30 stagiaires enseignants de l'IUFM punis pour faits de contestation
(POUR AJOUTER DES COMMENTAIRES, SE REPORTER À LA REPRISE DE CET ARTICLE, DATÉE DU 9 JUILLET)
ÉDUCATION. La correction politique, ça s’apprend. En tout cas, le ministère de l’Éducation nationale s’emploie déjà à l’enseigner à Toulouse.
Trente stagiaires de l’IUFM de Haute-Garonne ne seront ainsi pas titularisés cette année pour avoir contesté les réformes Darcos en cours d’année. Le compte rendu de formation politiquement incorrect qu’ils ont pu commettre au mois d’avril se retrouvant dans leur dossier de validation, les voilà retoqués.
C’est une inspectrice générale, membre du cabinet des ministres Darcos puis Châtel qui n’a pas supporté que, même dans le strict cadre de l’IUFM, de futurs fonctionnaires contestent les dernières réformes gouvernementales. Ces affreux trublions ont eu à en répondre devant le jury académique de qualification professionnelle devant lequel ils ont été convoqués ce vendredi 3 et lundi 6 juillet.
La charge a été «sauvage», jugent-ils aujourd’hui. Le jury leur auraient reproché un manquement au devoir de réserve.
Réaction gouvernementale «inédite et exceptionnelle», commentent le Syndicat national de l’enseignement secondaire et le syndicat de l’enseignement primaire. «Le SNES et le SNUIpp ne pourraient accepter que ces collègues ne soient pas titularisés dès cette année».
«C’est fini la rigolade. Il a dû y avoir des instructions de sévérité», analyse un formateur de l’IUFM. Le ministre Luc Châtel ne semble en tout cas pas disposé à desserrer la vis que son prédécesseur Xavier Darcos a bloquée.
Une audience au rectorat et au ministère de la rue de Grenelle est demandée. Où le pari semble être fait que les vacances d’été étoufferont le bruit de ce coup de bazooka sur les rangs de la contestation.
Un tir à blanc, toutefois. La titularisation des trente stagiaires est tout simplement «ajournée». Autrement dit : soyez sages, les enfants, et si vous ne contestez pas plus avant, cette titularisation pourrait intervenir plus tard.
Une question taraude les stagiaires: quelle idée a traversé les formateurs de l’IUFM de glisser les compte rendus de leurs élèves contestant les réformes dans le dossier de validation?
GLv.
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bonjour
et oui il ne faut pas critiquer le gouvernement et surtout les lois.
salutations
Rédigé par: cloclo74 | 08/07/2009 à 18h58
Je croyé être dans un état de droit ou l'on pouver encore dire ceux que l'on penser. Mais force est de constater que c'est comme en chine ou le pouvoir à toujours raison . Ne pas critiquer le gouvernement ne pas faire ceci ne pas faire cela. après il ne faut pas s'atendre as ce que le peuples respecte ceux qui sont en haut et comme tous le monde le sais . Ne sont que bon à jetter à la poubelle.
Rédigé par: révolté | 08/07/2009 à 19h04
Juste pour la forme, je crois qu'on parle de "devoir" de réserve, si ça n'était qu'un "droit" après tout…
Rédigé par: Belrog | 08/07/2009 à 19h04
Il y a une erreur: il ne s'agit pas de "droit de réserve", mais d'"obligation de réserve". La difficulté tient à la compatibilité de cette "obligation" avec la liberté d'expression reconnue aux fonctionnaires, et qui est néanmoins, à géométrie variable.
Rédigé par: laurent | 08/07/2009 à 19h04
Punis "pour l'exemple"... ? That is the question, mais il semble que la réponse est claire.
C'est l'image subliminale que nous envoient Darcos et son remplaçant...
Car cette punition arrive, non pas au moment du conflit, mais bien après, tirée dans le dos des concernés... En représailles. En traître.
Belle démocratie sarkozyenne...
Rédigé par: lola | 08/07/2009 à 19h07
"Quelle idée a traversé les formateurs de l'IUFM..."... ?
C'est la récompense, voyons...
Rédigé par: lola | 08/07/2009 à 19h10
manquement au droit de réserve ?.... NON ! Il s'agit du devoir de réserve ...
Rédigé par: metequedu13 | 08/07/2009 à 19h11
Hola la le totalitarisme est en route...
Rédigé par: Phil | 08/07/2009 à 19h12
comme en 40, tous derrière le Petit Maréchal et ses sbires. les fonctionnaires doivent obéir sans broncher !! un bon fonctionnaire est un fonctionnaire qui abdique sa conscience... la droite me fait vomir !
Rédigé par: antidroite | 08/07/2009 à 19h16
La France est couchée (je traduis : tout passe aux yeux des français ... la mainmise de TsarKo sur les moyens d'information... avec les journaux gratuits et le CSA UMP! les menaces physiques sur les hommes politiques (voir Lellouche sur Mélenchon)...les gardes à vue qui se multiplient... le teaser autorisé malgré ce qu'il se passe outreatlantique... la laïcité mise à mal... l'école bradée à l'ultralibéralisme...la mise au pied d'un jeune lycéen qui conteste Darcos... les intimidations sur les militants syndicaux... pêle mêle certes , mais maintenant, la chaleur du bouillon augmente et les grenouilles (je veux dire les français)seront bientôt CUITES sans vraiment avoir tentées de sortir du bain, c'est à dire virer cette clique claquante qui travaille pour les coquins de financiers et pour les grosses multinationales.
Avons-nous hérité des droits syndicaux durement gagnés par nos pères pour accepter CELA?
Rédigé par: dutronc19 | 08/07/2009 à 19h24
vous savez ce que veut dire
"formateur de l'IUFM"
renseignez vous ; et vous comprendrez!
Rédigé par: dan | 08/07/2009 à 19h49
la droite autocratique détruit la France.
