Trois braquages, un meurtre : mortelle randonnée d'une équipe "sans profil particulier"
FAITS DIVERS. «Des jeunes sans aucun antécédent judiciaire sans profil particulier. Ils semblaient être partis ce soir-là pour se faire de l’argent par tous les moyens sans prévoir de tuer» : tel est, selon le parquet de Toulouse le profil des auteurs présumés de trois braquages d’hôtels à Toulouse et dans sa banlieue, suivie d’une tentative de cambriolage d’une villa de Colomiers (banlieue ouest). Dans la nuit de samedi à dimanche 19 juillet, cette équipée s’est terminée par la mort du propriétaire de la villa, un homme de 50 ans, atteint de six coups de couteau.
Selon les premiers éléments de l’enquête, ce faits divers a commencé, samedi soir vers 1 heure du matin par le braquage au couteau du réceptionniste d’un hôtel une étoile des allées Jean-Jaurès.
Sur leur lancée, les 4 individus cagoulés se sont attaqués à deux autres hôtels, l’un à l’entrée de Balma, l’autre en périphérie de l’aéroport de Blagnac. Dans ce dernier, le vigile aurait été frappé d’un coup de poing américain. La série de braquages a été filmée par les caméras de vidéo surveillance. Butin total : 200 euros.
Vers deux heures du matin, un appel est passé d’une villa de Colomiers, une banlieue résidentielle située à proximité des usines d’Airbus. Le propriétaire de la maison dans laquelle dorment aussi son épouse et l’une de ses filles, a été réveillé par l’intrusion de cambrioleurs. Il sera mortellement poignardé de plusieurs coups de couteaux. Les auteurs présumés, se sont enfuis sans rien emporter. «Ils sont vraisemblablement rentrés par une fenêtre dont les volets étaient ouverts », indique Claudie Viaud, vice procureure du parquet de Toulouse
«Quelques heures plus tard, un homme de 21 ans a été appréhendé au domicile de ses parents, ajoute-t-elle. Sa voiture dont l’immatriculation a pu être identifiée sur les bandes de vidéo- surveillance des hôtels braqués, a permis son arrestation».
«Son interrogatoire a permis d’établir un lien entre les braquages et le meurtre », ajoute une source proche de l’enquête. Son audition a aussi conduit à l’arrestation d’un autre des auteurs présumés, âgé lui de 23 ans et sans antécédents judiciaires. Deux autres individus sont recherchés».
Les deux auteurs présumés, déjà arrêtés, sont incarcérés. Ils ont été mis en examen par le juge d'instruction Didier Suc pour vol avec armes sur les trois hôtels, tentative de vol aux dépens du couple de Colomiers suivie de meurtre, crime passible de la réclusion criminelle à perpétuité.
"La responsabilité de chacun ne pourra être précisée qu'une fois arrêtés les quatre membres du groupe", a précisé le parquet.
J-M.E


Sans profil particulier, ça reste à voir. D'ailleurs, vu qu'un des auteurs n'a toujours pas été identifié, comment peut-on savoir qu'il n'est pas déjà connu des services de Police?
Rédigé par : pafos | 20/07/2009 à 15h38
Les pauvres jeunes, obligés de tuer des vieux!
la justice leur trouvera certainement des circonstances atténuantes. L'assassin écopera de 10 ans et sera dehors dans 5 ans, ce qui est peu cher payé pour la vie d'un innocent.
Rédigé par : Bobo | 20/07/2009 à 15h51
L'amoralité est-elle la nouvelle règle de vie ? Attention danger !
Rédigé par : iciailleurs | 20/07/2009 à 17h16
Bande de m....
De grosses m... sans cervelles.
Ils se levaient un peu le matin (5 h ou 6 h), montraient qu'ils en voulaient une année ou deux, se cultivaient, s'intéressaient aux autres, s'ouvraient au monde... La vie était devant eux.
Non, ils vivent entre eux en bandes, prônent l'oisiveté et la fainéantise, la défonce. Ils possèdent des référents culturels au ras des pâquerettes prémachés par des industriels avides de vider les poches de ces imbéciles malheureux.
