu'un groupe ne représentant que 0.5% des étudiants peut faire changer les choses au plan national, le refus d'assumer ses actes en rejetant la faute sur les autres parties concernées, sont typiques de la mise en place de groupes dont le seul but, maintenant avoué, est d'empêcher une sortie de crise à seul dessein de conserver une visibilité médiatique en période électorale.
Il est vraiment triste de constater que ni la présidence de l'université, organe considéré comme détenteur d'une autorité étatique malgré son opinion, ni l'UNEF,émanation d'un parti politique jugé comme étant incapable de représenter une opposition à l'Etat, n'aient été capables de garder un minimum de pouvoir pour permettre la tenue des examens. On peut légitimement se poser la question de savoir si leur manque d'action n'est pas lié à l'espoir que les vacances arrivant, le mouvement se cassera de lui-même.
Il ne va plus rester qu'une question à la suite de ce mouvement : quel avenir peut encore avoir le Mirail ? à part celui de devenir un défouloir institutionnel, un lieu où les contestations de toutes sortes trouveront une plate-forme d'expression en ignorant ce qui fait la valeur d'une université à savoir les étudiants...
Rédigé par: CAL81 | 26/05/2009 à 12h35
réponse à la demoiselle qui pense que la mobilisation doit durer pdt les deux mois de vacances...
Ce n'est pas la plage et le soleil qui vont faire baisser nos revendications... Mais l'année prochaine risque d'être dure, ne serais ce que financierement parlant... Ce n'est pas le blocage qui va nous aider à manger et avoir un toit...
Certains ont encore besoin ici bas, d'une maigre rentrée d'argent!!!
Rédigé par: lily | 26/05/2009 à 14h34
Il faut effectivement bloquer le Mirail dés la rentrée prochaine et définitivement en fermant cette université qui ne sert plus a rien et qui n'a pas eu une année universitaire normale depuis 2005.
Rédigé par: Marc | 26/05/2009 à 14h53
Un jour peut être, ces "petits révolutionnaires" des amphithéâtres universitaires accepterons des méthodes de vote démocratique, comme des votes d'AG à bulletin secret, lors desquels la masse du commun des étudiants pourra s'exprimer sans avoir à redouter de viles et violentes vengeances de la part de ces "jusqu'au-boutiste" révolutionnaires qui n'ont que faire au final de l'avis du plus grand nombre, mais qui suivent au pied de la lettre la ligne directrice qui leur est donnée par tel parti politique ou tel autre groupement "anti tout ce que l'on pourra proposer qui fera bouger les chose dans quelque sens que ce soit".
A ce niveau ce n'est même plus le contenu de la réforme qui entre en ligne de compte (qu'elle soit bonne ou mauvaise ce n'est même plus le sujet), lorsque, selon l'article, le prénommé Côme se félicite de dire "Localement, nous restons majoritaires", alors que seul un millier d'étudiants, toujours selon les données de l'article, a participé au vote et de plus à main levé (je ne sais pas si quelqu'un d'entre vous avez essayé de compter des mains levées dans un amphi lors d'une AG, mais cela relève de l'impossible) qui comme chacun le sait est un procédé démocratique qui permet pleinement de garder le secret d'opinion. De quelle représentativité peut il se targuer ? 5% à 6% peut être (moins de 1000 sur plus de 15-16000).
J'ai été étudiant moi aussi, dans une université de province, j'ai vu passer des réformes de tout poils, qu'elles soient bonnes ou franchement mauvaises, et à chaque fois les mêmes groupuscules se sont levés pour protester et à chaque fois derrière les "meneurs" on trouvait une formation plus ou moins militaro-polotico-révolutionnaire (de mon temps c'était souvent la LCR, Ligue Communiste Révolutionnaire pour ceux qui ne connaitraient pas) avec à la clé des menaces physiques et morales (voir pire, lorsque j'ai été un témoin incrédule et pas rassuré d'une expédition punitive dans une cité universitaire) envers les étudiants qui ne voulaient pas suivre le mouvement. Des méthodes dignes des "meilleures" dictatures que peut héberger notre planète.
Ces personnes n'ont que faire de ce que peuvent penser les autres, seul compte le fait d'imposer leur opinion au plus grand nombre, et toute méthode est valable pour arriver au résultat, y compris de mettre à mal l'année, voir l'avenir de certains étudiants (entre autre ceux qui n'ont pas les moyens financier (en particulier) de redoubler une année).
Rédigé par: CPC | 26/05/2009 à 16h05
Je suis bien content d'être passé par l'Arsenal ^^
elle est vraiment trop drole cette fac..., en 2007, en fin d'études de master sciences po, on était innondé d'étudiants du mirail qui n'en pouva&ient plus de leur fac...