Rédigé par: Zadig | 08/07/2009 à 19h50
keep cool jeunes amis IUFM ! que votre "titularisation" soit "ajournée" pour fait de contestation trublionesque de la Xième "réforme" de l'eduKKK nat n'est pas la moindre des "surprises" que les (vrais) trublionnés de l'EduKKK Nat vous réservent : par exemple vous retrouver TZR (sans affectation à la rentrée prochaine) à 56 balais même au dernier "échelon" de la "hors classe" !!!!! sic (transit - instestinal ?- gloria - lasso ?
gardez la forme ,respirez un bon coup , buvez frais !
Rédigé par: hozan kebo | 08/07/2009 à 19h58
A ceux qui doutent encore de la santé de la démocratie sous Sarko ...
Rédigé par: Michel | 08/07/2009 à 20h09
je suis tout simplement horrrrrrrrifiée !!
Rédigé par: céline | 08/07/2009 à 20h29
la France se prend pour la chine !!! on y est dans le mur !!! il faudra plus que de la solidarité pour stopper ce train d'atteintes aux libertés !!! bordel que les parlementaires fassent grève !!! que cet hémicycle retrouve la voie de la raison !!!et ce pays sa dignité !!! comment a-t-on pu laisser passer déjà ce déni de démocratie en bafouant le 29 mai 2005 !!!! ça puire un parfum brun perfide dans ce pays et il y en aura encore pour dire qu'il ne savait pas !!!désolée pour la colère, oui je sais , elle est mauvaise conseillère, mais j'ai mal à ma FRANCE!!
Rédigé par: vero | 08/07/2009 à 20h44
bien oui la moindre des choses pour de futurs fonctionnaires c'est la réserve ,le respect de la démocratie et de l'Etat.
Rédigé par: palteau | 08/07/2009 à 20h45
INFO!!
Rédigé par: belgrand | 08/07/2009 à 20h46
il faut au moins connaître les textes avant des les refuser
Rédigé par: titou | 08/07/2009 à 20h47
Quand j'étais à l'IUFM (2001) et que j'émettais des réserves sur le pédagogisme, on nous faisait bien vite taire. Chacun son tour.
Rédigé par: Blabla | 08/07/2009 à 20h48
Non pas "Droit de réserve", mais "Devoir de réserve" (confusion avec "droit de retrait")
Rédigé par: Myriam | 08/07/2009 à 20h57
Incroyable, et inacceptable!!
Moi je dis grève dès la rentrée! jusqu'à ce que ces profs qui ont eu le courage de ne pas attendre leur titularisation pour être intelligents, honnêtes et volontaires soient réintégrés!!
Je ne savais pas que devoir de réserve était synonyme de soumission muette!
Rédigé par: Raph | 08/07/2009 à 21h06
Ces jeunes gens sont bien naïfs et ne connaissent pas les règles de titularisation dans la fonction publique. Un fonctionnaire stagiaire, qu'il soit enseignant stagiaire, agent des impôts, secrétaire de préfecture, et j'en passe, attend sagement sa titularisation, au lieu de jouer au héros. C'est la règle de jeu informel.
L'attitude de l'EN est rude et injuste, mais si ce ministère était un bon employeur, respectueux de ses agents, enseignants et non-enseignants, cela se saurait depuis longtemps.
Si ces jeunes gens n'ont pas été titularisés pour ne pas avoir respecter des instructions, bon courage à eux.
Si ces jeunes gens n'ont pas été titularisé pour avoir fait grève ou manifesté, que les syndicats qui prétendent les défendre préparent un recours devant le tribunal administratif.
Rédigé par: snorri | 08/07/2009 à 21h09
On se croit aux procès de Moscou !!!
Je conseille à ces jeunes de démissionner , de chercher 1 autre boulot ; l'EN n'a rien à leur offrir ; 45 ans là-dedans !!!: de quoi devenir maboule , pour rien du tout.
Cela montre le danger de la titularisation sur des " dossiers pédagogiques " ( en clair : du baratin , du vide, du vent).
avant , cela se faisait sur les compétences disciplinaires , ce qui voulait dire quelquechose.
Maintenant, ça ressemble plus à des l'ordination de prêtres et nones .
Dans l'EN, les politiciens vont tout saccager ; ils ont tout saccagé ; sauf les prépas qui résistent 1 peu.
Rédigé par: hubu | 08/07/2009 à 21h17
Mais quelle idée ont-ils eu de se fourvoyer dans une profession qu'ils critiquent avant même de l'avoir intégrée !
Le ministère a bien raison de les en tenr à l'écart.
Rédigé par: Marie France | 08/07/2009 à 21h34
J'ai peine à y croire.
A la lecture de ce article, ma mère, qui a toujours voté à droite, a décidé de voter à gauche.
Lira t on la lettre des 30 stagiaires de Toulouse aux jeunes écoliers dans 60 ans ????
Depuis le temps qu'on devait se payer les IUFM...
Tous les coups sont donc permis ?
Rédigé par: mimi | 08/07/2009 à 21h40
Je suis moi-même fonctionnaire, dans l'enseignement supérieur qui plus est.
Et, effectivement, dans le cadre de mon activité professionnelle, je m'interdis de prendre officiellement position sur la politique mise en place par mon administration de tutelle. Aussi longtemps que cette politique ne revêt de caractère illégal, bien sûr.
En dehors de mon travail, en revanche, j'use de mon libre arbitre et de mon esprit critique. Avec un plaisir amplement savouré. :)
Le devoir de réserve n'est pas une option, lorsque l'on travaille pour la fonction publique, que l'on soit titulaire, stagiaire ou vacataire. Si l'on ne comprend ni ne respecte cette obligation de service, il ne sert à rien d'entrer dans la fonction publique.
Enfin, un compte-rendu de formation est une pièce administrative, qui a sa place dans un dossier administratif. Il est logique qu'il s'y trouve donc.
Rédigé par: Ethelbert | 08/07/2009 à 21h54
En complément de mon commentaire: http://www.liberation.fr/societe/0101578643-les-profs-ont-ils-le-droit-de-desobeir
Le propos s'intéresse aux enseignants, mais il s'applique à tous les fonctionnaires, ainsi qu'aux vacataires et contactuels de la fonction publique.
Rédigé par: Ethelbert | 08/07/2009 à 21h57
donc maintenant pour devenir professeur, il faut etre pour le gouvernement, quel qu'il soit!!! Aberrant!
