Alain Refalo : «en me sanctionnant le ministre n’a pas choisi l’apaisement vis-à-vis des enseignants ».
EDUCATION. Alain Refalo, le professeur "désobéissant" aux réformes gouvernementales qui a comparu en commission disciplinaire le 09 juillet dernier devant l'inspection académique à Toulouse, a été sanctionné d'un abaissement d'échelon, a annoncé ce vendredi 24 juillet le comité de soutien à l'enseignant.
Outre le fait d’avoir transformé les deux heures d’enseignement personnalisé aux élèves en difficulté en atelier de théâtre pour l’ensemble de sa classe, il était reproché à l'instituteur de Colomiers de l'avoir assumé dans un courrier rendu publique.
"S'ajoutant à la promotion qui lui a été refusée au mois de février, et indépendamment des 19 jours de salaire qui lui ont déjà été soustraits, cette sanction représente pour les quatre ans qui viennent une perte d'au moins 7.000 euros, ajoute son comité de soutien. Alors que les rapports pédagogiques de ses inspecteurs sont élogieux".
"Les motifs invoqués de manquement au devoir de réserve et d'incitation à la désobéissance collective, une première dans l'Education Nationale, témoignent d'une volonté de bâillonner les enseignants", a réagi Alain Refalo. Entretien.
LibeToulouse : Comment prenez-vous cette sanction ?
Alain Refalo : Le coup est rude. Cette sanction n’a rien de symbolique. J’ai calculé que cela représentait une perte de 7000 euros sur 4 ans. Cela montre que nous n’avons pas été entendu lors de mon audition en commission disciplinaire par l’inspecteur d’académie à Toulouse le 09 juillet dernier.
Celui-ci avait d’ailleurs dit aux syndicats qu’il ne serait pas maitre de la décision prise à mon encontre. Et que celle ci serait directement prise par le ministre.
LibéToulouse : Justement, à quoi doit s’attendre Luc Chatel le ministre de l’éducation ?
Alain Refalo : Le ministre de l’éducation avait l’occasion de faire un geste d’apaisement. Au lieu de cela, il a choisit la ligne dure en décidant de me sanctionner. En le faisant il a pris un risque important vis-à-vis de l’ensemble des enseignants du primaire opposés aux réformes.
Nous n’allons pas baisser les bras. Le mouvement de résistance va s’accentuer dés la rentrée.
LibéToulouse : Quelles formes va prendre ce mouvement ?
Alain Refalo : Les universités d’été des "enseignants du primaire en résistance" auront lieu les 26 et 27 août à Montpellier. Nous en discuterons à cette occasion. Nous prendrons les initiatives à la hauteur du défi qui nous a été lancé par le ministre.
Ce dernier persiste dans la répression contre les enseignants en résistance. Il refuse tout dialogue sur les raisons profondes à l’origine de notre contestation.
Libé Toulouse : Vous appelez à l’insurrection des consciences de la société civile. En clair, que voulez-vous dire ?
Alain Refalo : Face à la gravité de la situation, nous appelons à se défendre par tous les moyens non-violents possibles. Cette insurrection a déjà commencée. La mobilisation des parents d’élèves et des enseignants le montre.
Propos recueillis par jean-Manuel Escarnot



Est ce que les parents d'élèves qui devront supporter cet énergumène à la rentrée peuvent exercer un recours contre l'Education Nationale pour éviter de faire subir à leurs enfants le lavage de cerveaux qu'il leur prépare.
Je ne reconnais aucun droit à cet enseignant qui refuse d'appliquer les lois de la République et sa pensée unique marxiste n'est pas tolérable.
S'il ne souhaite pas être fonctionnaire d'Etat, il existe de multiples possibilités pour ce nervi.
Rédigé par: alti 38 | 24/07/2009 à 17h34
je suis désolée pour ce collègue mais il faudrait qu'il sorte de la bulle où il semble s'être enfermé et voir que "l'ensemble des enseignants" s'en fout de cette soit disant résistance . Mot , que je trouve perso tres mal choisi , résistance ça a un sens historique et c'était quand même autre chose que ça !
sur le fond les reformes ne me satisfont pas(oserais-je dire comme d'autres réformes ...) , il me manque 2H par semaine pour un programme plus chargé c'est impossible , le soutien a un bénéfice limité, on a perdu les rased (où là non plus le bénéfice n'etait pas à 100°/°) et alors ? les parents ont voté ,ce sont leurs gamins qui sont à l'école alors si ça leur plait....
j'attends le jour , que je ne verrais pas , où l'on pourra en France parler de l'école sans s'étriper et en étant pragmatique car ce qui me plait à moi en tant qu'enseignante a peu d'importance ce qui compte c'est ce que mes élèves apprennent .
Rédigé par: cath | 24/07/2009 à 17h45
Il n'a qu'à changer de profession. Nous somme dans une démocratie d'un président élu. de manière superfétatoire, et sauf erreur de ma part, les élus sont "élus par le peuple, que ce soit de droite ou de gauche. Ensuite, les élections aident à composer un parlement (toujours de personnes élues par le peuple). Tout ceci produit des lois, celles de la République.
Une certaine classe enseignante devrait comprendre qu'elle ne dispose pas du droit divin pour s'opposer aux réformes et désobéir aux lois de la République. A moins de déboucher sur une révolution, mais nous en sommes bien loin, très loin, même. Il s'agit tout simplement dans ce cas de désobéissance d'un enseignant qui s'auto proclame justicier. Ce n'est qu'une faute professionnelle caractérisée (loin de la révolution dont il rêverait, au vu de l'article). Exactement comme un citoyen lambda qui décide de ne plus respecter un feu rouge, qui récidive en mordant sur la ligne jaune et qui se fait prendre à chaque fois. Face à cela, il y a des sanctions (votées également par les députés, - rappel : élus du peuple). Tant pis pour lui. Pas de cadeau. Les lois de la République sont faites pour être respectées. Et loin des fantasmes qui consistent à croire que les parents d'élèves de la France entière vont défiler. Qu'est ce qu'il croit donc ?
Quoi qu'il en soit, ras le bol d'une certaine caste enseignante archi-gauchisante, ultra démago, dont le comportement outrageusement libertaire pourrit les jeunes. Ce retour sur terre - assez brutal financièrement - a du bon : il remet les choses en place et ramène l'intéressé à la réalité.
Rédigé par: DanielC35 | 24/07/2009 à 18h05
C'est une sanction politique pour un enseignant qui fait à priori très bien son boulot. S'il a l'approbation des parents d'élèves de sa classe, comme il semble que ça soit le cas, c'est vraiment dégueulasse ce qui lui arrive. Les profs en France sont, quoi qu'on en dise, parmi les plus mal payés d'Europe occidentale. Ils n'ont pas de treizième mois. Lui sera payé sur 11 mois les 4 prochaines années. Mais si la forme du soutien scolaire qu'il effectue ne parait pas très académique, au moins assume-t-il ses heures. Et franchement, faire du théâtre, c'est maîtrisé des codes littéraires spécifiques, travailler sa façon d'être, son élocution. C'est une activité qui aide à développer la citoyenneté des enfants tout en inculquant des savoirs propre à une culture littéraire très spécifique. Il n'y a rien à redire sur cette pratique pédagogique : les élèves ont l'occasion de progresser dans divers domaines.
Si on cumule avec tout ce qui lui est déjà tombé sur la gueule, on est pas loin des 10 000 euros de sanction ... juste pour ne pas avoir fait allégeance à des réformes peut être plus populiste qu'efficace. Je trouve que c'est très cher payé. Pour le coup, ça fait encore un salarié qui travaille plus pour gagner moins. Et franchement, l'argument selon lequel Sarkozy a eu l'onction du suffrage universel, ce qui lui permet de faire tout ce qui lui chante ... Cet argument ne tient pas la route. Hitler et Pétain ont également été élu légitimement. Papon, haut fonctionnaire, a fini sa carrière avant son procès par l'octroi d'un genre de "palme acadèmique" pour "service rendu à la nation". Une démocratie qui se respecte, ce qui n'a peut etre jamais vraiment été le cas de la France, doit composer avec des citoyens exigeants, peut être trop soupçonneux et très vigilant envers les dérives autocratiques qu'occurrent notre monarchie républicaine. La castration par le frique de ces citoyens est forcément inutile. Bien au contraire, ça renforce leurs craintes et celles de ceux qui soutiennent ces leaders d'opinions.
Rédigé par: Adonis | 24/07/2009 à 19h38
On est bien sur le blog de Libé là?
Effectivement avec une gauche aussi libérale, non seulement on n'est pas prêt de détrôner Sarko, mais c'est à croire que la politique menée actuellement va dans le sens du plus grand nombre.
Pourtant à travers le combat de Réfalo, que je partage car je suis aussi un désobéisseur (et après Marseille en juillet on va retravailler à Montpellier fin août), c'est le mot ÉGALITÉ de notre belle devise auquel nous tentons de redonner du souffle.
Ce triste gouvernement, soutenu par tellement de tristes lecteurs du triste Libé, foule aux pieds chaque jour ce mot magnifique, et nous devrions du fond de notre classe collaborer à cette entreprise?
Non!! Nous sommes avant tout des citoyens soucieux des valeurs de la république et de la démocratie, et accessoirement nous sommes des fonctionnaires.
Désobéir est un DEVOIR quand les générations futures sont en danger (OGM, Nucléaire, Éducation, Base élève...)
Sébastien Goyer, directeur d'école en Charente.
Rédigé par: Sébastien Goyer | 24/07/2009 à 19h44
Eh ben, danielc35 nous poste un beau commentaire.
J'espère qu'il lui est arrivé, à lui aussi, dans sa vie professionnelle, de refuser une consigne contraire à son idée. Sinon, je le plains sincèrement et je me retire du troupeau de moutons dont il fait partie.
Rédigé par: jpoy | 24/07/2009 à 19h50
Ayant suivi d'assez prêt cette affaire (mon épouse fait partie du RASED dans le Sud-Ouest),je m'indigne de la réaction des précédents internautes dont les propos réactionnaires montrent à quel point leurs projections agressives à l'égard d'Alain Refalo sont le fait de l'ignorance quand au courage dont ce remarquable enseignant a fait preuve dans le conflit qui oppose un gouvernement de droite réactionnaire et un corps enseignant meurtri et désabusé.
Que l'on ne s'y trompe pas, les meilleurs d'entre eux finiront par quitter le navire, laissant la place à des fonctionnaires passifs et incultes, aux ordres d'un système dont l'unique objet est la rentabilité immédiate de toute chose.
Alain Refalo, pour ceux et celles qui ne l'on pas compris, n'a qu'un but, celui d'enseigner le mieux possible.
