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  • TSE félicitée par la Cour des Comptes
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  • L’épidémie de gastro cartonne en Midi-Pyrénées
    SANTE. Selon le dernier bulletin du réseau Sentinelles-Inserm Midi-Pyrénées a été la région française la plus touchée par l’épidémie de gastro-entérite avec 522 cas pour 100 000 habitants. La maladie devrait rester constante cette semaine. L’âge médian des personnes touchées est de 22 ans
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    CONCERT. Le Bikini lance sa cuvée électro samedi 11 février à 21h. au programme la crème des DJ : Madeon, Sophonic, Initial DJ
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    DEBAT. Débat avec l’éditeur Thierry Discepolo et Michel (ex Gari) mercredi 15 février à 19h à la librairie Terra Nova autour de la trilogie "De Mémoire" de Jean-Marc Rouillan sur la lutte antifranquiste des groupes d’actions révolutionnaires internationalistes (GARI) à Toulouse dans les années 70. Terra Nova, 18 rue Gambetta
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    VACANCES. Prolongation des grandes expositions, animation par des médiateurs scientifiques dans les galeries permanentes, rencontres avec les soigneurs de la ménagerie: le Muséum affiche le menu de ces vacances scolaires: "le Muséum en février"

Le kiosque à musiques

22/07/2009

Les Molex ne mollissent pas

SOCIAL. En grève illimitée, les salariés de l’équipementier automobile souhaitent que Peugeot rachète le site menacé de fermeture.

Assis comme par ordre de taille sous un chapiteau de toile installé sur le parking qui les protège de la bruine, ils sont quatre Dalton à ne pas lâcher l’entrée de l’usine des yeux. Les syndicalistes de Molex veillent à ce que la direction de l’équipementier automobile de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) «ne profite pas de la grève illimitée» entamée il y a quinze jours pour en déménager quelques stocks de pièces.

«Ce n’est pas notre objectif de faire péter l’usine, dit un Molex. Notre but est de garder l’outil de travail intact pour faire repartir la production.»

Ne pas embrayer donc sur les New Fabris, les Nortel ou les JLG qui, avec la stratégie de la bonbonne (de gaz), abattent leur dernière carte pour tenter (avec succès pour les JLG) d’arracher une prime de départ. «Pas désespérés à ce point… pour le moment», disent-ils. Soutenus par les élus qui s’apprêtent à porter une lettre à l’Elysée. Résolus à combattre les justifications économiques de leur direction, qui se réunit aujourd’hui. Remontés.

«Ras-le-bol». «Le père Molex est une ordure», c’est peint en rouge sur la façade de l’usine. «Molex voleur, pilleur d’usine», c’est écrit en vert. «Molex en grève», en grosses lettres jaunes. «Ras-le-bol» d’une direction qui les «balade», soufflent les grévistes. Une direction qui «ne se plie pas aux injonctions du tribunal qui a pourtant donné droit aux salariés le 19 mai».

Cette direction soutient que le site n’est «pas rentable» et que la crise frappant l’industrie automobile en a tari le marché. Au palais de justice de Toulouse, la preuve du contraire a pourtant été apportée. Le patron du site de Villemur clonait l’outil de travail pour mieux en relocaliser les productions du côté de Lincoln au Nebraska. Son co-manager américain et lui assurent que le site de Lincoln pourra produire la même chose mais pour moins cher. «On vit dans un monde de concurrence, non ? relève, hilare, le délégué CGT du personnel, Guy Pavan . Alors que Molex accepte la cession du site de Villemur à un repreneur et nous verrons qui fait le mieux et au meilleur prix !»

«Garanties». Les salariés sont prêts à relever le défi. Ce n’est toutefois pas encore la bataille du charbon de 1947. «Faudrait pas leur demander de reprendre le travail, dit le délégué Thierry Bonhoure. Bosser, oui. Pour le compte de Molex, plus jamais.» C’est sur la revendication d’une «cession négociée de l’outil de travail» que l’arrêt de travail s’est déclenché. Pas gagné. La direction veut fermer le site mais ne paraît pas disposée à le vendre à un éventuel concurrent.