Rédigé par: razzmatazz | 08/07/2009 à 22h24
Plus aucun employeur, ou presque, n'est loyal vis-à-vis de ses employés. On le sait. Et donc, il est normal de réagir à ce manque de loyauté par une absence de loyauté en retour.
Un proverbe russe, du temps du communisme, disait : "tant qu'ils feront semblant de nous payer, nous ferons semblant de travailler". Sur le même modèle, dans une société capitaliste avancée dotée d'un État qui devient autoritaire, il nous faut intégrer l'idée du désengagement, de la déloyauté et de la désobéissance de principe comme faisant partie intégrante de la très grande majorité des emplois, privés ou publics. Tant que les employeurs font semblant de nous traiter comme des personnes à part entière, nous devons faire semblant de croire à ce qu'on nous fait faire et d'obéir aux ordres qu'on nous donne.
Mais enfin, alors même que je théorise cette déloyauté et que je me souviens m'être opposé frontalement à une inspectrice inadjectivable dès 1985 à Lyon, du temps où l'IUFM s'appelait encore CPR et où cette personne en assurait la direction, je ne suis pas prêt à soutenir sans réserve ces gentils stagiaires. Quand l'employeur est une grosse structure, et particulièrement quand cette grosse structure est l'État, il n'est pas interdit de ne pas être naïf : on peut rajouter à la désobéissance la ruse et la discrétion. Au minimum ne pas signer de son nom (ni même d'un pseudo ou d'une adresse mail facile à pister) les textes (et commentaires) subversifs.
(Chatel, je te vois !)
Rédigé par: Aher | 08/07/2009 à 22h26
Sans commentaires
Rédigé par: bras jérôme | 08/07/2009 à 22h42
Liberté chérie... pourquoi nous quittes-tu ? Ne nous abandonne pas !
Rédigé par: Tintin Reporter | 08/07/2009 à 22h45
Voilà un article qui manque singulièrement de détail pour permettre de se faire un avis un tant soit peu objectif !
Rédigé par: Goldored | 08/07/2009 à 23h12
En tant que fonctionnaire, il ne me semble pas que le devoir de réserve s'applique à un travail scolaire qui n'a pas vocation à être publié, ni même à l'expression sous quelque forme que ce soit de stagiaires qui n'ont pas de responsabilités managériales.
En farfouillant, pas trop loin, je tombe sur ceci :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Devoir_de_r%C3%A9serve
Libé pourrait aller plus loin ?
Rédigé par: Curieux | 08/07/2009 à 23h15
Petit ajout : wikipedia critique comme non sens le terme de "droit de réserve", qui a été utilisé dans l'article.
Rédigé par: Curieux | 08/07/2009 à 23h17
C'est tout bonnement dégueulasse. Où allons-nous à ce rythme? C'est tout simplement un pas de plus vers une forme de dictature inadmissible dans notre république.Il est urgent de réagir véhémentement pour contrecarrer ces formes d'abus de pouvoir.
Rédigé par: Leclère | 08/07/2009 à 23h18
Ce qui est grave c'est que personne n'en parle.
C'est au niveau local, auprès de nos députés et autres représentants qu'il faut se pleindre, écrire et contester.
Le plus grave c'est que tout le monde va finir par avoir peur.
Rédigé par: VerEco | 08/07/2009 à 23h39
Il est temps d'arrêter de dire n'importe quoi : le devoir de réserve n'empêche pas un fonctionnaire de s'exprimer sur la politique d'un gouvernement. Ce devoir de réserve n'existe d'ailleurs pas dans le droit administratif français: cf l'excellente notice dans wikipédia. Seule la jurisprudence statue en la matière. Le devoir de réserve qui est demandé aux fonctionnaires est de ne pas divulguer des infos qui seraient portées à leur connaissance et qui ne sont pas rendues publiques, or, la politique gouvernementale et les réformes de l'Educ nat sont on ne peut plus publiques. Donc si l'on saque ces enseignants pour l'expression de leur opinion politique, qui est garantie par la déclaration des droits de l'Homme, on leur dénie la qualité de citoyen!!!!
Rédigé par: slb | 08/07/2009 à 23h47
Ethelbert: vous êtes peut-être juste un peu pleutre ? Combien de conseils, de comités, d'individus ont voté ces derniers mois des motions tout à fait officielles pour expliquer pourquoi ils n'étaient pas d'accord avec les orientations du gouvernement et ses projets de réforme de l'enseignement supérieur ? et ceci, je pense, en toute légalité...
(en tout cas je suis encore en poste) (d'ailleurs, il faudrait virer bien plus de 30 personnes, pour faire respecter l'ordre, ça serait marrant)
Rédigé par: Anto | 08/07/2009 à 23h47
Mais c'est pas grave !! Vous méritez ça, pauvres crétins de français, ou vous méritez encore plus la suite qui arrive à grand pas...
Au vue de nombreux fait politique, sociaux ou geopolitique en France, je pense que ce pays est en passe de devenir pire que les USA ou même la Russie.
Ca vous apprendras à avoir votez Sarkozy, j'espère qu'il continuera d'enfoncer ce pays et ses citoyens et donnant petit à petit son cul et sa souveraineté à l'Otan (usa), au Crif (Israel) et à la fausse europe, personne ne dira rien et vous meriterez ce qui va vous arriver
Rédigé par: Augurae | 09/07/2009 à 00h21
Recalés pour betise aigue! Les pauvres, ils n'ont pas compris que quand on est en periode d'essai on s'ecrase et les contestations c'est apres la titularisation, si'ils sont tellement idiots à ne pas avoir compris ça ils ne meritent certainement pas le poste, qu'ils aillent dans le privé et faire greve pendant la periode d'essai et on verra s'ils sont confirmés. Les nazes, ils ont bien ce qu'ils meritent!!!!
Rédigé par: bingo38000 | 09/07/2009 à 00h26
C'est une atteinte au droit de tout citoyen et au statut de la Fonction Publique.
Un étudiant postulant à un emploi devra-t-il bientôt vérifier qu'il n'y a pas de micro dans la salle lorsqu'il ouvre la bouche ?
