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A NE PAS RATER

Le kiosque à musiques

28/05/2009

Quatre mois de grève et rien au bout : coup de blues et gueule de bois au Mirail

UNIVERSITE. Les carottes de l'été étudiant sont cuites... Au lendemain de l'ultimatum posé par la présidence de l'Université des Lettres et Sciences humaines du Mirail pour la levée du blocage, le report des examens au mois de septembre semble incontournable.
 
Avec la foi du charbonnier, les personnels administratifs, les enseignants et étudiants grévistes réunis en AG ce jeudi 28 mai veulent pourtant encore croire à une session d'examens au mois de juin mais portant sur le seul premier semestre.

Mais la menace d'une intervention policière pour débloquer les lieux plane encore. Il ne s'agit plus pour les étudiants grévistes que de «sauver les meubles».

L'heure est au bilan de seize semaines de piquets de grève.  Avec regrets et amertumes...


11H00. Assis en cercle sur le gazon du campus, une vingtaine d'étudiants suit le cours alternatif de philosophie dispensé par Yannick. Ce dernier s'interrompt pour commenter le report annoncé des examens au mois de septembre : «C'est un coup de pression du président, dit-il. C'est du bluff. Car si c'est vrai, ça va être la catastrophe !»
 
«Ce n'est pas une bonne décision, intervient Jean, enseignant en Lettres modernes visiblement résigné. Il y avait d'autres solutions comme la tenue d'une session en juin sur la base du premier semestre effectué normalement. Une grande partie des étudiants auraient déjà accepté de voter le déblocage s'ils avaient eu des garanties de la part de la présidence sur une solution de ce type».
 
«Un blocage aussi long ça pourrit un mouvement, ajoute-t-il. Dés le début, nous savions très bien que nos revendications contre la LRU ne seraient pas satisfaites immédiatement. Sans céder au désespoir, il faudra se battre de nouveau à la rentrée. Sans que cela passe à nouveau par le blocage».
 
«Si les profs avaient vraiment fait grève au début du mouvement, on n'aurait pas bloqué, analyse pour sa part Côme, porte-parole de l'Assemblée générale des étudiants. C'est le seul moyen que nous avions pour nous organiser».
 
«C'est vrai,
commente Edwige, enseignante. Ce sont les étudiants, notamment ceux inscrits en licence qui vont payer le prix de cette grève. Il faut à tout prix obtenir la tenue d'une session d'examens en juin et arrêter de pinailler sur le déblocage». 
 
Du coté de l'administration de l'Université, il est trop tard. Les jeux sont faits. Sous tensions, dans une ambiance «pénible», le secrétariat de la présidence prépare le report des examens au mois de septembre. «Cela implique d'organiser des cours durant le mois de juin, explique Patrick Mpondo-Dicka, le vice-président du Conseil des études et de la vie Universitaire (Cevu). Cette décision n'a pas été prise à la légère. Nous avions tiré la sonne d'alarme, il y a une dizaine de jours. J'espère que la raison l'emportera sinon, en toute dernière extrémité, il faudra faire intervenir la police».
 
«C'est déprimant d'en arriver là, commente René, maître de conférences à la sortie de l'Ag commune enseignants-étudiants. D'habitude, cette période de l'année est plus joyeuse, les examens sont passés, il fait beau et chacun songe déjà aux vacances». «C'est désespérant, ajoute Sylvie, membre du personnel. Tout cela met en germes des choses dont personne ne peut prévoir les conséquences».
 
J-M.E

         
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Commentaires

misere

ecoutez donc les regrets hypocrites devant une decision inevitable, quelle tristesse alors que les enseignants de paris IV et Lille III ont su raisonner et eviter le piege d'un report et du probable refus par le gouvernement d'une validation automatique on peut se demander pourquoi ces aspects n ont pas été pris en compte. Il sufit de lire l'annonce du SNES-FSU sur le site du mirail qui le 25 mai se manifeste pour la premiere fois en se presentant comme force de proposition , on croit rever car la proposition est la validation automatique (devoir + corrigés!!!!), solution jugée par toutes les autres universiités en AG des plus risquée sur le plan politique , une telle proposition est de plus catastrophique sur le plan de l'image et de la credibilité. Il semble que le mirail soit aussi le lieu d'une lutte de pouvoir et d'influence entre la presidence et les syndicats ces derniers jugeant sans doute le president trop éloigné de leur ligne , la pression est donc de le pousser à la faute pour peser dans le futur cadre de fonctionnement de l'université. Bref l'odeur est nauséabonde et en tant qu'etudiant il y a de quoi etre ecoeuré, cette funeste année va maintenant servir d'exemple à ne pas suivre pour les autres universités , l'argument aura du poids devant le desarroi de la situation. Alors qu'il fallait sauver la face reprendre 15 jours de cours puis passer des examens allégés, les bloqueurs auraient pu repasser en septembre et la mobilisation continuée sous la forme d'un soutien et de moblisation future à l'appel des refondateurs de l'université seule proposition à meme de rendre un peu de dignité à ce mouvement.
Je tiens à dire que je soutiens le president qui a depuis le debut cherche à rendre possible une mobilisation et des cours , le dogme du blocage defendu depuis une dizaine d'année est mis en faute , l'université n a pas à etre la plate forme ideologique et pratique du NPA mais le lieu de l'enseignement et du savoir. A tous les sacrifiés...

