IUFM: les 30 stagiaires politiquement incorrects de Toulouse ajournés au 24 juillet
SOCIÉTÉ. Saqués n'est pas le mot. Laissés à mariner conviendrait mieux.
Les apprentis enseignants stagiaires de l'IUFM de Toulouse sont généralement informés de leur titularisation vers le 8 juillet. Trente d'entre eux auront à attendre le 24 pour connaître leur sort.
C'est en principe tout le prix qu'ils auront à payer pour avoir critiqué la réforme Darcos dans le cadre de leur travaux de formation. (voir LibéToulouse au mercredi 9 juillet)
Qui s'est fâché tout de suite contre cet ajournement, le SNES, syndicat national de l'enseignement secondaire, sera reçu à sa demande le 16 juillet par le recteur d'académie.
Si donc les trente stagiaires concernés par cet ajournement peuvent espérer ne pas être punis, les formateurs de l'IUFM qui leur ont donné l'analyse de la réforme comme sujet de réflexion et de devoir pourraient, eux, avoir quelques comptes à rendre à leur hiérarchie.
GLv.


Je fais parti de ces 30 stagiaires.
Le tribunal approche mes amis, le tribunal approche...
Et ce avec ferveur !
Pas de pitié avec l'Etat répresseur !
Rédigé par : El paladino | 13/07/2009 à 19h35
Toujours ravi de constater que les journalistes savent avant tout le monde, y compris les intéressés ce qui va advenir des personnels de l'éducation nationale.
Mais qui donc trahit le secret professionnel pour que ces informations se retrouvent ici?
Les personnels répondront sans aucun doute à leur hiérarchie, comme il se doit, en bons fonctionnaires et c'est leur rôle.
Ce qu'il adviendra d'eux? Je n'ai pas de boule de cristal...mais peut-être que le journal peut m'en fournir une?
J'attends avec impatience les noms des formateurs dans vos colonnes....
Rédigé par : monsieur croche | 13/07/2009 à 22h11
Réponse à monsieur Croche,
Il n'y a pas de secret professionnel. Du moment que le nom des stagiaires n'est pas divulgué, c'est sans gravité. étant dans les 30, cela ne me pose pas problème, au contraire. Cela porte l'affaire a connaissance des citoyens.
Mais une chose est sure : le tribunal administratif va être débordé !
++
Rédigé par : El paladino | 14/07/2009 à 11h03
Moi je connais bien cette histoire et ses protagonistes, j'aurais pu être concernée mais je n'ai pas été comme mes camarades au mauvais endroit au mauvais moment puisque j'ai participé à la semaine commune en décembre. Tout ce que j'ai à dire c'est Courage les filles et j'espère que cette histoire n'altèrera pas l'amour de votre métier. Il ne faut pas oublier de qui on parle, de jeunes motivées et enthousiastes qui font déjà d'énormes sacrifices pour leur travail et qui sont chaque jour à 100% face aux élèves!!! Ne soyez pas dégoutée
par la fonction publique et accrochez-vous!!!
Rédigé par : fleub66 | 14/07/2009 à 11h24
j'espère aussi que vous ne serez pas dégouttés et en particulier pas prêts à renoncer à votre liberté de pensée et d'expression.Malgré les efforts de nos actuels ministres l'Education Nationale n'est pas encore la "Grande Muette", notre métier quoiqu'en pense M. Chatel ne consiste pas à "faire obéir" les élèves mais à faire advenir des adultes pensants, responsables, respectueux du bien commun ... Bref il y a encore des valeurs à défendre : bienvenue au club ! et courage pour la suite !
une (vieille) enseignante solidaire, de tout cœur avec vous
Rédigé par : Co | 15/07/2009 à 11h33
Réponse à el paladino
Laver le linge sale en famille est toujours mieux surtout lorsque l'on n'a pas toutes les cartes en main. Ce qui est le cas dans cette affaire. Je suis très étroitement lié à cette affaire et je ne les ai pas non plus.
L'affichage public est bien trop prématuré et bien trop subjectif pour pouvoir être raisonnable. Certains propos subversifs lus par ici vous déservent bien plus que vous ne le pensez.
Mais je suis de tout coeur à vos côtés (et je ne suis pas le seul). Nous faisons un métier fabuleux, quoi qu'en disent l'opinion publique. restons des travailleurs de l'ombre.
Le futur je ne le connais pas encore alors j'évite toujours de partir en croisade à l'aveugle....
Rédigé par : monsieur croche | 15/07/2009 à 11h56
Le futur sera ce que nous en ferons... nous pouvons nous résigner à ne pas avoir de "parole" et à rester sous le boisseau ou nous pouvons décider de parler haut et fort et de prendre notre destin en main. Nous ne partons pas en croisade, oh que non, notre argumentaire n'a rien de religieux! Nous n'avançons pas non plus à l'aveuglette et l'actualité des sanctions démontre qu'il est urgent de ne pas rester dans l'ombre. Peut-être serons-nous réduits au silence au bout du chemin mais j'ai envie de dire, comme l'a chanté François Béranger, "ils n'auront pas ma fleur, celle que j'ai dans le coeur".
Rédigé par : valrie | 15/07/2009 à 19h33
Bonjour,
Ce doit être une tradition toulousaine. J'ai passé mon CAPES il y a une dizaine d'années... en conflit avec une "formatrice" qui n'avait promis de m'apprendre la "pédagogie du profil bas"... la commission de validation a ajourné mon dossier... alors que tous les rapports été positifs.
J'ai fait appel de cette décision auprès de mon inspection.
L'IUFM m'a alors proposé de me valider tout en prolongeant mon stage de 2 mois (comme si j'avais bénéficié d'un congè maternité???)et de me trouver un bon lycée pour un stage tranquille. J'ai refusé et finalement été validé courant juillet.
Ubuesque mais cela pose un grave problème d'équité et des droits des stagiaires à connaître les conditions de validation. Tous les IUFM ne sont cependant pas des institut de formatage.
Bon courage
Rédigé par : F. | 16/07/2009 à 18h23