Les Amis du Rio Loco dénoncent la «mise à mort» du festival
CULTURE. L’affaire s'aggrave: la polémique qui se creuse autour du festival Rio Loco tourne désormais à la remise en question de la politique culturelle de la nouvelle municipalité de gauche à Toulouse.
C’est en tout cas ce qui ressort de la conférence de presse organisée ce mardi 7 juillet au restaurant le Dar Diaf par l'association des Amis du Rio Loco, panel d’acteurs culturels locaux composé de musiciens, cinéastes, directeurs de théâtres et de festivals.
Deux décisions de la mairie de Pierre Cohen (PS) choquent particulièrement les Amis du Rio Loco: celle de réduire quasiment de moitié l’équipe du festival et celle de mettre en place un «comité de pilotage. Pour eux, c'est clair, c'est une «mise à mort».
15H00, au "Dar Diaf", rue Maletache à Toulouse: Thé à la menthe pour tout le monde. Face aux journalistes, Dick Annegarn, auteur-compositeur et directeur du festival du Verbe est le premier à pourfendre le maire de Toulouse: «Pendant sa campagne électorale il s’était engagé à consulter les acteurs culturels locaux sur sa politique culturelle. Sauf qu’aujourd’hui c’est tout le contraire, dit-il. Avec la reprise en mains du Rio Loco, c'est désormais la mairie qui pilote en voulant intervenir dans la programmation artistique de ce festival».
«Pourtant, ceux qui s’en chargent le font très bien en impliquant largement le tissu associatif. Toutes les éditions du Rio Loco l'ont prouvé, reprend Annegarn. Durant celle consacrée à l’Espagne, j’ai pu y amener gratuitement cinq bus de collégiens du Comminges pour assister aux concerts. La dimension populaire ne doit pas se réduire seulement aux enfants du quartiers du Mirail».
Bernardo Sandoval: « Rio Loco a donné un sacré coup de main à ma carrière. Il est faux d’affirmer que les artistes locaux n'y sont pas suffisamment impliqués. Chaque fois que c’est possible, relève le guitariste, ils sont programmés au même niveau que les têtes d’affiche. Pour ma part j’ai pu jouer trois fois sur la grande scène de ce festival. Cela m’a permis de faire des rencontres artistiques que je n’aurais jamais faites autrement.».
Le musicologue et professeur à l’Université Paul Sabatier Moktar Zagzoule voit dans la polémique lancée au lendemain de l’édition Maghreb une «cabale menée par ceux qui s’estiment dépositaires de cette culture. La programmation de cette quinzième éditionconsacrée à l'Alégérie, au Maroc et à la Tunisie était excellente, notamment avec le concert gratuit de Cheb Bilal au Mirail. Cela a permis un réel brassage des publics que l’on n’avait pas vus depuis feu le festival Racines, dit-il. Il faut se méfier des commissaires politiques qui au nom d’idéaux de gauche veulent réduire la programmation à une dimension socio-culturelle Mac Quartiériste. Quand j’entends parler de préférences locales, cela me rappelle d’autres concepts comme celui de préférence nationale».
«La culture immigrée de gauche n’est pas toute la culture », ajoute Dick Annegarn.
Dans la salle du Dar Diaf, l'allusion directe aux critiques «lancées par certains des membres du Tactikollectif et du groupe Zebda» fait réagir au quart de tour. «Ces derniers se trompent d’ennemis en s’en prenant au Rio Loco», estime l'alternatif François Simon, seul politique présent à la conférence de presse.
«Si les critiques contre le Rio Loco viennent de là ce n’est pas bon signe», commente Francis Saint-Dizier, président du festival Rencontres des Cinémas d’Amérique Latine.
Tout est dit. Face au "danger de mort" du Rio Loco, les amis dudit festival attendent désormais de la mairie qu’elle «revienne d'urgence sur sa position».
J.M.E


Merci les artistes et acteurs culturels. On est moins seul car dés l'annonce de la décision de reprise en main, c'est à dire l'assassinat de Rio Loco, par le couple Cohen/Belloubet les internautes de Libé attendaient votre réaction. Vous êtes comme on dit des voix autorisés qui n'ont demandé l'autorisation a personne pour dire que Rio Loco doit continuer à vivre libre de toute contrainte politique. Merci! Tous ensemble, tous ensemble, tous ensemble on peut sauver le festival. Les amis de Rio Loco doivent nous permettre de les soutenir. Un manifeste, une pétition, des délégations au capitole... ce que vous voudrez. Dites nous comment nous rassembler.
Rédigé par : fabienne | 07/07/2009 à 22h39
Voici le texte adopté par les participants à la conférence de presse des Amis de Rio Loco.
Après :
- une baisse de son budget de 15% en 2009,
- une baisse de 50% de ses effectifs (non-renouvellement de 4 salariés :
programmation musique, programmation arts visuels, communication,
partenariat/développement durable, et non-remplacement d'un départ en congé
maternité),
- la mise sous tutelle.
Rio Loco, un des premiers Festivals des Musiques du Monde en France, avec
107 000 festivaliers à la Prairie des Filtres et près de 50.000 dans les
quartiers de Toulouse, va mourir.
Soutenez ce festival en rejoignant les Amis de Rio Loco.
http://lesamisderioloco.blogspot.com/
ou envoyer un mail à
lesamisderioloco@gmail.com
Rédigé par : lesamisderioloco | 07/07/2009 à 23h00
"libre de toute contrainte politique" ce pourrait être un sujet du bac en philosophie.