Ils partent une nuit, usent de violence, pillent, tuent.
Ils se rêvent largement au dessus de ce qu'ils sont réellement. Ils se pensent libres et consummant leur vie d'un seul trait. Ils sont en vérité dans la haine d'eux même. Le mythe de James Dean est mort depuis des années et des bandes de jeunes désabusés remettent le couvert avec des couteaux, rêvant de flingues et de bagnoles, une sous-culture américaine qui ne mènera jamais à une quelconque idée du bonheur, et un demi cervelet qui fonctionne à plein régime pour conduire ces connards vers une dépression, voire une schizophrénie sociale assumée.
Quel gâchis, et cet homme de 50 ans qui meurt, courageux, face à ces zombies qui répandent la mort. Quelle honte mes aïeux, quelle honte ! Que je meurs un jour de cette manière et la face du monde n'en sera pas plus changée, que mon courage ne soit même pas récompensé à cause de la décadence d'une poignée d'imbéciles.
10 000 balles que ces petits cons pensent quelque part tirer du bon de leurs situations, certainement une bonne ligne sur leur CV de zonz à faire briller en société. Alors que commence juste pour eux le chemin des enfers, celui d'un enfermement dont ils ont cherché, reniflé, et finalement mis la main sur un quotidien empli d'une violence meurtrière animale et débridée.
Rédigé par : Lucas | 20/07/2009 à 17h19
"Des jeunes sans aucun antécédent judiciaire sans profil particulier (ndjl: il y a un début à tout, même à la prison). Ils semblaient être partis ce soir-là pour se faire de l’argent par tous les moyens (!@!!?@!?!?) sans prévoir de tuer"... Et le couteau... c'était une farce-et-attrape?
"Hilarant ! Voilà bien une excellente farce ! Sans danger, la lame rétractable de ce couteau rentre à l'intérieur du manche lorsqu'il est appuyé contre quelqu'un, on a alors vraiment l'impression que la personne est poignardée ! Réellement saisissant !"
Braves petits...
Rédigé par : John Love | 20/07/2009 à 17h32
Sans doute est-ce là un fait divers tout ce qu'il y a de plus banal - dans la mesure il il se répète de plus en souvent et particulièrement en ces temps de crise - qui illustre bien aussi que nous sommes dans l'effondrement symétrique des infrastructures politiques et économiques et de certaines propriétés mentales de la représentation affectée par une perte de confiance dans les dirigeants et de soi qui fait de ce champ vu comme en ruine un espace dans lequel certains qui voient l'homme de transformer en loup pour l'homme n'hésitent plus à tester les moyens le plus extrêmes de survie. Sans doute ses jeunes gens auront-ils lu un rien de travers les conseils pratiques que les auteurs de l'insurrection qui vient - s'organiser pour ne plus travailler, voler, chaparder etc., - sauf que nulle part il est écrit qu'il faille tuer pour cela, mais dans l'esprit qui doit les animer, les auteurs ont un peu négliger ce penchant génétique et culturel qui rôde dans les esprits, la vengeance et le meurtre.
Rédigé par : Roland | 20/07/2009 à 19h56
Vous en faites pas les jeunes, vous êtes à Toulouse, le crime sera surement qualifié de suicide par la criminelle toulousaine.
Ils ont l'habitude souvenez vous Alègre.
Rédigé par : Skaya | 20/07/2009 à 20h30
LIBE TOULOUSE, se lance maintenant dans les commentaires des faits divers ?
La ligne politique aurait-elle changée ?
N'aura-t-on plus droit à la rentrée à l'article quotidien sur la fac du MIRAIL et ses AG ?
Ou y a-t-il une autre raison ?
A suivre.
Rédigé par : soleil | 20/07/2009 à 21h20
Plaisir de lire les commentaires, en particulier ceux de Lucas. A moins que l'homme assassiné soit juge d'instruction je donne à ces jeunes "sauvageons" (comme dirait l'autre) pas plus de 8 ans de prison.
