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Le kiosque à musiques

23/07/2009

Rio Loco : suite et fin des hostilités

FESTIVAL. Pierre Cohen le maire de Toulouse (PS) a sifflé l’arrêt de la  polémique autour du festival de musique du monde en recevant les membres de son comité de soutien ce lundi 20 juillet au Capitole.

Exit la mise en place d’un comité de pilotage composé d’acteurs culturels locaux, et les inquiétudes sur les suppressions de poste : l’indépendance artistique de la programmation, et le maintien de tous les emplois de l’équipe du festival ont été confirmés aux «Amis du Rio Loco». 

Ces derniers avaient le sourire à la sortie de leur entretien avec le premier magistrat de la ville.

«Pierre Cohen et son adjointe à la culture Nicole Belloubet nous ont rassurés sur la politique culturelle de la ville, indique Francis Saint-Dizier, président des Rencontres Cinémas d’Amérique Latine. En aucun cas, ils ne souhaitent intervenir dans la programmation du festival Rio Loco comme de n’importe lequel de ceux qui sont montés à Toulouse ». 

«Visiblement agacé par la polémique, le maire a ajouté que personne n’avait vocation à le faire à la mairie de Toulouse », rapporte à son tour l’alternatif François Simon, seul politique du comité de soutien

«La reconduction des quatre emplois dont deux transformés en CDI de l’équipe du Rio Loco nous a été aussi confirmée», ajoute Francis Saint-Dizier. Il a été envisagé de les mutualiser au sein de ce qui pourrait être un bureau des festivals. Au final la mairie a seulement souhaité prendre part au choix du pays invité».

«L’édition 2010 sera consacrée à l’Afrique du Sud», indique pour sa part la direction du Rio Loco «rassurée sur son avenir ».

J-M.E

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Commentaires

Et ben voilà! Tempête dans un verre à dents. Avis de force 8 dans les pinces à vélo.
Les artistes "locaux" n'ont qu'à bien se tenir.

C'est comme si à Bayreuth on exigeait que les rôles des filles du Rhin dans le Ring soient obligatoirement tenus par un trio de jodlers, ach so... Grosse Kagade. C'est du même niveau de réflexion politique.Je propose donc Magyd CH. dans le rôle du Sultan de l'enlèvement au Sérail dans un souci d'apaisement général.

Bon mais où va se nicher la prochaine polémique? C'est que le festival des cannes (Malvy, Baudis) approche, on va nous faire péter une tragédie politique, je le sens.

La lutte a payé. Cohen/Belloubet ont reculé en rase campagne et les adjoints communistes vont devoir en rabattre sur leurs exigences de pilotage par la mairie, de quota de Toulousains sur les plateaux de Rio Loco avec Magyd Cherfi le chanteur municipal en invité principal. Les internautes et les journalistes de libé ont poussé à la roue pour que Rio Loco soit libre. L'appel signé aujourd'hui par près de 7OO festivaliers et des dizaines d'acteurs culturels a été décisif. Une inquiétude quand même. Cohen exige de décider du pays invité. Il n'arrive pas à comprendre que la liberté de l'équipe qui pilote Rio Loco ne supporte pas d'exception. Espérons que les adjoints communistes ne lui imposeront pas la Corée du Nord. Restons vigilants!

Quand ça remue un peu trop au gout de la mairie,elle plie.....Donc voyez ce qu'ils vous restent à faire.

Ouf, je crois que nous pouvons tous nous féliciter de ce qui semble bien être une décision pleine de bon sens.
Nous pouvons surtout être heureux pour les 4 personnes de l'équipe Rio Loco qui gardent leur emploi.
Néanmoins il faut rester vigilant tant que tout n'est pas signé concernant les emplois.

Enfin, le positionnement de la Mairie et le bon! Merci M. le Maire, merci d'avoir tenu en compte le public de Toulouse et d'ailleurs, vivement le mois de juin prochain qu'on rencontre l'Afrique du Sud.

Et oui, même le mur de Berlin avait fini par tomber, Pierre Cohen a compris qu'il avait allumé le feu avec son équipe du soviet suprême ! Comme quoi, Toulousains non gauchisants, faites vous entendre !