Incidemment, rappelons à certains des commentateurs que LE DEVOIR DE RESERVE N'EXISTE PAS DANS LE STATUT DES FONCTIONNAIRES ! Et ce n'est pas parce que tout le monde parle de quelque chose que cela existe... voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Devoir_de_r%C3%A9serve
il n'existe qu'une "obligation de réserve" et "Il s’agit d’une création jurisprudentielle, reprise dans certains statuts particuliers, tels les statuts des magistrats, des militaires, des policiers..."
Mais cela fait un moment qu'on sait que les princes qui gouvernent la Sarkozie n'ont qu'une très vague notion de ce qu'est la notion républicaine de loi.
Rédigé par: Zumbi | 09/07/2009 à 00h47
Décidément, à droite ou à gauche, les IUFM sont toujours aussi totalitaires...Un instrument de répression sert toujours, l'IUFM sera toujours là pour écraser les futurs enseignants, même recyclé en master 2 de métiers de l'éducation.
Rédigé par: Blackader | 09/07/2009 à 01h04
1984
Rédigé par: senzu | 09/07/2009 à 01h48
croyez vous qu on puisse changer de gouvernement en allant voter , les machines sont elles fiables la droite dure qui est au commendes est sur les dents on va morfler ça va faire trés mal y aura des morts parmi les gents qui sont obligé de travailler pour vivre les autres se protegent contre la populace des affamé qui couve phenomene classique d installation d un gouvernement de plus en plus securitaire sur fond d apauvrissement de la classe moyenne les avocats vereux et les truands de tout poil ont le couteau entre les dents je ne donne pas chere de la vie des gens normaux
Rédigé par: erica | 09/07/2009 à 05h23
Le seul droit que nous aurons, bientôt, ce sera celui de se taire, où d'encenser tout ce que pourra dire le pouvoir.
Rédigé par: Toumaï | 09/07/2009 à 05h29
Et pourquoi pas exiger des stagiaires qu'ils aient une carte à l'UMP avant de les titulariser..
Nous y sommes presque, non ?
Rédigé par: Mélodie | 09/07/2009 à 05h34
Et direqu'ils n"ont meme pas brulé une voiture en signe de contestation
Cette punition est honteuse
Rédigé par: ramilly | 09/07/2009 à 07h12
haro sur les faibles!"Normal" qu'ils s'en prenent aux statiaires, ceux-là ne peuvent pas tout à fait se défendre, l'EN a le droit de ne pas les titulariser. Mias cela est surtout révèlateur de ce gouvernement (et de cette administration!) : elle s'en prend aux faibles car elle en a le pouvoir, et elle s'en sert. Regardez : elle criminalise les jeunes, elle stigmatise les vieux qui travaillent pas assez, les fonctionnaires déjà dénoncés par la vox populi etc. à qui le tour?
Rédigé par: st_just_in_time | 09/07/2009 à 07h17
Situation aussi valable quand on conteste la toute puissance syndicale au sein de l'EN ou simplement que l'on refuse de se syndiquer auprès du tout puissant maître du jeu syndical.....
Rédigé par: CAL81 | 09/07/2009 à 07h29
les commentaires sont presque plus intéressants que l'article .... et certains font frémir... Je suis en fin de carrière, a l'iufm , n'en déplaise à certains, et je suis certaine d'une chose, je ne voudrais pas commencer une carrière maintenant !!!! Que ceux qui vomissent sur les (futurs)enseignants se demandent s'ils aimeraient être méprisés par leur propre patron, mal payés, ( tiens au passage, je règle un petit contentieux: combien savent qu'un enseignant est payé 10 mois répartis sur 12 pour "compenser" ses trop longues vacances ???!) tenus d'appliquer des programmes dont ils savent qu'ils vont laisser en chemin les plus fragiles,tenus de la fermer par dessus le marché ?
Si des fonctionnaires, en des temps seulement un peu plus sombres que ceux d'aujourd'hui, n'avaient pas osé penser et parler et même agir ....Je vous laisse deviner la suite ...
L'exemple venant d'en haut, il est normal que le mépris, la moquerie et la mise au pas deviennent les armes de tout un chacun .
A ne pas voter, à devenir un peuple moutonnier, à abdiquer culture et esprit critique, nous nous exposons à une longue période de soumission à un pouvoir d'autant plus autoritaire qu'il se veut décomplexé .Je suis tout simplement bien triste ...
Rédigé par: sylve | 09/07/2009 à 07h29
L'article manque un peu de détail pour se faire une véritable opinion. On aimerait surtout savoir ce qui était dit dans le fameux rapport de formation incriminé. Toutefois, le fait que 30 stagiaires soient sanctionné est largement à charge de l'inspection générale, car l'affaire devient alors plus politique. En admettant que le rapport sorte visiblement de l'obligation de réserve (prise dans un sens raisonnable), la méthode est extrêmement brutale tout de même. C'est de l'intimidation. Reste qu'il serait intéressant de savoir ce qui a été dit pour juger véritablement de la sanction...
Rédigé par: Tchavolo | 09/07/2009 à 07h51
Certaines personnes pensent rentrer dans un corps de fonctionnaire, sans en connaître et/ou admettre les règles. Rien de différent de ce qui pourrait se passer dans un autre emploi. Imaginez-vous composer un dossier pour n'importe quel boulot avec dedans un document qui critique a priori son employeur et le fonctionnement de sa boîte. Il vous sera répondu que si cela ne vous convient pas, vous n'êtes en rien obligé de postuler pour y travailler. La mission d'un enseignant n'est pas de modifier les choix de son ministère,mais de les appliquer. Les modifier, c'est un vote qui le fera. C'est cela une démocratie. Les vrais coupables restent les profs de l'IUFM qui ont proposé de modifier le contenu de formation pour faire travailler leurs stagiaires sur de tels documents et les glisser dans leurs dossiers, ce sont des irresponsables (risquent-ils quelque chose?) et on comprendrait qu'ils se fassent bouger par ces étudiants un peu naïfs qu'ils ont manipulés et instrumentalisés. Le cahier des charges de la formation demande d' : Agir en fonctionnaire de l’État et de façon éthique et responsable on ne rentre pas dans un boulot en s'asseyant sur ses règles explicites. On peut en penser ce que l'on veut, la formation IUFM ce n'est pas une formation libre universitaire mais une formation professionnelle. D'autres espaces existent dans la fonction publique : commissions paritaires, syndicats (ces jeunes se syndiqueront-ils?) pour exprimer toute réserve devant cette politique. Quel gâchis pour ces jeunes !