Libre : Le canard enchainé est un journal libre, il s'est affranchie de toute tutelle financière en ne s'appuyant que sur ses lecteurs, ce qui lui permet sa liberté de ton. Revendiquer sa liberté politique, c'est organiser son indépendance financière.
Politique : étymologiquement "la vie de la cité" Être indépendant de la vie politique, c'est faire fi de la vie de la cité ? La politique n'a pas a être subie, il faut la faire et plutôt que de vous revendiquer à coté vous feriez mieux de vous y impliquer.
Enfin quand on réclame des subventions à la hauteur de ce que pourrait exiger une telle manifestation, Il ne me semble pas choquant, puisque c'est de l'argent public, de rendre des comptes. Si la mairie ne demande pas de comptes, c'est du laxisme, si elle en demande c'est une atteinte à la liberté. En conséquence une bonne partie de ces attaques me semblent relativement injustifiées et instrumentalisées par quelques rancuniers de fort mauvaise foi.
Le monde associatif doit entretenir une forme de liberté de penser, pour autant il n'est pas exempt de considérations économiques surtout en conjoncture de crise comme aujourd'hui. Trop d'associations meurent d'une gestion malsaine ou approximative. L'intelligence me semble plus au dialogue et à l'échange avec des arguments concrets plus que sur des polémiques dont le seul intérêts me parait être de remplir des pages de gazettes en manque d'un actualité passionnante.
Rédigé par : Pragmatix | 08/07/2009 à 07h10
Une délégation de la CGT vient de rencontrer le maire de Toulouse. Courtoisement, comme il se doit entre gens de gauche, ils ont demandé le maintien des 4 emplois décisifs pour Rio Loco. La Réponse de Cohen a été sèche, voir coléreuse. "Non. Je ne cède pas à la pression".
Ce matin dans La Dépêche Belloubet laisse la porte ouverte au maintien des emplois. En musique, il faut accorder les violons. La mairie doit répondre clairement aux trois exigences des amis de Rio Loco que rappelle Libétoulouse. Merci à Libé, merci aux artistes qui se mobilisent et merci à Belloubet de ne pas fermer complètement la porte.
Rédigé par : microsouslatable | 08/07/2009 à 08h22
J'ai remercié les amis de Rio Loco (ce serait bien que libé nous donne la liste actualisée des signataires de l'appel), j'ai remercié les acteurs culturels qui se sont engagés, j'ai remercié Nicole Belloubet qui a ouvert une porte face à un Cohen qui confond fermeté et fermeture. J'ai oublié de remercier la CGT qui en demandant la reconduction des emplois pour Rio Loco a fait son job de syndicat. Merci. La lutte continue.
Rédigé par : microsouslatable | 08/07/2009 à 10h01
jAI PAS COMPRIS: ce festival va cesser d`etre, ou bien simplement changer dans son organisation et ses acteurs???
Une nuance ne s`impose-t`elle pas?
L`article est vague et obscure a qui est etranger a la vie culturelle toulousaine...
Rédigé par : TREVY | 08/07/2009 à 12h03
Un écrémage dans les postes décisionnaires au sein de Rio Loco pour qu'un autre festival soit possible
Rédigé par : God Save The Queen of Rio Loco | 08/07/2009 à 12h23
Pierre Pragmatix?
Rédigé par : Frédéricerrant | 08/07/2009 à 13h16
Je pense que certains internautes n'ont pas compris ce qui se trame. Ce n'est pas d'un écrémage de la direction dont il est question. C'est un changement de conception du festival au profit des chanteurs et musiciens toulousains dont des conseillers municipaux de la majorité Cohen souhaitent que le cahier des charges en impose un quota de plus de 50%.
Alors parlons franc et talent. Sans mépriser personne qui peut nier qu'en comparaison des plus grands musiciens et chanteurs invités depuis 15 ans, venant de plus de 20 pays de la planète, la scène toulousaine n'est pas (ou pas encore) à la hauteur. Ce n'est pas en monopolisant les scènes municipales, comme Magyd Cherfi, qu'ils grandiront mais en se frottant aux plus grands invités de Rio Loco. Si Cohen veut que les Toulousains, artistes et publics, grandissent il faut qu'il lève la tête vers le monde et ne reste pas l'oeil fixé sur l'intramuros.
Rédigé par : parlonstalents | 08/07/2009 à 15h12
L'intention avouée et écrite de Belloubet/Cohen est de diriger directement Rio Loco. Dans cette pente Sellin, l'adjoint à la musique prendrait en main l'Orchestre du Capitole. Mais à quel poste ?
Les mauvaises langues dans les services disent qu'il pourrait astiquer les cuivres au "miror" mais les musiciens le voient plutôt au pipeau.
Rédigé par : astiqueur | 08/07/2009 à 20h39
@pragmatix
Vous nous jouez : passe ton bac …de philo d’abord… avant de contester une décision municipale ?
"Libre : Le canard enchainé …. "
Oui les organisateurs y ont pensé figurez vous mais être indépendant financièrement veut dire des places à 30 euros voire plus par soir. Mais ce que le philosophe en vous n’a pas saisi c’est qu’ils voulaient que ceux qui vont rarement au zénith ou à la halle aux grains puissent accéder à ce festival. S’appuyer sur ses « lecteurs », veut dire pour Rio Loco sûrement avoir des « lecteurs » plus fortunés, c’est peut être votre cas, non ?
