Les étudiants grèvistes du Mirail: "Nous ne sommes pas des enragés"
UNIVERSITE. «Le gouvernement mise sur le pourrissement. La question des examens est une manœuvre pour diviser le mouvement» : comme un leitmotiv, la phrase revient dans toutes les conversations sur le campus de l’université du Mirail.
Etudiants, membres ou non du comité de lutte, enseignants, personnel universitaire, tous s’accordent sur ce point.
11h30. Sur l’un des murs de «l’Arche», l’amphi occupée par les bloqueurs du Mirail une affiche proclame «Nous ne sommes pas isolés ». «On nous considère comme des irréductibles mais sur 80 universités il y a toujours 44 facs de bloquées et 50 en grève, commente Marlène, 18 ans, porte-parole de l’assemblée générale. On focalise sur nous, mais nous sommes simplement déterminés à obtenir l’annulation pure et simple de la réforme de l’Université. Tant que nous ne l’aurons pas obtenu, la question des examens du second semestre est nulle et non avenue».
«Nous ne sommes pas des enragés, reprend Mathieu, étudiant en histoire en désignant une équipe de TF1 en train de tourner des images. Nous sommes sur une position défensive qui n’a rien de révolutionnaire. Nous voulons juste garder la fac en l’état. Le gouvernement et l’administration se servent des examens pour nous casser. C’est une question qui n’a rien à voir avec les problèmes de fond».
René et Enrique, tous deux maitres de conférences en anglais et espagnol, refusent aussi l’étiquette de «forcenée de la grève» collée à l’Université du Mirail. «Nous sommes raisonnables et tenaces, disent-ils. «C’est le gouvernement qui est irresponsable. Il refuse de nous considérer comme des interlocuteurs valables en tentant de passer en force ».
«Cette grève ne nous enchante pas, insiste René. Je préfèrerais faire cours que de venir tous les jours en Ag».
12H30 : l’assemblée générale de ce jeudi 7 mai entre étudiants et enseignants est annulée. Á la place, une cinquantaine d’étudiants décide d’interrompre le congrès sur la tenue des examens du second semestre convoqué au même moment par Daniel Filatre, le président de l’Université. Leur intrusion dans la salle dudit congrès, rassemblant le personnel et les syndicats d’étudiants, empêche le vote d’une motion portant sur la mise en place d’une session spéciale au mois de juin.
«Le président est dans son rôle en essayant d’aménager un emploi du temps pour les examens. commente René. Sur ce point précis, il y a des solutions telles que la validation automatique pour les étudiants qui ont réussi les examens du premier semestre et des sessions de rattrapage pour les autres. Mais avant de discuter de cela il faut remettre à plat cette réforme. Si on ne le fait pas aujourd’hui les problèmes seront plus aigüs à la rentrée prochaine».
13h30 : Les étudiants décident d’une manifestation dans les rues de Toulouse. Dans la rame de métro qui les conduit au centre ville, Pierre, étudiant en philo «sent l’amertume monter autour de (lui) : beaucoup commencent à penser qu’ils ont perdu leur année. Ils reprendront quand même la grève à la rentrée. Et là, certains risquent vraiment de devenir enragés ».
J-M.E


C'est exact ce ne sont pas des enragés. Ce serait une folie que je respecterais. Ce sont les enfants gâtés d'une société inégalitaire, de simples égoïstes qui oublient qu'être étudiant ou enseignant-chercheur c'est d'abord une chance
Rédigé par : fabienne | 07/05/2009 à 21h33
Pareil océan de sottises ! Qui, ayant un brin de jugeotte, pense un seul instant que le gouvernement, paniqué devant dix à quinze Facs de Lettres bloquées sur 100 universités, va revenir sur le socle des réformes, alors meme qu'il a laché sur quelques points importants ?
Autrement dit, les joyeux bloqueurs étudiants et leurs complices enseignants Enrique & C°, en "grève" depuis des mois sans que ça leur coute un sou - pas un centime d'euro, qu'on se le dise -, les joyeux bloqueurs qui veulent bloquer jusqu'au bout ne vont pas simplement saboter ce semestre, mais le suivant, et encore l'autre. La seule solution serait d'organiser un trimestre d'enseignement de mi-juin à mi-septembre, pendant que les cadenasseurs sont à la plage.
Pas de raison que ça s'arrete. Les "pro" ont leurs raisons, besancenotiennes ou autres : blocage, occupation du territoire, "délégitimation" de l'autorité légitime, affaiblissement de l'institution. Mais les autres, les suivistes ? Comment ne voient-ils pas qu'ils font totalement le jeu de Sarkozy et de l'UMP - voir le dernier discours de Fillon. Meme le PS, pourtant expert en suivisme, a l'air de commencer à s'en apercevoir. C'est dire.
En tout cas on peut prévoir encore une belle chute des effectifs l'an prochain. Donc une bonne occasion pour le gouvernement de diminuer le nombre de postes, créant ainsi les conditions d'un nouveau "mouvement".
Vous avez dit suicidaire ?
Rédigé par : haltla | 07/05/2009 à 22h33
Tout à fait sucidaire ce mouvement ..........Ils ne voit pas qu'ils font leur tort tout seul.........
De plus c'est une minorite qui bloque peut etre etranger à la fac
Rédigé par : Melo | 07/05/2009 à 23h07
Les universités sont encombrées par un pourcentage non négligeable de gens qui n'ont strictement rien à y faire. Essentiellement par manque de réel projet personnel et par manque de compétences et prédispositions à suivre des études.