Aucun repreneur ne s’est encore manifesté ? Si, un, a priori situé dans la vallée de la Maurienne, mais qui avance encore masqué. «Il veut des garanties avant de se faire connaître», explique le secrétaire CGT du comité d’entreprise, Denis Parise. Ces garanties ? Que Peugeot, premier client de l’usine, maintienne ses achats sur le site. «Autant se planter au milieu du Sahara pour attendre la pluie», plaisante amèrement un gréviste.

Des courriers confidentiels découverts dans l’entreprise attestent en effet que Peugeot avait été informé très en amont de la fermeture du site et des mouvements sociaux qui s’en suivraient à tous les coups. Le jeu et/ou les enjeux économiques des grands industriels échappent un peu aux grévistes de Molex.

La solution serait pourtant là, selon le délégué FO qui veut bien imaginer que Peugeot rachète Molex. «Renault a bien repris son sous-traitant RBFM», disserte Denis Parise. Pour le cégétiste Guy Pavan, une seule solution : «L’expropriation !» Le site de Villemur arraché d’autorité à Molex et confié à Peugeot ou tout autre industriel. «Mais je n’ai qu’un niveau CAP, moi. Je ne sais peut-être pas tout, dit-il jouant d’autodérision. La solution est en tout cas entre les mains des autorités politiques.»

Les Molex veulent prendre le pari qu’un tel argument peut faire mal : Peugeot fait partie des industriels qui ont reçu des subventions pour faire face à la crise automobile internationale. «Ces subventions, ce sont nos impôts, dit un salarié. Peut-on admettre que notre argent serve à délocaliser nos entreprises ?» Le salut, la solution, viendront-ils de l’autorité publique, à l’instar de l’équipementier et constructeur auto Heuliez, sauvé via, notamment, les interventions de Ségolène Royal et Jean-Pierre Raffarin ? Pour l’instant, les Molex ont obtenu le soutien des élus socialistes tels que Pierre Cohen, le maire de Toulouse, et de maires du département.

Espérer. Mobiliser. Sans désespérer du «silence radio» du gouvernement, comme le résument les Molex. Moyennement convaincu que le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, ait de meilleures idées que son prédécesseur, Luc Chatel.

 Il n’y a qu’un nom que Denis Parise ne veut pas entendre prononcer. Celui de Nicolas Sarkozy : «Partout où il a fait des promesses comme à Arcelor Mittal, les boîtes ont fermé trois fois plus vite que prévu…» Les syndicalistes de Molex disent ne pas comprendre que le conseil général de Haute-Garonne et le conseil régional de Midi-Pyrénées, socialistes tous les deux, n’évoquent qu’une éventuelle «revitalisation» du site «alors qu’il s’agit de défendre l’existant». De se battre pour la préservation d’un «patrimoine industriel local».

«Ça va se décanter», espère le délégué FO. Les Molex font le pari que «l’industrie automobile ne va pas pouvoir se passer longtemps de leur production». Cette grève, analysent-ils, pourrait «coûter très cher à la direction mise dans l’obligation de verser des pénalités à ses clients. Ce qui pourrait la forcer à vendre». Ruiner son patron qui soutient que l’usine n’est pas rentable pour démontrer qu’elle peut l’être, voilà le pari, un rien désespéré, des Molex de Villemur.

GLv

Commentaires

Pour le cégétiste Guy Pavan, une seule solution : «L’expropriation !» ..Bonne idée, c'est justement un des piliers du programme de transition ...écrit par un certain Trotsky, révolutionnaire sans frontière, assassinée comme chacun sait il y a plus de 70 ans..On a tué un homme mais pas ses idées ni la validité de son programme...

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