« Politique : étymologiquement…etc. »
Là vous détournez tout simplement la phrase, comme font souvent les stals and co. Contrainte, vous la remplacez par la vie et glissez allégrement vers la cité et pourquoi pas directement au quartier tant que vous y êtes ? On n’ a pas besoin de recevoir de leçons de citoyenneté politique car contrairement à vous nous ne philosophons pas en herbe mais faisons acte de politique citoyenne pour notre cité en défendant un festival culturel de qualité et accessible à sa population et ce sans calcul politicien aucun. Quand à nous impliquer dans la politique comme vous dites nous vous cédons le pas …. Car des lendemains qui chantent et un avenir radieux ….
Quand aux comptes (vous êtes expert comptable peut être ?) en a-t- on demandé des comptes à Rio Loco ? A ma connaissance tout le monde a trouvé que c’était très bien fait … !
Alors mauvaise foi de la part de qui ? Qui est instrumentalisé et qui est rancunier entre nous deux ? Moi, amix-riotix qui me lève et dis non à l’affaiblissement humain, financier et décisionnel au niveau de la programmation de Rio loco ou vous pragmatix qui venez plaquer hors ligne de la mairie en nous parlant de lui rendre des comptes, elle qui a sabré l’équipe organisatrice à hauteur de 50 % et ce sans demander de comptes ?
Rédigé par : amix-riotix | 08/07/2009 à 23h24
Un homme qui perd la face devient méchant. Pierre Cohen à culturellement perdu la face. Le conseil de 20 acteurs culturels qu'il s'est engagé à mettre en place en campagne après l'appel des 100, les assises de la culture, sécuriser le parcours des festivals par des conventions sur 3 ans, se révèlent un an après son élection n'être que des leurres. Au lieu de faire deux récoltes en détournant le Mékong (Rio Loco) risque t'il de n'en faire aucune. S'annonce alors un règne vengeur où l'homme ancien sera à éradiquer pour être remplacé par l'homme nouveau du parti unique. On arrête tout et on recommence. Et on ferme les frontières. On fait alors avec Shihanouk et Hun Sen (...). Gare alors aux intellectuels zélés qui font de l'ombre. Le spectacle monstrueux sera dans la rue. (Extraits)
Rédigé par : Frédéricerrant | 09/07/2009 à 01h53
L'engagement de Pierre Cohen candidat était de créer un conseil pour évaluer tous les ans l'ensemble de l'action culturelle des élus.
Rédigé par : Frédéricerrant | 09/07/2009 à 02h11
Fanfaron, Sarkozy vient de déclarer devant les parlementaires UMP: "On va bouffer la culture au Parti Socialiste".
Sur le site des amis de Rio Loco une première vague d'une centaine de signataires est publiée. On y trouve de nombreux acteurs de la vie culturelle parmi les plus connus. Ils critiquent la décision de la majorité communo-socialiste à la mairie de museler Rio Loco. Fanfaron Sarkozy ?
Rédigé par : observateur | 09/07/2009 à 08h30
Les 100 s'emballent :
À vous candidats aux élections municipales, voici ce que les signataires vous proposent :
* Privilégier la création des artistes locaux. Aider à la diffusion de ses créations par un label créé par la Ville de Toulouse. Favoriser les échanges, rencontres, créations entre les artistes locaux, nationaux et internationaux.
* Mettre à disposition les outils pour la création des artistes locaux : studio audio et vidéo, photo, murs d'expression, lieux de joutes, lieux de répétition, résidences... Inventer des lieux de création dans les lieux culturels existants : TNT, Halle aux Grains, Pont de Pierre de Coubertin, Prison Saint-Michel, Saint-Pierre des Cuisines, Ile du Ramier, Parkings, La Grave, etc… Permettre l'utilisation à plein temps de ces lieux. Proposer tous les ans au public un éventail des créations par une opération portes ouvertes où tous les quartiers sont associés.
* Stimuler les talents locaux. Imposer à chaque instance subventionnée de consacrer un cinquième de ses moyens à la création d'œuvres originales. Subordonner toute nouvelle aide de la ville au respect du "cinquième à la création".
* Désigner une commission de pilotage indépendante et renouvelable tous les ans, représentant avec diversité les métiers de la culture, commission composée de 20 personnes, consultée régulièrement sur la politique culturelle de la ville et dont les avis seront publiés. Lui donner les moyens de travailler efficacement.
Signé entre autres par : Dick Annegarn,Sid-Ahmed Aouanouk,Patrick Riou,Bernardo Sandoval,Christine Tillie,
Rédigé par : Préférence ? | 09/07/2009 à 08h52
C'est exact que Sarko est un fanfaron. Mais la première liste de ceux et celles qui mettent en cause l'approche culturelle de la gestion de Rio Loco par Cohen/Belloubet montre que la mairie lui déroule le tapis rouge . Triste.
Patrice Amen (chef d’entreprise)
Dick Annegarn (auteur-compositeur-interprète, membre du Conseil d'Administration d'ImpresaRio /club des partenaires du Rio Loco)
Jean-Paul Chambas, artiste peintre
Guy Chapouillié (directeur de l’Esav)
Jean François Daviaud (photographe, Manifesto)
Claude Jacquemin
Haka (comédien, musicien)
Jean-Henri Meunier (cinéaste)
Patrick Riou, (photographe)
Hamid Sahel, musicien de oud/groupe Taxim, architecte)
Francis Saint-Dizier, (président des Rencontres des Cinémas d'Amérique Latine)
François Simon, (médecin)
Mohammed Habib Samrakandi (Directeur de la Revue Horizons Maghrebins/ Université de Toulouse II – Le Mirail)
Bernardo Sandoval, (auteur-compositeur-interprète, président d'ImpresaRio)
Christian Thorel (Ombres Banches)
Mokhtar Zagzoule (musicologue et professeur de physique à UPS).