Avec 40% de déchets en fin de première année, ce système qui s'apparente plus à un "grand moulin ouvert à tous vents", au nom d'une utopique égalité (comme si tous les cerveaux étaient égaux...), l'université, lieu de savoir est devenue un lieu de revendications souvent ineptes où la politique n'a rien à faire.
Le jour où on mettra la sélection à l'entrée à l'université en France, comme cela existe dans pratiquement tous les pays du monde, la France aura fait un grand pas.
Beaucoup de Présidents d'université, prompts à ameuter les foules étudiantes et à mettre de l'huile sur le feu se retrouvent aujourd'hui dépassés par les événements.
Aujourd'hui, la société paye des grévistes, un système éducatif souvent déphasé par rapport au monde de l'entreprise et au marché de l'emploi.
L'université à la française ne veut plus dire grand chose.
Rédigé par : vouroupatra | 08/05/2009 à 07h17
'De plus c'est une minorite qui bloque peut etre etranger à la fac'.
Quelle belle supposition. Peut-etre. En gros, vous n'en savez rien mais vous aimeriez sans doute que cela serve vos lucides propos.
Ils apprennent plus a travers ce mouvement qu'en allant en cours. Rien ne les empeche de plus de continuer a lire et a s'enrichir. Est-on obliger d'aller en cours pour apprendre?
Quant aux nombre d'inscriptions a la fac l'annee prochaine, qu'est ce qu'on s'en fout. Ils se battent pour que la fac reste un lieu de savoir et d'epanouissement, pas une usine a futur salarie.
Bon courage a eux.
Rédigé par : Rene Biname | 08/05/2009 à 07h45
Mais oui, validation automatique des acquis...si vous voulez faire prof, c'est pas ca qui vous rendra plus compétent les amis. Et si vous voulez bosser dans le privé, je pense que les recruteurs iront chercher un candidat d'une autre fac du coup. La réputation du Mirail dépasse largement les murs de Toulouse.
Rédigé par : Max | 08/05/2009 à 09h25
je suis fils d'ouvrier , j'ai passé l'équivalence du bac en 77 pour pouvoir aller à la fac . Ma scolarité s'étant arrêtée en 3° , j'ai bossé dans les bars pour payer mes etudes .J'ai une maitrise de socio et une de droit .
Je vous dit que vous n'étes que des bobos branleurs, des fils à papa bons à riens ,des gauchistes de pacotille qui se retrouveront dans l'administration ou pistonné par la famille , de futurs beaufs à la surcharge pondérale et vacances de cons .
Pour faire la revolution il faut avoir des couilles et ça ce n'est pas équipement que vous avez en option , car lorsque vos copains anti cpe se font degommer la tronche par les mecs des banlieues et bien personne ne bronche !
Rédigé par : serge | 08/05/2009 à 09h38
"Le jour où on mettra la sélection à l'entrée à l'université en France, comme cela existe dans pratiquement tous les pays du monde, la France aura fait un grand pas."
Que dire sinon que je suis juste indignée par de tels propos. Car n'oublions pas que la nouvelle réforme, c'est avant tout une sélection par le fric. Notre système fait toujours payer les mêmes. Pourquoi y a-t-il tant de gens qui oublient que notre éducation et notre culture font partie de notre patrimoine, et à ce titre doivent être accessibles à tous et garantis par l'Etat.
Je suis écoeurée pour ma part, et je pense que seul un mouvement dur, qui passe par des blocages, pourra établir un vrai rapport de force et espérer changer la donne.
J'en ai assez de faire partie des mous, des blasés, des "on y peut rien" qui sont, eux, les véritables pourrisseurs de la démocratie.
Rédigé par : Christine | 08/05/2009 à 09h50
morituri... Oui.
Je respecte ce combat salutaire et désespéré. Ceux qui n'ont pas la force, ni l'intelligence, ni la volonté de lutter seraient bien inspirés de se taire. Le SARKOZYSME montre dans sa gestion de la crise des universités, mais aussi dans la crise en général, d'étonnantes capacités à laisser pourrir et à manipuler l'opinion via SES médias. Le S...Y..E est il un fascisme ? S'il l'est, c'est assurément un F.....E de la décomposition et de la désustructuration, post moderne et bourré de complicité et de talents, de frics, de FREAKS aussi, à lire certains commentaires !
Rédigé par : JMH.C | 08/05/2009 à 09h53
Les futures bacheliers vont hésiter à s'inscrire en fac ,enfin dans certaines filières tout au moins et les jusqu'auboutistes auront tout perdu : moins d'effectifs= moins de prof= moins de moyens ect...Aschiéri et ses potes devraient y réflechir et calmer le jeux car ils sont entrain de scier la branche sur laquelle ils ssont assis !!!
Rédigé par : ladoux | 08/05/2009 à 09h58
Non pas suicidaires, manipulables et manipulés, oui. Ils sont aussi anars et irresponsables il faut tout fou.. en l'air, les parents m'hébergerons et l'Etat me versera bien quelque chose.Par contre les prrofs/chercheurs eux sont suicidaires, qui veut maintenant étudier dans leurs facs ? ca va faire des revenus en moins ! !
