Le Mirail à nouveau bloqué : «ça risque de mal finir»
UNIVERSITÉ. Des panneaux de chantiers montés en barricades en interdisent les entrées : le déblocage de l'université du Mirail n’aura duré qu’une journée.
Avant-hier samedi, des ouvriers en avaient dévérouillé les accès. Dans la soirée de ce dimanche 17 mai, les bloqueurs ont reposé les cadenas. Le conflit rentre dans sa seizième semaine.
Daniel Filâtre, le président de l’université espère toujours organiser une session d’examens fin juin, tandis que les partisans de la validation automatique campent sur leurs positions.
Résultat : l’ambiance se tend de jour en jour. «Ça part en vrille, ça risque de mal se finir», pronostique Marie, une étudiante venue aux nouvelles ce lundi 18 mai sur le campus.
11h00. Sur le campus. «On ne parle pas à la presse, attendez l’un des porte-parole de l’Assemblée générale», répond Sébastien aux journalistes présents à l’entrée de l’Arche, le bâtiment siège des bloqueurs.
Côme, 20 ans, l’un des dits porte-paroles, étudiant en deuxième année de licence d’histoire, improvise un point presse.:«Daniel Filâtre a tenté de briser la grève en faisant débloquer la fac. C’est un coup de bluff qui n’entame pas notre détermination à obtenir la validation automatique des examens et l’abrogation de la réforme, dit-il. Nous ne lâcherons pas, même au risque de passer pour les derniers des Mohicans».
«Ce que nous ne sommes pas, ajoute Côme. La Coordination nationale universitaire comptabilise encore 20 facultés en grève. Au Mirail, les Ag rassemblent toujours prés de 2.000 de participants dont 80% d’étudiants et de professeurs favorables au blocage. Les antis-bloqueurs tels que les membres du Déblocage actif des amphithéâtres, les «Dadas» ne sont qu’une dizaine d’étudiants proches de l’extrême droite».
La position de Ludivine Labbé porte-parole de L’Union nationale des étudiants de France (Unef), se veut moins «radicale». La jeune femme, partisane du blocage «jusqu’à nouvel ordre » est cependant favorable à une solution négociée sur la question des examens. Elle propose «soit la mise en place d’une session très allégée avant le mois de juillet, soit la banalisation. Mais le déblocage ordonné ce samedi par le président est maladroit. Cela ne nous met pas en confiance pour discuter»
Sur le campus du Mirail il y a aussi des professeurs comme Patrick Cabanel, «opposé à la réforme et au blocage : Les victimes dans tout ça, ce sont les étudiants inscrits dans les trois premières années de cursus universitaire, martèle-t-il. La fermeture de la fac c’est sa mort à petit feu. On tétanise les gens». Au passage, il critique aussi ses collègues grévistes qui «continuent à percevoir leur salaire après trois mois de grève : en réalité ils font de la sélection dans leurs activités en continuant la direction de thèses et leurs recherches».
Dans son bâtiment mollement gardé par une paire de vigiles, le président de l’université est «profondément inquiet». Il multiplie les réunions avec les syndicats et son équipe pour tenter d’organiser une session d’examen à la fin du mois de juin. «Je ne comprends pas la position des bloqueurs, dit-il. Une centaine d’individus prend en otage 18 000 étudiants. Leur responsabilité est lourde. Pour ma part je ne donnerai pas le semestre sans examens. La validation automatique est la pire des solutions. Quand au gouvernement je lui reproche d’avoir voulu réformer sans négocier. Nous n’avions vraiment pas besoin de cela».
Dans les couloirs, une secrétaire commente : «Au final, on va faire passer des examens en sachant que les professeurs vont les donner. Chacun veut sauver la face. En attendant on a 16% d’inscriptions en moins pour l’année prochaine».
J-M.E


Qui fera la part des responsabilités entre le gouvernement, entêté à réformer en tout sens et en force, et le délire ambiant de gens qui croient qu'avec quelques facs de Lettres bloquées ils vont faire plier le dit gouvernement ? Un gouvernement trop heureux - mettez-vous à sa place - d'en faire un argument électoral.
Que des gens en principe sains d'esprit et démocrates (je veux dire la minorité des membres du personnel complices des bloqueurs, et en "grève gratuite" depuis des mois) en soient arrivés à méconnaître démocratie (un "mouvement" sous la contrainte), déontologie ("donner les exams" !) et le simple bon sens, c'est plus qu'inquiétant.
Quant au journaliste qui parle de la présence de CRS lors du déblocage, il était évidemment sur les lieux. Là aussi, question de déontologie.
Parmi les formes de suicide, on ne connaissait pas encore la formule "à petit feu". C'est fait.
Rédigé par : historique | 18/05/2009 à 17h21
En droit français l'entrave à la liberté du travail est un délit et il serait peut-être temps de faire appliquer la loi et de prendre des sanctions comme par exemple les condamner à une interdiction d'approcher de la fac à moins de 100m et à rembourser les frais d'inscription de ceux qui, à cause d'eux, n'ont pas pu suivre les cours auxquels ils avaient droit.
