Un repreneur Molex ? La direction souffle le froid
ÉCONOMIE. Préssée par les syndicats et le gouvernement de chercher une solution à sa fermeture, la direction de l'usine de connectique de Villemur-sur-Tarn rapporte à sa façon la réunion de ce vendredi 28 août avec un éventuel repreneur du site:
Molex et ce repreneur veulent bien «échanger des informations», constate l'industriel américain dans un communiqué, mais les chances d'aboutir à un accord, précise-t-il encore, restent «très faibles».
Le co-manager du site, Marcus Kerriou n'est surtout pas pressé de céder son bien à un industriel qui pourrait à terme s'avérer concurrent. Pour achever de positiver, il indique que de «nombreuses» discussions ont déjà été entreprises et s'empresse d'ajouter qu'elles «n'ont jamais abouti».
C'est ce qui s'appelle entamer des discussions dans le meilleur esprit. Suit le communiqué de la direction:
«Rencontre en vue d’une possible réindustralisation
La direction de Molex a eu une longue réunion aujourd’hui avec la société qu’elle s’était engagée à rencontrer afin de discuter d’une possible réindustrialisation du site de Villemur.
Les parties en présence ont convenu d’échanger des informations et, selon les résultats de cet échange, décideront de l’opportunité d’une nouvelle rencontre au cours des prochains jours.
A ce stade de la discussion, la probabilité d’aboutir à un accord reste malgré tout très faible. Molex a eu de nombreuses discussions, au cours des derniers mois, avec des industriels intéressés par une possible réindustrialisation, mais les discussions n’ont jamais abouti.
Pour l’heure, la priorite reste à la poursuite du processus de médiation afin que le plan social et la procédure légale puissent être finalisés le 15 septembre».


Les patrons de Molex ne savent plus comment se fiche de la gueule du monde. Après ça, Sarkozy et son ministre de l'Industrie pourront toujours chanter qu'ils ont fait tout ce qui était en leur pouvoir... Sans hypocrisie aucune, bien entendu...
Rédigé par : Jean Jaurès | 28/08/2009 à 18h27
Et alors? Vous accordez de l'importance à un "communiqué"? Vous n'ignorez pas le peu de valeur de ces textes ou alors lus entre les lignes; qu'ils émanent de syndicats ou de directions. C'est de la "communication", on disait autre fois "propagande" mais cela n'est plus assez chic, le but est le même : de la pure stratégie, pas de l'"information contradictoire". Pléonasme.
Rédigé par : Léna Storm | 30/08/2009 à 09h32