...
Rédigé par : observateur 2 | 09/07/2009 à 09h05
A préférence
Lisez la programmation du festival Rio Loco, c'est bien le seul à Toulouse à répondre aussi bien aux propositions des 100 s'emballent! Artistes locaux, créations, budgets, rencontres entre l'international et le local...
Rédigé par : lesamisderioloco | 09/07/2009 à 10h21
Je ne suis pas sûr que tous les signataires qui figurent sur le site des Amis de Rio Loco soient au courant qu'ils ont signé ! ! !Je crois même que certains vont être surpris de se retrouver en si bonne compagnie...
Rédigé par : Tonio | 09/07/2009 à 11h02
Ce débat devient une véritable mascarade.
D'un côté la mairie annonce qu'elle soutient Rio Loco mais ne se prononce pas sur les postes, le budget et la programmation.
De l'autre côté, les amis du Rio Loco surjouent la disparition du festival et en profitent pour se faire mousser, comme au tant de l'appel ridicule des 100 s'emballent.
Les quatre employés menacés de chômage, et les autres menacés de devoir travailler 80 heures par semaine pour combler ce manque, doivent regarder cette ménagerie comme on regarde un combat de coq ou un match de ping pong.
Autrement dit, les principaux concernés ne semblent pas concertés ni par la mairie ni par leur directrice.
Pourquoi ne les entend-on pas ? Pourquoi ne leur donne-t-on pas la possibilité d'expliquer leur rôle, leur implication et leur attachement à ce festival?
Parce que ce qui se joue va bien au-delà de leur emploi, on est entré dans la lutte politicienne entre égos surdimensionnés et finalement ce qu'est et ce que sera le festival n'a plus guère d'importance dans ce débat.
Rédigé par : el mariachi | 09/07/2009 à 11h29
Tout est dit : merci el Mariachi !
Rédigé par : alphagamma | 09/07/2009 à 13h54
el mariachi: Comme toi les employés peuvent s'exprimer dans cet espace libre qu'est libetoulouse. Peut-être comme toi le font ils sous un pseudo. Par les temps qui viennent chacun pense (avec raison) a protéger son job ou son espoir de job.
Tonio: Tu as pris au creux de l'estomac le nombre et la notoriété des signataires pour que vive Rio Loco. Accroche toi ce n'est qu'un début.
Rédigé par : intermitez | 09/07/2009 à 14h01
@el mariarchi
Entiérement d'accord avec vous ! Autant le débat sur Libé Toulouse était riche de conceptions nouvelles, d'intelligence de regards sur la culture, et de rejet total de la politique politicienne !
Ce forum est maintenant utilisé par Cohen et Tillie pour régler leurs comptes politiciens justement ! L'inverse de tout ce qui a été écrit ici !
Il me semblerait bien que Libé Toulouse clôt les commentaires pour ne pas devenir l'annexe de ce pugilat !
Que les deux parties concernées fassent des réunions publiques devant des gens en chair et en os, le Net a ses limites, pour tenir informés les uns et les autres !
Rédigé par : Arthur | 09/07/2009 à 14h29
Pourquoi on les entend pas? La peur. Un employé de la mairie a l'obligation de réserve. Critiquer son employeur est trop risqué en tant de crises et de susceptibilités. Car cet employeur fait parti d'un réseau et/ou parti qui peut attribuer ou ne pas attribuer un emploi ou promotion ou subvention. C'est pour ça qu'un changement politique correspond souvent à un changement de réseau. Pistons, copains, familles, réseaux, préférences plutôt que compétence. La peur dans un système caïdal. Vieux système féodal. Voilà pourquoi on entend pas les employés, ni prestataires, ni précaires. L'omerta. Le silence. Le pouvoir sanctionne l'inféodé(e).
Rédigé par : Frédéricerrant | 09/07/2009 à 14h41
Imaginons qu'au mariachi on enlève le guitarron (ou basse), 2 violons et une trompette, le chanteur sera bien emmerdé pour suivre le répertoire et le public lui se dira c'est quoi ce demi mariachi et partira, c'est bien le cas de figure qui se profile pour rio Loco
Rédigé par : Elsombrero | 09/07/2009 à 15h23
Moi je regarde la liste des signataires et je me pose des questions. Il y a quand même une forte odeur de manip qui monte tout à coup des canalisationbs souterraines. Clans, lobbies, agents d'influence, porteurs de faux nez.
Avec, en coulisses des élections à ne pas perdre pour le parti des professionnels de la politique, essouflé par le grand pain des européennes, confronté à comme une grosse hémorragie de militants et une effervescence "gauchedelagauche qui se niche ici dans les bunkers du mirail universitaire;avec, en plus, au loin qui poudroie, la candidature régionale annoncée du grand morse le "doumé garonnicus" revenu du monde arabe et passé par l'Alsace et la Lorraine pour reprendre sa terre qu'il a longtemps rayée de ses dents.
A qui profite donc le vacarme politique réel ou supposé contre le très maladroit Pierre Cohen? Il y a dans ces signataires des chochottes mondaines ultras dont les talents créatifs restent à illustrer sortis des copinages médiatiques qui les enluminent depuis des années.
Rédigé par : Lena Storm | 09/07/2009 à 15h35
Restons calmes et intelligents.
