Enquête sur une grenade de la police qui aurait mis le feu à Reynerie
COUP DE CHAUD. L'affaire date de lundi 24 août à la tombée de la nuit. Un équipage policier caillassé dans le quartier de Reynerie à Toulouse-le-Mirail s'est employé à disperser ses caillasseurs à coup de grenades lacrymogènes.
Courses, cris et appel aux sapeurs-pompiers pour éteindre quelques feux, selon Amani, étudiante gernobloise alors en visite chez son ami. «Rien à raconter, déplore-t-elle. Ce sont les scènes ordinaires de la vie de ce quartier».
Ce qui l'est moins, ordinaire, c'est l'intervention aujourd'hui de la police judiciaire. Il s'agit, selon le procureur Michel Valet, d'établir si une de ces grenades n'aurait pas pu être à l'origine de l'incendie qui a ravagé l'appartement d'une mère de famille et de ses enfants au huitième étage de l'immeuble d'Indy.
Les policiers expliquent pour l'heure qu'un tir visant les caillasseurs et «mal dirigé» a pu se perdre dans les coursives. «Dans ce cas-là, explique Amani, ces policiers ont mal dirigé beaucoup de tirs».
C'est un «canardage de l'immeuble» qu'évoque cette étudiante. Au point que plusieurs de ses voisins se seraient risqués aux balcons pour demander aux tireurs de viser ailleurs. Un début d'incendie, toutefois vite maîtrisé, se serait même, selon elle, déclaré «plus bas, vers le quatrième étage».
Il n'est pas rare que les jeunes du quartier caillassent la police depuis ces coursives, observe un animateur social du quartier. «Je peux comprendre que les flics soient excédés, développe-t-il. Mais prendre le risque d'incendier des appartements où vivent les familles relève du grand n'importe quoi».
GLv.


Et qu'en est-il du feu qui a dévasté le toit de l'hôtel IBIS à Strasbourg le 4 avril 2009, soi-disant allumé par des jeunes encagoulés...
les grenades lacrymogènes semblent être de sacrées engins incendiaires !!!
Rédigé par : fred Meyer | 29/08/2009 à 14h25
La police poursuivie pour incendie volontaire et l'Etat condamné à dédommager les locataires et propriétaires des appartements brûlés, on se croirait à la Légion après les incendies de Marseille. Vos impôts servent à réparer les bêtises des militaires et des policiers, pauvres Français qui vivez en France !
Rédigé par : Patrick Handicap expatrié | 29/08/2009 à 14h40
encore une histoire, qui vas vite disparaitre dans le fond d'un placard d'un commissariat
Rédigé par : Le Veilleur@ | 29/08/2009 à 15h38
Bon ! Amani est grenobloise ou parisienne ? Ou alors, il ya plusieures Amani qui rendent visite à des amis à la Reynerie ?
Mais je crois que ce n'était pas le fonds de l'article : il se résume au conditionnel de son titre...
Rédigé par : Nemo | 29/08/2009 à 15h48
Le conditionnel est légitime dans une enquête judiciaire. Ceci dit, une chose est certaine: un appartement situé au 8ème étage a bien brûlé,le soir d'une intervention policière.
Libé est le premier journal à consacrer un "véritable" article à cette affaire qui date de lundi. Une ligne dans le quotidien local, aucune attention, aucun soutien des responsables et élus locaux pour la famille traumatisée par cet incendie. c'est désolant...
Rédigé par : Citoyenne | 29/08/2009 à 16h24
Ben s'il n'y avait pas eu de caillassage, il n'y aurait pas eu de gaz lacrymou, de grenades ou d'incendie d'appartement.
Pourquoi ne pas s'en prendre à ceux qui sont à l'origine de cette bavure, c'est à dire ceux qui caillassent?
Rédigé par : Bruno75 | 29/08/2009 à 19h54
Oui c'est pas moi qu'a commencé c'est l'autre !
Rédigé par : Brodway | 30/08/2009 à 15h17