Alain Refalo : «en me sanctionnant le ministre n’a pas choisi l’apaisement vis-à-vis des enseignants ».
(POUR AJOUTER DES COMMENTAIRES, SE REPORTER À LA REPRISE DE CET ARTICLE, DATÉE DU 27 JUILLET)
EDUCATION. Alain Refalo, le professeur "désobéissant" aux réformes gouvernementales qui a comparu en commission disciplinaire le 09 juillet dernier devant l'inspection académique à Toulouse, a été sanctionné d'un abaissement d'échelon, a annoncé ce vendredi 24 juillet le comité de soutien à l'enseignant.
Outre le fait d’avoir transformé les deux heures d’enseignement personnalisé aux élèves en difficulté en atelier de théâtre pour l’ensemble de sa classe, il était reproché à l'instituteur de Colomiers de l'avoir assumé dans un courrier rendu publique.
"S'ajoutant à la promotion qui lui a été refusée au mois de février, et indépendamment des 19 jours de salaire qui lui ont déjà été soustraits, cette sanction représente pour les quatre ans qui viennent une perte d'au moins 7.000 euros, ajoute son comité de soutien. Alors que les rapports pédagogiques de ses inspecteurs sont élogieux".
"Les motifs invoqués de manquement au devoir de réserve et d'incitation à la désobéissance collective, une première dans l'Education Nationale, témoignent d'une volonté de bâillonner les enseignants", a réagi Alain Refalo. Entretien
LibeToulouse : Comment prenez-vous cette sanction ?
Alain Refalo :
Le coup est rude. Cette sanction n’a rien de symbolique. J’ai calculé
que cela représentait une perte de 7000 euros sur 4 ans. Cela montre
que nous n’avons pas été entendus lors de mon audition en commission
disciplinaire par l’inspecteur d’académie à Toulouse le 09 juillet
dernier.
Celui-ci avait d’ailleurs dit aux syndicats qu’il ne serait
pas maitre de la décision prise à mon encontre. Et que celle ci serait
directement prise par le ministre.
LibéToulouse : Justement, à quoi doit s’attendre Luc Chatel le ministre de l’éducation ?
Alain Refalo :
Le ministre de l’éducation avait l’occasion de faire un geste
d’apaisement. Au lieu de cela, il a choisi la ligne dure en décidant
de me sanctionner. En le faisant il a pris un risque important
vis-à-vis de l’ensemble des enseignants du primaire opposés aux
réformes.
Nous n’allons pas baisser les bras. Le mouvement de résistance va s’accentuer dés la rentrée.
LibéToulouse : Quelles formes va prendre ce mouvement ?
Alain Refalo :
Les universités d’été des "enseignants du primaire en résistance"
auront lieu les 26 et 27 août à Montpellier. Nous en discuterons à
cette occasion. Nous prendrons les initiatives à la hauteur du défi qui
nous a été lancé par le ministre.
Ce dernier persiste dans la
répression contre les enseignants en résistance. Il refuse tout
dialogue sur les raisons profondes à l’origine de notre contestation.
Libé Toulouse : Vous appelez à l’insurrection des consciences de la société civile. En clair, que voulez-vous dire ?
Alain Refalo : Face à la gravité de la situation, nous appelons à se défendre par tous les moyens non-violents possibles. Cette insurrection a déjà commencé. La mobilisation des parents d’élèves et des enseignants le montre.
Propos recueillis par jean-Manuel Escarnot


Pouvez vous m'expliquer pourquoi les syndicats n'interviennent pas dans ce dossier, de meme que pour les étudiants de l'iufm dont l'année n'a pas été validée .
Rédigé par : ladoux | 28/07/2009 à 09h32
Il y a-t-il un comité de soutien ?
Rédigé par : sophie | 28/07/2009 à 09h49
les étudiants de l iufm ont été valides en définitive ! Faut suivre !
Rédigé par : c fait | 28/07/2009 à 10h45
Le comité de soutien à Alain Refalo
11 allée de Guérande
31770 Colomiers
Soutien financier :
chèque à l'ordre de Patrick Jimena - Soutien à Alain Refalo
jimpat3@hotmail.com
Rédigé par : Hendatho | 31/07/2009 à 22h04