Rédigé par : Euqsabal | 18/05/2009 à 17h24
Tout ceci aura une heureuse conséquence: le lent dépérissement de la faculté du Mirail, la baisse des ses effectifs et l'orientation des jeunes vers des filières de plombiers, bouchers, coiffeurs, femmes de chambre, serveurs, cusiniers ou manoeuvres. Autant de professions qui embauchent dans notre ville, autant de jeunes qui n'avaient rien à faire dans des études supérieures qui de toutes façons ne mènent à rien. La démocratisation de l'enseignement supérieur est un désastre total, l'Université française qui faisait notre gloire dans le monde il n'y a pas si longtemps est désormais objet de risée. Rideau, faut re-bâtir ailleurs et autrement.
Pendant 30 ans la France avait la droite la plus bête du monde mais cette fois-ci je dois avouer que Sarkozy est un politicen absolument hors-pair, une sorte de Mitterrand inversé. Il va arriver à faire crever les facs les plus gauchistes et pourries, tout en faisant passer aux yeux de tous ces morts comme des suicides. Du grand art Mr Sarkozy! encore!
En attendant une chose est certaine: jamais aucun de mes enfants ne mettra un pied en faculté si celle-ci ne pratique pas un strict numerus-clausus dans les deux premières années.
Rédigé par : Olivier | 18/05/2009 à 18h53
Le MIRAIL une nouvelle fois bloqué.
Est-ce que cette non- information mérite un nième article dans LIBE ?
En attendant, la droite engrange des voix pour les européennes et la gauche reste sans voix.
Rédigé par : canal | 18/05/2009 à 19h26
Non favorables à la réforme de l'université, c'est cependant consternés par l'obstination des bloqueurs sur le campus de la fac du Mirail que parents d'un étudiant non bloqueur nous réagissons. Nous devons souligner que l'organisation des votes d'AG ne semble démocratique que pour les bloqueurs, car ceux-ci refusent systématiquement l'organisation d'un vote par les urnes, alors que les votes à main levée (votes interminables sur des questions plus ou moins raisonnées) ne permettent pas la participation de tous les étudiants qui le souhaiteraient. Il est temps de laisser la fin d'année et les examens se dérouler, sans quoi la mise en échec d'une année universitaire, si elle laisse certains bloqueurs indifférents..., constituerait une atteinte à un droit, atteinte contraire à l'idée d'égalité défendue. Il est temps de cesser de déclarer comme contre vérité que la majorité des étudiants de la Fac du Mirail est pour la poursuite du blocage. Puisqu'il n'est pas moyen de le dire autrement, disons-le ici.
Rédigé par : jeanne | 18/05/2009 à 21h34
Non favorables à la réforme de l'université, c'est cependant consternés par l'obstination des étudiants bloqueurs sur le campus de la Fac du Mirail que, parents d'un étudiant non bloqueur nous réagissons.
Nous devons souligner que le vote des AG n'est démocratique que pour les bloqueurs qui s'opposent systématiquement au vote par les urnes préférant le vote à main levée (vote interminable sur des questions plus ou moins raisonnées)craignant sans doute son résultat et empêchant ainsi des étudiants
qui le souhaiteraient de s'exprimer. Il est également temps de corriger la contre vérité selon laquelle la majorité des étudiants de la Fac du Mirail seraient pour la poursuite du blocage.Il est temps de permettre la reprise des cours et la tenue des examens de fin d'année, sauf à porter atteinte à un droit, atteinte qui serait contraire à l'idée d'égalité défendue.
Puisqu'il n'est pas moyen de l'exprimer autrement, disons le ici.
Rédigé par : jeanne | 18/05/2009 à 21h49
Je suis effrayé par la haine qui suinte des propos d'Oliver : haine contre l'intelligence et l'un de ses derniers bastion, l'université française; haine de classe encore contre ceux qui n'ont -par leur naissance sans doute- pas d'autre avenir que boucher ou plombier. Je parle quant à moi sans haine pour ses professions, qui doivent être des choix et non des echecs.
La réforme de l'Université, nécessaire bien sûr, est un enjeu bien trop important pour se contenter d'un discours stérile et agressif.
Oui la démocratisation est un enjeu majeur, elle pose la question même de la finalité des études supérieures. J'aime le Mirail pour y avoir mener mes études, y avoir réussi mon agreg et ma thèse. Et ensuite ? des années d'études financées sans postes à la clé. Une recherche que l'on abandonne à des impératifs de "résultats" quelle résultats lorsque l'on étudie Byzance ou la Grèce archaïque ? Quelle utilité pratique ?
Bien sûr que l'accès à la connaissance, la reflexion, que la construction de l'intelligence et de l'esprit critique est un enjeu majeur; reste effectivement à l'articuler à l'insertion professionnelle. ces questions restent entières, elles méritent mieux que le retour aux facultés de l'élite façon XIXème siècle, ou que la marchandisation de ce qui peut l'être dans l'éconmoie de la culture et de la connaissance.
Quant au blocage en lui même, il me déchire autant que l'ensemble de la communauté universitaire. Mais ne taisons pas les responsables premiers, c'est à dire le gouvernement. Que la jeunesse s'inquiète de la disparition de l'instrument, certes perfectible, de sa formation intellectuelle et critique me semble plutôt sain. Les moyens se discutent, mais qu'ils sont durs en face, qu'ils tapent fort comme le dit si cyniquement Olivier.
La situation du Mirail est un drame, comme est dramatique le coup porté à l'Université, à la recherche, à l'intelligence.
Cyril
Rédigé par : Cyril | 18/05/2009 à 22h22
PROBITÉ INTELLECTUELLE
on lit dans l'article : il critique aussi ses collègues grévistes qui «continuent à percevoir leur salaire après trois mois de grève : en réalité ils font de la sélection dans leurs activités en continuant la direction de thèses et leurs recherches».