Rédigé par: Emlo | 24/07/2009 à 20h08
Les commentaires que je lis m'effraient. Le Président a été élu, il a donc tous les pouvoirs, y compris de démolir l'enseignement public? Lui et ses conseillers savent mieux comment enseigner que des gens qui, pour beaucoup par vocation, enseignent au quotidien? Mes enfants sont à l'école publique, je sais ce que leurs enseignants pensent des nouveaux programmes, je sais qu'ils "aménagent" comme ils peuvent, pour continuer à faire des enfants qu'on leur confie des citoyens et des "honnêtes hommes", et qu'ils ne respectent pas, pour beaucoup, ni l'esprit ni le détail des nouveaux programmes.
Faut-il accepter tout, silencieusement ? Faut-il renoncer ? Faut-il envoyer nos enfants dans des écoles privées où on leur enseignera encore l'histoire, le français, les sciences, de manière intelligente, lorsque cela ne sera plus possible dans l'école publique ? Mais c'est justement ce que le gouvernement actuel souhaite !!!
Dans toute démocratie, il faut que ce que les anglo-saxons appellent des "whistleblower". Il est essentiel que certains citoyens puissent dénoncer ce qui leur semble injuste, inapproprié. Les Français sont des veaux, certes, mais doivent-ils aussi être des moutons ?
Rédigé par: Eric | 24/07/2009 à 20h08
je vois que la pensée unique du dogme ultra liberal fait des emules partout et progresse bien dans notre société. Merci d'avoir permis la construction d'un tel monde pour nos enfants, cette "bulle" (parce que c'en est une aussi) si particulière, qui a un arrière gout de reviens y tout de même. Une vraie régression humaine !! menée par des personnes souvent nanties, bien assises sur leur pouvoir d'achat ou leur pouvoir tout court, et qui finalement ne perdent pas grand chose dans l'histoire, tout cela ne les concernent plus ou pas. Merci pour nos enfants, d'avoir haussé le principe darwinien à ce niveau: que les plus forts gagnent !!! Les requins sont très performants pour ça, à tel point qu'ils n'ont pas eu besoin d'évolution depuis des millions d'années ...cool un monde de requins non ??
Rédigé par: kty | 24/07/2009 à 20h32
Quand on voit qu'un enseignant qui refuse de mettre en oeuvre la politique d'un gouvernement démocratiquement élu, se déclare surpris d'être sanctionné par sa hiérarchie, on se dit 1/ que la réforme de l’éducation nationale n’est pas pour demain, 2/ que la première étape de la réforme devrait consister à passer d’un mode de gestion hyper centralisé à un mode fortement décentralisé.
Rédigé par: Michel | 24/07/2009 à 20h33
non tous les enseignants ne s'en moquent pas. Le mot résistance est choisi car il marque la volonté de ne pas se laisser déstabiliser par des gens qui veulent a mort de notre système scolaire, qui n'est a si mauvais que cela puisque plus de 75% d'une classe d'âge a le bac aujourd'hui alors qu'il y a 50 ans c'était 10à 15%. Il y a donc progrès !
Mais les parents et les enseignants qui veulent garder une école où tout le monde peut s'y retrouver, quelque soit la couleur de la peau le pays d'origine ou les moyens financiers, résistent aux réformes dot le seul but est la réduction des dépenses. Commençons par économiser sur le nombre de représentants dans les différentes assemblées,les défilés couteux du 14 juillet, les garden party, les déplacements des ministres et présidents etc
Rédigé par: ruel | 24/07/2009 à 20h36
Mais mince à la fin ! Pourquoi toutes ces réactions négatives ? Si ce ne sont pas les enseignants qui disent haut et fort que cette réforme est néfaste pour les élèves, ce ne sont sûrement pas les medias qui le feront !
Et puis tout de même, ce qu'a fait cet enseignant en réalité, c'est dire clairement et officiellement ce qu'il pensait. Une rétrogradation pour ça ? Vraiment ?...
Rédigé par: Axel | 24/07/2009 à 20h43
Intolérables, ces commentaires font preuve chez ceux qui les assènent d'une consternante fermeture d'esprit et intolérance.
Que ces inquisiteurs cessent de mettre en avant leurs préjugés pour tenter de comprendre ce qui motivent les actes et décisions de ces fonctionnaires qui se dévouent à leur métier et apprennent à nos enfants le respect de la République et l'esprit critique, qui en feront des citoyens libres et éclairés.
C'est peut-être cela que vous ne supportez pas.
Rédigé par: reivaxe | 24/07/2009 à 21h00
Qui croit-il tromper avec son combat politique dans le cadre son travail.
Ce n'est pas à lui décider de son travail.
S'il n'est pas content et qu'il pense avoir de meilleures idées, il peut faire de la politique... en dehors de ses heures de cours ou alors il démissionne le "Résistant".
En bon démocrate de gauche, Monsieur refuse de respecter l'expression du suffrage universel. Le parlement qui a voté la loi qu'il refuse a été régulièrement élu par le peuple.
De plus il porte un débat politique dans une enceinte scolaire. C'est contraire à la loi, votée encore une fois par le peuple.
Monsieur serait-il un dictateur en puissance ?
Il mérite d'être licencié.
Rédigé par: asic | 24/07/2009 à 21h18
@ DanielC35...
Ces donneurs de leçon qui se promènent sur les blogs, c'est inouï...
Peut-être M. Daniel n'avez vous pas d'enfants en classe? Peut-être n'avez vous pas le moyen de voir à quel point les autorités élues détruisent le bien public de leurs électeurs, et que la désobéissance (d'un bon prof) est exemplaire, et qu'il faudra continuer, avec courage, au risque de perdre des échelons....
Rédigé par: geronimo | 24/07/2009 à 21h39
Ces commentaires d'ultras réacs qui n'ont rien à faire d'autres en été que nous servir leur verbiage moralisateur... Je n'en reviens pas...
Rédigé par: geronimo | 24/07/2009 à 21h41
Effectivement les français ont voté : la suppression des RASED, la suppression de nombre postes de prof, le diminution du temps d'enseignement, les franchises médicales, le travail du dimanche, Hadopi, feu Edwige, la réforme du travail parlementaire etc.
Et vue le résultat des dernières européennes, ils en redemandent !
Laissons les être masochistes et émigrons en Suède !
Rédigé par: Karla | 24/07/2009 à 21h54
Il est toujours aussi délectable de voir comment on règle ses comptes avec un prof ou un collègue dans les blogs,quel curieux mélange d'aigreur et de rancune, d'égoïsme et de droite godillot ! Intéressant aussi de voir la sanction sévère financièrement qui donne le "la" de ce qui attend les enseignants qui critiquent le ministère, quelque soit la liberté d'expression attaché à leur droit de citoyen et à laquelle on oppose désormais l'obligation de réserve qui devient manifestement un devoir d'obéissance aveugle.Or, ces enseignants ne sont-ils pas chargés et formés pour forger l'esprit critique?Ou leurs chers géniteurs veulent des petits êtres obéissants ?Dans ce cas,il y a toujours la SPA. Je ne m'attacherai même pas au fond, que je connais mal, mais aux formes, et là, c'est inquiétant, d'autant plus que tout cela témoigne moins d'une division sur la question scolaire -qui s'en soucie d'ailleurs dans les posts?- que d'un stupide déchainement de rancoeurs. Bref,le problème n'est pas dans ce que dénonce ou fait cet enseignant, mais dans la haine qu'il récolte.
Rédigé par: bisounours | 24/07/2009 à 21h55
sauf à signaler que les parents d'élèves sont partie prenante dans cette affaire et qu'ils soutiennent le professeur en question; comme dans beaucoup d'autres écoles du sud-ouest, dont on ne parle pas beaucoup (écoles de campagne, par exemple, comme chez moi).
Rédigé par: bb81 | 24/07/2009 à 22h04
Freinet,Einstein,Camus,Desproges,revenez,ils sont devenus fous!!!
Voilà un pays où un enseignant paresseux ou gravement atteint psychologiquement peut passer sa carrière à nuire à ses élèves sans être inquiété(au pire du pire on le changera d'établissement chaque année),mais s'il a le malheur de déplaire à son ministre on le rétrograde!!!
"Le monde ne sera sauvé,s'il peut l'être ,que par des insoumis.Sans eux,c'en est fait de notre civilisation,de notre culture,de ce que nous aimions...Ils sont,ces insoumis,le sel de la terre..."A.Gide
"Résistez beaucoup,obéissez peu"Dès que vous cesserez de mettre en question la soumission,vous serez complètement asservis..."W.Wiltman
Rédigé par: Gilberte | 24/07/2009 à 22h11
Ce monsieur n'a rien compris des événements, à parler encore de résistance. Il n'a que ce qu'il mérite à se prendre pour ce qu'il n'est pas.
Rédigé par: Jip | 24/07/2009 à 22h14
Tiens, moi qui pensais que les réacs, mentons crispés, jugulaire tendue et petit doigt sur la couture du pantalon avaient pris des vacances pour mitonner leur haine recuite et se refaire une santé pour mieux livrer la chasse à la pensée libre, me voilà déçu... mais après tout, avoir des ennemis de ce calibre, c'est plutôt rassurant quant à la justesse de son propre raisonnement !
Quelle misère intellectuelle...
Rédigé par: JF | 24/07/2009 à 22h17
"L'ensemble des enseignants" ne s'en fout pas, bien au contraire. Et les gesticulations de Chatel sur les RASED (pas supprimées mais "adaptées", c'est sans doute de l'humour noir) prouvent que rien n'a changé dans la manière de se payer la tête du public à coup de déclarations mensongères et/ou méprisantes. Eh oui, même fin juillet il n'y a pas que la "veille UMP" à être à pied d'oeuvre...
Rédigé par: Cixilo | 24/07/2009 à 22h18
Un bien beau ramassis de donneurs de leçons...
:(
Mère de trois enfants à l'école maternelle et en primaire , je vois bien la difficulté quotidienne des enseignants.
"Profs gauchisants", non pardon "ARCHI gauchisante"(bahh, être de gauche, que c'est ringard, quel vilain gros gros mot...)..
Mon pauvre monsieur, les enseignants ne sont pas tous des "gauchos" , comme vous semblez le penser et je me dis qu'en lisant vos post, à vous et à toute cette belle clique de donneurs de leçons,
je comprends aujourd'hui pourquoi les profs ont tant de mal à être respectés par les élèves.
Quand on voit avec quel mépris vous parlez d'eux.
j'espère que vous n'avez pas d'enfants , parce que vraiment je n'aimerais pas vous avoir comme parent d'élève.