Rédigé par : Duval | 08/05/2009 à 10h13
L'essentiel est que les facs utiles soient le moins touchées possible, de façon que les examens puissent s'y dérouler sans être dévalués. Quant aux facs de lettres et "sciences humaines", les divers concours de recrutement réaliseront de toute façon l'indispensable écrémage. Pour le reste...
Rédigé par : galinouillette | 08/05/2009 à 10h26
"Les futures bacheliers vont hésiter à s'inscrire en fac ,enfin dans certaines filières tout au moins et les jusqu'auboutistes auront tout perdu : moins d'effectifs= moins de prof= moins de moyens ect...Aschiéri et ses potes devraient y réflechir et calmer le jeux car ils sont entrain de scier la branche sur laquelle ils ssont assis !!!"
Ca sera pas pire que si on ne fait rien, c'est certain. Il n'y a pas de solution Bisounours. Il faut faire des choix, même s'ils sont difficiles.
Rédigé par : Christine | 08/05/2009 à 10h27
il est étonnant en lisant certains commentaire que l'on puisse opposer fils d'ouvrier et jeunesse dorée, d'abord ces étudiants ne sont pas seuls donc soit nos jeunes sont tous fou, ou alors à l'instar de la jeunesse qui s'était révolté et entrée dajns la résistance ils ont peut être encore la capacité de lutte que les moins jeunes face à la peur de leur situation ont perdu. Pour ceux qui s'attaque aux attribut virile de certains, je pense que la capacité à se révolter montre plutôt une certaine force et un certains courage. mais la politique du gouvernement est d'envoyer un maximum de jeunes vers des cycles court professionnels, il ne faut pas oublier quand m^me que la recherche française reste encore aujourd'hui une grande richesse, et c'est pas en formant des plombiers en masse que l'on sauvera notre économie, donc bravo les jeunes battez vous, puisque visiblement vos ainés sont trop frileux ou ont trop peur pour le faire.
Rédigé par : hervé | 08/05/2009 à 10h46
Donc, on a affaire des gens qui ne sont pas une minorité, qui ne sont pas extérieur à la fac, mais les votes ne se font pas, l'assemblée générale ne se tient pas... et la demande est que les diplômes soient validés automatiquement.
Franchement, vous vous moquez de qui? S'il ne s'agit pas de forcené, il y a une assemblée générale qui a lieu avec vote secret, avec contrôle de l'appartenance à l'entrée et la décision est prise après... étrangement, ces personnes qui ne sont pas des forcenées n'appellent pas à cela. La peur du vote?
Rédigé par : Patrick C | 08/05/2009 à 11h03
Et si la majorité silencieuse au mirail
devenait elle aussi enragée, hein?
Si apres tant de semaines de foutage de gueule, toujours "pour le bien de la majorite" s organisaient des pogroms anti-parasites syndicalleux, qui pensent faire vaciller un gouvernement elu ?
Vous,vous n avez pas ete elus par les francais.
La defense de vos privileges ne nous emeut pas.
CF: AMIS CURIEUX, ALLEZ VOIR LEURS GRILLES
DE SALAIRE SUR LE SITE DE L EDUCATION NATIONNALE!!!!
Rédigé par : Re-Actionman | 08/05/2009 à 11h26
Inconscience ,culot ?? On ne sait que penser devant de tels discours! Tant que ces jeunes gens n'admettront pas que seul le vote de TOUS les étudiants devrait décider en toutes circonstances, je ne verrai en eux qu'une bande d'agitateurs aux méthodes fascisantes . Quant à la validation automatique de l'année pour les étudiants ayant réussi le premier semestre ,c'est le comble !!! Que peut-on espérer en obtenant des diplômes de cette manière ? Même pas le cran d'assumer les conséquences de leur action !!!
Rédigé par : anka | 08/05/2009 à 11h30
La faculté connaissait déjà ce genre d'agitation il y a 25 ans, rien de bien nouveau. Ce qui demeure vrai aussi, c'est que cela fait un tapis d'honneur aux classes préparatoires et autres institutions privées, où on travaille pour entrer dans les meilleures écoles d'ingénieur, de commerce, voire dans les facultés étrangères.
Pendant ce temps, la faculté française offre le visage d'une garderie de nuls...
Rédigé par : Sostène | 08/05/2009 à 11h32
Pour ceux qui ne savant pas, je précise que chaque année depuis de nombreuses années (sauf exception) l'université de Mirail subit de tels blocages, organisés par une minorité de gens. Ces blocages aggravent la situation de cette université (salles dégradées, niveau d'étude diminué, personnel de l'université désespéré, etc.)
Celui qui dit (vouroupatra) : "Ils se battent pour que la fac reste un lieu de savoir et d'epanouissement, pas une usine a futur salarie.", est manifestement quelqu'un qui n'a pas l'intention de gagner sa vie par son travail.
Rédigé par : Stéphane | 08/05/2009 à 11h47
Réponse à haltla
"En tout cas on peut prévoir encore une belle chute des effectifs l'an prochain. Donc une bonne occasion pour le gouvernement de diminuer le nombre de postes, créant ainsi les conditions d'un nouveau "mouvement"."
De toute manière, cela fait des années que le gouvernement baisse le nombre de postes. Dans ma discipline, l'histoire, le nombre de places à l'agrégation est passé en dix ans de 170 à 60. Je suis normalien, agrégé et désormais docteur: dans toute la France, il n'y a désormais que 13 places de maître de conférence pour toutes les périodes (et tous les pays) en histoire moderne et contemporaine. Quoi qu'il arrive, il y aura toujours besoin de former des futurs profs d'histoire en collège et au lycée. Ce n'est pas en sabordant idéologiquement et bêtement un fonctionnaire sur deux qu'on parviendra à améliorer la qualité de la formation des futurs enseignants (et donc de vos enfants...)