En bon Français ces professeurs SE DÉCLARENT GRÉVISTES VIS A VIS DES MÉDIAS ET DE L'OPINION
mais se déclarent en travail de recherche c'est à dire NON GRÉVISTES vis à vis de l'administration POUR TOUCHER LEUR SALAIRE
je m'interroge sur leur probité intellectuelle
Rédigé par : minhd111 | 18/05/2009 à 23h14
Je suis de tout coeur du coté de Cyril, pas d'Olivier! Mais est-ce que, comme le dit Jacques Julliard cette semaine dans une belle analyse du Nouvel Obs, l'université actuelle n'approche pas de sa "décomposition", décrite par ailleurs avec justesse par Bayrou ? Surtout, bien entendu, les Facs de Lettres, Langues et Sciences Humaines - dont Le Mirail n'est qu'un exemple.
L'empilement de réformes imposées sans la moindre concertation, les déclarations scandaleuses de mépris du Président de la République, les atermoiements sans fin du sieur Darcos ont favorisé des blocages imbéciles, s'ajoutant à ceux des années précédentes. Des groupes exercés au cadenassage et à la manipulation veulent nous faire croire qu'ils vont "faire reculer le pouvoir"... en faisant perdre leur année à leurs camarades. Ceux qui vont payer, qui ont déjà payé, ce sont, comme toujours, les étudiants les plus fragiles.
Au-delà de cet épisode, y a-t-il encore une chance que la masse des personnels universitaires, tétanisés par les événements, s'inscrive dans la perspective d'une véritable université moderne, qui soit tout autre chose qu'une addition de fiefs ?
Rédigé par : haltla | 18/05/2009 à 23h20
Soyons clair, l'UNEF n'a plus du tout la main sur le mouvement, ce syndicat étudiant est complètement dépassé par les évènements et essaye coûte que coûte de continuer à être visible.
Pour les étudiants bloqueurs, ils n'ont plus vraiment le choix, soit ils acceptent la tenue d'examens et la grande majorité ne réussira pas, soit ils continuent le blocage en espérant une validation automatique du semestre.
Nous ne sommes plus du tout dans un blocage lié à la loi LRU, mais dans une situation où les bloqueurs veulent sauver leur année en imposant une validation automatique et sont rentrés dans un jusqu'au boutisme désespéré.
Rédigé par : CAL81 | 19/05/2009 à 07h59
pour se rendre compte du caractère démocratique des AG étudiantes je vous conseille d'aller sur you tube et de taper AG toulouse le mirail. On voit alors bien le processus en œuvre plus proche de la grande messe où de les orateurs se succèdent pour ânonner le même discours qui légitime dans le fond se décompose dans la forme. Les AG sont le lieu de la contestation , de la radicalité tout discours critique sur le fonctionnement de cette assemblée est impossible en son sein. La radicalité a deux visages: d'un coté elle caractérise un discours généreux sur les pauvres les exclus les dominés et de l'autre elle pousse à tout casser tout changer et tant pis pour les conséquences la fin justifie les moyens d'une cause transcendante. Reste à savoir le moment où les étudiants basculeront du coté obscur transformant le rêve initial en cauchemar,le réveil sera alors dur très dur...
Rédigé par : daniel | 19/05/2009 à 08h46
Oui, envoyons les chars pour débloquer le Mirail et toute cette chienlit, comme il y a 20 ans ... en Chine.
Remarque, les donneurs de leçon tel que M. Cabanel sont d'anciens maoïstes ou d'anciens membres de Lutte Ouvrière : il y a des réflexes qui reste au delà des revirements idéologiques.
Les masses silencieuses, qui ne viennent pas sur le campus voir ce qui s'y passe, en attendant comme des moutons la reprise ne peuvent s'en prendrent qu'à elle même, enseignant ou étudiant. Où êtes vous ?
Dans un mouvement social se sont ceux qui payent de leur personne, ne serait qu'en se déplaçant, qui ont la légitimité pour s'exprimer. Où sont-ils ??? Ou est cette marée des 17 000 étudiants du Mirail qui se contente d'attendre leur 6 juin ???
Rédigé par : rma | 19/05/2009 à 09h39
ça peut aussi très bien finir. Il suffit que les étudiants qui veulent étudier et les enseignants qui veulent enseigner virent à coups de pompes dans le cul les quelques zigotos qui massacrent leur année et l'université du Mirail. Mitterrand disait ; "On ne meurt pas d'être battu on meurt de ne pas se battre" Allez camarades, ouvrez la boite à giffles!
Rédigé par : fabienne | 19/05/2009 à 10h51
Ah oui Cyril, la "haine qui suinte", évidemment, ça coule de source tant ça suinte de partout. Et j'aime bien aussi votre "université, dernier refuge de l'intelligence"; mais laissez-moi rire bon sang, laissez-moi rire. C'est ce qu'il y a de mieux à faire face à de telles inepties. Rah ce monde moderne n'en finira jamais de me faire rire, c'est au moins ça!