A noter, les grévistes, bloqueurs,..., sont la très grande majorité du temps des étudaints de 1ère ou 2ème année, les plus anciens, soit ont muri, soit ont passé l'écrémage terrible des premières années et sont un peu plus éveillés que les abrutis finis meneurs que l'on trouve dans les AG
Oui je dis bien abrutis, dans le sens abrutissement pur et simple dans lequel ils se complaisent, ils ne comprennent rien, et s'enjoignent à convaincre les autres d'inepsies assez fatales pour leur mouvement et pour leur université où ils ne resteront le temps que d'1 ou 2 années.
La fac du mirail mérite largement mieux, elle dispense des cours de qualité, produit et diffuse une très importante activité artistique, hélas elle est victime de la médiocrité de beaucoup....
Rédigé par: photo libre | 26/05/2009 à 18h22
Y en a marre des blocages!!!!!!
Je ne veux pas m'apitoyer sur mon sort mais là, sincèrement je trouve que les blocages ont assez duré. Je suis étudiante à l'unversité du mirail en formation continue via le service d'études à distance.
Je suis ce blocage de loin, ne résidant pas à Toulouse et j'ai vraiment l'impression que les grévistes continuent à bloquer sans savoir vraiment pourquoi.
Il est vrai que le contexte actuel est loin d'être serein et que l'environnement ambiant préoccupe sans doute les étudiants également.
Partisane d'un système éducatif accessible à tous, je pense toutefois que la réforme qui symbolise le changement peut permettre de remettre en question un fonctionnement vieillissant et révolu de nos universités.
Continuer le blocage, ne changera pas le monde, pénalise l'université du mirail quant à la qualité des enseignements dispensés et quant à la validité des diplômes préparés et surtout empêche la majorité des étudiants c'est à dire le reste moins la poignée d'étudiants présents en AG d'envisager leur avenir avec plus de SERENITE.
S'opposer ça ne veut pas dire décider pour les autres!!!!!!!!
Rédigé par: Virginie | 26/05/2009 à 20h05
Peut-etre est-il temps d'appeler un chat un chat, et totalitaires des méthodes totalitaires : violence, manipulation, intimidation, mensonge... Le tout au service de ce qui n'est, pour l'heure, qu'une politique protestaire tous azimuts et d'occupation du terrain le plus longtemps possible. Sans le moindre souci des intérets des étudiants et de l'université, que l'on s'acharne à détruire pour les besoins de la "cause".
Jusqu'à l'an dernier, les blocages à répétition du Mirail, comme d'autres Facs de Lettres, laissaient encore une petite marge de jeu entre Sud, très proche de la Ligue, les anars durs et [auto-censuré, en quatre lettres] de la FSE, la pauvre UNEF-PS éternellement suiviste, éternellement débordée. Le remplacement de la Ligue par le NPA a "ouvert le jeu"... et bloqué encore plus les chances minimales d'une quelconque esquisse de démocratie. Tout ce petit monde s'y retrouve plus ou moins, désormais, avec pour unique credo commun les méthodes.
Le pire, quoi. Mais au moins un coin du masque "brave jeune homme" du cher facteur aura-t-il été levé. Pour ceux qui ont des yeux pour voir.
Rédigé par: haltla | 26/05/2009 à 21h34
reponse à joseph:
pourquoi ne pourrait on pas revenir sur les reformes en cours alors que le credo à gauche est un autre monde est possible. De plus faut il rappeler que Sarkozy est à droite et liberal et qu'il n'appliquera donc certainement pas une politique de gauche que celle ci ignore une fois aux affaires. soyons donc realiste et adaptons nous à la situation afin d'eviter un mal plus grand que le bien recherché. je voudrais revenir sur les declarations commune etudiant enseignant qui proposent une validation automatique ou à defaut des commissions mixtes et des examens basés sur le premier semestre. On croit rever comment peut on proposer une telle solution?? On va forcement dans le mur puisqu'alors le mouvement prend pied dans l'institution en tant qu'organe de decision , sans aucune légitimité reconnue par les instances en place . On est donc sur du refus par la presidence et en dernier lieu par le gouvernement d'une telle situation, la ligne rouge est franchie entre ce qui est possible et ce qui releve du reve pieux. un peu comme la loi hadopi le projet est mort né.Imaginons pour faire cliché une fac de droite avec 1000 etudinats d'extreme droite se groupant pour faire pression sur la politique au sein de l'université. Bien sur je ne mets pas dans le meme sac les revendications des grevistes du mirail et la haine de l'extreme droite mais la forme serait la meme. La seule chose de sure est que nous sommes à l'heure des choix: la continuation de la lutte dans sa forme actuelle ou le passage des examens , mais il n y aura pas les deux. Pour ma part je n ai pas de solution miracle face à la politique du gouvernement mais je suis persuadé que le combat est de longue haleine il faut à mon sens faire respirer le mouvement car les consequences sont trop importantes.
Rédigé par: daniel | 30/05/2009 à 12h00
Je suggère à tous d'aller voir le programme des bloqueurs, révélant un niveau intellectuel de bas étage, sur le site du mirail...vendredi à 14 h c'était belote je crois...quelle catastrophe...
Rédigé par: bloquée | 31/05/2009 à 21h01