Rédigé par : docteur | 08/05/2009 à 12h38
J EN AI ASSEZ MAIS VRAIMENYT ASSEZ D ENTENDRE UN DISCOURS SIMPLISTE ET MALHONNETE DE DIRE QUE LA SOCIETE PAYE LES GREVISTES ET DIRE QUE C EST UNE MINORITE QUI BLOQUE, CES PERSONNES ONT TRES BIEN INTEGRES "UNE PROPAGANDE" D'UN CERTAIN GENRE DE MEDIA.CES GENS LA NE VOIENT PAS PLUS LOIN QUE LEUR BOUT DE NEZ, JE TROUVE CELA PITAYABLE ET PATHETIQUE.
SI LE PERSONNEL UNIVERSITAIRE ET LES ETUDIANTS EUX MEME SONT ENCORE EN GREVE C'EST POUR SAUVER LA RECHERCHE FRANCAIS QUE BIEN DE PAYS NOUS ENVIAIENT, LA RECHERCHE EST FONDAMENTALE POUR L'AVANCE; SI LA FRANCE A OU AVAIT UNE INFLUENCE MONDIALE C'EST QUE JUSTEMENT ON A INVESTI POUR LA RECHERHCE ET QUE LES REFORMES ACTUELLES SONT JUSTEMENT LA MORT ANNOCEE DES UNIVERSITEES "DEMOCRATIQUES".Beaucoup de choses à expliquer mais il me semble que certains auront du mal à comprendre la complexité
Rédigé par : lea.b | 08/05/2009 à 13h12
Ce qui est très drôle, c'est que, visiblement, les droitistes qui passent leur temps à vitupérer contre "ces fainéants de profs/étudiants gauchistes qui feraient mieux d'aller bosser" ne doivent pas bosser beaucoup eux-mêmes vu la somme de temps libre extraordinaire qu'ils ont pour remplir à ras bords de commentaires les sites Internet d'informations...
"Patrick C.", c'est amusant, comme pseudonyme; c'était censé ne pas être identifiable, comme identité?
Rédigé par : G.L. | 08/05/2009 à 13h31
Difficile de croire que ce ne sont pas des "enragés"... Moi même ancienne étudiante au Mirail j'ai du mal à comprendre qu'ils s'opposent systématiquement à toutes les réformes. La fac est dans un état pitoyable, il s'en plaignent mais refusent de payer plus leurs études (alors que la France est le pays en Europe où les études en université coûtent le moins cher...) et refusent les réformes qui permettraient justement d'apporter des fonds à l'université. Tout ça sous le prétexte que l'université doit être accessible à tous. Je suis tout à fait d'accord sur le fait que les études doivent rester abordables pour tous les jeunes mais à condition qu'ils soient assidus et sérieux. Or un grand nombre de grévistes au Mirail ne sont que des étudiants "égarés", qui vont de formation en formation et qui empêchent les étudiants qui voudraient en avoir fini le plus vite possible avec leurs études d'avancer. Et oui les diplômes du Mirail ne valent rien car 1 année sur 2 est gâchée par les idéologies d'une minorité (pour ne pas dire autre chose).
Rédigé par : Mathilde | 08/05/2009 à 13h41
Le constat est aussi simple que certains étudiants sont simplets d'esprit.
Si la fac du Mirail a aussi mauvaise réputation, c'est comme la lessive, il suffit d'en changer. Je vais souvent sur ce campus écouter les "idées" des grèvistes aux AG. Que de jeunes aussi perdus dans leur tête...AIE AIE AIE. Ne parlons pas de certains "profs". Là aussi y a du lourd...
Entre la peste et le choléra, reste la grippe mexicaine.....A beaucoup, je dirais de quitter le navire, il y a d'autres ports d'accueil ailleurs. Courage, fuyez. Faites l'amour...mais pas de Lettres.
Rédigé par : rémi | 08/05/2009 à 13h53
Je rejoins tout à fait le commentaire de Sostène. On se retrouve dans un système qui s'auto-mutile. Si c'est sa vocation, laissons le faire, mais franchement, quel gâchis. Et je tiens aussi à affirmer que sans numerus clausus dans les filières bouchées (lettres anciennes, Staps, Psy...), on ne fabriquera que des jeunes désespérés dans ces université. Il faut d'urgence instaurer la sélection à l'entrée à l'université, par ce qu'aujourd'hui 50% des étudiants en Deug ressortent sans diplôme, ou sans diplôme valable sur le marché du travail, non pas par manque de moyen (le serpent de mer) mais bien plus par ce qu'ils n'ont rien à chercher à l'université, qui n'offre aucune perspectives aux étudiants non disposés pour des études longues (Bac + 5). Il y a des filières courtes (IUT, BTS) qui seraient bien plus indiquées, pour bon nombre d'étudiant. Le malheur veut que ces filières font leur sélection, et que bien souvent ils refuseraient les éléments qui obtiennent leur bac au ras des pâquerettes (notamment au rattrapage). Le bac, qui conditionne l'accession à l'université, ne permet plus depuis longtemps de réaliser la sélection nécessaire. Et avoir le bac aujourd'hui (du moins dans les filières générales), ca ne mène nulle part. En gros, l'université fabrique des frustrés, pas étonnant qu'ils bloquent tout.