Il n'y a évidemment aucun mépris - c'est tout au contraire - pour les bouchers, manoeuvres et serveurs. Ce sont de biens nobles métiers, qui embauchent et permettent de vivre dignement. Le boucher de mon quartier a mis 2 ans à trouver un jeune pour reprendre son affaire, 2 ans alors que je vois en permanence à Toulouse des hordes de loqueteux, d'étudiants désoeuvrés, de RMIstes camés et de gauchistes qui ne rêvent que de tout casser. Ils me font poiler ces bloqueurs qui pensent tuer la fac alors que celle-ci est déjà morte depuis longtemps. Il y a longtemps déjà que les meilleurs élèves, ceux qui sont excellents, qui comprennent plus vite que les autres, ceux qui travaillent plus et mieux, ne mettent plus les pieds dans les facs. A quelques exceptions près. Sarkozy et les gauchistes dansent un ballet qui ne fait que dévoiler ce que tout le monde sait déjà: l'université française est un grand cadavre à la renverse, la faute à sa gauchisation permanent, à sa culture de la glande, à son ouverture à tous et surtout aux plus médiocres, à son nivellement vers le bas, à son égalitarisme, à sa culture de la subversion, à sa haine du savoir et de la science.
Prochain cadavre révélé à la face de tous: l'Education Nationale, ce que tant de parents savent aussi déjà. Et comme il n'y a plus de réactionnaires en face, personne n'essaiera de relever ces cadavres et les gens honnêtes trouveront par eux-mêmes d'autres moyens d'éduquer leurs enfants et de gagner leur croûte. C'est beau le matérialisme, de gauche comme de droite. Sarkozy n'est pas de droite pris au sens de récation, c'est pour cela qu'il a été élu triomphalement et c'est pour cela que la gauche est totalement dépassé. Sarkozy est progressiste, il n'a aucune valeur, aucun préjugé, aucune culture, aucune religion: il avance, il progresse, il dégomme, il laisse s'écrouler ce qui est déjà mort sans verser une larme et offrira sur un plateau le pays à ceux qui seront les plus ambitieux, les plus jeunes, les plus pêchus, les plus solidaires, les plus violents, les plus vivants quoi.
@fabienne: bonne remarque, c'est ce qui est époustouflant. Les gauchistes sont désormais tout seuls, ils n'ont même plus l'alibi de leurs alter-égaux fachos/réacs pour continuer le tango du progressisme moderne. Il ne se trouve plus personne pour leur botte rle fion, et ce faisant ils ont gagné à plate-couture et donc nous avons tous perdu.
Vivent les BTS, les IUT et les écoles grandes ou petites, privées plutôt que publiques. Vivent les formations professionnelles, les métiers manuels, les métiers qui embauchent.
Rédigé par : Olivier | 19/05/2009 à 12h12
Fabienne tu me scies, quel talent! Pim pam poum comme j'aime!
Et toi mon petit Côme qui a pris le mort (Trotsky) aux dents; avec le prénom que tu te paies (bon d'accord t'étais pas là pour empêcher tes vieux de te coller ce prénom de sacristie), il y a cinq ans n'étais-tu pas habillé par Cyrillus, avec la coupe au bol, la nuque rasée à la papa, les chaussettes grimpantes, voussoyant Mooomaman en lui ramassant son serre-tête chaque fois qu'il tombait?
Et tu viens maintement Côme- échappé- du Caousou, oratorien de café du commerce, jésuite larvé (boudu con, ça c'est méchant à cause du mot larve hi, hi)) nous gonfler avec ta révolution à l'ancienne? Tu viens nous donner des leçons de ta soif d'aujourdhui maintenant que tu veux absolument tuer le Père? Nom de Dieu!
Dans dix ans, le Côme, bobo jusqu'à la moelle, au marché Saint Aubin le dimanche et au Cac 4O le reste du temps. Comme Papa.
Rédigé par : Lena Storm | 19/05/2009 à 12h50
Etant étudiante au Mirail, je ne me considère pas comme loqueteuse, cher Olivier. Et je ne suis pas une étudiante médiocre. Je ne suis pas inscrite à la fac du Mirail par défaut, j'ai choisi de m'y inscrire alors que mes profs de lycée me suggéraient de faire prépa, parce que je préfère un enseignement qui privilégie l'esprit critique à un enseignement qui n'est en réalité qu'un bourrage de crâne.
L'université française, un grand cadavre à la renverse ? Ah, oui, vraiment ? Dans ce cas, comment se fait-il que cette année alors que j'étudie en Erasmus à l'Université d'Aarhus (Danemark), une université très bien classée au niveau mondial, j'ai obtenu les meilleures notes que l'on puisse obtenir dans une université danoise, et ce grâce à la formation que j'ai reçue à la fac du Mirail ?
Le problème des facs françaises, ce n'est pas la formation que l'on y reçoit mais les conditions lamentables dans lesquels on étudie, le manque de moyens financiers,... Et les réformes de Sarko et de ses sbires ne s'attaquent pas à ces problèmes, bien au contraire, ils viennent détruire la seule chose qui parvient tant bien que mal à fonctionner dans nos facs : un enseignement de qualité et de niveau élevé.
Rédigé par : Jessalynn | 19/05/2009 à 14h03
Maintenant, il y en a marre, il faut que les forces de l'ordre interviennent !
Pour une minorité extrémiste, une majorité d'étudiants sont dans des situations ingérables ! Il faut mettre un terme à ce bazar et remettre en ordres les salles et amphi dévastés, que le contribuable va à nouveau payer !
Rédigé par : Pythagore | 19/05/2009 à 15h06
"Cher" Olivier,
en ma qualité d'étudiant moquette je me dois tout de même de réagir à certains de vos propos.