Navrant, bête et méchant, comme la joyeuse bande qui nous gouverne, dont presque aucun membre n'est issus d'une quelconque grande école.
L'école de la république , il la méprise, la malmène et la réduit au néant, parce qu'il est plus difficile de manipuler des têtes bien formée.
Des gens comme vous sont vraiment flippants...flippants..
Rédigé par: azo93 | 24/07/2009 à 22h22
Il s'étonne d'être sanctionné et en effet ,c'est inhabituel mais c'est très bien que l'on signifie ainsi aux enseignants qu'ils n'ont pas à faire subir à leurs élèves, leurs opinions politiques . Il serait bon qu'on leur rappelle également qu' ils devraient être d'une neutralité parfaite à ce sujet !
Rédigé par: anka | 24/07/2009 à 22h51
L'électorat de droite se mobilise encore une fois pour une cause qui lui semble juste...
C'est à se demander si ces commentaires ne sont pas une farce.
La logique de l'Education Nationale est purement économique et c'est l'ensemble de nos enfants qui en font les frais. Les enfants ne sont plus au coeur des dispositifs : aujourd'hui c'est le coût de revient de la copie fait vibrer les élus.
Alors certes, plus de 50% des gens ont votés pour ça... merci pour l'avenir qui est réservé à nos enfants (tout comme à notre justice, hôpital...).
Au nom des "principes de la république", on accumule des imbecilités depuis des années
Rédigé par: laurence | 24/07/2009 à 23h00
suite de mon message envoyé inachevé accidentellement.
Je disais que pour des "principes républicains" on accumule des imbécillités depuis des années, toujours au détriment des mêmes.
Alors merci à tous les Refalo, qui remettent au coeur des dispositifs les élèves, TOUS les élèves.
Rédigé par: laurence | 24/07/2009 à 23h05
A Cath,
Comment tu peux prétendre t'intéresser à ce que les enfants apprennent, alors que tu décris une situation qui se dégrade ?
Comment te désolidariser d'une lutte contre ce que certains prétendent appeler des réformes, alors que tu as conscience de la nuisance pour la pédagogie et l'enseignement ?
Je trouve cette attitude lamentable et consommatrice.
Rédigé par: olivier | 24/07/2009 à 23h16
À DanielC35
Il n'y a que dans le primaire qu'on rencontre de tels personnages tout-puissants.
Il est temps d'avoir des directeurs d'école réellement responsables et supérieurs hiérarchiques, comme c'est le cas chez nos voisins européens.
Rédigé par: Jip | 24/07/2009 à 23h28
C'est comme cela ,la vie !!
Lorsqu'on a le courage de ses opinions et que ,en conséquence ,on refuse de se soumettre et
on le fait savoir , on est sanctionné par un ministre qui a trop peur que cela fasse tache d'huile.
Ceux qui préfèrent désobéir sans le dire s'en tirent impunément.L'hypocrisie paye toujours.
De plus,à la lecture des commentaires ,je suis effaré par la haine manifestée à l'égard des enseignants.Serait ce de la jalousie ? ou une rancoeur latente?
Rédigé par: mauries | 24/07/2009 à 23h28
Je suis ébahie de lire que les "commentaires" ici publiés sont "modérés"! Ils révèlent une haine à peine contenue du monde enseignant.
La résistance des enseignants à une réforme très mal ficelée, faite pour obtenir des économies et non pas pour améliorer les conditions de l'apprentissage est tout de suite caractérisée de "marxiste",et l'enseignant en question est immédiatement catalogué comme faisant partie d'une "caste archi-gauchisante", un demago...bourreur de crâne des enfants.
Il y a ici une levée de boucliers des partisans de l'obéissance à la loi et à l'ordre qui supportent mal les esprits indépendants qui veulent réfléchir à la signification des réformes et aux besoins des enfants à l'école. Et pourtant!
Après trente ans d'évolution graduelle et de réflexions sur le problème de l'échec de certains enfants dans leurs efforts d'apprentissage, l'Education Nationale avait compris que lorsqu'un enfant s'enferme dans l'incapacité à apprendre, il lui faut tout autre chose que le "soutien d'un maître" ou des cours particuliers. Un enfant qui n'apprend pas souffre de blocages qui dépassent le problème de l'intelligence. L'éducation nationale a compris que pour remettre en selle un enfant en difficulté, il lui fallait quelqu'un qui écoute ses angoisses, ses problèmes, ses refus ou ses terreurs tout en l'aidant à refaire lentement les pas d'un apprentissage. Les "R.A.S.E.D" sont des enseignants spécialement formés pour cette tâche très délicate. Or la réforme de M. Darcos a commencé par la suppression de plus d'un tiers de ces personnels spécialisés, remis à simplement enseigner alors qu'ils avaient un savoir-faire précieux. On les a remplacés par des heures d'études surveillées par des maîtres qui n'ont pas la formation nécessaire pour savoir d'où vient le problème. On est retourné à des formules désuètes comme il y a cinquante ans - un peu comme de faire faire de la gymnastique à quelqu'un qui s'est cassé une jambe!
Le public aujourd'hui veut croire que leurs ministres et gouvernants sont plus dignes de sa confiance que ne le sont les enseignants dont c'est pourtant le métier que d'enseigner.Et c'est leur devoir que de rester vigilants pour défendre les conditions les mieux adaptées à l'enseignement de masse. En réformant, un gouvernement peut avoir bien d'autres préoccupations que celles d'améliorer l'état des choses. Il faudrait cesser de croire qu'ils n'ont que des intentions pures et bien réfléchies! Essayez de penser que ces "résistants" résistent à ce qui est rétrograde et peu enrichissant pour vos enfants.
une retraitée de l'enseignement.
Rédigé par: sylvia ullmo | 24/07/2009 à 23h39
Bravo Cath pour votre argumentation intelligente. Comme vous dites les parents ont accepté en votant, c'est à eux d'en assumer les conséquences, si conséquences il y a et à eux de montrer s'ils ne sont pas contents ensuite. Mais en tant qu'enseignant et employé de l'état, on est soumis à un devoir de réserve et on doit suivre les règles. Quel bel exemple pour ses élèves. On se plaint actuellement de l'incivisme des jeunes et de leur irrespect, mais quand on a des adultes qui vous montrent la voie, que doit-on attendre. Le tout est de faire au mieux son métier et à partir des réformes tirer le maximum pour ses élèves. L'attitude de cet enseignant est intolérable.
Rédigé par: rosalie | 24/07/2009 à 23h43
Pétain aussi avait les pleins pouvoirs donnés par les élus du Peuple, heureusement qu'on n'a pas attendu les gens tenant votre raisonnement, on y serait encore!!! et les personnes comme cet instit ne veulent pas qu'on y retourne...
ouvrez les yeux et cessez de bêler, l'abattoir n'est plus très loin!!!
courage à lui et ses camarades
Rédigé par: Jaime | 24/07/2009 à 23h53
Ce prof ne représente pas les enseignants dieu merci mais le carteron qui n'a rien compris ceux qui aimaient les ministres conservateurs (Lang Bayrou..° qui ont viré Allègre et bien d'autres mais cette époque est finie Peut-être que la MGEN complètera son salaire!!
Rédigé par: bluss | 24/07/2009 à 23h58
Enseignante remplaçante, j'ai eu l'occasion d'aller dans une quarantaine d'écoles cette année : le bénéfice du soutien? celui ci a été remplacé très souvent par de l'aide aux devoirs. En classe la pédagogie est de plus en plus différenciée et le soutien ne vient que rarement améliorer les résultats des élèves, surtout lorsqu'on retire des écoles les maitres formés à apporter une aide personnalisée adaptée.Il ne suffit pas de faire des groupes de 4 à 6 élèves hétérogènes (les élèves n'ont que rarement les mêmes difficultés au même endroit) une heure après déjà 6 heures de classe...
et oui, je pense qu'il est bon de souligner que les réformes ne sont pas toujours efficaces pour les élèves (en tant qu'enseignante, je suis très contente d'avoir le samedi de libre, mais pour ce qui est des élèves...!).
Cet enseignant a par ailleurs expérimenté autre chose avec ses élèves : le théâtre. Quels ont été les résultats sur les élèves, leur cohésion, la façon de travailler??
Il faut peut être faire attention à ne pas critiquer trop vite les enseignants. Ce que les élèves apprennent reste pour moi et ,je pense, pour cet enseignant, l'essentiel et c'est dans ce sens qu'il faut continuer de faire évoluer les futures lois en continuant à expérimenter de nouvelles choses.
Rédigé par: enseignante du 57 | 24/07/2009 à 23h59
Allez-y, lâchez-vous les pitbulls UMPistes ! Bon, ça fait combien de réformes en 20 ans déjà ? Et tout ça a un but : économiser ! Sur la forme, c'est sans aucun doute discutable, mais le débat est là ; pour faire court, préparez-vous à raquer (et sans payer moins d'impôts !) pour l'enseignement (privé) de vos petits génies. Au moins, ils ne seront pas pourris par des socialo-marxistes à Ste-Marie.
Rédigé par: Jacques 01 | 25/07/2009 à 00h35
je suis atterré par les 3 premiers commentaires.
Comment des enseignants peuvent ils avoir un esprit de petit soldat à ce point.
Je suis parent d'élèves de maternelle et CE2 au centre ville de Toulouse et j'encouragerai et soutiendrai tous les enseignants qui auront le courage de refuser les réformes débiles de Darcos.
Rédigé par: Bayard | 25/07/2009 à 01h37
Mon dieu, mon dieu, les trolls umpistes ont l'air de subir de plein fouet la crise financière: ils ne partent pas en vacances et squattent à tour de rôle le site de Libé. A moins qu'ils soient masochistes, ce qui ne m'étonnerait guère, et qu'ils continuent de sévir même sur la plage... Ouvrez les yeux! C'est bien un mouvement de "résistance" qui se construit petit à petit en France pour combattre ou plutôt pour se battre pour ceux que nous ont notamment légué les résistants après la seconde guerre mondiale à travers le programme du CNR: des acquis sociaux.
Nous nous devons de nous ré approprier ce terme d'acquis social que l'idéologie néo-libérale a fait patiemment passer dans le champ lexical du péjoratif à calomnier. Comme le rappeler Pierre Bourdieu dans un article à la fin des années 1990, le langage n'est pas neutre et notre langage ou du moins la doxa du début du XXIe siècle est fichtrement teinté de néolibéralisme... Ainsi on peut dénoncer les acquis sociaux mais il serait encore aujourd'hui à la limite du concevable d'énoncer l'idée "d'acquis fiscaux" pour les plus riches (pas besoin de chercher bien loin pour voir quelles réalités ces termes recouvrent: paquet fiscal, secret bancaire...).
