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EN BREF

  • RESF accuse: la préfecture expulse la nuit
    SANS-PAPIERS. Ce mercredi matin à la première heure, un père de famille du Daghestan et ses trois enfants ont été reconduits vers la Pologne alors que la mère de famille reste en France. Placés en garde à vue pendant cinq heures, ils ont été emmenés au centre de rétention administrative de Cornebarrieu à 21h. Selon le Réseau Éducation Sans Frontière, ce transfert de nuit avec un éloignement prévu au petit matin avait clairement pour objectif d’éviter toute forme de mobilisation.   C’est la deuxième fois en moins de deux mois que la Préfecture de la Haute-Garonne ordonne le placement en rétention de ces enfants.
  • Appel général à la grève pour le 23 mars
    SOCIAL. Emploi, salaires, pensions/retraites : les syndicats CGT, CFDT, FO, UNSA, FSU, SOLIDAIRE appellent l’ensemble des salariés des secteurs Public et Privé, à décider de la grève et à participer à la manifestation qui partira ce mardi 23 mars à 14h de la Place Arnaud Bernard pour terminer au Capitole, en passant par les boulevards et la rue de Metz.
  • Bonne nouvelle pour les deux étudiantes comoriennes de Pau
    SANS-PAPIERS. Le Préfet des Pyrénées-Atlantiques vient de signifier dans une lettre à au Haut commissaire aux Solidarités Martin Hirsch qu'il va procéder à un «nouvel examen» de la situation de Sitti et Liouzze, les deux étudiantes comoriennes que le campus de Pau cachait pour les soustraire à un obligation de quitter le territoire (cf LibéToulouse au 04/03/10). «C'est énorme», se ravit le secrétaire Snesup de l'université de Pau Jean Ortiz qui a mené la bataille. Et qui appelle tout de même à «rester mobilisé».

A NE PAS RATER

  • Viva la Revolucion!
    FESTIVAL.Les 22èmes Rencontres Cinéma d’Amérique Latine auront lieu du 19 au 28 mars à la Cinémathèque de Toulouse, 69 rue du Taur et dans 70 salles associées dans la région. Au programme : l’émergence du cinéma LGBT (Lesbien, Gay, Trans, bi), la découverte de la nouvelle génération de cinéastes mexicains et l’anniversaire du centenaire de la révolution mexicaine et du bicentenaire des indépendances en Amérique latine. Rens:www.cinelatino.com.fr
  • Florence Aubenas, vendredi à Toulouse
    DOCUMENT. Six mois au labeur et dans la peau d’une travailleuse précaire : c’est la matière du "Quai de Ouistreham", le dernier livre de la journaliste Florence Aubenas. Elle viendra en parler à Toulouse ce vendredi 19 mars de 18h00 à 20h00 au Théâtre Garonne, 1 avenue du Château d’Eau.
  • Concert gratuit sous le kiosque de Cugnaux
    MUSIQUE. 2566 jours de gestation,6 mètres de hauteur, 8,5 mètres de diamètre: le Kioskamusik du parc du Manoir à Cugnaux aura 288 jours le 27 mars prochain. C'est pour fêter ce joli bébé de fer, zinc et bois que ses animateurs invitent à s'y rendre ce jour-là à partir de 17 heures pour un concert et un apéro gratuits..
  • Le printemps des bibliothèques
    CULTURE. Du 2 au 27 mars, les bibliothèques de la Ville de Toulouse fêtent la poésie, couleur femme, dans le cadre du Printemps des poètes. Á travers des formes multiples, lectures, performances, poèmes chuchotés ou chantés, les bibliothécaires vous invitent à «cette évasion souvent imaginaire, féerique et parfois aussi durement réaliste». Plus d'informations: "Bibliothèque Toulouse"

Le kiosque à musiques

15/07/2009

L'ADN et la tactique du gendarme

FAITS DIVERS. On n’arrête pas le progrès. Six ans après les faits, un nouveau mode d’extraction et d’analyse d’ADN mis au point il y a moins d’un an par un laboratoire bordelais a permis de retrouver sur un lien autour du cou d’une victime dont l’identité reste à déterminer, l’empreinte génétique d’un homme suspecté depuis deux ans par les gendarmes de la section de recherche (SR) de Toulouse.

De là à penser que les crimes peuvent se résoudre en laboratoire, il y a un pas que ne veut pas franchir le colonel Patrice Bayard, patron des pandores toulousains: «La preuve scientifique a permis de confirmer des résultats basés sur des techniques d’investigation classiques, dit-il. En matière d’enquête criminelle rien ne remplace le facteur humain».

L'humanité des gendarmes est bien connue. Surtout lorsqu'ils trouvent quelque chose. Ils sont quelques Toulousains qui, commençant à perdre espoir, attendent beaucoup de cette humanité et, accessoirement, des progrès en matière d'ADN.

Tout commence le 15 juillet 2003 : ce jour là, le corps partiellement brulé d’une femme étranglée est découvert prés d’un chantier d’autoroute à Huos dans le sud de la Haute-Garonne. L’affaire, prise en charge par les gendarmes de la section de recherche de Toulouse et de la brigade des recherches de Saint Gaudens s’annonce difficile : la victime, entre 36 et 48 ans, mesurant 1m60, les cheveux châtains et la dentition très abimée n’a aucun papier d’identité sur elle. En outre, personne n’a signalé sa disparition.

Après les techniciens chargés des relevés sur la scène de crime, c’est au tour des enquêteurs de se «mettre au charbon». «Ces enquêteurs, raconte le gendarme colonel, se sont intéressés à toutes les personnes disparues en France. Allant jusqu’à rechercher une relation avec des crimes commis en Allemagne et en région parisienne».

Les gendarmes finissent par tomber aussi sur un homme, âgé de 49 ans à l'époque du meurtre. Lequel a «un profil psychologique troublant». Il est «suivi médicalement et a commis des agressions avec tentatives d'homicide et d'incendie de ses victimes».

Malgré ses dénégations, l'homme en question est finalement interpellé en 2007 et mis en examen pour homicide mais laissé en liberté sous contrôle judiciaire faute de preuve matérielle. Jusqu’à la toute nouvelle analyse du lien retrouvé sur la victime, concordant avec son ADN. Il a été incarcéré le 19 juin 2009 à la Maison d'arrêt de Tarbes.

Après l’identité du présumé meurtrier, il reste encore à mettre un nom sur le visage de la victime. A partir du cadavre, les experts de l’institut de recherches criminelles  de la gendarmerie réalisent sur leurs ordinateurs un portrait robot de la victime : une femme menue au visage rond avec des cheveux courts et châtains.

Un «classique appel à témoins largement diffusé dans la bonne zone géographique» a ouvert des pistes, reprend le gendarme. Lesquelles pistes restent tout de même à confirmer.

Reste que les progrès récents réalisés en matière de recherche ADN «permettront peut-être de rouvrir certaines enquêtes», précise le colonel. Pense-t-il aux crimes non résolues dont a été soupçonné le tueur en série toulousain Patrice Alègre ?

J-M.E
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Commentaires

Mais quelle est cette technique de recherche ADN? QU'a -t-elle de nouveau?
C'est finalement cela le plus important...

Pour les crimes d'Alègre, il ne faut pas rêver, le parquet toulousain ne se déjugera pas en rouvrant certaines enquêtes....

Et pourquoi pas?

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