Rédigé par : théo | 08/05/2009 à 14h25
@docteur, on n'a pas besoin d'agrégés.
Rédigé par : shackleton | 08/05/2009 à 14h36
Non, vous n'êtes pas des enragés.
Juste des idiots qui n'ont rien compris à rien, et qui pour maintenir un ancien ordre qui vous arrangeait bien foutent en l'air l'université, et la vie de tous ceux qui n'ont rien d'autre pour s'en sortir (contrairement à vous).
Bref, vous êtes juste des complices.
Dans 30 ans, on vous retrouvera au sommet de l'état, à tous les postes de commande et dans tous les fromages de la République.
Comme vos parents.
Rédigé par : alexz | 08/05/2009 à 14h46
Ainsi, pour René Bimane, on en apprend plus en bloquant une fac qu'en travaillant? C'est bien ce qu'on reproche à ces branleurs davantage préoccupés à foutre la merde qu'à bosser, ce qui est normal, car ces enfants de bourgeois en ont les moyens, ce qui n'est pas le cas de ceux qui ont besoin de faire des études pour vivre enfin décemment.
Rédigé par : Bogdanowich | 08/05/2009 à 14h51
il est assez intéressant d'observer que les gauchistes sont en train de rendre un service considérable au pays: vider les facs de toutes les inscriptions exédentaires dans les filières sans avenir,
je les félicite très vivement
républicainement votre
Rédigé par : ultrareac | 08/05/2009 à 14h55
J'aimerais entendre les mêmes donneurs de leçon sur la question des blocages des prisons. Ou des port, ou encore des grandes surfaces saccagé par des agriculteurs nanti par la PAC (allez, utilisons les mêmes arguments), ou encore l'exigence de la baisse de la TVA restauration qui ne fera pas baisser les prix.
Rédigé par : rmo | 08/05/2009 à 15h15
INFOS
Rédigé par : PAPA | 08/05/2009 à 16h33
Petit relevé d'approximations
1) Pourquoi au juste les étudiants du Mirail ont-ils bloqué un vote en Congrès? Le Congrès avait accepté de se prononcer sur une motion soigneusement rédigée par les étudiants. Mais il a entièrement remanié et dénaturé la motion avant de la soumettre au vote. Les étudiants ont bloqué le vote, considérant que la faire voter comme "la motion des étudiants" était une manipulation (une de plus...). Vous avez dit irresponsables?
2) Les fils à papa sont rarement en fac de Lettres et SH. Plus souvent en droit, médecine, école de commerce ou Sciens Po (euh, par exemle, d'où sortent nos ministres?)
3) Au Mirail, un étudiant sur deux travaille pour financer ses études. C'est clair, ce sont des faignants allergiques au travail :-)
4) La France n'est pas le seul pays où la fac est bon marché. Dans de nombreux pays nordiques elle est gratuite, mieux doté par l'état que chez nous, Lettres comprises, et d'excellente qualité. Mais le modèle idéologique actuel ne regarde que là où ça l'arrange...
6) Les grévistes s'opposent à toutes les réformes? Non, seeulement aux plus lamentables et aux plus idéologiques, et il y en a eu un paquet depuis 10 ans...
7) Ce mouvement est manipulé par les gauchistes ? Je rappele que le syndicat Autonome (de droite) ayant participé aux négociations avec le gouvernement, s'oppose aux réformes actuelles y compris dans leur dernière mouture. Qualité de la Science Française, pas franchement un ramassis de rigolos gauchistes, aussi.
8) On parle toujours de la responsabilité des bloqueurs dans la dégradation des diplomes et dans la chute des effectifs. Et celle de 20 ans de réformes ineptes, de sous-dotation, de bureautisation croissante, de baisse des postes dans l'enseignement et la recherche... et de la propagation des stéréotypes ?
Rédigé par : Katje | 08/05/2009 à 17h55
Pour soutenir la proposition de loi de Michel Vauzelle, député et président de la région PACA, d'inscrire dans la Constitution une Charte de protection des services publics, signer cette pétition: http://www.referendum-servicespublics.com/index.php?petition=1&pour_voir=oui
Si 10% de la population la signent, la proposition de loi sera soumise à referendum.
Rédigé par : S/Z | 08/05/2009 à 18h16
Il n'y a qu'à les sortir à coups de pieds au cul s'il le faut, je suis volontaire ! Une poignée d'inconscients qui bloquent une majorité de jeunes, qui ont envie de faire des études et non le bordel à répétition ! Ils n'ont aucun sens de la démocratie dans leur votes et aucun respect pour les autres étudiants, ce sont des parasites de l'université et demain de la société !
Rédigé par : Pythagore | 08/05/2009 à 18h17
c'est sympa tout ces petits commentaires bien réacs. Et les trois quarts d'entre eux doivent être des "bien comme il faut" de gauche qui donnent chaque année au téléthon... Laissez donc la droite s'occuper de vos enfants et j'espère qu'ils seront les premiers à vous dénoncer dans la gentille société sécurisée qu'ils nous préparent...
Rédigé par : djeque | 08/05/2009 à 19h45
Ils ne sont peut être pas isolés mais la fac est vide toute la journée... Il parait que c'est une fac vivante... Filatre vite demande que l'on fasse le ménage de ces dégénérés du bulbe ! Nous on veut bosser ! Marre de devoir respecter des fils à papa qui se prennent pour des Ché Guévara et des profs payés pour ne pas bosser... Vite l'évacuation avant que l'on s'en occupe nous même.