Rédigé par: vraiment? | 09/07/2009 à 07h52
Formateurs de l'IUFM ? Des formatteurs....pour formater des clones au lieu de former des profs.
Rédigé par: Dijonnais | 09/07/2009 à 07h56
Si le Conseil d'Etat n'est pas totalement domestiqué, il cassera cette décision scandaleuse. Depuis l'arrêt BAREL il existe une forte jurisprudence qui fixe les limites du devoir de réserve et garantit la liberté d'opinion et le droit d'expression des fonctionnaires. Le fait de critiquer dans un dossier de stage interne à son administration la politique scolaire du gouvernement ne constitue pas une infraction.
Cependant cette affaire est édifiante. A quand le serment d'adhésion à la politique gouvernementale ? Cette dérive totalitaire du pouvoir doit être dénoncée et combattue.
Rédigé par: Combes | 09/07/2009 à 08h44
d'accord sur le fond avec Ethelbert. Lorsqu'on devient fonctionnaire, on s'engage à assurer le bon fonctionnement d'un service public de la manière dont l'a décidé le gouvernement. Je suis moi-même fonctionnaire, je conteste la politique du gouvernement, mais seulement en dehors du travail.
C'est un problème de cohérence: supposez qu'un gouvernement de gauche arrive au pouvoir et augmente enfin les impôts sur les plus riches. Que diriez-vous de fonctionnaires des impôts qui refusent de faire les contrôles fiscaux parce qu'ils pensent que cette réforme est mauvaise pour l'économie ? Que penseriez-vous de juges qui refusent d'appliquer une loi, ou au contraire en imagine une nouvelle, à cause de leur opinion personnelle ?
Rédigé par: pouf, pouf. | 09/07/2009 à 08h49
Punir les fonctionnaires qui expriment une opinion est le fait d'un État faible.
Un petit gouvernement, en somme.
Rédigé par: Groucho | 09/07/2009 à 09h04
Que dites vous d'une non validation pour cause d'appartenance à un groupe de métal ?
Quand la dernière lueur de créativité se sera éteinte dans l'oeil du dernier stagiaire rebelle; alors on aura enfin l'éducation de demain.
Bienvenue dans brave new world !
Rédigé par: martine | 09/07/2009 à 09h09
c'est normal quand on devient fonctionnaire on se doit de respecter les lois du gouvernement sinon il faut aller voir ailleurs!
Rédigé par: bonsens 36 | 09/07/2009 à 09h11
Les fonctionnaires ont une obligation de réserve qui est très surveillée. En fait ne peuvent l'ouvrir que les syndicalistes (à leurs risques et perils indirects)et les enseignants du supérieur semblent bénéficier d'une liberté un peu supérieure. En tout cas le stagiaire quelqu'il soit a intérêt à faire profil bas durant son année de stage, cela c'est super connu
Rédigé par: Charlotte | 09/07/2009 à 09h11
La dictature se durcit, et on fait les offusqués lorsque l'on estime qu'elle va trop loin... Vichy est de retour!!! Les français semblent en avoir la nostalgie.
Pauvre France! Soit on se révolte, soit on fuit, où l'on fait comme la majorité des français: rien, on subit, on fait l'autruche... L'oppresseur est aux commandes et nous n'avons pas encore tout vu...
Ravachol64
Rédigé par: BONAFI | 09/07/2009 à 09h24
C'est donc un crime maintenant en temps de formation de réfléchir, donner son avis, discuter, argumenter sur des PROJETS de réforme du gouvernement car enfin, à cette époque-là et toujours actuellement, les décrets modifiant la formation des professeurs ne sont pas sortis ! L'IUFM doit assumer son erreur d'avoir laissé passer ces dossiers.
Notons également que tous ces stagiaires sont par ailleurs irréprochables dans leur cursus de formation. C'est ce que disent tous leurs rapports d'inspections et toute la hiérarchie IUFM et de circonscription puisque leur titularisation étaient déjà entérinée.
De bons professeurs qu'on accuse d'avoir réfléchi quand on leur avait demandé !
Rédigé par: Daysy D | 09/07/2009 à 09h40
Ah les profs d'IUFM... de véritables petits kapos de la modernité...
- A la fois stalinien pour défendre leurs statuts et leurs avantages
- A la fois des chiens de garde du libéralisme pour éliminer le mauvais gras de la fonction publique...
Est il possible de rendre utiles ces gens là (les profs d'IUFM, leur réforme meyrieutistes ont suffisamment fait de mal à nos gosses !
Qu'ils aillent cueillir des tomates ! On manque de main d'oeuvre vers chez moi, dans la vallée du rhone .
Rédigé par: Christophe nicolas | 09/07/2009 à 09h43
quelle idée de faire des commentaires par écrit quand on suit une formation ! quant aux formateurs tout le monde sait bien qu'ils sont chargés de faire le tri pour ne conserver que ceux qui sont dans la bonne ligne...
Rédigé par: buckdanny | 09/07/2009 à 09h49
Personnellement je trouve normal que les recrues qui ne savent pas marcher au pas n'aient pas droit à porter l'uniforme de notre glorieuse armée. Ils pensaient rentrer au POUM peut-être.C'est comme ça qu'on se trouve avec une 5° colonne!
Rédigé par: Eric | 09/07/2009 à 09h54
La lente noirceur du sarkozysme.
Par petites touches, par attaques constantes, par nouvelles lois, par consignes données aux fonctionnaires d'autorité (justice, police, enseignants), l'on dresse les citoyens les uns contre les autres, on exige obéissance absolue à l'omni-président qui se verrait surement imperator. Il y a du César chez ce Marius de Neuilly. La République est en danger avec l'assentiment des "veaux", qui adorent la servitude volontaire chère à La Boétie.