Il y a une conception de la culture à Toulouse qui est en danger. Cherchons ici le débat constructif et pas l'invective. C'est Rio Loco qui est aujourd'hui dans la ligne de mire. C'est juste un révélateur de dysfonctionnements municipaux plus graves, le Muséum, Garonne Animation, les parents d'élève... C'est Toulouse qui commence à aller mal... et par voie de conséquence, tous les toulousains. Culture, économie, transport, milieux associatifs, urbanisme... On deviendra la 5ème, puis 7ème puis 10ème ville de France. Adieu la qualité de vie, la notoriété, le développement... Oui, c'est grave. Oui, on est déçu.
Rédigé par : un simple citoyen qui observe | 09/07/2009 à 18h22
Pour dire simplement que le "simple citoyen qui observe" dit calmement ce que j'aurais voulu dire. Merci a toi.
Rédigé par : fabienne | 09/07/2009 à 22h31
Pour revenir à vous, Mr Annegarn, lorsque vous dites que : « la culture immigrée de gauche n’est pas toute la culture », je ne peux m’empêcher de me demander dans quel pays vous vivez ?
Quand on connaît toutes les luttes depuis plus de quarante ans, qu’ont menés les immigrés et leurs enfants (devenus Français !) pour faire connaître leur histoire, partie intégrante de l’histoire française, l’histoire coloniale, l’histoire des cités de transit, l’histoire des banlieues et tous ces jeunes cramés qu’on ignore désespérément malgré les révoltes à répétition. Quand on sait l’absence de transmission dans nos écoles, nos musées, notre paysage médiatique et politique, …de ces parias de l’histoire française ; quand on sait toute cette absence de reconnaissance et que l’on vous entend nous dire que « la culture immigrée n’est pas toute la culture », alors on reste sans voix. Si la culture immigrée était toute la culture, cela se saurait !
Encore une fois l’art et la manière de retourner la situation en désignant les véritables dominés en coupables. Dans une société de classe, les dominés sont toujours désignés en coupables, donc vous ne révolutionnez rien dans cette phrase, vous confirmez un discours de classe.
Enfin permettez-moi juste de vous rappeler au passage que Zebda, ce n’est pas la culture immigrée, c’est la culture Française, et qu’être Français, ca va du plus clair au plus foncé et d’après notre Constitution tout ce monde y a sa place.
Enfin Mr Simon, qui selon vos camarades de Rio Loco, appartenez à cette fange d’extrême gauche, vous devriez savoir en tant qu’homme politique que ces « critiques » « lancées par certains des membres du Tactikollectif et du groupe Zebda » ont fait l’objet d’une pétition intitulée « rio sans locaux » conduite à l’initiative d’acteurs associatifs des quartiers et non pas du Tactikollectif et qui a été signée par plusieurs de ces associations et artistes. Règleriez-vous des comptes avec le Tactikollectif ?
Enfin rappelons tout de même à nos concitoyens que Rio Loco est un festival de la Mairie et donc dirigé par des élus pour lesquels nous avons voté. L’équipe de Rio Loco est employée et ne peut pas se comporter comme un Etat dans l’Etat. La proposition lancée par Mme Belloubet d’un Comité de pilotage n’est pas une décision qu’elle a prise seule dans son coin. C’est une proposition qui a émergé après des mois et des mois de concertation avec un grand nombre d’acteurs culturels, socioculturels et des citoyens qui l’ont réclamé dans le cadre des Assises de la Culture.
Alors Messieurs les Amis de Rio Loco est-ce une oligarchie que vous appelez de vos vœux ?
Rédigé par : Saliha C. | 10/07/2009 à 01h29
@ Saliha, d'accord avec vous Dick Annegarn s'est peut-être mal exprimé, d'autant plus qu'il est lui aussi un immigré. Mais vous venez avec votre discours de montrer ce qui est la caractéristique de certains mouvements, une utilisation outrée de la victimologie au nom d'un culturalisme certain et exclusif. Il suffit de voir que vous n'évoquez qu'une immigration d'origine ciblée pour appuyer vos propos.
Pour s'en convaincre, il suffit de regarder les "acteurs associatifs" que vous évoquez, les mêmes que l'on retrouve dans les actions culturalistes de Magyd et Cie. Soyons sérieux, la culture immigrée n'est pas issue d'une seule frange du Maghreb, elle vient aussi d'Espagne, du Vietnam, de Hollande, d'Amérique Latine, d'Europe de l'Est.
Il serait temps qu'on arrête de faire croire que la culture d'origine immigrée à Toulouse est limitée à celle représentée par quelques groupes désireux de récupérer un instrument d'ouverture sur le monde.
Rédigé par : CAL81 | 10/07/2009 à 07h20
Et que penseraient Tactikollectif et les anciens de Zebda si la mairie exigeait d'eux comme l'a fait un des groupes de la majorité pour Rio Loco d'un quota de plus de 50% de Toulousains dans leur groupe, un contenu plus politique et un pilotage par les politiques? Poser la question c'est y répondre!!!
Rédigé par : fabienne | 10/07/2009 à 07h49
Quelques petites précisions et rappels !