Rédigé par : Anti bloqueur et fier de l'être | 08/05/2009 à 20h19
BAISSE DES EFFECTIFS ??????
"Pour la prochaine rentrée, la plupart des élèves de terminale générale souhaite d'abord poursuivre ses études en licence, à l'université, selon les premiers chiffres du ministère de l'Enseignement supérieur concernant les demandes d'orientation du système "Admission Postbac" publiés jeudi.
Depuis janvier, un système centralisé d'inscription et d'orientation via le portail internet "www.admission-postbac.fr" est proposé aux lycéens et autres candidats à des études supérieures.
Généralisée pour la première fois cette année à l'ensemble des académies, la procédure, qui concerne la quasi-totalité des formations, a pour objectif de simplifier les démarches. Elle permet aussi de voir quels sont les voeux d'orientation des futurs étudiants.
La procédure n'étant pas terminée (il est possible de modifier l'ordre des voeux jusqu'au 6 juin), les chiffres sont provisoires.
Selon un communiqué du ministère, 632.000 élèves, dont 80% d'élèves de terminale, se sont préinscrits."
Rédigé par : Kikette | 08/05/2009 à 20h30
Eh Patrick C, j'ai appris que tu devais venir en manifestation mais manque de bol on ne t'a pas vu ? !
Aussi : pas toi le monsieur qui avait appelé à bloquer la Maison de la Recherche ?
Rédigé par : PifPafPoum | 08/05/2009 à 21h10
Les commentaires sont aussi pathétiques et caricaturaux d'un côté comme de l'autre ...
La réforme universitaire du gouvernement est à coup sûr très mauvaise. Et ça, tous les plus grands pontes de la recherche française s'accordent pour le dire.
Le blocage quant à lui, peut être utile voir nécessaire lorsqu'il s'agit de libérer du temps aux étudiants pour qu'ils puissent "lutter", manifester. Or lorsqu'il cesse d'être un moyen au service d'un ojectif clair et atteignable (retrait de la réforme) pour devenir une fin (bloquer pour obtenir validation des examens, et plus pour obtenir le retrait de la réforme), alors le blocage devient égoïste et lâche.
Cependant, je n'irai pas dans le sens de l'argument milles fois lu de la minorité bloquante fascisante opprimant une pauvre majorité silencieuse.
Si la majorité des étudiants étaient vraiment opposée ou gênée par ce blocage, nul doute que les barricades auraient sautées depuis bien longtemps. L'exaspération tant rabattue par les "anti" n'est visiblement pas présente chez la "majorité" des étudiants.
Exemple : A Paul Sabatier, la majorité des étudiants étaient opposés au blocage, celui-ci a tenu ... quelques jours. Ne parlons même pas de la fac de droit. Une minorité ne peut jamais dicter sa volonté bien longtemps dans une bulle aussi petite qu'une université.
La réalité la plus triste c'est tout de même de constater que les facs les plus en difficultés sont tout le temps les dernières à défendre l'enseignement supérieur, pour de bonnes ou de mauvaises raisons. L'élite est ailleur.
A l'Arsenal, à Sciences Po, en médecine.
Eux bien entendu, auront prochainement terminés leur année et pourront tranquillement partir en vacances (puisque pour nombre d'entre eux, le boulot saisonnier n'est pas une obligation) siroter sans remords un diabolo menthe, l'esprit débarassé de toute angoisse de l'avenir.
Amen.
Rédigé par : Fred | 08/05/2009 à 22h50
Je me sens un peu d'indulgence pour ces étudiants (gauchistes, anars etc.) qui bloquent leur fac à Toulouse, Rennes, Caen ou ailleurs. On les imagine si facilement dans pas vingt ans, n'ayant évidemment pas fait la révolution dont ils rêvent, leurs braves petites gueules déjà bien cassées par la vie, se retourner vers ce déjà lointain printemps 2009 où ils crurent mettre des bâtons dans les roues au pouvoir sarkozien, et s'exclamer avec une nostalgie toute flaubertienne: "C'est peut-être bien ce que nous avons eu de meilleur!". Vae victis, d'accord, mais comprenons qu'ils savourent ces brefs instants d'illusion, avant de se colleter avec la réalité. Militons! Militons! Peut-être, après tout, en restera-t-il quelque chose...Mirlitons...mirlitons...
Rédigé par : galinouillette | 08/05/2009 à 23h09
Enrages ?
qd on considere qu'une minorite certes agissante peut dicter sa loi par la force et la violence a 44 Facs : je pense qu'il n'y a pas photo !!!!
qd on considere qu'il n'y a rien a negocier et que le partenaire doit se rendre pieds et poings lies aux ordres de petites bandes fachistes, je pense qu'il n'y a pas photo !!!!
qd on pense que les Facs de FRANCE et de Navarre ne doivent former que des FACTEURS REVOLUTIONAIRES, je pense aussi qu'il n'y a pas photo !!!
EnRages oui, Egares oui !!!
Le terrorisme n'est pas loin !!!!
A qd la dissolution de ces Ligues Fachistes ?
La Republique est en danger !!!
Rédigé par : MaoRiz | 09/05/2009 à 00h46
@ théo
"En gros, l'université fabrique des frustrés, pas étonnant qu'ils bloquent tout." et oui et en plus ils ne veulent pas que ça change ...