A vomir.
Toutes mes pensées à la famille de la victime...
Rédigé par : Candide | 20/07/2009 à 21h33
a lucas: c'est quoi une sous-culture américaine? tu ne vas nous faire la rethorique des groupes de l'extreme droite evangeliste made in US qui blâment toutes violences, sur les jeux vidéos, la musique rok, la TV, etc. en France vous allez blâmez toutes violences sur l'Amérique? alors la, chapeau!
Rédigé par : jhon | 20/07/2009 à 22h26
Il n(y a aucune excuses pour ces actes de folie et de barbarie, mais la fabrique de barbares que nous avons alimenté par notre indifférence depuis 40 ans va fonctionner à pleins tubes dans quelques temps.
Demandez vous pourquoi la jeunesse ne peut t-elle avoir de budget propre à elle, pour ses projets à elle, dans les communes, les départements ou les régions.
Pourquoi celles ci ne sont t-elles gérées que par des vieux avec des idées de vieux, pour satisfaire des vieux.
Tous les spécialistes de la société française ont dénoncé ce problème, de Raymond Barre à Louis De Breuil en passant par Fadela Amara,mais rien n'y fait. Ils ont produit des tonnes de rapport dans ce sens, montrant que la France n'aime pas sa jeunesse et qu'elle n'a aucune vision sur ce sujet ni aucun projet.Mais rien n'y fait.
Quant aux conditions de vie qui sont faites aux étudiants, obligés de s'entasser et de travailler dans des logements ignobles et très chers c'est une honte qui a au moins 40 ans d'âge.
Et estimez vous heureux, la jeunesse est bien
sage pour le moment, mais la vente libre des allumettes me semble complètement irresponsable par les temps qui viennent.
Rédigé par : Lecornet | 21/07/2009 à 07h05
Lors d'une tentative de cambriolage d'une société de gardiennage de bateaux à Marseillan-plage un cambrioleur fut grièvement blessé (scalpé) par 2 rottweilers (Libération du 11/04/2009). Ils s'en trouvèrent pour critiquer violemment la présence des chiens sur les lieux qu'ils protégeaient. Si ces pauvres gens avaient eu de tels chiens peut-être n'y aurait-il pas eu d'assassinat. Où sont aujourd'hui ces critiques d'antan?
Et il est impossible d'éviter le mot assassinat. Si 1 ou 2 coups de couteau c'est de l'affolement, une horrible erreur, la bêtise qui tourne en tragédie, pour 3, 4, 5 et 6 c'est de l'obstination dans une sanglante boucherie. Porter six coups, sans s'arrêter à la vue du sang après les premiers, sans être touché par l'horreur de la victime, c'est vraiment autre chose.
Qu'est-ce que cela veut dire "la responsabilité de chacun"? Lorsqu'on s'organise en bande cagoulée et que l'on commet systématiquement agression violente après agression violente, chacun porte la même part des responsabilité. Tous ont le même sang sur les mains. Mais déjà on voit se profiler la dérobade du système judiciaire.
Et faut-il être grand clerc pour voir la contradiction dans "se faire de l'argent par tous les moyens sans prévoir de tuer". Tous les moyens cela signifie aussi en tuant. Certes cela relève du style du journaliste; mais ici encore se devine implicite une démarche d'excuse des assassins.
Comme l'écrit ici ailleurs, sûr que d'ici cinq ans ils seront tous dehors et pourrons croiser dans la rue la famille de leur victime. Pauvre France! C'est à pleurer ou à émigrer. Quelle pitié.
Rédigé par : Dixieland | 21/07/2009 à 07h10
@ soleil
Pas de souci, à la rentrée on aura droit aux articles sur le blocage qui n'a pas engendré tant de dégâts, juste une année de perdue pour ceux qui devaient poursuivre leur cursus dans d'autres universités et qui ne pourront pas car ils auront leurs notes après que les réunions des commissions d'examen des dossiers dans les autres facs. pas de notes donc dossier incomplet donc pas pris.....
Et puis que serait Le Mirail sans les blocages ? une simple université ? pas possible !