Que voulez vous chers étudiants et professeurs grévistes ? une chose et son contraire ? "Arrêtez de nous pomper l'air", en grevant indéfiniment, vous savez qu'il aurait des problèmes au bout du tunnel. Merci

Voici le texte l'Appel de l'AG des personnels de l'université du Mirail, voté ce matin et qui a été porté à la connaissance la présidence de l'université par une délégation en début d'après-midi.

Nous enseignants, enseignants-chercheurs, chercheurs, Biatoss, en accord avec l'assemblée générale des personnels du 28 mai 2009, et des organisations syndicales
déclarons : il est encore possible d'organiser la session de validation de juin de sorte à ne pénaliser aucun-e étudiant-e.
Les conditions matérielles d'organisation de cette session peuvent être réunies rapidement.
Des dispositifs de validation qui ne pénalisent aucun-e étudiant-e seront proposés par les équipes pédagogiques dans un cadre général.
Nous condamnons à nouveau le refus de dialogue du gouvernement qui a plongé le service public d'enseignement supérieur et de recherche dans une situation intolérable.
Pour réussir cette session de juin, nous appelons la communauté universitaire à mettre en place les conditions qui permettent la constitution de commissions mixtes étudiants, enseignants, enseignants-chercheurs, Biatoss de suivi des validations par départements et par UFR avec une commission de suivi sur l'UTM.
La communauté universitaire reste plus que jamais mobilisée par la lutte contre la loi LRU et les réformes dévastatrices pour le service public d'enseignement et de recherche, ses étudiants et ses personnels.

Même chose à Bordeaux... Les exams reportés en septembre, si les bloqueurs veulent bien qu'ils se tiennent, en ne bloquant pas la fac à nouveau... Et si les profs sont décidés à les faire passer...
C'est une situation catastrophique. C'est ce genre de chose qui va détruire définitivement l'université, et lui fait perdre le peu de crédibilité qu'il lui restait... Navrant.

l'appel de l'AG réclame la constitution de commissions mixtes. Mais où vont-elles se réunir tant qu'il y a blocage? Et quitte à mettre fin au blocage, pourquoi ne l'avoir pas fait la semaine dernière?
Quant à l'idée d'évaluer le semestre 2 sur la base des enseignements dispensés au semestre 1 - comment faire quand les UEs sont radicalement différentes d'un semestre à l'autre? Sans compter que ça oblige les étudiants qui ont déjà validé leur semestre 1 à repiquer au truc...

«C'est désespérant, ajoute Sylvie, membre du personnel. Tout cela met en germes des choses dont personne ne peut prévoir les conséquences».

C'est extraordinaire. Ils viennent à peine de reconnaitre l'échec de leur mouvement que déjà ils pensent à d'autres événements déjà en germe.

Mais à quel moment travaillent-ils ces étudiants et professeurs qui ont été payés rubis sur ongle alors qu'ils étaient en gréve ? Tout ce beau monde est complétement déconnecté de la vraie vie, celle des gens qui travaillent dur pour nourrir leur famille et entretenir ces fainéants.