Rédigé par : CAL81 | 09/05/2009 à 09h16
Je suis enseignant au Mirail et quelques constatations s'imposent n'en déplaise aux frustrés de l'enseignement :
- les étudiants que je vois en manifs sont parmi les meilleurs et les plus assidus en cours (dont celui qui a eu la meilleure note de l'amphi et qui vient régulièrement tranquillement, loin d'être un enragé)
- idem pour les assemblés générale : ceux qui viennent sont ceux qui ont les meilleurs notes, qui participent le plus et qui fournissent le plus de travail personnel
- à l'inverse ceux qui râlent, tente de débloquer manu militari la fac, ou qui se contentent de dire "ah y'en a marre des grèves on va raté notre année à cause d'eux" sont ceux qu'on voit le moins souvent en cours, qui fournissent le moins de travail personnel, sont en bas du tableau des notes et n'attendent de l'université qu'un morceau de papier...
Rédigé par : RMO | 09/05/2009 à 12h43
D'accord avec Théo sur les "frustrés". Ce sont eux, je pense - c'est-à-dire les malheureux qui se rendent compte au bout de quelques mois que ces études-là, décidément, ce n'est pas pour eux -, ce sont eux qui constituent l'essentiel des 500 à 1000 étudiants qui viennent répondre en "AG" aux consignes des 50 à 150 pro, et reconduire imperturbablement le blocage. Qu'ont-ils à perdre ? Au moins, ils prennent leur pied (???), et leur revanche sur l'institution en la dégradant un peu plus.
Alors, sélection à l'entrée ? Le problème, c'est le syndrome Devaquet, du nom de ce ministre de l'enseignement supérieur qui, en 1986, avait déclenché un fichu b., justement en décrétant sans précautions la sélection. Depuis, aucun gouvernement n'a osé toucher à cette soupape sociale de sécurité, et à vue humaine aucun n'osera.
Alors, que reste-t-il ? Trois choses, je crois : une meilleure orientation à l'entrée et au cours des études, ce qui veut dire plus de personnel, un enracinement dans les UFR et départements, et une implication supérieure d'au moins quelques enseignants. D'autre part, une réflexion en profondeur sur les rattrapages, les mises à niveau, qui permettront à certains de s'en sortir : un "plan Licence" amélioré, en quelque sorte. Enfin, on devrait faire en sorte qu'aucun étudiant, meme en échec immédiat, ne puisse sortir de la Fac sans en avoir retiré un "bagage" pour la vie professionnelle et pour la vie tout court.
Il est quand meme dommage que ces questions et quelques autres, les seules et vraies questions, ne soient jamais abordees dans les AG-moulins a prière des grévistes-illimités-tous-frais-payés.
Rédigé par : haltla | 10/05/2009 à 22h01
Toulouse le Mirail ... quand j'ai visité cette fac alors lycéen, je me suis juré de tout faire pour n'y mettre jamais les pieds. Les copains de classe que j'avais et qui y sont allés (choix par défaut généralement) n'ont connu que l'échec, pas du tout encadrés, pas préparés, pas suivi, et bien sur pas diplômés. Certains étaient loin d'être bêtes et auraient dû avoir une réussite professionnelle à la hauteur. La fac du Mirail est une usine à chômeurs (mais ça tombe bien puisque apparemment, il ne fait pas que ça devienne une usine à salariés).
Oui, il y a une minorité d'imbécile, qui avec la complicité d'une certaine droite tire la masse vers le bas, vers la médiocrité : elle est là la véritable sélection par le fric ==> ceux qui en ont fuient l'université comme la peste. De la m*rde, même gratuite, ça reste de la m*rde.
La gauche elle y voit grossir ses bataillons de frustrés, de chômeurs qui feront ses électeurs, pendant qu'elle envoie ses propres enfants dans les classes prépa. Amusant non ?
"Nous voulons juste garder la fac en l’état." Bon sang, j'arrive pas à croire qu'on puisse déclarer de telles âneries.
Non ce ne sont pas des enragés, ce sont des imbéciles, et c'est pire.
Rédigé par : Johan | 11/05/2009 à 13h33
Mathilde > C'est justement pour ne pas augmenter les frais d'inscriptions que les étudiants sont en lutte.
Rédigé par : Efkaristo | 11/05/2009 à 13h38
A tous, quel manque de bon sens....
Je ne suis plus étudiant mais j'ai passé quelques années a user les bancs du Mirail et je sais de quoi je parle...
Je soutient les grevistes et bloqueurs a 100%.
Pas question de laisser le gouvernement nous dicter ce que l'on doit faire et ce que l'on doit étudier.
Les jeunes d'aujourdhui (15 a 35a) sont une génération qui a été sacrifié sur l'hotel du profit. Il est temps que ça s'arrete.
Nous ne laisserons pas les grands patrons voyou du CAC 40 prendre possession des "universités publiques" qui nous sont chères pour en faire des pompes a fric.
Nous ne braderons pas notre éducation pour le bon plaisir de l'empereur Hongrois Sarkozy 1er.
Jusqu'au bout et plus loin encore.
On vit ensemble, on meurt ensemble.
