Toulouse: les leaders syndicaux sous la bruine et les critiques des manifestants
MANIFESTATION. Ouvriers de l’usine Molex de Villemur-sur-Tarn, personnel hospitalier, étudiants bloqueurs du Mirail, cols bleus d’Airbus… ils étaient 7.500 selon les organisateurs et la police pour la journée d’action lancée par l’intersyndicale CGT, CFDT, FO, CGC, CFTC, FSU et Solidaires.
La manifestation innove en organisant quatre cortèges. Lesquels ont démarrés dés 10 heures ce mardi matin des quartiers des Minimes, de Patte d’Oie, Saint Agne ou Jolimont à Toulouse. Certains d’entre eux ont étés précédés de barrages filtrants.
Le cortège toulousain est le plus importants parmi les autres grandes villes de France. Il reste toutefois bien maigre comparé aux défilés du 1° Mai et du 19 mars
Ce rassemblement censé «entretenir la convergence des luttes» s’est achevé sous la bruine à midi sur la place du Capitole. Patrons, gouvernements, leaders syndicaux, tous en ont pris pour leur grade.
12H00 Place du Capitole. Les portes de la Mairie de Toulouse sont closes. En guise de drapeau noir, une banderole géante de 15 mètres sur 4, «Y’en marre de la casse du système social français», flotte suspendue aux réverbères. Elle est l’œuvre de Guy Molinier, militant d’Act Up, l’association de lutte contre le sida. «Nous amenons notre savoir faire activiste, dit-il. Dans le même esprit nous participons aux réunions de convergences des luttes organisées tous les lundis à 18 heures à l’université bloquée du Mirail».
Devant l’hôtel de ville, les plus faciles à identifier, sont les Molex en bleu de travail. Leur cortége est partie du des Minimes au Nord de Toulouse. Après la manifestation, leurs représentants syndicaux embrayent sur une réunion avec leur direction à la Préfecture. «Nous allons voir si l’accord de fin de crise signée le 06 mai dernier est maintenu, indique le délégué Force ouvrière (FO),Thierry Bonhoure. On se méfie. La direction ne nous communique toujours pas les éléments industriels justifiant son plan social. Nous sommes devenus des symboles de la résistance sociale. En défendant l’emploi, on défend aussi l’avenir des étudiants. C’est ça la convergence des luttes!»
Son «seul regret», ajoute-t-il est de «constater le nombre limité de manifestants. C'est dû aux manifestations trop espacées dans le temps. Les deux premiers rassemblements du 29 janvier et du 19 mars avaient crée une dynamique. Les leaders syndicaux n’ont pas su en profiter»
«Ils n’ont pas voulu, trop occupés qu’ils sont, à discutailler dans les salons du pouvoir», intervient Olivier, militant CGT.
Florian, 18 ans, élève de terminale au lycée Bellevue, militant du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) était dans le cortége parti de Saint Agne. Le jeune homme pense lui aussi que «les syndicats ont loupé le coche après les manifs du 29 janvier et du 19 mars 2009 en ne maintenant pas la pression dans la rue. Les gens en demandaient plus». L’année prochaine, Florian s’inscrira à l’Université du Mirail sans peur pour son cursus universitaire. «Si le blocage dure trois mois, dit-il. C’est la faute au gouvernement qui refuse de négocier».
13h30. La batucada des personnels hospitaliers est la dernière à quitter les lieux. Victor, infirmier à l’hôpital de Rangueil range son tambour sous la bruine. Il a démarré ce matin à six heures du rond point de la Patte d’Oie. «Le barrage filtrant que nous avons organisé a été bien perçu par les automobilistes, raconte-t-il. Ils comprennent qu’il faut arrêter Sarkozy dans son entreprise de destruction massive du service public».
«Ce type d’actions montre qu’il faut amplifier le domaine de la lutte, ajoute-t-il. C’est pareil avec les séquestrations de patrons. C’est le seul moyen de se faire entendre. C’est plus efficace que les manifestations- démonstrations. Les leaders syndicaux ont intérêt à s’en rendre compte».