Selon Mr Annegarn il a « pu […] amener gratuitement cinq bus de collégiens du Comminges pour assister aux concerts. La dimension populaire ne doit pas se réduire seulement aux enfants du quartier du Mirail. »
Si la dimension populaire ne se réduit pas qu’aux enfants du Mirail, je m’en réjouis et il est vrai que la situation des enfants du milieu rural est proche à certains égards de celle des enfants des quartiers. Mais je suis sûre que les enfants du Mirail auraient aimé qu’un de vos bus leur fasse un peu de place surtout qu’ils sont à 10 min en bus de St Cyprien. La dimension populaire ne se réduit pas au Mirail, elle s’y concentre en puissance avec les plus forts taux de chômage, de logements sociaux, de familles monoparentales…Je vous assure qu’au Mirail, ils aimeraient beaucoup partager le mot « populaire » et en donner un peu aux autres ; au Mirail ils aimeraient bien que le populaire ne se réduise pas à leur quartier mais qu’au contraire il soit mixé et qu’il y ait une circulation des populations dans notre belle ville de Toulouse. Seulement voilà, en plus des discriminations raciales et de territoires, ils se voient porter la dimension populaire. En tout cas si vous trouvez beaucoup de gens pour les aider à partager ces dimensions et à les porter surtout dites-le nous ! Enfin populaire c’est quand même mieux que zone urbaine sensible, quartiers chauds, show, à risque….
Selon Mr Zagzoule il y a des « […] commissaires politiques qui [s’expriment] au nom d’idéaux de gauche […] ».
Il semble tout de même que ce n’est pas encore une honte que d’être à gauche, voire à l’extrême gauche surtout lorsqu’on assiste au démantèlement sans précédent des services publics par le gouvernement.
Ensuite pour ce qui est des « commissaires politiques » vous avez certainement omis Mr Zagzoule de rouvrir votre dictionnaire car un commissaire en règle générale et selon le modeste Petit Larousse c’est d’abord un fonctionnaire. Or les fonctionnaires sont pour une partie d’entre eux justement l’équipe dirigeante du Festival Rio loco puisque ce sont des employé-e-s de la Mairie. Pour aller plus loin un commissaire politique c’est en règle générale quelqu’un qui est doté d’un certain pouvoir pour ne pas dire d’un sacré pouvoir. A ce niveau de définition je ne peux plus vous comprendre puisqu’en attendant tout de même c’est Rio loco et ses amis qui ont la parole dans un grand journal de grande diffusion sans qu’on ait vu ou même entendu ces « commissaires politiques » que vous désignez. Et pour ce qui est du pouvoir faut-il vous rappeler que Libération est partenaire du Festival Rio loco ? N’y a-t-il pas ambigüité et absence de neutralité journalistique ?
Vous poursuivez en disant que ces commissaires politiques : « veulent réduire la programmation à une dimension socioculturelle » Il me faut avouer que c’est mon passage préféré car dans une seule phrase vous concentrez beaucoup de révélateurs. Ce qui apparaît de manière fabuleuse et manifeste dans votre discours c’est qu’il est bien l’expression d’un rapport de classe.
Pour traduire votre propos de manière, un peu schématique, je vous l’accorde, il faudrait plutôt dire aux Bourgeois la Culture et aux prolos et aux quartiers le socioculturel.
D’abord dans ces quartiers, il existe de véritables productions culturelles grâce à toutes ces associations que vous désignez de « commissaires politiques » et qui réussissent à produire de la Culture avec des clopinettes, beaucoup moins de salariés et beaucoup moins de moyens.
Quant au socioculturel, laissez-nous vous apprendre Mr Zagzoule, que tout le monde n’est pas né avec une cuillère d’argent dans la bouche et qu’il faut bien que des actrices et des acteurs associatifs rattrapent le manque des enfants qui n’ont pas hérité d’un capital culturel.
Pour ce qui est de votre expression « Macquartiériste », il semble que la palme d’or doit vous être accordée, c’est excellent ! Je ne sais pas s’il vous a fallu beaucoup de temps dans tous les cas, une chose est sûre, pour la prochaine présidentielle, Mr Sarkozy sera ravi de vous embaucher pour son plan de communication, cela ferait un superbe slogan.
En attendant, je vous invite à rouvrir les livres d’histoire où vous apprendrez que la chasse aux communistes aux Etats-Unis a essentiellement servi de poudre aux yeux pour voiler les véritables problèmes politiques. L’aspect malin et diabolique de votre argumentation c’est que vous retournez la situation, c'est-à-dire que bientôt vous nous ferez presque pleurer sur les pauvres dirigeants de Rio Loco poursuivis par tous ces gueux vengeurs des quartiers qui voudraient prendre le pouvoir. Sérieusement, Mr Zagzoule, à qui comptez-vous faire avaler ca ?
Enfin, Mr Zagzoule, vous terminez en beauté car selon vous : « quand j’entends parler de préférence locale, cela me rappelle d’autres concepts comme celui de préférence nationale. »
Là je dois vous avouer que vous êtes décevant et que vous vous fourvoyiez. Si Hanna Arendt vous entendez, elle dirait qu’à la voie du paria vous avez préféré celle du parvenu. Ce que vous dites est carrément raciste, il n’y a pas d’autre mot. Raciste parce que dès qu’il y a des Arabes engagés politiquement (Arabes qui sont par ailleurs Français jusqu’au bout des doigts de pieds mais comme tout le monde l’oublie….), donc des Arabes, et bien y’en a déjà trop.
C’est raciste ce que vous dites là et je vais vous prouvez rhétoriquement pourquoi : lorsque Mr Le Pen parle de « préférence nationale », il parle bien des Blancs chrétiens et si vous faites appel à son discours en établissant ce type de rapprochement, c’est que vous accusez Tactikollectif et donc ses membres, essentiellement issus de l’immigration et encore une fois Français, de vouloir faire dans le communautarisme. C’est raciste parce que vous accusez les uns d’êtres que des Arabes entre eux mais vous n’accusez pas les autres d’êtres que des Blancs entre eux. Alors Mr Zagzoule, permettez moi de vous retourner la question : où est la préférence nationale lorsque parmi les restaurateurs présents sur le village de Rio Loco, il n’y avait aucun de ces fameux Arabes, mis à part un seul qui était présent parce qu’il avait porté plainte sur une précédente édition, pour discrimination raciale.