Rédigé par : Julien | 11/05/2009 à 13h57
bonjour à tous
la révolution n est pas pour demain, le sens politique de sarko est remarquable. Il va pousser les grévistes dans leur retranchement la question de la validation des diplômes est un prétexte facile. Je m'explique: en septembre la situation sera désespérée pour les étudiants alors le gouvernement soutiendra une validation de l'année plus quelques miettes sur le statut des enseignants chercheurs, cette proposition sera à prendre ou à laisser, devant la pression et le retournement de la plupart des étudiants contre les enseignants le gouvernement fera passer son projet et la résistance sera exsangue pour longtemps. Si nous ne voulons pas voir Sarkosy régner jusqu en 2017 il va falloir dépasser l'antisarkosysme primaire et réfléchir à comment en contenir les effets néfastes.
Le choix actuel est cornélien mais le monde ne s'arrêtera pas avec la reforme de sarko, le changement est toujours possible encore faut il le construire patiemment et intelligemment et avec toute l'admiration que l'on peut avoir pour madame de La Fayette
cela ne passe pas par la lecture de la princesse de Cleves en place publique (manifestation qui clive la population et rend caduc l'effet recherché)
Rédigé par : daniel | 11/05/2009 à 14h34
Enseignant chercheur, c'est certainement une chance, un hasard vous semblez vouloir dire: 8 ans d'etudes, concours tres selectif..
Quant a étudiant si c'est maintenant une chance ce sera un privilège dans 10 ans.
L'université américaine a deja connu les évolutions que le gouvernement veut faire passer.
Les mêmes causes ayant les mêmes effets, vous pouvez donc des maintenant commencer a économiser pour payer les 25000 euros par an en inscription que chacun de vos petits enfants (ou enfants si ils sont en bas age) devra payer pour étudier. Et oui, on va passer doucement de 500 euros par an, a 2000, puis a 5000, puis a 10000... c'est inéluctable. Et il ne faudra pas ensuite venir pleurer...
Vous pouvez toujours vous réfugier derrière l'idée que les grandes écoles sont gratuites, mais cela non plus ne devrait pas tenir bien longtemps.
Quant aux bourses, vu leur niveau actuel en France ça ne devrait pas, mais alors pas vraiment, suffire...
Effectivement la sélection a des mérites (d'ailleurs les enseignants chercheurs en sont des champions, en général passes par beaucoup plus de concours que la moyenne), et celle par l'argent d'autres...
Ce dont on parle c'est tout simplement de la casse du service public de l'éducation. Il suffit d'avoir été au jury du bac ces dernières années pour savoir l'hypocrisie qui règne derrière tous ces discours sur la soit disant volonté de meilleure efficacité.
La "masterisation" va avec ca puisque par exemple on y supprime des oraux en langue !!! Pas besoin de profs competents pour enseigner a un bas niveau...
Quant a l'idee de donner des masters 1 sans examens (cf dernieres propositions), elle confirme cette "obsession du niveau" du ministre de l'education nationale.
Resumons de facon claire le but de toute cette politique: l'idee est tout simplement que le niveau soit mediocre en général, de maniéré a ce qu'on cherche a payer pour avoir un bon niveau, qu'on paye cher bien sur (cf les chiffres annonces plus haut qui concernent l'école d'ingénieur dans laquelle je viens d'enseigner un semestre aux États Unis).
Pour finir une question a laquelle personne ne semble vouloir répondre: pourquoi des gens, bac +8, en général très peu syndiques, plus occupées a courir derrière le temps pour boucler leurs articles, conférences... se sont mis en grève depuis 15 SEMAINES ??? et continuent ???? Une explication ???
Des acharnes ???
Rédigé par : cloclo | 12/05/2009 à 15h48
Je suis indignée par de nombreux commentaires sur les personnes engagées dans ce mouvement notamment celui de galinouillette "L'essentiel est que les facs utiles soient le moins touchées possible, de façon que les examens puissent s'y dérouler sans être dévalués. Quant aux facs de lettres et "sciences humaines", les divers concours de recrutement réaliseront de toute façon l'indispensable écrémage." J'aimerai connaître sa définition de "l'utilité" des universités.
Je pense sincèrement que les facultés de sciences humaines et de lettres sont plus souvent dans un mouvement de contestation tout simplement parce que les matières qui y sont enseignées obligent à développer un esprit critique qui je pense est essentiel (et non pas inutile) dans toute société. Et qui permet notamment de ne pas être manipulé contrairement à ceux que certains essayent de faire croire.
Je suis étudiante au Mirail et je suis fière de faire partie d'une génération qui se bat contre la privatisation de l'enseignement supérieure et la marchandisation des savoirs.
Quant aux préjugés exposés par Duval : "Non pas suicidaires, manipulables et manipulés, oui. Ils sont aussi anars et irresponsables il faut tout fou.. en l'air, les parents m'hébergerons et l'Etat me versera bien quelque chose." Je ne suis ni manipulée par des syndicats ni anarchiste. De plus je ne vis plus chez mes parents et je ne touche ni bourses ni "aides financières" de mes parents, mais je travaille pour subvenir à mes besoins. Et je ne suis ni "frustrée" ni "perdue", en effet je suis en 3ème année de licence de psychologie et j'ai seulement 20 ans.
Je suis heureuse que mes études m'apportent un épanouissement intellectuel. J'espère
et me bats pour que les générations suivantes auront la même chance que moi. Qu'elles puissent faire les études qui leur plaisent même si elle ne sont pas forcement considérées comme utiles car elles ne participe pas au développement d'une société basée uniquement sur un profil maximum.
Rédigé par : Mathilde D | 12/05/2009 à 18h43