Molex : les négociations "mystérieuses" de la direction avec un repreneur
RÉACTUALISÉ LE 29 JUILLET
SOCIAL. Moins on en dit, mieux on se porte : en matière de négociations, la direction de l’usine Molex de Villemeur-sur-Tarn (Haute-Garonne) semble suivre ce principe à la lettre.
Le peu d’informations données sur la rencontre de ce lundi 27 juillet entre Eric Doeshurg, le représentant de la direction américaine et un éventuel repreneur du site menacé de fermeture, a conforté dans ce sentiment les représentants syndicaux des ouvriers.
«Rien n’a filtré. On ne sait pas ce qui se passe, a indiqué à Libé Toulouse Guy Pavan, délégué CGT. C’est toujours le grand mystère».
«Il faut être le plus discret possible», justifie Robert Castagnac le commissaire à la ré industrialisation qui a aussi participé à la réunion de ce lundi 27 juillet. Ce dernier, nommé par Nicolas Sarkozy, préfère parler «d’un investisseur ayant manifesté de l’intérêt plutôt que d’un repreneur. Á ce stade, il ne faut surtout pas susciter de faux espoirs».
«La grande question c’est le volume de charges : en clair le boulot que la direction de Molex est prête à laisser sur le site, expliquent les représentants syndicaux. On peut commencer à discuter si cela permet à 150 ou 180 personnes de travailler. Si un éventuel repreneur récupère seulement des machines et des hommes sans part de marché, ça ne va pas l’intéresser à moins qu’il ne s’agisse d’un philanthrope!»
«C’est l’une des questions qui a été posée et sur laquelle il n’y a pas encore de réponses", admet du bout des lèvres Robert Castagnac.
En attendant, «le seul point sur lequel la direction a été claire est la reprise immédiate du travail, et l’abandon des poursuite pour entrave à l’information de deux des dirigeants de l’entreprise», tonne un délégué syndical.
"Dans cet état d’esprit", les ouvriers de Molex ont voté la poursuite de la grève générale commencée le 07 juillet dernier.
Du coté des élus locaux, une délégation composée de Martin Malvy, le président du conseil régional, Pierre Izard, président du conseil général, et Pierre Cohen, le maire de Toulouse, devrait être reçue par Nicolas Sarkozy le 9 septembre prochain à Paris
J-M.E


Cette grève générale constante à la française est une totale connerie, c'éest encore ce vieil agit prop' qui frappe, on ne sirt pas du XIX! il faut laisser les négociations de ce type se faire dans la discrétion, ce qui est la base d'une telle action capitale si l'on veut tenter de sauver quelque chose.
Imaginez un peu un repreneur qui va se payer une usine où la traditionnelle surenchère syndicale à la française, due à l'extrême faiblesse d'action hélas des syndicats, ne conçoit nait que l'arrêt brutal et total des activités de production! Cela ne va pas l'engager à aller plus loin. Une action syndicale efficace serait selon moi, en quelque sorte de s'intégrer de facto dans cette tractation, de se rappeler au souvenir du repreneur potentiel en arrêtant la grève justement :lui dire :"nous sommes capables nous aussi d'avoir une démarche responsable d'avenir parce que c'est notre avenir qui est en jeu!".Et si à l'évidence ils se font balader, d'agir alors par la grève mais à mon avis (selon le proverbe national) : trop de grève tue la grève. Cette grève au moment où l'on préfère bricoler à la maison ou au jardin (personne n'est dupe!)affaiblit considérablement la cause. Le repreneur n'attend que ça ramasser une usine par terre et avoir la carte la plus forte pour faire ce qu'il veut, garder un minimum de gens et virer les chieurs.
Rédigé par : Lena Storm | 29/07/2009 à 09h09
La délégation reçu en principe le 9/9 à l'Elysée sera également composée du député de la circonscription G.BAPT, très présent depuis le début du conflit, et de très nombreux maires portant leurs écharpes tricolores;
Rédigé par : fontalirand | 29/07/2009 à 14h41
Je ne savais pas qu'il existait encore des "penseurs" comme lena storm, qui visiblement n'ont pas compris le caractère exemplaire de ce combat, et l'impérieuse nécessité de recourir à cette grève face aux méthodes employées par la direction américaine de Molex, et les responsables locaux qui ne respectent même pas "l'Humain"
Rédigé par : fontalirand | 29/07/2009 à 14h46
Hélas n'étant pas le porte-couteau du célèbre (dans le nord-est de l'agglo)et très vibrionnant député fabiusien qui dispose d'une noria d'attachés de presse, très actifs sur libe-toulouse d'ailleurs, je manque de profondeur politique. Je laisse donc la Pensée aux Penseurs tels que fontalirand sans qui les luttes intestines du PS n'auraient pas le même goût de régionales. Mais je maintiens ma conscience déviante à propos des Molex sauf les coquilles de dérapages de clavier of course!
Rédigé par : Lena Storm | 29/07/2009 à 20h24
Les élus du secteur vont porter leurs doléances à l'Élysée ce qui leur permettra de rejeter la responsabilité de tout échec sur le Sarko, tout en se contentant de faire beaucoup de vent politique en agissant concrètement a minima, tout cela dans la vision des régionales à venir où pouvoir taper sur le gouvernement en parlant des emplois perdus de Molex servira à récupérer des voix pour un PS qui même dans la région est en perte de vitesse avec en plus un 2M qui va nous la jouer "j'y suis, j'y reste pour un troisième mandat", ce qui a une légère tendance à faire un peu "Président à vie".....
Rédigé par : CAL81 | 30/07/2009 à 07h48
comment peut on etre repreneur de cette societe quand on voit des salaries aussi irrespectueux de leur hierarchie, de leurs actionnaires mais aussi de leurs collegues...qu'ils reprenent eux meme leur boite et on verra s'ils continueront d'agir ainsi...
Rédigé par : aar06 | 06/08/2009 à 12h40