Outre le fait que votre description des métiers de boucher et de manoeuvre transpire le cynisme malsain, je me suis moi même refusé à suivre cette voie après 3 années de fac stériles.
Malgré ces échecs, qui rappelons-le, sont causés par mon ADN défaillante et mon incapacité à comprendre plus vite que les autres; j'ai eu l'outrecuidance de retenter une année en suivant cette fois-ci 2 licences en même temps (le comble pour un attardé!), l'une en droit et l'autre en psychologie (au mirail). C'était il y a 4 ans.
Je suis aujourd'hui en master 2 des disciplines précitées et je m'apprête à sauter le pas vers ces classes pyramidales que vous affectionnez tant.
Je suis fier de mon parcours et heureux que des extrémistes de votre espèce ne m'aient pas barré la route de la "réussite capitaliste", votre idylle.
Car croyez moi, ce qui gangrène l'université à l'heure actuelle ce n'est pas une centaine d'étudiants qui bloque une fac pour alerter l'opinion mais plutôt le fait qu'une minorité de néo-vychistes, dont vous faites partie, s'obstine à promouvoir une pensée élitiste, absurde et d'un autre âge en laissant pour compte les jeunes qui ne demande qu'a réussir tout en ayant l'occasion de défendre ce qu'ils croient juste. Cette jeunesse use de ce que l'on nomme la liberté d'expression, dont vous ne me semblez pas très friand,vous et votre président.
Monsieur, vous faites partie de ces extrêmes qui rongent les valeurs de tout Etat démocratique et dont la France souffre aujourd'hui, par despotisme (n'ayons pas peur des mots).
Pour information, pour vous montrer que tous les étudiants du mirail ne sont pas des carpettes en puissance, je vous signale que j'ai, en plus de mes 2 cursus, un travail de semi-nuit en semaine et un job le week end.
Culturellement vôtre
Rédigé par : Etudiant camé et désoeuvré | 19/05/2009 à 16h00
@Jessalynn: et bien vous êtes une exception. Les prépas ne sont pas du bourrage de crâne: on y apprend à travailler dur, à se dépasser, à vivre en ascète et à s'en sortir. Ca aide, c'est une grande force dans la vie active par la suite, c'est un peu comme un rituel de passage à l'âge adulte comme il doit y en avoir dans toute culture. Ce que j'y ai appris en mathématiques, je ne l'ai jamais oublié - mais la prépa n'est pas une fin en soi, derrière il y a une école où le bourrage de crâne n'existe pas. Un endroit que tout étudiant respecte tellement ce fut dur d'y être arrivé, un endroit que personne ne songerait à dégrader parce que ça reviendrait à dégrader sa propre souffrance, son propre mérite, d'y être entré. C'est cet esprit de corps, cet esprit d'excellence qui manque à nos universités.
Je suis totalement d'accord avec certains universitaires qui ont écrit vouloir sauver l'université, parce que les grandes écoles ne forment pas de grands scientifiques, sont moins propices à la recherche, parce que trop petites, etc... je suis d'accord, mais le prix à payer pour la survie est de faire redevenir l'université un pôle d'excellence, un pôle d'élité qui attire les meilleurs. Quand je dis les meilleurs, ça n'est pas un jugement dans l'absolu mais un jugement relatif: les meilleurs intellectuels, les meilleurs théoriciens, les meilleurs chercheurs. Et ceux-là on les reconnaît déjà au mérite et au seul mérite, dès le lycée.
Sarko ne détruit rien du tout et la fac s'est réuniée toute seule par sa gauchisation, son égalitarisme, son refus de la sélection par le mérite, ses orientations idéologiques systématiques. La population dans son ensemble comprend cela, en a le sentiment, le sent et d'instinct va se détourner de ce grand cadavre. Sarko ne détruit rien, c'est juste qu'il n'est pas réactionnaire. Il ne cherche pas comme l'auraient fait tous les anciens présidents à "sauver ce qui peut l'être, à négocier" mais il préfère laisser choir et révéler à tous comment une institution qui s'auto-glorifie est incapable de résister à une minorité de barbares anti-démocratiques. Comment personne n'a les cojones d'utiliser la violence pour faire barrage à ces sauvages. Et ça ce n'est pas nouveau, ça fait 30 ans que ça dure. Combien d'étudiants dégoûtés ruminent dans leur coin? combien ont honte de l'argent jeté par les fenêtres, l'argent durement gagné par leurs parents ou pire, l'argent emprunté aux banquiers? combien de profs ne peuvent plus se regarder dans la glace parce qu'ils ont baissé les bras devant le premier bloqueur hargneux? combien??
Et le pire du pire, ce sont tous ceux qui évoquent la validation automatique des semestres. Comme si on demandait l'amnistie autmatique de tous les voleurs, la paye automatique de tous les glandeurs. C'est le clou qui va enfoncer le cercueil de la fac, les diplômes seront à jamais décridibilisés.
Rédigé par : Olivier | 19/05/2009 à 16h03
Si les forces de l'ordre n'interviennent pas comme il plairait aux admirateurs de Lipeng et Deng Xiao Ping, c'est parce que justement cette "majorité d'étudiants qui veulent reprendre" n'existe pas. Il faudrait par ailleurs une présence policière en permanence et il n'est pas sur que les enseignants veuillent reprendre les cours sous surveillance policière. La direction de l'université, et il faut lui en rendre grâce, l'a bien compris. Le président de l'université est garant de l'ordre public en ses locaux et l'ordre public ce n'est pas d'attiser les violences et les dommages collatéraux qui résulteraient d'une intervention policière.