J-M.E


Une des choses magiques chez les extrémistes de l’obligation d’expression, c’est souvent leur probité à statuer qui a le droit de parole ou pas, fonction de l’engagement, des convictions et concrètement de savoir si les rhéteurs ont mis les mains dans la merde ou non. Désolé, je ne suis pas scatophile.
Je vois venir les faux pauvres – car les vrais n’ont pas les moyens de manifester –, les gauchiste pubères qui n’ont pas le volume d’entrejambe requis pour être de droite, les populistes qui détestent le populisme et les croyants alter-rebelles de canapé pro NPA et Suprême NTM. Non, vous n’avez pas le monopole de la lutte, de la dignité, de la souffrance, du bon sens et encore moins celui de la justice sociale.
Rédigé par : walkmindz | 26/05/2009 à 17h30
""ils étaient 7.500 selon les organisateurs et la police""
Merveilleux ! Pour une fois ils sont d'accord ...
Rédigé par : Marie France | 26/05/2009 à 17h32
Excellente idée du Florian dont il est question dans l'article : s'inscrire en fac au Mirail pour y préparer le prochain blocage. Voilà tout le monde prévenu : que les futurs chômeurs s'y inscrivent sans crainte, et que ceux qui ont l'ambition de travailler et de faire des efforts aillent voir ailleurs...
Rédigé par : casimir | 26/05/2009 à 17h39
"Ils comprennent qu’il faut arrêter Sarkozy dans son entreprise de destruction massive du service public".
C'est le problème des démocraties! Sarkozy a été élu avec ce programme et une majorité de français a validé ce choix et refusé celui qui leur était proposé par Mme Royal.
Il y aurait tant à dire sur le manque de respect dont fait preuve Sarko à l'égard de la démocratie! Il est dommage que massivement ces critiques proviennent de personnes qui ne repectent pas la décision des urnes!
Rédigé par : Eti427 | 26/05/2009 à 18h15
casimir,
tu sais on peut aussi travailler sans aller en cours, tu vois par exemple le bac ça se passe aussi en candidat libre tu comprend ?
moi mon deuxième semestre j'ai pas eu de cours, bah ça ma pas empêché de bosser pis même d'être mobilisé... pis de toute façon nous cours ou pas cours on est évalué...
pis l'ironie du sort c'est que ça m'empêchera pas d'avoir des meilleurs notes que les glands qui se sont fait recalés en prépa et qu'on accueille généreusement (trop généreusement en fait)
Rédigé par : Ewan | 26/05/2009 à 18h16
Dommage de ne réduire la présence de l'université du Mirail qu'aux "étudiants bloqueurs". Ce n'est pas un statut !! Ils sont, faut-il le rappeler, avant tout étudiants. Les modalités de leur lutte recouvrent un débat à part entière et ne peut souffrir aucun raccourci de langage. Qui cherche t-on à stigmatiser une fois de plus ?
Il y avait de plus et pour information, des personnels enseignants et non enseignants présents dans cette manifestation toulousaine. Ils sont eux aussi en lutte.
A bon entendeur...
Rédigé par : AM | 26/05/2009 à 18h33
csimir fni ton bloubiboulga ! on ne parle pas la bouche pleine !!!
Rédigé par : quelqu'une | 26/05/2009 à 19h11
c'est juste pour pas dépareiller avec ce qui est écrit précédemment !
Rédigé par : quelqu'une | 26/05/2009 à 19h13
walkmindz : qui sont les extrémistes? les travailleurs licenciés ou les patrons voyous?
Franchement gerbant ce genre de prose!
Rédigé par : hein | 26/05/2009 à 19h19
" L’année prochaine, Florian [militant du NPA] s’inscrira à l’Université du Mirail sans peur pour son cursus universitaire. "
mdr !
Il a tout compris, le Florian !