Bonjour,

Cette conclusion était évidente : les larges commentaires faits sur ce site ainsi que certaines des affirmations des amis de Rio Loco étaient largement hors de proportion et à côté des intentions que Nicole Belloubet avait elle-même affichées ! Relisez ses propos et vous verrez que rien n'a changé entre le 20 juin et le 20 juillet. Seulement, la polémique fait souvent plaisir. Le but de la mairie est triple et reste le même : réduire les dépenses de Rio Loco ; avoir un regard sur ses activités ; conserver la qualité et son succès populaire. Certainement pas de fixer la programmation ou de faire une chasse au sorcières ou de supprimer des emplois par plaisir... Pour un festival financé à 90% par des fonds publics principalement municipaux, est-ce anormal ? Est venue se rajouter là-dessus une stupide polémique autour de la vexation de quelques groupes locaux (de dimension nationale) qui auraient rêvé de participer cette année à Rio Loco - et on les comprend - mais qu'en aurait-il été l'année prochaine ? Quel groupe local jouera la musique sud-africaine ? Enfin, que le maire veuille avoir un droit de regard sur le pays invité, rien de moins étonnant : lors de ce genre de manifestation, des échanges politiques ont lieu et il est normal que le maire énonce ses préférences quant aux échanges qu'il veut favoriser entre la ville et d'autres pays (ressortissants toulousains de ces pays, types de régimes politiques, expériences de coopération, partenariat déjà construits ou en construction, etc.) ; une grande ville comme Toulouse a des relations diplomatiques à développer et cela a un sens que le maire puisse donner son point de vue.

Je te vois Cohen dérouté. Polémique inutile ? et la déclaration de Belloubet sur la reprise en main et le comité de pilotage? et la déclaration des adjoints communistes sur le quota d'artistes toulousains ? inventions polémiques ? Quand au choix du pays voit-on cela dans une autre ville? La mairesse d'Avignon exige-t-elle de décider de la nationalité du directeur ou des artistes invités ? Le maire de La Rochelle, celui de Paris n'interviennent pas sur les festivals qu'ils subventionnent. oui, la polémique était utile pour que les choses s'arrangent et c'est bien ainsi.

ET OUI? POURQUOI PAS LA CHINE?

La vie artistique, la culture doivent être indépendantes de la vie politique, sinon c'est le soviétisme... On est en France que diable! Un pays invité dans le cadre d'un festival se choisit pour la qualité de ses artistes pas pour les intérêts économiques ou politiques d'un élu. On va choisir un chef d'orchestre parce qu'il est russe ou américain ou parce que c'est un bon chef d'orchestre ?

Beloubet a engagé un membre du Couac (cf Rio sans Locaux) dans son Cabinet de Ministresse de la Culture de Toulouse. Juillet veille. Que la ville veuille choisir le pays invité marque une volonté de tutelle politique sur un festival à vocation culturelle. Les intérêts économique, diplomatique et politiques ne sont pas compatible avec une liberté culturelle. Mainmise quand même. Et toujours pas de trace de sécuriser le parcours par convention comme promis. A la merci des humeurs météorologiques des protagonistes. Florentins.

Re,

Et oui, je soutiens la politique culturelle de Pierre Cohen et de Nicole Belloubet. c'est mal ? C'est interdit ? C'est pas dans l'air du temps ?

Le festival Rio Loco, qui n'affiche même pas le logo de la mairie de Toulouse sur sa page d'accueil, et qui ne cite même pas la mairie dans les organisateurs, n'est pas un festival subventionné, mais un festival en régie directe, financé à 100% par la mairie de Toulouse, selon la décision de l'ancienne majorité. Ce n'est pas le cas des festivals cités par joseph qui diffèrent en deux points : ce sont des associations (Avignon, Paris Cinéma) ou des entreprises (Francofolies) ; ces festivals n'ont pas été fondés par une institution politique, mais par des groupes de personnes ou des individus motivés par la promotion de l'art diffusé par leur festival. Bien entendu, dans ces festivals polysubventionnés, il ne peut être question qu'une institution vienne imposer son seul droit de regard. Ce n'est pas le cas de Rio Loco, festival dans lequel la directrice et les employés sont les salariés de la mairie de Toulouse. Qui imagine qu'un employeur puisse ne pas discuter, interroger et orienter le travail de ses salariés ? [A noter : à aucun moment (et fort heureusement), contrairement à ce qui se fait actuellement dans d'autres fonctions publiques, la directrice n'a été accusée d'avoir outrepasser son imaginaire "devoir de réserve"].