Il suffit d'ailleurs de lire les commentaires de certains pour s'en convaincre : les anti-grèvistes ne cessent d'en appeler à la force, à la violence et à la répression (ici même). Tout en ignorant manifestement l'état du rapport de force sur place.
Les salles et les amphis ne sont pas dévastées, les seule dégradations sont les grafitis sur les murs de deux amphis, fait par des grévistes et des anti-grévistes.
Rédigé par : rma | 19/05/2009 à 16h11
Merci pour votre chef d'œuvre, Etudiant camé et désœuvré. Mots-clés: "cynisme, malsain, ADN, néo-vychiste, extrémiste, réussite capitaliste, d'un autre âge, liberté d'expression, votre président". Vous êtes un diamant en or massif, le parfait passeport du bon gauchiste. Ah l'université vous a bien formé, l'élite de la Nation est bien assurée avec des pasdarans comme vous.
Si je compte bien: 3 années de fac "stériles" (on n'en saura pas plus, pourquoi stériles?) + 1 année de double-licence + 4 ans (stériles aussi?) et actuellement double-master droit et psychologie. Après 9 ans aux frais du contribuable, c'est fini? non, maintenant y'a des classes pyramidales. Pour un job enfin derrière, et après tant d'investissement sur votre brillante personne, un job dont on espère qu'il aura une portée sociétale à peu d'autres pareille? qu'il soit permis d'en douter, étant donnés les débouchés. Mais vous serez cultivé, et vous pourrez du haut de votre culture aristocratique certifié non-ADN et non-vychiste, vous pourrez pérorer et hurler au fascisme d'une société qui ne vous offre pas le destin que vous êtes en droit d'attendre.
Et en attendant, les immeubles pour se loger ne se construiront pas, les bouchers fermeront et nous irons tous comme des moutons en grande surface, les petites exploitations agricoles passeront aux mains des grands groupes parce que Monsieur aura préféré fire 10 ans d'étude aux frais de la princesse. Mabrouk. A moins que... à moins que pour occuper ces emplois indignes de votre sainteté, la "société vychiste et capitaliste" en soit réduite à faire venir des crèves-la-faim de l'autre bout du monde et à les payer au lance-pierres pour bâtir des toits et nourrir les ventres. Tout est bien que se finit bien, dans le monde des bisounours!
Rédigé par : Olivier | 19/05/2009 à 18h46
@ Olivier
Rien à rajouter.
Rédigé par : canal | 19/05/2009 à 21h21
affligeants des deux côtés.
voilà ce que l'université ne veut et ne doit former, des gens obtus et conditionnés.
juste quelques choses de bon sens à vous rappeler, même si le bon sens est un ennemi dont ils faut se garder comme disait roland barthes.
1) l'université française n'est pas mauvaise, elle est même plutôt bonne; quand on voit les miracles que l'on arrive à faire en récupérant des lycéens complétement paumés et en les amenant quatre, voire cinq ans plus tard, versun niveau d'enseignement relativement correct, et assez élevé pour les filières sciences dures et juridico-économiques.
2) elle ne va pas si mal, quand on regarde le niveau de connaissance des étudiants d'autres pays. pour enseigner en science politique et en droit, en niveau L3, M1 et M2 et en comparant avec des collègues d'autres filières (sciences dures et molles confondues), les erasmus, les américains, sud américains et asiatiques, hors la barrière de la langue, ont un corpus de connaissances bien en deça du notre.
3) les chercheurs français sont bien vus à l'étranger, notamment en sciences humaines, car on sait qu'ils feront des merveilles avec un budget de merde. D'expérience, on coute trois fois moins cher qu'un américain, pour des résultats scuientifiques plus élaborés.
4)en revanche, on ne prépare pas nos étudiants à sortir de l'université. la vie n'est pas une succession d'inscription en masters 2 qui sont autant de merveilleux arrangements pour les étudiants (qui n'ont pas à faire face au chômage en rempilant une année de plus), ainsi que pour les enseignants qui créent des niches stériles, mais sur lesquelles ils gardent le contrôle et font jouer la cooptation pour placer des heures ou récupérer des postes (mandarinat oblige). Au final, on arrive à élever des bêtes à concours, spécialistes de rien, polyvalents intellectuellement, mais déficients en termes d'adaptation aux exigences sociales du monde du travail (et non économiques pour nos amis marxistes de seconde année.
5) Cette situation a un effet pervers: rendre les étudiants attentistes et prendre une mentalité de "guichet". La fac doit tout leur amener sur un plateau, jusqu'au doctorat, pour certains. Erreur, l'université n'est qu'un moyen, un outil de savoir et non une fin en soi. A titre personnel, j'ai obtenu un doctorat non dans l'attente d'être enseignant, mais dans le but d'atteindre un niveau de connaissances qui m'ouvrirait d'autres portes, tout cela sans financement et en fondant une famille (non je ne suis pas un super héro, tout cela est bien possible). En définitive, les étudiants d'aujourd'hui sont plus consommateurs et utilitaristes qu'autre chose (ouh la je sens déjà que les camarades du soviet de l'avenue antonio machado ont le sang qui monte aux lèvres et vont me courser dans les allées de la maison de la recherche....)