Aussi, au lieu de s'attaquer à ces "acquis fiscaux" profitant à la minorité crétino-bling-bling de ce pays, nos gouvernants tapent à tout va sur les acquis sociaux et notamment le système éducatif (école-secondaire-université). Dans l'exemple du secondaire et des universités, par un désengagement croissant de l'état via des réductions de postes, budgets... En ce qui concerne le primaire et le cas d'Alain Refalo, nos dirigeants imposent des programmes scolaires bigrement mal foutus et font preuve d'un autoritarisme radical face à toute résistance ou mise en place de pédagogie alternative.
Autoritarisme et désengagement de l'état, voilà les deux mamelles de la société néolibérale dont l'achèvement est programmée pour 2012... A moins que...
"Résistance", n'en déplaise à Cath le terme est très bien choisi. Si du haut de mes 18 ans mes mots n'ont pas assez d'autorité à vos yeux, prenez donc conseils auprès de messieurs Raymond Aubrac et Stéphane Hessel qui ont tous deux écrits à Luc Chatel pour réclamer la fin des sanctions touchant Alain Refalo. Ces trois personnes étaient présentes au plateau des Glières le 17 mai dernier pour rappeler les valeurs du programme du Conseil National de la Résistance: "La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promu une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires."
"Le motif de base de la résistance, c'est l'indignation" Stéphane Hessel
Rédigé par: oiseau-de-passage | 25/07/2009 à 01h38
@alti38 : mais les parents sont probablement ravis de ces cours de théâtre ! en tout cas moi je lui enverrais bien mes petits. Ceci dit chaque école a ses problèmes, et c'est vrai que remplacer ce soutien par ce genre d'action lorsqu'il n'est pas utile c'est très positif, mais dans d'autres écoles, le soutien peut manquer.
En soi, malgré ce que dit DanielC35, il a raison, ce prof, et il connait probablement mieux les tenants et les aboutissants de son métier que Darcos et Sarkozy dont le seul but est de faire des économies sur les enfants de ceux qui ne votent pas, ou peu (ou tout simplement les enfants qui vont dans le public, parce que pour eux, les gens "bien", ils n'auraient même pas idée de mettre leurs petits dans le public à part peut-être à Henri IV, et encore...). La suppression des RASED est une grosse connerie, et celle du samedi matin presqu'autant. On comprend qu'un prof qui aime son métier n'ait pas envie de faire le petit soldat et de laisser son environnement se dégrader... maintenant, il aurait mieux fait de se mettre d'accord avec les parents sur son atelier théâtre sans en faire toute une histoire, tout le monde serait ravi (mais l'aspect protestation serait un peu nul, c'est vrai)
On peut peut-être se cotiser ?
bon courage
Anto
Rédigé par: Anto | 25/07/2009 à 01h47
M. Refalo fait le calcul: 7000 euros sur 4 ans... Certes, mais sur l'ensemble de la carrière, et en admettant qu'il n'y ait pas de nouveau retard de promotion, c'est près de 80.000 euros, soit trois à quatre années de travail, qui sont ainsi retenues. Et encore une ou deux en manque à gagner sur la retraite. En fait cela dépend du temps qui lui reste à faire, ce que j'ignore.
Quoiqu'il en soit il a tout mon soutien et je suis prêt à participer financièrement à la compensation de ces années de travail non rémunéré. Il a pris la bonne décision en situation, en connaissance de cause du cas particulier de ses élèves et en tenant compte de ses moyens et du résultat probable.
Aux commentateurs qui protestent contre lui, le feriez-vous contre un médecin qui prendrait sa décision en fonction du patient et non en appliquant des directives générales pondues par des administratifs? Et trouveriez-vous normal de le condamner à une amende de plusieurs années de revenu?
Rédigé par: pm | 25/07/2009 à 03h39
Précisions sur le calcul précédent: un abaissement d'échelon signifie une perte de 3 à 4 ans d'ancienneté et une diminution de salaire mensuel entre 150 et 250 euros selon l'échelon. Monsieur Rafalo aura jusqu'à la fin de ses jours en moyenne 200 euros par mois de moins qu'un collègue ayant exactement le même parcours mais n'ayant pas été sanctionné. Il ne touchera plus désormais que 90 à 93 pour cent de ce salaire ou de cette retraite. En fait, ce sera probablement encore moins car le ministère ne lâche pas facilement ses proies et il sera vraisemblablement sanctionné de nouveau de six mois ou d'un an d'ancienneté lors des promotions suivantes, de sorte que cette affaire pourrait bien lui coûter non pas 80.000 mais 120.000 voire 150.000 euros!
Or, il a eu parfaitement raison: le soutien, dans le cadre scolaire, aux élèves en difficulté est très mal ressenti par eux, qui sont déjà fatigués par la journée et incapables de capter quoi que soit et qui y voient une sorte de détention, alors que la théâtre leur permet d'exprimer ce qu'ils n'arrivent pas à dire par écrit, d'allier détente et créativité et de restaurer leur amour propre.
Rédigé par: pm | 25/07/2009 à 04h23
rections aussi consternantes que prévisibles des militants de droite et d'extrême droite toujours aussi envahissants sur les sites de Libé. Merci à Alain Refalo de lutter pour le maintien d'une école digne de ce nom pour nos enfants face une politique axée sur les économies budgétaires.
Rédigé par: gigi | 25/07/2009 à 06h53
D'accord ce fonctionnaire est coupable, mais mais mais... remarquez comment on le sanctionne pile et face. Pile sur le plan de sa carrière en le rétrogradant, face sur le plan financier en réduisant son salaire. Voyons bien que notre justice sait frapper où ça fait mal quand elle choisit de le faire et lorsqu'il s'agit de coupables peu dangereux--un enseignant est bien peu de chose chez nous depuis longtemps. Par contre qu'on me dise la nature des sanctions qui frappent les banquiers véreux ou les hommes d'affaires rafleurs de primes etc... Et les militaires coupables de décisions imbéciles et/ou meurtrières... La justice mais oui, mais ça dépend pour qui. Gageons que si Refalo s'appelait Koné ou Boudjedra, il s'en sortirait autrement. Aie! j'ai dit la chose qui fâche. Vite un voile là-dessus et qu'on en parle plus.
Rédigé par: yvapa | 25/07/2009 à 07h44
La tonalité des réactions qu'on peut lire ici indique que la forme d'action menée par
Alain et d'autres agace fortement nos gouvernants très occupés à détruire nos droits et démanteler nos institutions, ainsi que leurs affidés plumitifs... c'est plutôt bon signe. Continuons toujours plus nombreux !
Rédigé par: adrien | 25/07/2009 à 07h45
Ne pas négliger la réaction judiciaire! C'est une arme à utiliser au soutien du combat politique mené pour défendre l'école. Les français n'utilisent pas assez le combat juridique pour faire avancer leurs idées. Et en plus, c'est non violent!
Rédigé par: dell'asino | 25/07/2009 à 07h47
Braves gens "aisés" cessez de faire l"autruche" avec vos têtes dans le sable".
Votre autisme égoïste est en train de nous y mener lentement mais surement à la révolution.
Je crois revivre mon enfance avec les mêmes propos que les "collabos pro vichystes" pendant la Résistance à propos des courageux partisans qui osaient résister:
-"énergumène marxiste"
-"l'ensemble des enseignants" s'en fout de cette soit disant "résistance" (là ,vous allez bientôt voir à la rentrée)
-"Il n'a qu'à changer de profession" :les propos identiques à Pétain et à ses décisions de mises à la porte des enseignants "rouges".
Nous entendons ici les propos méprisants ultra réactionnaires des courtisans du petit dictateur -Èlu avec 42% des Inscrits et quasiment plébiscité comme NapoléonIII "Badinguet".
- En train d'"enflammer notre pays" et d"étouffer les libertés: -Presse-Internet (lois Hadopi-Loppsi ou même l'officielle Commission nationale des Liberté s'inquiète fortement et auxquelles sont opposés plus de 73% des internautes)
De toutes façons vos propos haineux n'empêcheront pas un nombre grandissant de partisans et défenseurs de la vraie liberté de proclamer
Citoyens "Résistons"
Tout petit j'ai chanté ,et rechanté le 1er Mai 2009 avec des centaines de Milliers de manifestants
"Ami entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne" !
Un citoyen enseignant retraité.
Rédigé par: Valjean09 | 25/07/2009 à 07h51
"sanctionné d'un abaissement d'échelon"
Bientôt une fierté nationale ?
Rédigé par: Colargolette | 25/07/2009 à 07h57
Ah bon cet enseignant est de gauche, d'après les commentaires ? Personnellement je ne me suis même pas posée la question de l'appartenance politique, surtout dans une société qui est arrivée au bout de ses propres clivages et qui ne pourra survivre qu'en sortant de ceux-ci pour découvrir une autre manière d'être politique loin des clivages anciens et déjà fossilisés.
Mais ceci est une autre question.
Revenons à notre enseignant.
Etant donné le peu de dialogue existant dans notre société qu'elle soit gouvernée par la droite ou la gauche, où les décisions sont prises unilatéralement sans véritable concertation et qui aboutissent souvent à une contestation "dure" ou l'on "arrache" des réformes "par la force", il ne me semble pas contradictoire que cette forme de "résistance" plutôt pacifique dans le cas présent s'organise, je souhaite simplement qu'elle reste ainsi.
Concernant cet enseignant il me semble très important de noter qu'il est très bien noté dans ses rapports pédagogique ce qui signifie donc que c'est un enseignant de valeur, qui fait son travail avec sérieux, et qu'il transmet les connaissances pour lesquelles il touche un salaire. La contestation porte uniquement sur deux heures. Peut être que si une personne en arrive là c'est par conviction profonde et même si cela peut sembler contradictoire dans l'intérêt des enfants.
Il y en a assez de ses réformes parachutées d'en haut qui s'avèrent catastrophiques sur le terrain. Que pour cela on se permette de lui baisser son échelon je trouve cela inadmissible, je me demande ce que penserait le Conseil d'Etat sur la constitutionnalité de cette décision.
Désormais la "Résistance" à un pouvoir d'un autoritarisme ridicule et peu réfléchi est presque un devoir civique. Peu à peu nous sommes "grignotés" dans nos vies, nos libertés, et nos droits. Peut être que la dernière chose qui nous reste véritablement et le DEVOIR de RESISTANCE.
"Quand la tyrannie est loi la révolution est ordre"
Mais pour cela avouons-nous le il faut avoir le courage de sortir de la majorité silencieuse pour entrer dans l'action.
En sommes-nous capables ?