Rédigé par : Saliha B. | 10/07/2009 à 09h30
Saliha, vous nous soûlez. Il faut travailler et rappelez vous la formule "Excusez moi, je n'ai pas eu le temps de faire court". En attendant vive les nuits magiques de Rio Loco et que les politiques de la mairie n'y mettent pas leur incompétence musicale.
Rédigé par : Ahmed | 10/07/2009 à 10h54
Puisque le hasard a fait que c’est autour de son édition maghrébine que Rio Loco attise des convoitises, laquelle se déroulait l’an I de la nouvelle municipalité, l’année où certains auront une pensée particulière pour Kateb Yacine, Ecrivain, Poète et homme de théâtre populaire de « terrain » mort en France en 1989, il m’a semblé utile de le citer face aux injonctions du consul d’Algérie, aux prétentions dirigistes de certains courants de la majorité municipale voire aux associations satellites de ces mêmes courants :
" Faut il faire de l'art une affaire d'État ? Oui, si c'est pour donner aux artistes les moyens de vivre et de produire, mais non, si l'État prétend contrôler ou superviser. La liberté d'expression exige l'indépendance. Or il faut choisir entre la peste et le choléra: le pouvoir politique ou le pouvoir de l'argent, qui engendrent tous les deux la censure et l'autocensure. Il n y a pas de monde libre." (Libération, Paris, 20 Juillet 1988) ( p 140 in Kateb Yacine " Le poète comme un boxeur: Entretiens 1958-1989" Seuil 1999.).
Juste remplacer dans notre cas Etat par Mairie.
Ceci pour dire entre autres à Pragmix (qui nous a posté une réflexion se voulant philosophique le 08/07/2009 at 07h10 ) que personne n’est dupe sur le rapport entre culture et pouvoir ; que ce dernier soit politique ou financier. Il se trouve que le pouvoir politique de la mairie, mis entre ses mains par les citoyens, doit gérer au mieux son rôle politique et financier dans le champ culturel au service des citoyens d’abord et non au service d’un quelconque courant associatif ou politique. Tache qui ne va pas de soi et il n’est nullement acquis pour la gauche de bien s’en acquitter quelque soit ses bonnes intentions. La praxis est loin d’être prédite par un « modèle » socioculturel ou politique encore moins s’il est vitrifié dans une approche doctrinaire.
Personnellement si je soutiens Rio Loco ce n’est ni par « mauvaise foi » ni par « rancune » ou pour « remplir des gazettes ». D’abord parce que j’y ai constaté une action culturelle majeure pour les citoyens de Toulouse et de sa région. Qu’il a une superbe programmation de qualité, dynamique et ouverte tant vers la ville que ses quartiers sensibles, ouverte vers les grosses pointures (que le gens sont contents de voir et qu’on le veuille ou non les font déplacer) que vers les découvertes. Qui connaissait Hind Zahra ? El Sikameya ? International Jerba ? Pour ne prendre qu’un exemple de chacun des 3 pays invités à Rio cette année? Pas grand monde même parmi les maghrébins mélomanes les plus « actifs ». Sans compter cette convivialité que j’ai toujours considérée comme une marque indélébile de notre région : Rio Loco la consolide et l’enrichi d’année en année.
Je soutiens Rio Loco aussi pour dire à la mairie de Toulouse de manière fraternelle mais ferme et sans connivence avec qui que ce soit qu’il n y a pas que les associations socioculturelles des quartiers qui ont leur mot à dire sur la culture. Que le champ culturel dépasse le social. Il est plus large et plus riche que cela. Les émotions libératrices de l’Art n’ont pas pour but que de résoudre des problèmes de quartiers même dits « sensibles ». Elles peuvent transcender ne serait ce que pendant un laps de temps les « problèmes » ou les aborder différemment. L’Art est aussi une « thérapie » individuelle et collective au-delà de ses dimensions intellectuelles ou ludiques.
Le socio culturel doit être aidé et reconnu pour sa fonction citoyenne sans réserve. Lui donner les moyens nécessaires à son épanouissement. Mais il ne faut pas se tromper de bataille. Attaquer le plus populaire des festivals sinon de toutes les activités culturelles confondues à Toulouse m’a tout de suite paru louche ou tout au moins m’a désarçonné. Arracher des moyens financiers et humains ainsi que la liberté de décision de programmation à Rio Loco c’est ça lutter pour- et par - la culture pour un monde plus fraternel? Pourquoi ne pas demander directement des moyens pour l’excellence populaire pour tous, quartiers compris pris au détriment non de la culture mais d’autres affectations non culturelles et non sociales ? Au lieu d’avoir cette attitude contre ce qui a réussi et réussit à nous fournir de superbes moments en ce juin et bien au-delà ?
« Il n y a pas de monde libre », certes. Mais il y a un monde de rapports de forces citoyennes. Exiger la liberté d’expression et l’indépendance de l’action culturelle est fondamental pour la culture. Son premier principe est d’être autonome par rapport à tout appareil ou instance politique. Pour citer encore notre Kateb, qui sait de quoi il parle lui qui près de 20 ans s’est coltiné sur le terrain Algérien un pouvoir dit socialiste : « Toute doctrine, religieuse ou philosophique, aboutit toujours à châtrer le poète qui s'en fait le coryphée. » Pour ceux qui n’aiment pas la poésie, qu’ils m’excusent si je les plains, et leurs suggère de remplacer le mot poète tel un joker par ce qu’ils veulent !