Dans l'E.N., les ministres passent, les enseignants restent. Face à des politiques néfastes pour les élèves, il est du devoir des enseignants de protéger leurs élèves, leur enseignement, la qualité de ce qu'ils transmettent et de conserver les méthodes pédagogiques les plus efficaces. C'est leur devoir d'enseignants, qu'ils se doivent d'être au service de la Nation, et non les supplétifs d'un gouvernement de passage. Le citoyen et le pédagogue doivent l'emporter sur le fonctionnaire.
L'Etat, ses recteurs, ses inspecteurs, et ses chiens de garde, comme certains kapos des IUFM qui ont choisi d'être des formateurs d'enseignants parce qu'incapables de tenir tête, parfois, à des classes d'élèves "difficiles", a toujours tenté de soumettre les professeurs à ses différentes politiques.
La confrontation entre employeur et salariés est normale. Le dialogue est indispensable. Or l'intérêt général des élèves et de leurs parents est piétiné par la politique de Darcos et de son successeur. Il faut supprimer des têtes, dégraisser le mammouth et fliquer toute la population.
N'est-ce pas dans le préambule de notre Constitution que le "peuple est souverain" ? N'y aurait-il pas comme une trahison de la part de Président de la République et de sa "bande" par rapport à ce texte dont il est "le gardien". Alors comment peut-on, en son nom sanctionner des jeunes qui ne font qu'exercer leurs droits de citoyens?
L'heure est à la Résistance.
Rédigé par: max angel | 09/07/2009 à 09h59
La notion d'obligation de réserve des fonctionnaires ne se rapporte pas aux discussions et débats strictement internes. Dans ce cadre cette notion est totalement déplacée. Invoquer ici une raison disciplinaire est tout simplement une manoeuvre pour camoufler un choix politique, écarter les futurs maitres qui ne sont pas en accord avec la réforme, et ce faisant éviter le risque d'un débat publique, débat qui pourtant a toute sa place dans une société dite démocratique.
Rédigé par: CBC | 09/07/2009 à 10h03
Qu'ont ils fait exactement?
Ca veut dire quoi des "faits de contestation"?
Ils ont fait une petition? Ils ont saccagé l'académie?
Ca peut tout dire.
Rédigé par: artyparis | 09/07/2009 à 10h09
Bon nombre des commentaires qui réagissent à cet article devraient susciter le scandale par leur bêtise si ce système de réaction en ligne n'avait pas une portée insignifiante.
Quand même le totalitarisme est en marche....Un peu de respect pour les gens à travers le monde qui ont réellement à subir les affres d'un régime autoritaire.
Pour les enseignants, ou les apprentis enseignants, un des principaux problèmes est que leur revendications vont très souvent bien au-delà des limites du domaine syndical qui doit s'intéresser au métier de l'enseignant et à ses conditions d'exercice.
Malheureusement, les syndicats, les enseignants se mêlent de discuter de la politique d'éducation en France. Les lois sont votées par la représentation nationale. cette dernière tire sa légitimité du suffrage universel. En démocratie aucun groupe de pression minoritaire (puisque qu'opposant à la majorité)ne doit se permettre de mettre une entrave à l'application des lois.
Par ailleurs, en démocratie,les syndicats d'enseignants n'ont pas en charge la détermination et la conduite de la politique d'éducation d'un pays, c'est l'affaire du gouvernement.
Rédigé par: ZINZIN | 09/07/2009 à 10h19
30 stagiaires IUFM pas titularisés, ça fait autant de moins pour les 16000 postes d'enseignants qui vont encore passer à la trappe.
Non la France n'est pas la Chine, elle le deviendra si la population, si nous laissons passer de tels agissements sans nous retrouver MASSIVEMENT dans la rue, sans contester, et sans résister.
A bientôt dans les manifestations et les bureaux de vote.
Rédigé par: Trufe | 09/07/2009 à 10h20
Ils pourraient attendre d'etre fonctionnaires avec emploi a vie avant de commencer deja a refuser la moindre tentative de reforme. Pourquoi ne pas se mettre en greve et bloquer les lycees avant meme d'avoir ete titularises, tant qu'ils y sont ?
Rédigé par: Carine | 09/07/2009 à 10h30
Il faudrait que les inspecteurs pédagogiques se renseignent un peu. La loi n'inscrit nul part le devoir de réserve, sauf pour les militaires (au sens large). En revanche la constitution garantit la liberté d'expression. A moins de considérer que les profs sont devenus des barbouzes, ils ont parfaitement le droit de s'exprimer, surtout dans un document a priori pas vraiment de nature à troubler l'ordre public.
Moralité: cette sanction n'a pas lieu d'être, et en plus ils s'y prennent comme de manches. Mais tout va bien: c'est eux les chefs.
Rédigé par: Profs = militaires? | 09/07/2009 à 10h42
Ah la droite et son fouettage ancestral !
Rédigé par: Colargolette | 09/07/2009 à 10h55
pour daysy
erreur, grosse erreur me semble t-il, leur titularisation n'était pas entérinée, le jury final du DPPE (diplôme professionnel de professeur des écoles, qui n'est composé que par des membres de l'employeur (l'Éducation Nationale) ne s'était pas encore tenu, ni sa délibération publiée. Sinon, cet ajournement n'aurait pas été possible. Peut-on écrire n'importe quoi? Avez-vous les preuves de ce que vous annoncez ou vous être vous fait amuser comme ces jeunes?
Rédigé par: freddy | 09/07/2009 à 11h00
C'est incroyable! Et surtout, inadmissible! Nous ne sommes plus dans un Etat de droit! Certes, un fonctionnaire a ce "fameux" devoir de réserve, mais le fonctionnaire a aussi le droit et le devoir de critiquer une loi avec laquelle il est en désaccord, surtout quand il la juge contraire aux valeurs de la démocratie. Or c'est ce que la majorité des parents d'élèves, des lycéens et du personnel de l'Education ont contesté avec la réforme du lycée. Aujourd'hui, le gouvernement français adopte la même attitude que le gouvernement iranien, qu'il conteste par ailleurs. Quand un gouvernement n'accepte pas qu'on le critique, nous ne sommes pas loin d'un régime autoritaire, et donc, d'un régime totalitaire. A une autre époque, on aurait fusillé ou déporté ces stagiaires iufm, aux galères, voire pire...