Les plus déconnectés de la "vraie vie" ne sont pas ceux qu'on pense, je crois...

pour avoir vécu ce mouvement, j'aimerai dire mon amertume acide de la défaite mais comme militant j'y suis presque habitué et pas étonné certain dans ce mouvement qui se battaient contre la LRU et le projet de masterisation des enseignants( étudiants comme personnels, syndicats comme partis qui se disent même anti capitaliste ont à la fois soufflé sur les braises et en même temps tout fait pour que le mouvement social tel celui de la Guadeloupe n'arrive pas certain disait que la crise que traversait notre société était d'une force inégalé et dit aujourd'hui passons les examens ne décidons rien avec les étudiants d'autres disent aujourd'hui faisons la convergences des luttes alors qu'ils soutenaient que jamais l'ag des étudiants avait voté l'ouverture aux travailleurs en lutte ! de tout cela , il faudra en tirer le bilan car de toute évidence les réformes qui auront pour but d'entrainer la précarité "la mobilité la flexibilité" continueront demain de tomber! Si il y a une chose qui me retirer un peu d'amertume c'est qu'au Mirail la police vienne ferme l'université comme en Grèce sous les colonels et permettre à ceux, et y en à, qui ce ceux sont sincèrement battus pouvoir comme le disait le chanteur François Béranger "vous n'aurez pas ma fleur, celle qui me pousse à l'intérieur"

Si j'ai bien compris, au Mirail, on remplace le semestre 2 par 4 semaines de cours (au lieu de 12 au minimum) en Juin et un examen en septembre ? Et encore, ces 4 semaines seront bidons et remplacées par des "dispositifs pédagogiques particuliers", au mieux, du tutorat sur des poly. Les 3/4 enseignants ne rattraperont jamais leurs cours, ils diront que ce n'est pas eux qui ont bloqué et qu'ils étaient là aux horaires habituels. Il n'y a pas de raison qu'il travaillent plus en juin (y'a la recherche quand même !).
Bref, pourquoi la présidence organise ce simulacre. Pourquoi ne pas déclarer d'office la mort du second semestre ? Que cette histoire serve de leçon à toutes les autres universités !

Des profs réactionnaires ont fait grève tout en étant payés. Les mêmes, pour garder leurs pantoufles au pied, ont chauffé les étudiants (c'est facile) qui, eux, ont perdu leur temps et leur argent (ou celui de leurs parents). Il est sans doute temps de fermer cette université qui vient de démontrer son inutilité.

Mais toutes les universités sont dans la mouise. Un ami a passé à Lyon2 un examen d'initiation à l'arabe : il avait eu un seul cours, et n'a rien su faire. Qu'on lui donne 0 ou 10, cela n'a aucun sens!!!! Quel gâchis!! Quelle irresponsabilité dans ce mouvement....

"Comme en Grèce sous les colonels". J'ai bien lu ? Ce serait cela, le régime ordinaire de l'université du Mirail sous la présidence Filatre ?

Ce genre d'assimilations fait partie du "bagage d'AG", sorte de kit révolutionnaire à tout faire. D'autres évoquent la Résistance ou autre période héroique. Au SNESup et ailleurs, les magasins d'analogies sont bien fournis.

Il manque aux amateurs de ces rapprochements... au moins un semestre d'histoie contemporaine. Semestre 1 ou 2, peu importe. Comportant une initiation à la pensée du Cher Leader de Corée du Nord.

je susi d'accord que ca serve de lecon a un gouvernement qui refuse la démocratie.(au cas ou vous ne sauriez pas democratie signifie pouvoir au peuple et non election). donc peut etre ca servirait au gouvernement de dire que ces reformes ne passent pas auprès de l'opinion public, il faudrait peut etre repnser la loi et surtout dorénavant pour que toute démocratie soit respécté peut etre ne fudrait il pas négocié avec les syndicats avant d'ecrire la loi?ne fais t on pas ca avec le medef?il faut reflechir a la democratie et il me parait que al ngociation syndicale avant les lois sont ce qu'il y a de plsu démocratique puisque les syndicats represente la ou les profession(s) concernés.

une leçon de réalité
pour grandir il faut prendre une leçon de réalité c'est ce que les étudiants de toulouse sont en train de découvrir...
une leçon de vie ...

Toutes les personnes qui critiquent ce mouvement ne connaissent manifestement pas le problème des réformes en cours !!!!!!

C’est pourtant très simple ! Aujourd’hui universités publiques (qui permettent au plus grand nombre et surtout les plus modestes de faire des études supérieures) et demain universités privées (car ce sont les entreprises privées qui financeront et donc frais d’inscription élevés)

Voilà le fond du problème !!! Ce gouvernement privatise tout notre service public !
(Éducation, santé, justice etc etc……)

Alors c’est facile de râler et de se sentir outré alors que tout est fait appauvrir notre population et surtout les plus jeunes !