Rédigé par: Lydia | 25/07/2009 à 07h58
Cet enseignant n'est représentant que de lui-même, son choix n'est pas dicté par l'intérêt des élèves mais par une volonté d'opposition directe à sa hiérarchie en dehors de toute considération pédagogique. C'est un choix légitime, mais que ce soit dans le public ou dans le privé, quand on est en opposition avec sa hiérarchie, il faut être capable d'en supporter les conséquences, sans se cacher derrière une quelconque fausse défense d'une volonté imaginaire de l'ensemble des parents.
Que cela soit difficile pour l'ego de cet enseignant de se rendre compte que son cas n'entraine pas des mouvements de foule malgré ses appels à la résistance et à l'insurrection et que,tout compte fait, il n'est pas l'étendard d'une vision syndicalistique de l'enseignement, est tout à fait compréhensible. Montrer à ses élèves que faire un choix a des conséquences parfois désagréables, fait aussi partie de son rôle d'enseignant...
Rédigé par: CAL81 | 25/07/2009 à 08h20
Outre les fautes d'orthographe (qui montrent que l'enseignement aurait besoin de plus d'heures pour tout le monde) "les élections aident à composer un parlement ..." ; faudra revoir l'instruction civique car visiblement si ça aide, ça aide pas dans le bon sens. La quasi totalité des lois actuelles sont d'origine gouvernementale (qui n'est pas un ensemble d'élus mais de potes au roi de France). Les quelques lois d'origine parlementaire sont refilées par le gouvernement pour sauver la face d'une démocratie en sure détérioration.
Si l'on se réfère à l'histoire que nous apprenons à l'école ou que l'école nous apprends à apprendre. Ce bon Maréchal Pétain a été investi le plus légalement du monde et a souillé notre pays dans le plus grand respect des lois de la République du moment. Un certain De Gaulle, s'est rebellé devant cette situation, donc si j'en crois les précédents intervenants ce monsieur devait être un terroriste gauchiste qui ne pouvait s'empêcher de foutre la merde et certainement tant pis pour lui s'il avait perdu devant une armée de facho démago. Mais il a gagné (grâce aussi à des vrais gauchistes) et il est donc devenu une figure de la nation. Comme quoi la résistance a aussi de bons cotés. L'école, sur quelques années, n'enseigne pas seulement des matières car même avec toute une vie il n'y en a pas assez pour en faire le tour, elle apprend surtout à réfléchir, à construire sa pensée et donc parfois à se rebeller lorsque c'est nécessaire. Ce ne sont pas les exemples qui manquent pour prouver que le monde avance ainsi, n'en déplaisent aux populistes soumis de plus en plus nombreux. Hem ! se rapprocherait-on d'une rébellion générale ?
Rédigé par: Pragmatix | 25/07/2009 à 08h21
J'espère que tous les citoyens dont certains des enseignants ne réagissent pas comme ceux des trois posts précédents, dans le cas contraire la casse de l'école publique a de beaux jours devant elle. Quel fatalisme quand il ne s'agit pas de conservatisme!!!
La casse mise en ouvre par ce gouvernement est généralisée : vous demandez aux enseignants qui ne peuvent plus enseigner correctement de partir, aux infirmiers qui ne peuvent plus soigner d'en faire autant, aux juges mis en coupe réglée idem.....
Oui les lois sont votées, non au bénéfice de nos élèves mais pour de simples raisons comptables. Oui elle sont votée à l'initiative d'un président de la République élu. Mais ce dernier ne se comporte-t-il pas comme un chef de parti? Heureusement qu'il y a des résistants!!! Et il en faut du courage!!!
Rédigé par: melezin | 25/07/2009 à 08h38
@ Cath : allons plus loin, les profs des écoles sont même plutôt content de cette réforme qui leur libère le samedi matin. Les autres jours sont à peine alourdis (1/2 h en plus avec seulement quelques élèves choisis c'est pas vraiment une contrainte).
Alain Refalo a fait une erreur de communication (en employant le terme de résistance qui ne passe pas) et de stratégie (en n'agissant pas sous la bannière syndicale) dont il paye le prix.
@ alti38 : il faut vous calmer et relativiser l'effet sur les élèves. Il n'est pas question de "lavage de cerveau" (la télévision suffit pour cela). Monsieur Refalo fait ses heures, il travaille avec ses élèves, le théâtre c'est excellent pour la mémoire et le développement psychomoteur. Il ne refuse pas toutes les lois de la République, seulement quelques unes, pour le bien des élèves.
@ DancielC35 : Quand on n'est pas d'accord, on peut certes partir ou garder son ressentiment pour soi. Mais on peut aussi s'exprimer. Le droit d'expression est fondamental dans une démocratie. Les profs sont des CITOYENS et des TECHNICIENS. A ce double titre ils ont droit de s'opposer à une réforme qui leur paraît injuste et nuisible. La réforme aura des effets dans plusieurs années, lorsque le gouvernement n'existera plus, il faudra donc assumer les conséquences des décisions actuelles. Car la réforme ne va pas améliorer le niveau des élèves.
La démocratie ne consiste pas à donner un chèque en blanc au gouvernement. Donner sa confiance oui, mais pas aveuglément. La démocratie ce n'est pas que de voter.
Rédigé par: pierre | 25/07/2009 à 08h51
Vous noterez le silence des syndicats .
Rédigé par: ladoux | 25/07/2009 à 09h12
C'est un message envoyé à ceux qui ne comprennent pas que nous changeons d'époque ,mai 68 et son célèbre "il est interdit d'interdire " c'est fini ,revenons à un peu de discipline et d'ordre (mots qui fachent) et surtout n'allez pas penser que la gauche au pouvoir agirait differement ou alors c'est mal connaitre ségolène .
Rédigé par: ladoux | 25/07/2009 à 09h16
Apparemment, le lavage de cerveau des ultra-gauchisants (? ? ? : moi, je n'en connais pas beaucoup dans ce métier !) n'a pas dû être efficace.
Rédigé par: Alain | 25/07/2009 à 09h24
Je trouve cela sidérant, ni plus ni moins, de lire les commentaires de lecteurs dès qu'il s'agit du monde de l'enseignement. C'est entendu, les profs ont perdu la bataille de la communication, ils se sont fait doubler par les outils sophistiqués dont se dotent le ministère en la matière. J'ai fait dix ans dans le privé avant d'intégrer l'éducation nationale et je n'ai jamais vu un corps de métier aussi dévoué, aussi totalement impliqué dans son travail. Parallèlement, chaque ministre qui défile a l'obsession d'imprimer sa marque dans le système et ce jusque dans ce que la pédagogie a de plus interpersonnelle. C'est dramatique et ça finit à force par construire un monstre sans queue ni tête. Le ministère de l'éducation actuel n'a qu'une visée, maquiller en réformes de bon sens des économies d'échelle. Depuis quelques années, l'école se défosse vraiment, sans que personne ne s'inquiète de ce qu'on perd dans le même temps un véritable filet de protection sociale. Quant à la transmission du savoir, on aura bien compris que cela n'est plus le sujet depuis longtemps.
Rédigé par: Mike Fisher | 25/07/2009 à 09h47
Bravo à cet enseignant courageux. Il faut effectivement entrer en résistance face au 18 Brumaire rampant.
Rédigé par: Bovary | 25/07/2009 à 09h49
Dans le privé,s'il n'obéissait pas,ce serait la porte..;alors pourquoi cette mansuétude dans l'E N;que ces "désobéissants "aient une pensée pour les ouvriers du privé qui perdent leur travail;et que les camarades journalistes cessent de plaindre ces éternels enseignants insatisfaits,qui ne quittent jamais l'E N
Rédigé par: dorier | 25/07/2009 à 09h51
encore un qui va finir à la MGEN
Rédigé par: arcangel | 25/07/2009 à 10h10
L'erreur de Refalo est d'avoir voulu médiatiser l'affaire. Beaucoup d'enseignants font de la résistance pédagogique en silence sans faire de vagues avec la connivence de certains parents d'élèves qui sont conscients des problèmes ...que ce soit contre des programmes de plus en plus indigents et souvent responsables de la baisse de niveau des élèves ou contre des mesures d'accompagnements éducatifs qui ne sont que des caches-misères. Résister, c'est parfois nécessaire. Ceux qui sont aux commandes de l'EN ne savent rien des classes et ne connaissent pas les élèves. Etant professeur d'histoire, je crois me souvenir qu'on voulait nous imposer d'insister sur le rôle positif de la colonisation...
Rédigé par: Profencolère | 25/07/2009 à 10h30
Marre des réacs qui s'expriment sur tout et sur rien. Marre de cette petite mentalité et du discours actuel dominant; Eh bien oui, allez privatisez, privatisez, tout! travaillez le dimanche, mettez des flics à chaque coin de rue, dénoncez les sans-papiers, coupez les allocs aux pauvres,enrichissez vous, applaudissez carlita, vénérez son nain et son équipe, adulez berlusconi, payez vous canal et regardez beaucoup de foot et de rugby, estimez vous toujours et tout le temps dans votre bon droit, consommez,empoisonnez vous .....c'est la modernité et la modernisation nécessaire et inéluctable qu'on vous a si bien vendu.Je regarde mes enfants de 2 et 4 ans et j'en ai les larmes aux yeux de savoir qu'ils vont vivre dans cette douce dictature.Déprimant.
Rédigé par: dirat | 25/07/2009 à 10h34
En lisant ces 3 premiers commentaires, c'est sur que ce n'est pas ces 3 pauvres moutons qui avancent en regardant le sol qui vont commettre une faute professionnelle. On vient de vous arracher une patte mais vous n'êtes même pas solidaire avec votre corps de métier. Honte sur vous ! Diviser pour mieux régner, cela semble bien fonctionner.
Quant aux relents anti-gauchistes gratuits que vous déversez, cela rejoint facilement l'anti-sarkozysme primaire aujourd'hui décrié.
Changez de discours et levez la tête, bande de veaux !
Rédigé par: Black Emperor | 25/07/2009 à 11h02
Alain Refalo fait bien de ne pas appliquer les réformes liberticides du ministère de l'Education nationale. Les enfants qui suivent ses cours ont toutes leurs chances de développer leur sens critique, leur libre-arbitre, leur esprit d'analyse et de synthèse. Ils ne deviendront pas des moutons et auront la possibilité de lutter et de se défendre dans cette société de brutes. Je soutiens Alain Refalo et tous ses collègues en résistance pédagogique.
Rédigé par: Patricia | 25/07/2009 à 11h41
La fédération du parti socialiste de Haute Garonne condamne la sanction dont est l'objet Alain Refalo.