Nous ne pouvons pas laisser faire ça! Un jour, on dira que les fonctionaires n'ont plus le droit de faire grève! et ensuite, tous les Français!
Rédigé par: Gbabeuf | 09/07/2009 à 11h08
Faut-il rappeler qu'un fonctionnaire de l'Etat est au service de TOUS les francais quelle que soit ses opinions politiques, religieuses ou autres. Le droit de réserve est l'assurance que les fonctionnaires resteront neutres dans leur fonction. Il y a des francais (fonctionnaires ou non) qui approuvent les réformes Darcos (et d'autres qui les désapprouvent). Est-ce-à dire que ces francais-là ne devraient pas être servis comme les autres ? Rien n'empèche un fonctionnaire de s'engager politiquement à titre privé mais dans le cadre de ses fonctions : NON !
Rédigé par: Romain | 09/07/2009 à 11h20
La fonction publique en général implique un respect de la loi et de son employeur. L'obligation de réserve est d'ailleurs souvent utilisée par les IA dans le cadre de contrôles des enseignants.
Les enseignants étant des fonctionnaires comme les autres, ils doivent obéir à leur hiérarchie et éviter de prendre des positions dans le cadre de leur travail et de leur formation concernant la politique qu'on leur demande d'appliquer.
Il n'y a rien d'anormal à cela. Je ne vois pas pourquoi on en fait tout un plat en fait.
Rédigé par: le duc du bar | 09/07/2009 à 11h31
Quand on passe un concours de la fonction publique il faut tout de même savoir à quoi on se destine. Avant d'être des enseignants les professeurs sont avant tout des fonctionnaires d'état (ref code de le fonction publique), de plus des fonctionnaires cadres (cadre A) soit un rang élevé dans la hiérarchie.
Dans le cadre de l'exercice de leurs fonctions nous avons (j'en suis) une obligation de réserve (droit de réserve en dehors de l'exercice de leur métier).Il existe aussi pour les cadres une obligation d'obéissance (il faut vraiment savoir vers quoi l'on s'engage, une fois de plus).
Les stagiaires entrent dans ce cadre (rémunérés par l'état).
Contester une loi adoptée démocratiquement par les parlementaires élus est incompatible avec ce statut. Sinon où va le système démocratique ?
Ensuite comment parler du respect des règles et du droit (éducation civique) à des élèves si les enseignants eux mêmes ne respectent pas lois et décrets. Terrible paradoxe !
Etrange aussi la position des formateurs IUFM qui ont laissé les stagiaires partir au casse pipe. Parce que l'enseignement ce n'est pas que la maitrise d'un matière, c'est un tout plus vaste.
Mozzer
Rédigé par: mozzer | 09/07/2009 à 11h36
Bonjour,
L'école et l'université sont laiques et apolitiques, sinon c'est le bordel.
D'ailleurs, quand on attaque la laïcité, nous sommes tous dans la rue.
Pourquoi n'y aurrait-il pas de sanction quand l'apolitisme est en danger?
A ce propos, l'article ne renseigne pas bien sur les raisons de cette sanction.
Rédigé par: D'Artagnan | 09/07/2009 à 11h38
Depuis quand les profs stagiaires sont-ils à ce point sur la sellette qu'ils ne peuvent même plus exprimer tout haut une opinion sous peine de se faire recaler? Mais qu'est-ce que c'est que ce pays ou les futurs enseignants sont priés de la boucler et de ne surtout pas penser de travers? Doit-on aller vers une fabrique de robots? Je suis tout simplement écœurée. Encore une fois, l'image du fichage "innocent et sans risque de dérive" prend un coup dans l'aile...
Rédigé par: Prof stagiare | 09/07/2009 à 12h08
Hé bien, félicitations aux futurs stagiaires qui viennent de recevoir leurs résultats. Et surtout bonne chance. Vous savez ce qu'il vous reste à faire. "Travaillez, ne contestez pas, appliquez toutes les indications...". Avec un peu de chance et beaucoup de silence, vous serez peut être titularisés l'année prochaine!
Rédigé par: elodie G. | 09/07/2009 à 12h12
Comme le disait une collègue hier au sujet d'une réforme : "Obéis et tais-toi!"
Rédigé par: Montag | 09/07/2009 à 12h18
En 1991-1992, j'étais stagiaire en IUFM à Rennes et j'ai refusé de participer, au bout de quelques séances, aux réunions et stages IUFM... Durant cette époque, je n'ai jamais cessé de militer, comme je le faisais depuis 1980, dans les rangs royalistes, à l'époque d'Action Française, et cela m'a valu quelques "soucis" mais d'abord avec d'autres profs (eh oui !) déjà titularisés depuis longtemps qui voulaient interdire au royaliste que je suis d'être titularisé dans "l'école de la république"...
Aujourd'hui, je suis toujours prof d'histoire-géo dans l'enseignement public et toujours royaliste...
Rédigé par: Jean-Philippe Chauvin | 09/07/2009 à 13h23
c'est d'un minable... tous ces affreux jojos du pouvoir qui ne sont même pas capable d'entendre quelques critiques fondées, qu'ils ne s'étonnent pas que les Français se révoltent de plus en plus violemment !
Rédigé par: Vincent | 09/07/2009 à 13h36
Voilà comment se venger sur des étudiants à qui on peut mettre la pression puisqu'ils ne peuvent pas le faire sur les profs titulaires.
Bravo encore, trente profs qui vont être de votre coté messieurs du gouvernement.
En ce qui concerne les profs d'iufm peut être n'ont ils pas le courage d'affirmer leurs idées eux même.
Bon courage et restez solidaire pour ne pas vous laisser faire.