Tout compte fait cette réforme n'est ni bonne ni mauvaise, elle a pourtant le mérite de révéler le manichéisme profond et l'archaisme qui règnent depuis trop longtemps dans la communauté universitaire, ce qui est très loin de ses objectifs premiers.
pour finir sur une note positive, j'ai appris aujourd'hui que deux de mes étudiants, spécialisés dans la sociologie de l'action publique, vont bientôt décrocher des jobs à durée indéterminée (chimère fonctionnelle) en cette période de crise. Preuve qu'il en est que rien n'est perdu pour celui qui s'en donne les moyens.
t'es rock coco comme dirait ce bon vieux léo
Rédigé par : el rey phantasma | 19/05/2009 à 22h29
Quand ce modèle de civilisation s'effondrera, peut être nous comprendrons notre folie.
Les étudiants du Mirail sont peut être les derniers d'une sorte d'individus lucides... Et tant mieux si c'est pas l'idéologie dominante ambiante mais leurs actions qu'on lira dans les encyclopédies !
Rédigé par : vieillard sénile (?) | 20/05/2009 à 00h01
"Les antis-bloqueurs tels que les membres du Déblocage actif des amphithéâtres, les «Dadas» ne sont qu’une dizaine d’étudiants proches de l’extrême droite"
Pauvre Côme, tu as oublié les qualificatifs "nazis", "rexistes", "membres de la Gardia de Fier", "petits potes à Gobineau", "fans invétérés de Chamberlain", "eugénistes", "papistes", "créationnistes" et tant d'autres.
Rédigé par : Herr G. | 20/05/2009 à 01h28
A ceux qui se croient déjà en dictature et voudraient interdire le droit de grève, vous oubliez que les personnels (BIATOS et Enseignants) revotent eux aussi massivement la grève en AG et ont voté aujourd'hui 19 mai une motion: "tant que la loi LRU n'est pas abrogée, il n'y aura pas d'examens".
Rédigé par : héraut | 20/05/2009 à 01h30
Je suis étudiant à Sciences Po. Je suis passé par une prépa publique Hypokhâgne. Je suis donc, cher Olivier, le genre d'étudiant que vous affectionnez tant, n'est-ce pas ?
Or, vous ne semblez pas être passé par ces enviables "grandes écoles". En effet, si tel était le cas, vous
ne tiendrez pas les propos qui sont les votres. Nos meilleurs profs dans toutes les matières, sont, avant d'être enseignant dans les IEP, des enseignants-chercheurs d'université. Les meilleurs labos de recherche sont dans les universités. Les majors des promotions de l'ENA ou de l'ENS viennent majoritairement des universités. Les grandes écoles avec sélection à l'entrée, comme c'est le cas chez moi, travaillent main dans la main avec les universités car la qualité et la quantité de savoirs est fabuleuse au sein de celles-ci.
Certes le blocage prolongé ne pénalise que les étudiants les plus fragiles.
Certes l'université a besoin de réforme pour mieux encadrer ses étudiants.
Vous parlez aussi beaucoup de "mérite", comme seule source de réussite.
Nous ne sommes pas tous égaux face à l'enseignement. A Sciences Po, il y a 95% de fils/filles de cadres. Parce que fils de cadres sont naturellement moins feignants que les fils d'ouvriers ?
Non, parce que la socialisation des fils de cadres leur permet d'acquérir les connaissances nécessaires plus facilement et d'être plus en phase avec les exigences de l'enseignement de par leur éducation.
C'est une règle sociologique de base que nous étudions en première année dans ... ces grandes écoles que vous aimez tant.
Enfin, tachez de ne pas écrire n'importe quoi, votre supériorité intelectuelle risquerait d'en souffrir.
"Vous êtes un diamant en or massif"
Il y en a qui auraient mieux fait d'aller un peu plus à la fac.
Amicalement,
Fred.
Rédigé par : Fred | 20/05/2009 à 02h55
je tiens à commenter les propos du porte parole côme sur les anti-blocage (et non bloqueurs)
je suis étudiant au mirail en langues étrangères appliquées, et prend part au déblocage actif des amphithéâtres.
dada.bigbig.com
les acteurs sont tous étudiants au mirail.
nous sommes tous opposés au blocage. le dada n'a pas sa place sur le champ politique, pour la simple raison que nous ne nous focalisons que sur le (dé)blocage. En ce sens je trouve la remarque de Côme (« proches de l’extrême droite ») erronée, voire malhonnête.
pourquoi je vais débloquer:
- ce blocage est une atteinte aux libertés.
il force les étudiants à se positionner ou à quitter le campus. la plupart sont déjà partis. Tous ceux qui sont partis connaissent le fonctionnement des assemblés "générales", tous savent que l’administration, face aux agissements de certains bloqueurs ne bougera pas de peur d’échauffourées sur le campus, et enfin, outre le désintérêt pour les réformes en cours, ceux qui voudraient s’exprimer en sont dissuadés par le climat délétère que font régner sur le campus certains bloqueurs.
-il me semble que le blocage sans passer par le dialogue avec les élus est une idiotie : les bloqueurs ne se sont jamais déplacés, pour demander la parole de manière civilisée aux différents conseils (municipal, général et régional) et exposer leur position.
-Le déblocage effectué par l'administration a coïncidé avec la venue du ministre de l’éducation. Sans cette visite, je doute que quoi que ce soit ait bougé.