On subit depuis quelques années des politiques de droite qui quoique qu’on en dise ne va pas du tout dans l’intérêt collectif de la population mais depuis deux ans je dois dire qu’on nage en plein délire !!!!

Sommes nous si abrutis pour se laisser berner à ce point ?

Alors que nous critiquions, nous Français la politique des états unis, nous nous enfonçons dans la même logique libérale, ne tenant pas compte de leurs échecs que ce soit en matière d’éducation, de santé ,de justice, de politique sociale etc etc
D’ailleurs, ils y reviennent !

Quant les jeunes ne pourront plus étudier, quand il faudra payer l’école primaire et secondaire, quand se soigner sera très coûteux, quand la justice ne portera que le nom, quand le chômage vous touchera parce plus de bénéfice vaudra toujours plus que vous, quand on vous aura tout pris alors peut être vous comprendrez que l’intérêt collectif de la population était une bonne chose !

Encore bravo et merci !

reponse à Joseph:

on connait bien la teneur des reformes , leur caractère libéral menant à une concurrence généralisée et au creusement des inégalités mais il ne suffit pas de critiquer encore faut il être constructif et le blocage total ne peut pas être une réponse les conséquences sont trop importantes. Le combat doit nécessairement prendre d'autres formes ou du moins s'adapter à la situation et au nom de principe transcendant on envoie les singularités dans le mur. Sarkozy ne restera éternellement au pouvoir....

Logique libérale, mise en concurrence des universités:
Arsenal, Paul Sab (facs de standings de Toulouse) récupèrent des financements nouveaux (ce qui est déjà le cas à l'Arsenal) avec plus de moyens, des coopérations, des partenariats publics-privés qui aident les étudiants à s'insérer, diplômes et formations professionalisants, débouchés,...
Le Mirail, aucuns nouveaux fiancements, qui veut investir dans des formations qui n'ont aucuns intérêts pour eux et pour les autres ?
Moralité: mort à terme du Mirail

Logique du statut-co actuelle (celle des bloqueurs en réalité vu qu'ils ne proposent rien), succession de grèves:
Arsenal et Paul Sab, comme d'hab
Le Mirail, épuisé par ses mouvements successifs dépérit petit à petit
Moralité: mort du Mirail

On comprend qu'ils protestent, peut-être dans leur idiotie, savent-ils où on les amène quelque soit la directin...

Allez assez perdu de temps, envoyez les CRS débloquer cerre université !

les crs...ben oui!
pour ceux qui ne connaissent pas il y a un festival à Toulouse mi-juin, "Camino", agir pour la non violence : http://www.acse.info/db/acse.nsf/Festival-Camino

réponse à daniel.

Les conséquences des réformes qui visent, pour ne parler que de l'éducation, sont beaucoup plus importantes que tous les diplômes de cette année réunis !!!

Je m’explique :

Une fois ces réformes en place et effectives, nous ne reviendrons plus en arrière. Je pense que tout le monde est d’accord avec cela ! Ou alors il faudrait réhabiliter l’impôt et supprimer les nombreux allégements fiscaux existants et en inventer d’autres pour pouvoir à nouveau financer les universités.

Ce qui en clair veut dire que plusieurs millions d’étudiants dans les décennies à venir ne pourront faute de moyens assumer le coût des études supérieurs et donc pas de diplôme !!!

La population se paupérise et en premier lieu la jeunesse. Cela ne pourra que s’accentuer avec cette politique libérale que le PS cautionne également dans sa politique.

Les diplômes de cette année est donc une goutte d’eau comparer à ce qui va suivre !

Si la majorité des universités avaient maintenu le blocage, il est évident que la situation serait différente aujourd’hui car le gouvernement, surtout au vu des élections européennes, aurait modifié sa stratégie.

La stratégie, voilà ce qui fait défaut dans le peu des universités qui reste bloquées.

Pour autant, je ne vois pas, avec ce gouvernement, quels sont les méthodes à employer pour se faire entendre. Pour qu’il y ait un vrai dialogue social, il faut pour négocier, or il n’y a aucune négociation !!!!

Mais, mon cher daniel, je serai ravi d’entendre tes propositions qui selon toi empêcherai de privatiser les universités.

Reponse a joseph: il est nullement question de privatiser l'universite (malheureusement). Vous jouez a vous faire peur. Votre lutte est hors sujet, donc futile et pathetique. Bref des etudiants meme pas capables de lire l'enonce.