Rédigé par: fredass | 09/07/2009 à 13h37
Cela ne m'étonne pas de la part des Iufm:
- en façade: ambiance "grande famille";
- par derrière: gros coups de p***.
Pour ce qui concerne l'attitude de l'administration, c'est vraiment inquiétant. La liberté d'opinion en prend un sale coup, mais le véritable problème est que tout le monde s'en fiche!
Rédigé par: FT | 09/07/2009 à 13h45
Et les formateurs IUFM ont laissé passer cela ?
Pour être passé par l'IUFM il y a quelques années; il est vrai qu'il s'agit d'une institution de conditionnement; avec des cours inintéressants; assurés par des formateurs choisis pour leur servilité envers l'inspection. L'IUFM n'appernd pas grand chose mais bien le conditionnement.
C'est dommage pour ces stagiaires de ne l'avoir pas compris
Rédigé par: Laurence | 09/07/2009 à 13h54
Avant de comparer la france à la chine ou autre pays communiste, allez vivre dans ces pays et vous pourrez parler de démocratie après.Il suffit d'un peu d'autorité dans ce pays de liberté pour qu'une rebellion se mette en marche. Vous êtes tous des enfants roi qui ne supporté aucune remarques, comment voulez vous que les enfants vous respectent puisque vous êtes les premiers à ne rien respecter???
Rédigé par: vitanie | 09/07/2009 à 14h03
Ces jeunes trublions devraient, à mon sens, être radiés de la fonction publique...
Quand on veut être fonctionnaire, c'est pour SERVIR l'état.
Quelque soit la couleur politique d'un gouvernement en place.
L'obligation de réserve est quand même explicite.
S'il ne sont pas en osmose avec le fait de servir l'ETAT, qu'ils postulent pour un emploi dans une municipalité au sein de laquelle est menée une politique avec laquelle ils sont en accord. ( ceci dit, on ne peut exclure un changement de majorité municipale...)
Moi, j'ai servi sous les gouvermenents BEREGOVOY, JOSPIN, de VILLEPIN, CHIRAC, ou encore RAFFARIN.
J'ai toujours eu la satisfaction de servir mon pays, cette belle démocratie.
Rédigé par: Nikky | 09/07/2009 à 14h15
aprés cela les prof se lamenteront lorsqu'ils seront face à des élèves qui contesteront leur autorité .
Rédigé par: ladoux | 09/07/2009 à 14h30
C'est une décision juste et honnête d'ajourner la titularisation (entendez "embauche") de ces jeunes stagiaires qui ont pour seule expérience professionnelle un stage. Qui, lors de son entretien d'embauche, irait contester la politique managériale de l'employeur ? ces stagiaires ont publiquement exprimés qu'ils se sont fourvoyés d'orientation. J'en perçois 2 faits: 1) ces stagiaires ne connaissent que l'école depuis la maternelle et ont pour compétence essentielle une faculté de mémorisation: ils ne sont pas en position de changer d'orientation et de postuler à un quelconque poste dans le privé; 2)un enseignant est un ouvrier spécialisé qui doit appliquer les consignes de travail définies par son management. Le programme éducatif est défini par des personnes disposant d'une compréhension globale des objectifs à atteindre et par des personnes plus qualifiés que l'enseignant lambda. Qui peut faire confiance à un enseignant ? certainement pas moi.
Rédigé par: disdonc | 09/07/2009 à 14h45
à Nikky:
Le professeur est tenu à l'obligation de réserve auprès de ses élèves, point. Pour le reste de son existence, comme tout un chacun, il peut s'exprimer librement, y compris auprès de ses collègues. Un fonctionnaire a parfaitement le droit d'exercer sa liberté d'opinion, contrairement à ce que vous affirmez.
Rédigé par: Pouet | 09/07/2009 à 14h50
Sans même évoquer le devoir de
réserve, ces jeunes simples stagiaires auraient dû savoir que tout fonctionnaire a signé pour fonctionner sans état d'âme aucun : il se doit
d'obéir aux instructions ministérielles comme je l'ai fait pendant 40 ans même si je
n'étais pas d'accord .C'est l'ABC du statut de fonctionnaire ! Voilà tout .
Rédigé par: COTRAUD | 09/07/2009 à 15h36
Ce n'est pas cela la dictature?
Et oui, après de longues explications, maintenant je m'amuse simplement du fait que la république c'est pipot et finalement l'important est aujourd'hui de le constater.
Si nous ne sommes pas en dictature totale, c'est simplement que les nouvelles technologies permettent de faire sortir les informations.
Mais pour autant les actes se font sans problèmes.
Il suffit de voir le parcours de darcos pour comprendre qu'il ne peut simplement être présent sur la question de la compétence.
Car on ne peut parler de compétence lorsque l'on quitte le ministère après 1 ans en faisant une réforme qui lui permet de pas assumer et ainsi permettre des sanctions comme dans les dictatures.
Je m'amuse a présent, car le reste arrive....
Rédigé par: LOL | 09/07/2009 à 15h51
Il ne faut pas confondre l'institution IUFM et ceux qui la composent. Le terme de formateur regroupe beaucoup de catégorie de personnels. Parmi les rapports effectués et remis au jury académique, il y a également ceux des représentants des rectorats et donc du MEN. Il est constant que des personnels zélés de l'administration( y compris des chefs d'établissement), mais pas tous il ne faudrait pas généraliser, tentent de repérer ceux qui peuvent poser un regard critique sur leur institution. Relisez B Brecht. Dans la montée du nazisme cette attitude était présente. Trouver ces sanctions normales, revient, sur le fond, à accepter que ceux qui comme moi contestent ces réformes néfastes, peuvent se retrouver parqués dans des camps. Le droit de s'exprimer devient une nécessité devant des décisions qui visent à la fois le "tout doit pouvoir rapporter du profit" alors qu'il s'agit d'éducation. Faut-il tout privatiser, faire du profit sur les élèves en difficulté (on vise la suppression des RASED ce qui est scandaleux) et normaliser? Et se taire ? Le TA doit être pris d'assaut et la rue noire de monde.
Rédigé par: patnag | 09/07/2009 à 15h59