Le ministre Chatel révèle ici son inaptitude au dialogue social et son désir de caporaliser ses fonctonnaires en faisant un exemple alors que de nombreux professeurs des écoles ont, comme Mr Refalo , décidé de ne pas appliquer cette réforme qui les prive d'heures de formation pour tous les élèves et qui est inefficace du point de vue pédagogique pour les élèves en difficultés.
La fédération socialiste de Haute Garonne demande au ministre Chatel de revenir sur cette décision inique et de rouvrir de toute urgence des discussions constructives, avec tous les intervenants du système éducatif.
Rédigé par: Fédération socialiste de haute garonne | 25/07/2009 à 11h46
J'étais sure, en ouvrant ce titre que les suppôts du MEDEF et de l'UMP allaient se déchainer ! Nous en avons l'habitude ! Nous n'avons pas les mêmes valeurs ! Ah vous pouvez parler de Démocratie et de République...
Ce n'est pas parce que un président et une chambre ont été élus avec une certaine majorité (???) que ceux qui ne sont pas d'accord avec les contre réformes imposées doivent fermer leur gueule ! Nous avons le droit de combattre ce qui nous semble injuste ! Et la suppression des RASED comme les milliers de postes d'enseignants, comme les emplois de vie scolaire et les auxiliaires de vie scolaire qui accompagnent les élèves en situation de handicap, comme la LRU etc. sont les pires
reculs comme nous n'en n'avons jamais connu !!!
Alors Mr Refalo, tous les enseignants et parents qui s'opposent à cette façon de mépriser un peu plus leur travail et l'aide aux enfants en difficulté, ont toute ma considération et mon soutien !!!
"la caste enseignante archi-gauchisante, ultra démago, dont le comportement outrageusement libertaire pourrit les jeunes."
SOIGNEZ VOS FANTASMES !!!
Devise de la République : LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE.
et non pas : travail famille patrie !!!
Allez, cadeau ! Si si, ça me fait plaisir !
Préparez vos fusils et créez vos milices
Nostalgiques du tir et chasseurs sans gibier
Des fois que des loubards viendraient dans le quartier
Suivez votre penchant, soyez de la police
A l'abri des volets de vos pavillons tristes
Meublez vos insomnies jusqu'au jour incertain
Car la rue est peuplée de sombres anarchistes
De Noirs, de Portugais et de Nord-Africains
Vous, vous êtes français, français à part entière
Même anciens combattants et parfois résistants
Et cet obscur chemin de torture et de sang
Certains le referaient s'il était à refaire
Vous avez mérité avant le dernier souffle
De vivre dans le calme et la tranquillité
D'endosser vos gilets, de chausser vos pantoufles
Et de fermer les yeux sur la réalité
Mais la réalité déferle à votre porte
Vous ne comprenez rien à sa vague rumeur
Et vous confondez tout, parfois vous avez peur
D'un signe avant-coureur que le vent vous apporte
Vous percevez des pleurs et des cris de souffrance
Des chants de liberté, l'écho d'un attentat
Vous pensez que la guerre est encore loin de France
Et vous faites confiance à votre chef d'Etat
Étudiants et voyous, c'est bien la même engeance
C'est écrit noir sur blanc, dans votre quotidien
Faites dresser des murs et dressez votre chien
Pensez dès maintenant à votre auto-défense
Et quand des jeunes gens défilent en cortège
Toujours on vous les peint veules et fainéants
Alors vous les reniez, vous tombez dans ce piège
En oubliant qu'ils sont enfants de vos enfants
Ils savent mieux que nous de quoi le monde crève
Que le temps des robots vient à pas de géant
Qu'on sacrifie l'esprit au profit de l'argent
Comme on tue la nature et la joie et le rêve
Préparez vos fusils et créez vos milices
Nostalgiques du tir et chasseurs sans gibier
Suivez votre penchant, soyez de la police
Des fois que les loubards viendraient dans le quartier
J. R. Caussimon
Rédigé par: Louise M | 25/07/2009 à 11h48
Je fais partie des "antipédagos", c'est-à-dire d'un courant d'idée diamétralement opposé à celui de M. Refalo.
Je pourrais donc me réjouir de cette décision, mais il n'en est rien. Je m'inquiète au contraire de la dérive autoritaire actuelle dont une illustration est cette conception caporalisante du métier d'enseignant.
Que des commentaires comme ceux déposés précédemment se multiplient sur le site du Figaro, rien de plus normal, mais sur le site du libé ça fait peur !
Que l'on arrête avec les députés "représentants du peuple"... quand nous votons "non" au traité de Lisbonne, ils revotent oui dans notre dos... S'appuyer sur leur "légitimité" pour expliquer que l'action de M. Refalo est antidémocratique, c'est à mourir de rire.
Dans le contexte actuel, rien donc de plus puant que la référence à la "légitimité" pour justifier en fait un autoritarisme digne d'un berger allemand, un caporalisme modernisé à la sauce des "DRH" et autres petits chefs ignares, incompétents et jouissant de leur suprême pouvoir de licencier.
Cette sous-culture marketing poubelle, la lobotomie libérale, l'ordure publicitaire, voilà les vrais danger pour la démocratie. Il y a seulement 10 ans, seuls les gros blaireaux acceptaient cela. De nos jours, c'est devenu la norme, à croire qu'on a greffé une puce dans le cerveau de la "majorité".
Quant aux parents, que alti 38 se rassure, ils soutiennent massivement cet enseignant. Comme quoi, contrairement aux nouveaux beaufs, je sais encore reconnaitre les qualités de mes adversaires !
Rédigé par: Rodolphe DUMOUCH | 25/07/2009 à 12h24
la fed socialiste soutient ce pedago desobeissant;quelle tristesse..;qu'elle pense à tous les licencies économiques,les précaires...pauvres socialistes qui croient être de gauche et qui soutiennent d'abord les enseignants qui ne craignent pas le chômage,qui ont de longues vacances qui ont ,bien sur,souvent la carte du P S,et qui surtout ne quittent pas l'E N;un petit stage dans le bâtiment en juillet et aout leur ferait grand bien
Rédigé par: janmar | 25/07/2009 à 12h52
Courage,
Si tous les enseignants de France pouvaient vous copier. J'admire vos méthodes et votre opiniâtreté. Vous n'êtes pas têtu pour être têtu, mais parce qu'au fond de vous et de votre expérience de pédagogue, vous savez que vous avez raison.
Rédigé par: Pomponslt | 25/07/2009 à 13h35
Ce n'est pas à lui de décider, pour des raisons idéologiques, ce qu'il doit ou pas faire. Il est payé par la collectivité et doit donc faire ce qu'elle souhaite. Il n'est pas dans une dictature où la volonté populaire est bafouée par ses fonctionnaires.
Rédigé par: Bogdanowich | 25/07/2009 à 13h48
un enseignant est un fonctionnaire chargé de faire ce qu'on lui demande de faire en contrepartie de son salaire; ce qui ne l'empêche pas d'avoir son opinion sur le sujet et de pouvoir l'exprimer en tant que citoyen en dehors des heures de travail.
s'il ne procède pas ainsi, il donne un bien mauvais exemple à ses élèves et il s'expose aux sanctions prévues par les statuts de la fonction publique;
qu'y a-t-il d'étonnant?
Rédigé par: saphir | 25/07/2009 à 14h05
Si l'aide personnalisée destinée aux élèves en difficulté venait à disparaitre lors d'une prochaine réforme cet enseignant aux rapports pédagogiques élogieux lors d'inspections aura été sanctionné pour rien. Et la sanction actuelle est plus que 7000 euros car s'il lui reste une vingtaine d'années à accomplir il sera toujours en retard d'un échelon par rapport à sa situation actuelle et cette rétrogradation pourra lui couter l'obtention d'une hors classe ( forte valorisation du salaire ), c'est pour toutes ces raisons que la perte en salaire est beaucoup plus que 7 000 euros.
Rédigé par: maisencore75 | 25/07/2009 à 14h41
Donc pour résumer l'article et les commentaires :
Cours de soutien scolaire gratuits organisés par l'école publique = réactionnaire, pétain, hitler
Wahou.
Rédigé par: kpdp | 25/07/2009 à 14h54
@ Ladoux (25/07/2009 à 09H12)
http://www.sudeducation.org/article3120.html
Salut & Fraternité.
Rédigé par: FredeSud | 25/07/2009 à 15h07
Pour réacs qui postent ici à tout va le monde est simple: un président à été élu (il y a déjà un moment!) par une petite majorité. Donc il peut décider de tout dans tous les domaines, sans consulter personne sauf ses conseillers, sans discussion ni négociations. Et tous les français, en premier lieu les fonctionnaires doivent alors obéir sans protester. Ce serait ça la démocratie. Argument suprême : "s'il travaillait dans le privé il serait viré". Ce n'est pourtant pas bon un exemple de pratique démocratique, Les patrons n'étant élus que dans les rêves gauchistes les plus fous. Mais faut pas trop compliquer, pour les esprits simples le monde est simple, et la démocratie réduite à sa plus simple expression. Ils ne peuvent pas comprendre que c'est grâce à des Alain Refalo que la démocratie existe davantage.
Rédigé par: gigi | 25/07/2009 à 15h34
Si l'aide personnalisée destinée aux élèves en difficulté venait à disparaitre lors d'une prochaine réforme cet enseignant aux rapports pédagogiques élogieux lors d'inpections aura été sanctionné pour rien. Et la sanction actuelle est plus que 7000 euros car s'il lui reste une vingtaine d'années à accomplir il sera toujours en retard d'un échelon par rapport à sa situation actuelle et cette rétrogradation pourra lui couter l'obtention d'une hors classe ( forte valorisation du salaire ), c'est pour toutes ces raisons que la perte en salaire est beaucoup plus que 7 000 euros.
Et, plus que don Quichotte qui se battrait non pas contre des moulins à vent mais un inamovible mammouth mieux vaut être un général Nivelle de l'éducation nationale qui envoie au casse pipe des apprenants on ne risque que d'encourir l'obtention des palmes académiques pour de loyaux services rendus !
Rédigé par: maisencore75 | 25/07/2009 à 17h25
Les réactions d’internautes semblent se multiplier, ici comme ailleurs, qui revendiquent l’ordre et l’obéissance de manière véhémente. Sont-ils plus réflexifs que ceux qui à d’autres époques criaient à la révolution ?
Aujourd’hui, l’opinion est à l’ordre et à la soumission comme elle était dans les années 70 à la révolte. Il est en particulier étonnant de voir les jeunes générations, élevées dans une culture d’épanouissement qu’aucune génération précédente n’avait connue, et qui , devenue adulte se comportent avec un conformisme conservateur zélé.