Dédicacé à tous les étudiants du Mirail qui auraient voulu étudier sérieusement cette année
Rédigé par : pouf, pouf. | 26/05/2009 à 20h02
Act-up n'est pas une association de lutte contre le sida, c'est une association qui sous couvert d'une noble cause, lutter contre une maladie, vise surtout des buts politiques. Lorsqu'ils organisent un simulacre de mariage dans une église, une synagogue ou une mosquée, ce n'est pas lutter contre une maladie c'est vouloir imposer ses vues à des religions auxquelles ils ne souhaitent même pas adhérer.
Quant au lycéen, futur gréviste professionnel et boulet de la Société, il démontre par son médiocre niveau de français l'absence de sélection dans les universités françaises qui ne peuvent dès lors s'étonner d'être déconsidérées.
Enfin pour Victor qui prend en otage des automobilistes dont je doute fortement de la compréhension, si les actions illégales comme la séquestration sont ce qui marche, pourquoi ne pas aller plus loin, carrément massacrer à la hache un chef d'entreprise au hasard et toute sa famille, je suis sûr qu'il sera entendu comme il dit.
Rédigé par : Plastier | 26/05/2009 à 20h20
Merci Casimir, mais de manière à rectifier le tir, je voudrais mentionner que comme dans toute fac, il existe des touristes et des personnes sérieuses, qui viennent (mais est-ce si miraculeux?) pour recevoir un enseignement.. Cela appartient à chacun de s'investir dans les études ou de venir à la fac sans envie d'étudier.. Une personne restera aussi motivée dans ses choix, et ce, quel que soit l'enceinte universitaire dans laquelle elle choisira de s'inscrire
Rédigé par : lutin | 26/05/2009 à 21h11
Que les analphabètes qui ont assez de volume dans l'entre-jambe pour être de droite crient leur appartenance à la lutte (!) et au bon sens, c'est digne d'une superbe émission du type "au théâtre ce soir" dont TF1 a généreusement cédé les droits au service public, l'ex future ORTF du 21ème siècle...
Bref, les Molex et les Freescale sont venus se promener en tant que salariés voyous et gauchisteS pubères (avec un s quand y'en a plusieurs), eux qui devraient dire merci à leurs patrons communs (des fonds de pensions américains) de leur notifier avec sincérité leur prochain licenciement pour raison de profits pas assez gras. (la quantité de graisse dans la frite Mc Cain laisse comprendre le pourquoi du comment !)
Merci patron, et : ON NE SE LAISSERA PAS FAIRE !!
Tant qu'à ceux qui ont l'ambition de travailler et de faire des efforts (les chômeurs sont tous des fainéants qui l'ont bien cherché, c'est bien connu...), je leur souhaite (et je me le souhaite aussi) bien du courage dans notre monde, voilà ce qui nous attend !
Rédigé par : cracouille | 26/05/2009 à 21h17
Info importante oubliée dans l'article :
Une assemblée générale appelée par l'AG Interprofessionnelle dont il est brièvement question dans l'article a suivi la manifestation molle appelée par les UD syndicales.
Des propositions pour maintenir la pression ont été faites.
Un prochain rendez vous est donné lundi prochain à 18 h à l' Université du Mirail pour une nouvelle AG Interpro.
Pour tous ceux et toutes celles qui en ont marre et qui veulent elles/eux, que la lutte continue !
Rédigé par : Que la lutte continue ! | 26/05/2009 à 22h14
je suis salarié d'un organisme public et consacre plus que mon temps à la protection sociale des salariés; La grève des agents SNCF m'a coincé loin de chez moi, devant une gare, dans le froid et la pluie, me faisant attendre un improbable car pour rentrer chez moi. Les énarques, eux étaient au chaud. Je vais rendre ma carte syndicale. Faites la grêve contre les autres travailleurs, continuez à nous harceler avec vos contrôles quand on essaye de dormir dans vos p... de trains sales. Je vous déteste, camarades planqués.
Rédigé par : Jef_H | 26/05/2009 à 23h33