Concernant le comité de pilotage, il s'agissait de donner la main sur la programmation à un groupe extérieur dans lequel la mairie n'aurait pas siégé seule; il s'agissait donc de donner plus d'autonomie au festival, car aujourd'hui, la mairie décide seule ! Il est étrange que tant de gens se soient insurgés contre cette idée !

En outre, je n'ai jamais parlé de la nationalité des organisateurs ou des invités, mais du pays choisi pour la programmation : il se trouve que la mairie précédente a décidé d'organiser le festival en fonction d'une thématique par pays. Je maintiens que la mairie a le droit dans le cadre d'une régie directe d'émettre un avis sur le pays "invité" (d'autant que la mairie parle de "participer" au choix et non de "l'imposer"...) Quand la municipalité précédente a choisi de faire un festival de musique, on ne lui a pas reproché de ne pas avoir choisi le théâtre.

Petite info : Pierre Lacaze n'est pas adjoint, mais conseiller délégué... au patrimoine culturel.

Enfin, d'accord pour dire que cette polémique n'a pas été inutile, car elle a permis à chacun d'exposer des arguments et de discuter de Politique culturelle. Mais trop vite et trop souvent dans les commentaires des articles concernant Rio Loco, on est tombé soit dans l'invective politicienne (accusation de stalinisme, de vouloir casser le bijou culturel de la droite... et j'en passe), soit carrément dans l'affabulation totale (certains ont parlé de la suppression de Rio Loco, alors que dès le 26 juin, suite à la maladresse de Belloubet qui aurait mieux fait de ne pas parler à ce moment précis à la presse, Cohen et Belloubet parlaient de "développer" de Rio Loco, notamment dans les quartiers et dans des manifestations à l'année, ce qu'ils viennent de confirmer ce 20 juillet).

J'espère voir tous ces Libénautes et les amis de Rio Loco se battre autant pour réclamer l'augmentation des impôts pour financer toutes les petites structures socio-culturelles qui permettent le maintien et le développement du lien social dans tous les quartiers de la ville, structures qui ont vu se réduire incessamment depuis 7 ans les subventions nationales, mais aussi depuis plusieurs années les subventions municipales.

Salut !

"une stupide polémique autour de la vexation de quelques groupes locaux (de dimension nationale) qui auraient rêvé de participer cette année à Rio Loco" dit Dérouté.
Le cachet proposé par Rio Loco n'était sans doute pas suffisamment élevé ? 25000 €. C'est plus que ce que demande le No Smoking Orchestra avec Emir Kusturica (dimension internationale) ou Khaled ou Idir(dimension internationale).
L'équipe du festival a bien fait de ne pas leur donner plus, ils cachetonnent déjà assez avec les manifestations organisées par La Mairie. Je trouve même que 25000 € à Rio Loco, c'était dépasser les bornes...

@ Dérouté, il y a encore un peu d'efforts à faire pour bien maitriser la langue de bois, mais ça vient, encore un peu de travail...

@Dérouté
Qu'un festival serve des intérêts politiciens, l'expression "relations diplomatiques n'est un doux euphémisme, je trouve ça effrayant !
Puisque Nantes, de gauche, a récupéré le Royal de Luxe viré par Baudis, que Rio Loco demande refuge à Bordeaux ! Et puis, comme ça, le Rio Loco sera toujours notre chére Garonne, ça restera local, ça va plaire aux Rio locaux, ça, non ?

Pas rassuré.
Les tontines fonctionneront encore longtemps.
Y en a qui prennent Toulouse pour une banque.

Le fameux comité est en fait une grande tribu de bobo aux bras extrêmement longs alors pas étonnant que le Cohen s'aplatisse.

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