Le fonctionnaire - c’est la difficulté et la grandeur de sa tâche - doit être dans une double posture : loyal vis-à-vis de l’Etat et des institutions républicaines, et simultanément réflexif , capable de regarder en citoyen et en humaniste les consignes qui lui sont données pour les appliquer avec discernement, et, dans les cas graves, ne pas les appliquer. Trop d’absurdités et de crimes ont été commis dans les décennies précédentes par des fonctionnaires appliquant les ordres par principe pour que l’on puisse se revendiquer uniquement de l’obéissance, fut-elle républicaine. Qu’on ne vienne pas dire qu’il ne faut pas confondre démocratie et dictature : les démocraties aussi nécessitent la vigilance. C’est ainsi : la position de fonctionnaire est complexe, et n’est estimable qu’à cette condition.
Sans entrer ici plus avant dans le vaste sujet de la réforme de l’école primaire, nous ne devrions pas oublier que ceux qui se révoltent nous disent toujours quelque chose des travers d’un système, et manifestent souvent un courage un peu supérieur à la moyenne : ne les brocardons pas trop vite !
Rédigé par: Steph | 25/07/2009 à 17h35
Finalement, les commentaires sont bien plus encourageants qu'hier (même s'il y a quelques phrases désespérantes sur "il est payé par la collectivité etc", certes, mais la collectivité qui a des enfants scolarisés le soutient à 100%...) : alors, qui se lance dans la création d'un fonds de soutien pour indemniser ce prof et les autres dans le même cas ? (ou, peut-être plus intelligemment, soutenir leur recours, parce que cette sanction est totalement scandaleuse vu le travail effectué en remplacement des heures de soutien)
Rédigé par: Anto | 25/07/2009 à 18h32
Monsieur fait de la "Résistance"... Il se prend pour qui ? Ceux qui faisaient de la Résistance risquaient de finir dans une fosse commune après avoir été torturés à mort par la Gestapo. Pas de se faire sucrer quatre ronds sur un salaire dont il s'étaient vantés de n'avoir pas fait le travail dont il est la contre-partie. Pour ensuite aller faire la star dans la presse. J'avais du respect pour ce type avant de lire cet article. Mais ce mot "Résistance", désolé, mais c'est outrancier.
Rédigé par: Dan | 25/07/2009 à 18h51
Enseignants gauchistes, ultra gauchistes ? Heureusement qu'il y en a ! Qui donc resterait pour lutter contre le dogme néo-libéral ? ! J'ai un cm2 dans un quartier à dominante UMP. J'adore le programme d'histoire : la révolution industrielle, le droit de grève, la commune, les droits syndicaux... J'insiste bien sur tout cela. Vous verrez, dans quelques années, il en restera quelque chose... "Dansons la Carmagnole..."
Rédigé par: didier | 25/07/2009 à 19h22
LES FAITS, RIEN QUE LES FAITS :
1) la loi INTERDIT d'effectuer plus de 6 heures d'enseignement journalier à l'école primaire (maternelle incluse) ; les inspecteurs, en présentant la réforme du soutien en début d'année, ont dit aux enseignants (authentique) : "Ce soutien ne doit pas comporter d'enseignement mais faites plutôt du français ou des maths". Refalo, avec ses ateliers "théâtre" respecte tout autant la loi que les consignes des inspecteurs (le théâtre, c'est du français, ce me semble, et ce n'est pas de l'enseignement). Sa sanction est donc inique.
2)Ce soutien, contrairement aux activités du RASED qui avaient lieu sur le temps scolaire, est entièrement FACULTATIF et ne peut avoir lieu sans l'accord des parents. Dans notre école, la majorité des enfants en difficulté ne sont pas venus : nous le faisions le mercredi matin, en maternelle pour que les enfants soient dispos, mais ces parents n'étaient pas disposés à se déplacer jusqu'à l'école un jour de plus en semaine...
3)un autre enseignant, qui a eu aussi des retenues sur salaire pour le même motif, a porté plainte au tribunal et a gagné : ces retenues ont été jugées illégales car, a dit le tribunal, on ne peut sanctionner un fonctionnaire sur un contenu de son travail(ici le soutien), si l'administration ne l'y a pas formé (l'enseignant lambda n'a aucune formation spécialisée à la remédiation, contrairement aux enseignants des RASED). Cette jurisprudence devrait aider Refalo dans un éventuel procès ...
4)près de 3000 enseignants se sont déclarés par écrit comme "désobéisseurs", mais les quelques sanctionnés financièrement (moins d'une dizaine) ont été plus ou moins tirés au sort. La relation avec les "fusillés pour l'exemple" de la Grande Guerre ne me semble pas incongrue et apporte des arguments à la notion de résistance à une gouvernance obtuse et décridibilisée...
5)nommer un diplômé en marketing à la tête de l'Education est un symbole fort de la façon dont le pouvoir en place considère l'école publique. Les lecteurs qui applaudissent ici à la "fermeté" de Luc Chatel auraient ovationné Franco ou Pinochet et doivent être de fervents admirateurs du dirigeant actuel de l'Iran...
Rédigé par: Zabo | 25/07/2009 à 21h37
La question est de savoir si c'est celui qui paye qui décide(le peuple, démocratie) ou celui qui est payé (corporatisme mafieux et fasciste)
Que le PS soutienne ce monsieur est tout-à-fait dans la ligne (.....NDLR)
Rédigé par: Relin | 26/07/2009 à 09h04
Mais pour qui se prend cet hurluberlu?Pour
Jeanne 'Arc ou encore pour Robespierre?
Il est incroyable de penser qu'il aurait pu
être "absoud"de son énorme faute.Je suis
cadre dans le privé et mon boss m'aurait viré immédiatement si j'avais travaillé contre ses ordres et cela aurait été justice.
On ne peut pas dénigrer et cracher dans la soupe même en faisant partie de l'éducation nationale.Ce type aurait dù être viré!
Rédigé par: esope | 26/07/2009 à 09h07
mais il faut qu'il obéisse ce monsieur au lieu de faire faire du theatre aux enfants il ferait mieux de donner les cours de base .c'est à cause de gens comme cela que 25% DES ELEVES DU CE1 N ONT PAS LE NIVEAU.
j'aimerai bien connaitre les résultats de sa classe mais il refuse certainement d'être contrôlé c'est trop facile de jouer le matador avec l'avenir des autres.le sens de la responsabilité professionnel est de faire ce qu'on lui demande et si il n'est pas d'accord il démissionne et va faire son cinéma ailleurs
Rédigé par: MARCO | 26/07/2009 à 10h06
quelle tristesse que tous ces commentaires où la beaufitude s'étale grassement!
certes la plupart des enseignants s'en foutent, et il faudrait s'en réjouir? plutôt de quoi pleurer!
si seulement le courage de cet enseignant pouvait faire tache d'huile, s'étendre et susciter un vaste mouvement des parents, montrant ainsi que les français ne sont pas des veaux!
mais ça vient, déjà les ouvriers montrent l'exemple, la colère monte, la légitimité remplace la légalité néo-libérale, les citoyens rejettent l'esprit collabo des besson, kouchner et autres...
Rédigé par: miguelito | 26/07/2009 à 17h06
M. Refalo aurait donc été fusillé pour l'exemple car il a sauvé l'humanité en refusant de donner des cours de soutien...
ça alors...
Pour ses cours de théâtre, on pourrait écrire une comédie à partir de cette brillante démonstration, ou tout au plus, une farce.
Rédigé par: kpdp | 26/07/2009 à 17h11
Il y a en effet de plus en plus de beaufs qui revendiquent l'ordre et l'obéissance : il doit falloir une sacrée dose de frustration chez ces gens-là pour n'avoir que ça comme "idéal" dans la vie. ça fait légèrement pitié. ça ne doit pas être drôle le soir au lit avec la bourgeoise.
Il y a aussi le sempiternel "dans le privé, il aurait été viré". Fort heureusement, j'ai connu et contribué à un autre modèle d'entreprise que celui qui est en vogue actuellement : obéissance aux petits chefs incompétents, ragots de pétasses dans les secrétariats, manœuvres pour gagner de minables pouvoirs, accaparation du travail des autres, chaine de frustration et d'irresponsabilités qui retombe au final sur le dernier maillon, obsession de la "communication", des "RH" et de la "gestion", véritables sciences des ânes pour caniche décérébré. Ce fonctionnement rappelle de plus en plus la scientologie qui d'ailleurs noyaute le "management" des multinationales.
Ils peuvent toujours ricaner, les gros incultes de service, au mot "résistance", n'empêche que M. Raymond Aubrac a - entre autres - apporté son soutien à M. Refalo.
Maintenant, en ce qui concerne les idées des pédagogistes, permettez-moi d'émettre quelques critiques. Si le niveau culturel général baisse (comme le prouve la multiplication les commentaires sur l'ordre et l'obéissance, dont les auteurs sont plus souvent des jeunes m..eux que des vieux C..), l'école a aussi une part de responsabilité. Les idées de Mérieu, Dubet et comparses y ont contribué. Ils ont démoli un enseignement qui marchait bien, même s'il pouvait être ajusté à la marge.
Le cour magistral n'est pas une infamie, même si on baigne les jeunes enseignants dans ce dogme. Quand j'étais élève, je me foutais de la "méthodologie" et de la façon dont le cours était fait. Tous ceux qui étaient "modernes" m'ont cassé les c...lles tandis que les vieux profs avec leurs cours magistraux m'intéressaient.
Mais cela, ce n'est pas aux pouvoirs de le définir. C'est aux enseignants de forger pour devenir forgerons et ajuster leurs méthodes. De toutes façons, les pouvoirs sont incapables : les réformes Darcos ne font que renforcer les IUFM et les gourous qui y trônent (désormais promus "professeurs d'université" !!!). Elles visent à transformer le lycée en un collège unique bis alors que la réforme attendue était la remise en cause du collège unique.
Il n'y a donc rien à attendre des gouvernements en cette matière, que l'application de lubies néo libérales et de foutaises technocratiques inspirées par les eurocrates (carnet de compétence et autres machins à la gomme) et la caporalisation des enseignants.
Rédigé par: Rodolphe DUMOUCH | 26/07/2009 à 18h09
Alain Refalo a raison de désobéir à une réforme qui va contre les intérêts des élèves et de la profession. Les enseignants et les nombreux parents qui le soutiennent sont les mieux placés pour en juger. Puisque certains nous disent qu'il aurait été viré s'il était dans le privé, qu'ils se demandent donc ce qui arriverait à un patron qui, comme le ministre de l'EN, imposerait des décisions contraire à l'intérêt de son entreprise ? Sa boite coulerait, s'il n'était viré avant par ses actionnaires... dans l'EN ce n'est pas comparable : il faut un peu plus de temps pour virer un ministre qui démolit l'école publique en raison de choix politiques et idéologiques !