Mokhtar zagzoule,
08 Juillet 2007
Rédigé par : mokhtar zagzoule | 10/07/2009 à 23h18
@ Mr Mokhtar Zagzoule, merci de nous rappeler quelques évidences et surtout merci de ne pas faire de textes politico-communo-victimo-etc. ça repose !!!
Rédigé par : CAL81 | 11/07/2009 à 08h00
@Mr Zagzoule
Merci pour cette attitude et cette défense de la culture réellement socialiste au sens premier du terme !
Rédigé par : Joséphine | 11/07/2009 à 12h50
Rio sans locaux
Signer la pétition - Voir les signataires
Convaincus de l’intérêt d’organiser une manifestation majeure sur le thème du Maghreb, bon nombre d’artistes, d’acteurs culturels et associatifs souhaitaient participer à Rio Loco cette année, en proposant des projets qui valorisent à la fois les cultures des différents pays et aussi celles des populations issues de l’immigration fortement représentées sur notre territoire.
C’était l’occasion idéale de rassembler le plus grand nombre pour valoriser la diversité culturelle à partir de différentes formes d’expressions ; de proposer des espaces de débats, d’échanges et de rencontres autour de l’Histoire et des histoires, de la mémoire et des mémoires... bref, d’offrir des lieux d’expression dans l’espace public et ainsi tisser des liens forts avec les quartiers et les citoyens.
Émanation des pratiques culturelles d’un système révolu, fondé sur le clientélisme, l'opacité budgétaire et l’effet de vitrine, Rio Loco, tel qu’il est conçu et organisé aujourd’hui est loin de traduire la volonté actuelle de faire de la culture un outil de dialogue, une passerelle entre les différents territoires et populations de la ville.
Cette année plus particulièrement, Rio Loco nous présente un échantillon des pays du Maghreb et leurs populations comme une carte postale, touristique ou folklorique, niant ainsi l’histoire de ces pays et celle qui les lie à la France. La diversité culturelle ainsi que l’expression des artistes locaux sont maintenues dans leur marginalité habituelle.
Rio Loco annonce sur sa communication qu’il « fait reculer les frontières entre les peuples ». Nous avons le regret de répondre qu’il « renforce la fracture territoriale entre Toulouse-centre et ses quartiers. »
Ces choix arbitraires ne peuvent être perçus comme un oubli. Notre perception du Maghreb et de la réalité locale ne se réduit pas à une programmation d'artistes si brillants soient-ils. Nous refusons de cautionner la gestion d’un tel événement qui ne semble pas servir l'intérêt général.
Dans la continuité des orientations de la nouvelle équipe municipale, nous voulons un festival d’ouverture, de proximité, de liberté et de curiosité, ouvert sur les cultures locales et le monde : l’occasion d’un vrai moment d’échange et de convivialité rayonnant sur tous les territoires.
Rédigé par : Mathieu Collin | 11/07/2009 à 18h43
"le timbre de voix envoutant, le regard vif, droit dans un très élégant costard rose, (...) Cohen (...) garde fière allure." (Extraits)
Combien pour l'entendre ?
Rédigé par : Frédéricerrant | 11/07/2009 à 22h19
Merci Mokhtar Zagzoule pour cette longue mais belle mise au point et en particulier sur ce qu'est pour vous le champ culturel. Certes, le débat actuel ne doit en effet pas porter sur la définition de la culture… ni sur le classement à droite, à gauche des réalisations!!! Revenons à Rio Loco et à sa mort programmée. Qu'une nouvelle équipe élue au Capitole fasse le ménage sur les opérations qui fonctionnent mal et en introduise de nouvelles, ce serait légitime et c'est ce que l'on attend d'elle! Ce n'est pas le cas présent, c’est incontestable : Rio Loco (le festival et toute les animations connexes) est une richesse pour Toulouse, cette manifestation est à la fois d'une très grande qualité, populaire, elle ne prend pas une ride au cours des années, bien au contraire elle s'affirme: en bref une réussite qui tient certes au soutien de la ville mais également à la volonté, au dynamisme et à un engagement très fort de l'équipe animatrice, ceci est évident et doit être reconnu et rappelé. Les conditions sont réunies pour son maintien, peu importe qui était à l’origine de sa création ! Comment alors oser dans de telles conditions "remercier" 4 salariés – des otages en quelque sorte - et donc casser l'équipe animatrice de Rio Loco: as-t-on considéré quel était leur investissement ? ne leur doit-on pas un peu de considération, voire même une certaine reconnaissance??? Qu'une municipalité de gauche semble faire aussi peu de cas de ce problème interpelle!…. Cette équipe n’a t-elle pas fait ses preuves ??? -- Que le débat actuel devienne un jeu politique est absurde et déplorable, l'entêtement n'a jamais grandi personne, il serait temps de prendre position mais autrement !…
Rédigé par : Anne | 12/07/2009 à 21h10
Je soutiens ce festival car depuis de nombreuses années il permet de découvrir des artistes et il se trouve être à la portée de tous. Il suffit de tendre l'oreille. Je ne comprends Saliha C ou B mais je veux lui dire que ses gamins des cités m'ont physiquement agressée le soir du dernier concert à 2 reprises. Qu'elle commence par éduquer ce qui est nuisible à la liberté!
La musique devrait unir et non diviser. Cela fait vibrer et non perdre son temps dans des joutes verbales.
J'espère que ce festival continuera et que sa qualité ne fera qu'évoluer...
Rédigé par : Libellule | 13/07/2009 à 03h00