La situation actuelle m’accable. L’an prochain, comme beaucoup d’autres, j’irai étudier dans une faculté privée (donc chère), et contribuerai à la mort lente de Notre Fac.
un certain nombre d'entre nous sont en train de monter un dossier en justice afin que nos frais d'inscription nous soient remboursés pour cette année perdue (car elle l'est), et des parents cherchent à monter une association pour aller dans le sens de la réouverture du campus.
Rédigé par : vincent | 20/05/2009 à 03h30
@ Lena storm merci de faire des commentaires sur l'article pas sur les personnes qui commentent ce qui ne fait pas avancer le débat ; de même, pour rma, pour être crédible dans un discours il faut qu'il y ait un minimum de vérité, ce qui manque largement dans les vôtres.
Ces deux demandes sont valables pour tous ceux qui confondent des commentaires avec un défouloir...
Rédigé par : CAL81 | 20/05/2009 à 07h10
@vieillard sénile: être gauchiste ça n'est pas être lucide sur l'effondrement en cours de la civilisation occidentale, mais c'est au contraire en être complice, c'est l'archétype de l'occidental qui court vers le précipice, qui croit dur comme fer au mythe progressiste.
Ces gens sont des utilitaristes, ils ignorent le sens de mots comme honneur, liberté, foi, hiérarchie, effort, ascèse, contrôle de soi, respect, tradition, etc... or sans ces mots on ne bâtit rien et l'on ne survit pas longtemps. Les autres peuples de la planète sont là pour nous le rappeler.
Rédigé par : Olivier | 20/05/2009 à 10h45
C'est étrange personne ne parle des blocages des gardiens de prison, blocage des ports par les pécheurs, des routes par les camionneurs, des dégradation des laitiers dans les préfecture, ni de leur réquisitions de nourritures distribuées gratuitement à la sortie des grandes surfaces ??
Ah non, bien sur, ce sont des vrais travailleurs eux, les autres c'est des glandeurs.
La France n'a besoin que de travailleurs manuels et de personnes pour éduquer leurs enfants, leur apprendre à lire et à écrire, leur apprendre l'histoire et la géographie, l'instruction civique.
Non, pas besoin n'ont plus de psychologues pour prendre en charge les cadres dépressifs sortis des EC, et bien sûr pas besoin de sociologue pour comprendre les fonctionnements et dysfonctionnement de la société (banlieue, délinquance, natalité).
De toute façon la société on sait bien comment qu'elle marche : y'a les bon et y'a les méchants, pas besoin d'aller chercher plus loin.
Quant aux langues et à la philo, c'est bien connu ça sert à rien non plus.
J'aimerais bien voir tous ces donneurs de leçons en labeur restés enfermés 8 heures dans une salle sans fenêtre à participer à un séminaire, sans pause café ou cigarette, et leur demander au bout des 8 heures de nous faire une petite synthèse qui se tiennent. Vue l'état de leurs neurones il ne tiendraient même pas une heure en place, belle rigolade en perspective.
Rédigé par : rma | 20/05/2009 à 11h39
forcément les débloqueurs sont proches de l'extreme droite , je vois que les gauchistes sont toujours aussi tolérant. Si on est pas de gauche on est forcément d'extreme droite. En meme temps si le fameux Come est le petit bourgeois que j'ai apperçu a la télé l'autre jour haranguant l'amphi comme un révolutionnaire d'opérette , le niveau de l'intervention n'est pas étonnant.
Rédigé par : geoff | 20/05/2009 à 12h24
je tiens à commenter les propos du porte parole côme sur les anti-blocage (et non bloqueurs)
je suis étudiant au mirail en langues étrangères appliquées, et prend part au déblocage actif des amphithéâtres.
dada.bigbig.com
les acteurs sont tous étudiants au mirail.
nous sommes tous opposés au blocage. le dada n'a pas sa place sur le champ politique, pour la simple raison que nous ne nous focalisons que sur le (dé)blocage. En ce sens je trouve la remarque de Côme (« proches de l’extrême droite ») erronée, voire malhonnête.
pourquoi je vais débloquer:
- ce blocage est une atteinte aux libertés.
il force les étudiants à se positionner ou à quitter le campus. la plupart sont déjà partis. Tous ceux qui sont partis connaissent le fonctionnement des assemblés "générales", tous savent que l’administration, face aux agissements de certains bloqueurs ne bougera pas de peur d’échauffourées sur le campus, et enfin, outre le désintérêt pour les réformes en cours, ceux qui voudraient s’exprimer en sont dissuadés par le climat délétère que font régner sur le campus certains bloqueurs.
-il me semble que le blocage sans passer par le dialogue avec les élus est une idiotie : les bloqueurs ne se sont jamais déplacés, pour demander la parole de manière civilisée aux différents conseils (municipal, général et régional) et exposer leur position.
-Le déblocage effectué par l'administration a coïncidé avec la venue du ministre de l’éducation. Sans cette visite, je doute que quoi que ce soit ait bougé.
La situation actuelle m’accable. L’an prochain, comme beaucoup d’autres, j’irai étudier dans une faculté privée (donc chère), et contribuerai à la mort lente de Notre Fac.
un certain nombre d'entre nous sont en train de monter un dossier en justice afin que nos frais d'inscription nous soient remboursés pour cette année perdue (car elle l'est), et des parents cherchent à monter une association pour aller dans le sens de la réouverture du campus.
Rédigé par : vincent | 21/05/2009 à 02h42