Rédigé par: gigi | 26/07/2009 à 18h32
A tous les commentaires des réactionnaires je ne peux m'empêcher de leur faire part de la citation de CONDORCET qui orne le lit de mes enfants: " L'ECOLE FORME DES HOMMES LIBRES, DES CITOYENS QUI NE S'EN LAISSENT PAS CONTER MAIS QUI ENTENDENT QU'ON LEUR RENDE DES COMPTES".
Par ailleurs, ces réactionnaires sont prêts a vilipender les professeurs ne respectant pas les lois mais à ne rien dire de leurs hommes politiques qui les bafouent ??? Chercher l'erreur.
Rédigé par: pyr | 26/07/2009 à 19h13
Refalo utilise le service public de l'enseignement pour exercer son hobby, le théâtre, aux frais du contribuable. Pendant ce temps, les gamins en grande difficulté s'amusent, certes, mais restent en difficulté. Remarquez, un enseignant défaillant, ça se voit moins avec des cours de théâtre qu'en soutien individuel. Pas mal calculé, mais bon, je rappelle qu'un enseignant a une mission de service public !
Rédigé par: shackleton | 26/07/2009 à 19h20
Ce type n'a plus sa place dans l'éducation nationale, qu'il change de métier !
Rédigé par: Pythagore | 27/07/2009 à 05h47
Ne nourrissez pas les trolls fachos, ça n'en vaut pas la peine !
Rédigé par: Adrien | 27/07/2009 à 07h12
Beaucoup de bruit pour pas grand chose,un enseignant du primaire sanctionné, une petite partie des élèves de primaire qui se seront amusés à faire du théâtre (on se demande quoi d'ailleurs), des élèves en difficulté qui restent en difficulté, certains parents d'élèves qui soutiennent au moins jusqu'à ce que leur enfant soit sur la sellette pour ses résultats scolaires...
Bref une bonne occasion, pour certains, de sortir les grandes théories sur la désobéissance civique, le soutien aux professeurs des écoles désobéissants, l'antigouvernementalisme primaire (tout ce que fait le gouvernement est mauvais...), tout en faisant donner des cours de soutien scolaire par des boites privées ou des profs à domicile, à leurs enfants......
Rédigé par: CAL81 | 27/07/2009 à 07h55
J’ai tendance à penser qu’un fonctionnaire de l’état, enseignant de surcroît, qui refuse de mettre en application une directive ministérielle, et qui plus est, en fait état devant ses élèves en organisant un atelier de théâtre, en lieu et place de cours de soutien à des élèves en difficulté, tout en incitant à la désobéissance civile, scie la branche sur laquelle il est assis.
Je ne sais que peu de chose de cette affaire sinon qu’il s’agissait, sauf erreur, d’aider des élèves en difficulté. Mon père était instituteur en Algérie et organisait chaque semaine des cours de rattrapage au profit des cancres qui avaient du mal à suivre pour diverses raisons (soit qu’ils étaient fainéants, soit qu’ils n’étaient pas très doués, soit que le milieu d’où ils venaient n’était pas propice au travail scolaire, ou que les circonstances de leur vie avaient été un handicap).
Mon père, qui ne portait pas un sarrau noir, mais gris, le faisait bénévolement chez nous, sur la terrasse de notre appartement. Et ma mère assurait la logistique en préparant des sandwichs. Inutile de dire que mes parents le faisaient de leur propre initiative, sans directive ministérielle et évidemment sans polémique inutile. On dira que les choses ont changé et qu’une telle générosité spontanée n’est plus possible. J’aimerais que Monsieur Refalo, que je ne connais pas et dont j’ignore les raisons pédagogiques ou techniques de sa si brutale révolte, m’explique pourquoi les choses ont changé à ce point. J’aurais d’ailleurs aussi aimé que l’article de Libération dépasse un peu l’aspect sensationnel qui n’évoque que la « révolte d’un enseignant contre le ministère public », pour expliquer mieux le fond de cette réforme, de ses modalités d’application, des raisons qui poussent une partie des enseignants – au fait quel pourcentage ? - à la refuser, parfois en termes très violents.
Je conclurai en insistant sur la nécessité du dialogue, en m’étonnant que Monsieur Refalo qui vient de prendre la responsabilité de rejeter, en la ridiculisant, une directive ministérielle, entourant son action d’un discours qui, avant même d’être sanctionné, prônait la confrontation directe, accuse le ministère public de « refuser l’apaisement », avant de promettre de continuer « l’insurrection ». Très sincèrement il ne me semble pas que les enseignants, ni les élèves ni les parents, aient beaucoup à gagner à engager le fer avec le ministère public dans un style de révolte nimbé d’un discours qui rappelle l’attente du grand soir, sur un sujet comme celui-ci, à propos duquel notre République de « Fraternité » devrait être en mesure de créer un consensus. Je crois au contraire que Monsieur Refalo devrait se retrousser les manches, expliquer poliment et patiemment le pourquoi de son désaccord , et surtout réfléchir à d’autres solutions s’il en a. Je rappelle que le sujet est toujours celui de l’aide aux élèves en difficulté, dont je ne peux que m’étonner qu’il fasse surgir autant de polémique. JPY.
Rédigé par: Jean-Yacine | 27/07/2009 à 08h17
J'ai lu : "...je m'indigne de la réaction des précédents internautes dont les propos réactionnaires..."
On dirait une tirade de Peppone dans Don Camillo...
Cette dialectique nous renseigne sur beaucoup de choses.
Rédigé par: vouroupatra | 27/07/2009 à 09h09
Sur le soutient en cours particulier:
Prenez un enfant en difficultés sérieuses dans une discipline fondamentale, par exemple les maths. Il est en echec, ca le rebute, il n'aime pas celà parce qu'il est en echec.... Et là on trouve la solution miracle: le cours de soutient individuel. A cet enfant qui n'aime pas les maths, on va coller deux heures hebdomadaires de cette discipline de plus qu'à ses petits camarades et il va comprendre, à grand coup de pied aux fesses s'il le faut!!!! Foutaises! Les remédiations doivent être pratiquées en classe sous une forme ludique... Punir un élève qui ne comprend pas par un cours supplémentaire n'est qu'une abhération digne de l'école à papa.
Rédigé par: Stephan Paintandre | 27/07/2009 à 10h16
Ce qui me navre c’est l’impossibilité de parler de l’école en dehors des extrêmes.
Je ne crois pas que les bouleversements opérés par Darcos dans le Primaires méritent le mot de « réformes ».
Et si quelques pistes sont intéressantes, dont ses 2 heures dégagés pour organiser du soutien, voire le droit d’accueil, elles n’ont été conçues que sous l’aspect économique et exploitées que de façons politiciennes alors qu’elles méritaient un véritable débat au sein de la société. Car c’est en effet envers la société que l’école doit des comptes.
C’est elle qui a le devoir non seulement de former mais aussi de brasser et d’élever chacun un peu plus haut sur l’échelle sociale…
Or, ce n’est pas depuis 2 ans que notre école peine à remplir ses missions essentielles.
Que l’on s’oppose c’est tout à fait normal et il ne me viendrait pas à l’idée de restreindre se droit essentiel.
Mais ce qui me gêne dans l’action de Refalo, c’est l’outrance d’une réaction individuelle : il considère, en conscience, la sienne, que les programmes sont nuisibles et liberticides donc il ne fait pas.
…et l’impasse dans laquelle il mène le débat.
Comment imaginer le fonctionnement de l’école si chaque fois que tout ou partie des programmes déplait à des enseignants, ceux-ci se déclarent en « résistance pédagogique ».
Comment en arriver, dans ce contexte, à parler de dictature, de Pétain de Freinet ou Malraux ?
Que d’excès ! Mais où sont les propositions.
Chez Refalo, pas tellement, il continue dans sa stratégie de victime héroïque médiatisée… Comment imaginer un « résistant » qui ne risquerait rien ?
Au niveau du GVT… encore moins.
Au niveau de l’opposition, c’est le néant. (alors que l’on pourrait s’appuyer sur les pistes du rapport Thélot pour produire un projet cohérent pour l’école)
Au niveau syndical … Compter sur les RASED pour réduire l’échec scolaire (comme si le traitement de la difficulté scolaire, quand elle n’est pas d’origine médicale, n’est pas de la responsabilité de l’Instit ?) et continuer à mettre les moyens au niveau des équipes départementales (Rased, CP, TR…)
Maintenant je suis content pour ces élèves qui pratiquent, enfin ( ?), une activité riche en matière éducative.
Pour aller plus loin, je crois que la solution viendra d’une vraie déconcentration de l’EN, avec une école plus autonome, capable de monter et réguler ses projets et évaluer sur ses résultats.
Rédigé par: Paul directeur d'école | 27/07/2009 à 10h48
Comment peut-on se réclamer "de rapports de l'inspection tous élogieux" et s'offusquer d'une sanction prise par cette même administration ? Il croit aux "bons patrons" Refalo ?
L'anti-hiérarchie c'est un principe libertaire, certes, pas un hochet à géométrie variable selon la couleur du gouvernement.
Reste la question : "Peut-on être instit "refuseux" d'inspection et rester au service de l'Etat hiérarchique par essence ?"
J'ai longtemps penser que oui (étant instit refuseux), mais c'était au temps d'un débat sur l'auto-gestion de l'école comme de toute la société. Ce débat n'existe plus, c'est ainsi. Reste la schizophrénie.
L'école publique coule, qu'elle se noie.
Raymond,
Instit à Toulouse
Rédigé par: Raymond | 27/07/2009 à 10h53
Pour répondre sur le soutien aux élèves en difficulté.
Il est certain que faire faire une activité ludique est un moyen de fédérer un groupe, d'intéresser certains de ses membres à une discipline qu'ils ont peut-être du mal à aborder. Mais il faut également se rendre compte que les problèmes à aborder certains points d'une matière proviennent très souvent d'un manque de compréhension de telle ou telle partie du cours et qu'il suffit de prendre le temps d'expliquer à l'élève d'une manière sereine et en petit comité ces points délicats pour qu'il aborde plus facilement l'intégralité de la matière.
Le style, il suffit de faire jouer les élèves pour qu'ils comprennent est une aberration archaïque tout autant que le style il faut asséner la matière à grands coups de pieds dans les fesses.
D'ailleurs, en lisant les commentaires, je me dis que certains auraient besoin de cours de soutien, ce qui est d'autant plus étonnant compte-tenu des professions annoncées.
Rédigé par: CAL81 | 28/07/2009 à 08h17