Rédigé par : CAL81 | 21/07/2009 à 14h37
@John
Par sous culture américaine j'entends l'idée de vivre sa vie à fond, d'un seul trait, James Dean et ses camarades droit vers le précipice et qui tournera le dernier. Ces jeunes hommes dont on parle dans ces colonnes se tirent la bourre à qui sera le plus méchant, et il n'y a pas qu'eux, la jeunesse entière se tire la bourre à savoir qui sera le plus méchant, et on commence à s'y perdre...
Pour revenir aux concepts de sous cultures américaines : j'entends une forme de jeunisme à l'heure actuelle qui sous tends les cultures les plus violentes des banlieues.
Ne vois-tu pas ce NO FUTUR gros comme il le fut pendant la période punk des années 80/90 ? Ne vois tu pas que la possibilité de mourir est une éventualité intégrée, sous jacente à la culture des jeunes aujourd'hui ? Que la tension dans leur manière de parler, que leurs référents culturels banalisent la violence certes, mais surtout que ces jeunes ont détourné tous ces codes pour fonder un espace social complètement autonome, 100 000 fois plus dur que n'importe quel espace social ou tu as déjà évolué.
La "culture banlieue" comme on l'appelle aujourd'hui ne supporte aucune faiblesse. Va là où sont les jeunes et regarde comment ils fonctionnent entre eux : la majorité des jeunes (publications EHESS sur les tyrannies culturelles de la majorité dans les collèges de nos jours sont de bons outils de compréhension) obéissent aujourd'hui aux codes des banlieues quel que soient leur milieu social, qui ne sont plus d'ailleurs des codes des banlieues mais bien généralisés à la jeunesse.
De cette nouvelle donne dont la majorité des enfants se saisit et en voit les limites, une frange de plus en plus importante souvent en mal d'éducation se fait porter par ce mouvement et part dans l'ultra violence, et tout jeune en puissance possède aujourd'hui les codes de cette violence particulière, à lui de s'en servir ou pas, mais lui : il comprends ce qui se passe lors de tels événements. Il comprends ce qui s'est passé avant et ce qui se passe après ces faits.
Il y a une logique, ces jeunes ne sont pas aller faire tout cela par hasard. Pourquoi? Pour impressionner qui? Dans quel contexte de surenchère? Dans quel contexte de pauvreté? Dans quel contexte d'étroitesse culturelle?
A quoi vont servir les sous qu'ils vont se faire à ton avis ? A acheter quoi ?
Je te le dis, ami, sexe bagnole et rap'n'roll.
Comme dans les années cinquante, une culture des blousons noirs, de la liberté, et de la fuite d'un système trop lourd l'espace d'un instant, même si on doit y retourner par la suite.
Don't push me, cause I'm close to the edge
I'm trying not to loose my head
It's like a jungle sometimes, it makes me wonder
How I keep from going under
C'est la loi de la rue, la loi de la jungle qui a colonisé nos enfants. Leurs regards durs me rappellent ceux des enfants soldats des pays en guerre, est-ce que c'est ce que nous voulons pour notre jeunesse : sont-ils épanouis dans ce contexte ?
Rédigé par : Lucas | 22/07/2009 à 12h12
On ne peut que déplorer le manque d'éducation donné aux jeunes.En attendant Pascal n'est plus et que vont devenir ses enfants et sa femme? La mère éplorée (et je la comprends) du présumé tueur na pas eu 1 seule pensée ni 1 seule parole pour cette famille éprouvée à jamais!!!Dans quel monde vit-on?Pas étonnant que ces "gens"là ne soient pas capables d'apprendre ce qu'est le bien et le mal à leurs gosses eux-mêmes le savent-ils?.C'est à désespérer des "hommes"va-t-on prendre enfin conscience et secouer le cocotier ?Pendant ce temps que font nos politiques?la police?les 1ers s'en mettent plein les poches et les seconds nous verbalisent à tour de bras!!!!!!!Elles est belle la société
Rédigé par : SISI4 | 22/07/2009 à 16h48