Que ceux trop nombreux qui voulaient reprendre les cours,qui sont les victimes des AG où l'on orrganise des votes à main levée, pour la démocratie toujours voter à bulletin secret, sans quoi vous êtes roulés dans la farine à chaque fois !
Maintenant cette année est perdue, remerciez vos petits fachistes des AG et choisissez une autre FAC !

C'est vrai, il n'est pas question de privatiser les universités, mais de les mettre dans des conditions de gestion du secteur privé, tout en les maintenant dans un état de dépendance à l'État. Au final on aura les désavantages du privé (précarités, inflations, gestion à court terme et mise en concurrence permanente) + les désavantages de l'étatisme dirigisme à la française, comme on excelle en ce moment (sous financement, assujettissement au pouvoir nat. et locaux, lourdeurs administratives).
Tout cela ni pour des raisons pédagogiques, ni même idéologiques, mais seulement pour économiser de l'argent.
De l'argent que l'État n'a plus parce qu'il est plus que jamais mal géré et que Sarkozy ne veux pas revenir sur ses cadeaux fiscaux.

Les étudiants "qui voulaient reprendre les cours", on ne les voit pas ! Ils restent chez eux à attendre que ça se passe, alors tant pis pour eux, ce sont eux les fainéants et les démissionnaires de leur avenir immédiat. Personne n'a été égorgé ni frappé dans une AG que je sache. Oui, il y a des huées, de part et d'autre, ça crie, ça applaudit, ça siffle, ça s'insulte. Si on ne supporte pas ça autant s'inscrire au RSA tout de suite pour se faire assister toute sa vie. Quand on a pas c..lles au c.l on s'en trouve et on vient pas pleurnicher.

Quand à ceux qui nous tannent avec leur "travaillent dur pour nourrir leur famille", on se demande pourquoi ils ont arrêté leur études au BAC ou avant si c'est si facile de devenir enseignant-chercheur ! Passez votre thèse, et ensuite vous donnerez des leçons.
Vous êtes, vous, les vrais pourvoyeurs de la décadence des valeurs morale dans notre société. (Je suis sûr que Citoyen Lambda me donnera raison) :
A dévaloriser sans cesse les enseignants, de la maternelle à l'université, vous instiller dans l'esprit des jeunes que le prof. et le premier de la classe sont des fainéants, alors que le cancre est celui qui connait la vraie vie et qui sera un vrai travailleur parce qu'il n'aura pas d'autre choix que de faire un travail manuel sous-payé avec des horaires de merde.
Cette haine des enseignants que vous répandez depuis 30 ans a conduit aujourd'hui à désacraliser le professeur et l'école dans notre société. L'école ne sert à rien, les enseignants sont des privilégiés incapables dont la parole ne vaut rien, on peut bien y entrer comme dans un moulin et donner des coup de couteaux gratuitement à qui on veut.

L'école, le lycée, l'université, les grandes écoles publiques sont quasi gratuites en France comparé à d'autre pays proche. S'il est si facile et tranquille de faire des études, et surtout de les réussir, pour être un planqué sur-payé (1740€ net en début de carrière), on vous attends.

"mais de les mettre dans des conditions de gestion du secteur privé,"
C'est completement faux (malheureusement)
"seulement pour économiser de l'argent."
L'etat ne diminuera jamais le budget qu'il consacre a l'enseignement superieur. Au contraire il l'augmente.
"Au final on aura les désavantages du privé (précarités, inflations, gestion à court terme et mise en concurrence permanente)"
Connaissant de pres des universites privees telles que Harvard, MIT, Caltech, c'est tout le contraire de vos prejuges fantasmagoriques anti-prive (prive qui finance deja vos etudes par le biais des impots). C'est une gestion a court term qui a permis a Harvard d'accumuler uin partimoine de 10 milliards depuis 1635?
P.S. vos AGs n'ont strictement aucune legitimite ni legalite. C'est du n'importe quoi bordelique. Vous seriez completment incapable, par exemple, de me produire la constitution officiale qui en dicte leurs modalites electorales et de deroulement. Elle n'existe pas!

Phlogiston vous auriez besoin de réviser, ou d'apprendre, les 100 dernières années d'Histoire sociale de la France, cela vous remettrait un peu les idées en place.
L'État baisse effectivement le budget qu'il consacre à l'enseignement supérieur et les mesures prises sont avant tout des mesures comptables, travaillez un peu le dossier.

Il n'y a pas que les méchants gauchistes qui remettent en cause ces réformes, mais l'ensemble de la communauté universitaire, informez vous donc un peu plus au lieu de prendre pour argent comptant ce que la communication gouvernementale vous assène.
Mes études ont été en effet financées pour partie par de l'argent public, mais aussi par un prêt de 60 000 fr qui a financer une année à l'étranger.
Les universités US que vous citez sont financé en parti sur fonds privés, par la gestion de leur patrimoine, par les frais de scolarité mais aussi par commandes publiques, en particulier pour les sciences dur comme c'est le cas pour le MIT avec (entre autres) les commandes de recherche militaires.

Vous voulez comparer la France et les USA sur le financement privé, Ok, allons-y tout de suite : sur Toulouse et midi-pyrénnée, quelle entreprise est prête à financer une chair d'histoire médiévale ou une chair de sociologie urbaine sur 30 ans ? Parce qu'en effet au USA le privé joue le jeu et finance la recherche, sciences humaines comprises.
Je m'en plaindrai pas je pourrais tripler mon salaire, avoir des équipements, des colloques payées rubis sur l'ongle, une bibliothèque bien fournie, des abonnements aux revues internationales et monter une revue scientifique dans mon domaine pour publier mes articles et ceux de mes étudiants. Ceux-ci paierait par contre 5000€ de frais d'inscription. Qui leur accorderait des prêts-études ? La sté générale ? BNP Midi-Pyrénées ?
Il faudrait aussi que je publie à tout prix, même des articles bidons copier-collé pourvu que ma liste s'allonge au classement de Shanghai (pourquoi pas celui d'Hanoi pendant qu'on y est), en privilégiant les recherches de court terme, formatés et sans grande prétention intellectuelle. En organisant des examens bidons, QCM ou rédaction d'à peine 2 heures.
C'est le cas de nos collègues US qui se désolent de ne pas avoir le temps pour des études de fonds dans leur domaine. Pas grave, leur université tourne et gagne de l'argent comme n'importe quelle autre entreprise.
Vous voulez faire de nous des Wallmarts de l'enseignement supérieur, c'est votre vision et celle de notre président inculte et qui ne maitrise pas notre langue dès qu'il lâche le texte écrit pour lui.
Souffrez que nous nous y opposons, et avec nous la majorité de nos étudiants les meilleurs et les plus concernés.

"L'État baisse effectivement le budget qu'il consacre à l'enseignement supérieur"
Mensonge. Je vous defie de me prouver le contraire avec des chiffres a l'appui.

"Ceux-ci paierait par contre 5000€ de frais d'inscription."
Delire - vous inventez ces chiffres de toutes pieces.

"Pas grave, leur université tourne et gagne de l'argent comme n'importe quelle autre entreprise."
"gagne de l'argent" c'est une blague?
Il y des actionnaires?
"Non-profit" vous savez ce que c'est?
Par contre il va falloir de-specialiser vos facs un peu - je trouve lamentable qu'un etudiant en France n'etudie qu'un seul sujet, surtout depuis la baisse du niveau dans le secondaire. Ca permettrait de faire profiter tous les departements des rentrees d'argent des autres. Par exemple le MIT a un programme fantastique de musicologie, de linguistique, de litterature finance par le budget global de l'universite. Combien de vos etudiants en sociologie font des sciences? Ou meme du sport?

@ rma: c'est quoi ce galimatias de pseudo informations, bourré de fautes de grammaire ou d'orthographe ? J'ai l'impression de lire un discours nationaliste qui tape sur ce qui n'est pas en accord avec la pensée unique des AG qui, il faut le rappeler, ne sont pas là pour permettre de voter mais pour donner un vernis de légitimité à des décision déjà prises et à des revendications le plus souvent loufoques.
En ce qui concerne votre possibilité de travailler aux USA, désolé de vous décevoir mais vu le niveau de vos arguments et la construction de votre démonstration, vous devriez rester en France, être au chômage aux USA n'est pas une sinécure...
Pour le reste de votre argumentation, en étant gentil, on peut dire qu'il vous faudra retravailler l'année prochaine pour valider votre semestre, à moins qu'on ne garde l'idée de la dernière AG qui était d'organiser des examens bidons pour valider le semestre ......

A la fac, plein de gens encore conscients et qui rejettent notre modèle de civilisation décadente, consumériste et xénophobe.
Je me casse, l' "opinion publique" est décidemment trop imbécile pour lever le nez de ses crédits à payer, du loyer à aligner et des faits divers.
Vous continuerez à construire ce monde que vous détestez, mais dont le contrôle nous échappe à tous. Vivement la fin !

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