Sarkozy avec la CGT contre les Américains de Molex
ÉCONOMIE. L’intervention de l’Elysée dans le sauvetage de l’usine menacée de fermeture tourne à l’opération commando.
Á Villemur-sur-Tarn, les vigiles et les salariés campent face-à-face devant l’entrée de l’usine. A Paris les réunions menées tambour battant se succèdent au ministère de l’Industrie.
«Vas-y, fonce» : C'est l'instruction sans équivoque qu'aurait donné le président à Christian Estrosi
Selon ses conseillers, après avoir «mis la pression sur les dirigeants de Molex et ceux de Peugeot SA et Renault» pour maintenir l’activité du site de Villemur-sur -Tarn, le ministre s'est ainsi dépêché de recevoir les délégués CGT des salariés.
Ce vendredi 28 août, il réunira l’éventuel repreneur de l’usine dont l’identité reste secrète et les dirigeants de Molex. Ces derniers rencontreront ensuite lundi prochain 30 août les représentants du personnel et le médiateur à la Préfecture de Haute-Garonne.
Á mi-parcours, le sauvetage des Molex est cependant encore loin d’être acquis. Récit d'une semaine syndicale particulière.
13 h30 mercredi 26 août. Denis Parise et Guy Pavan, les deux délégués CGT des Molex sortent du bureau du ministre de l’Industrie. «L’entretien a duré une heure et demie. Le ministre ne nous a pas servi l’apéro mais il nous a transmis les félicitations de Nicolas Sarkozy pour notre sens des responsabilités dans ce conflit, raconte Denis Parise. Le président est très sensible au fait que nous voulons maintenir l’activité plutôt que de chercher à négocier des indemnités de licenciement».
Après la brosse à reluire aux syndicalistes, Christian Estrosi est rentré dans le vif du sujet en leur livrant le détail de ses interventions. D’abord avec les dirigeants de Peugot SA et Renault, les deux principaux clients de l’unité de connectique automobile de Villemur-sur-Tarn.
«Il leur a mis la pression pour qu’ils obligent les dirigeants de Molex à laisser l’activité d’équipementier automobile aux salariés, reprend Denis Parise. Au moins le temps de la transition industrielle avec un éventuel repreneur sur lequel le ministre n’a rien voulu nous dire».
Top secret. Rien ne filtre de ce coté dans l’entourage du ministre qui utilise le nom de code «Mercure» pour désigner ledit repreneur.
Du coté des dirigeants de Molex, Marcus Kerriou confirme le nom de code. Il en dit à peine plus sur la réunion imposée avec les patrons de Peugeot et Renault. La pilule passe mal. «C’est délicat, consent-il. Nous comprenons les salariés qui veulent maintenir l’activité mais la logique industrielle nous impose de fermer le site».
«Les américains ont du mal à accepter l’intervention de l’état dans le business, juge-t-on au ministère de l’Industrie. Sans parler de choc culturel, ce n’est pas dans leurs habitudes. Mais dans ce cas précis la possibilité d’une reprise de l’activité le justifie. Demain après la réunion avec le repreneur nous saurons si une sortie par le haut est possible».
J-M.E


C'est la rentrer , le calme des vacances avant la tempête , Ne croyons surtout pas que les ennuis cardiaque du Président sont due uniquement par du surmenage -serte- mais avec BEAUCOUP d'angoisse
Rédigé par : FRANCIS34 | 28/08/2009 à 09h26
PSA et Renault ont été aidé par le gouvernement pour maintenir une activité industrielle en France (enfin c'est qu'on nous a laissé croire). Où est le difficulté pour la mouche du coche, je veux dire Estrosi, de donner ordre à ces société de passer leurs ordres en France ou en Europe et donc par exemple à Molex? Peut-être que Labinal ancien propriétaire de Molex pourrait reprendre les rênes.
Rédigé par : canker | 28/08/2009 à 09h36
Encore un donneur de leçon qui ne sait pas même écrire le français
Rédigé par : Pesenti | 28/08/2009 à 09h56
C'est bien mis et mis bien pofond tout ça : du travail de pro, trop fort le Nicolas!
Les voilà les héros face aux méchants Américains : le motodidacte et le vélocyclone. Guest stars : les deux (...) CGT .
On devrait convier le José (Bové) pour qu'il gifle ces ricains- qui- viennent- jusque- dans nos rangs etc... avec une branche de houx, ah ces monstres sans coeur! L'Etat ultrabrite bronzé toute l'année, c'est quand même plus fun que l'Etat des termites stal non? Ah le culte de l'Etat à la française ça a une de ces gueules aujourd'hui! Très NAP, Neuilly, Auteuil, Passy ... (Extraits)
Rédigé par : Lena Storm | 28/08/2009 à 09h57
Eh oui, il en faudra des chocs culturels. Et celui d'accepter de constater que des salariés privilégient leur emploi à des primes en est un aussi.
Il y a une inflexion des mentalités bien perceptibles après la définition du 4ème défi lors de la mise en place de la commission sur l'emprunt.
Faire accepter à une majorité que la majorité des Français veut travailler, n'a pas envie de vivre d'aides sociales, n'aura pas été chose aisée. Et pourtant l'insistance de salariés qui étaient incertains sur leur sort quant à leur investissement dans l'entreprise aurait dû faire réfléchir plutôt. Si Monsieur Estrosi comprend là que les actes désespérés peuvent être prévenus, ce ne sera que bénéfice pour tous.
Et cela annoncera une autre gestion des ressources humaines en France.
Quant à l'aspect industriel, il est clair que des secteurs sont en perte de vitesse. Personne ne le nie. Le temps est maintenant à la prospective qui remettra notre pays sur la piste des innovations technologiques qui ont fait la fierté de la France. Mais, nous le savons, il y a là aussi un enjeu européen qui dépasse ce qui s'est passé récemment, lorsque l'Allemagne et la France ont joué à voir qui va pouvoir tirer le mieux son épingle du jeu. Ce n'était pas nécessairement des attitudes qui pouvaient faire croire aux progrès de l'Europe.
Rédigé par : Pierre SCHWANDER | 28/08/2009 à 11h01
il va mieux le president? alors peut il repondre au pourquoi il n'y a pas d'appel a concurrence pour les sondage et surtout comment explique t il la difference entre la somme paye et le cout a moins que cette seule question ne lui provoque encore un etourdissement?sarkosy (...) ne va certainement pas pouvoir rouler les salariés encore 3 ans (Extraits)
Rédigé par : rbpb | 28/08/2009 à 11h01
Une allergie à la concurence
Les carottes sont cuites pour la France.
Son allergie à la concurrence et son incapacité à relever les défis de la mondialisation annoncent le déclin de la France.
Dans quelques décennies, la France deviendra comme un gros Portugal !
Rédigé par : Mike | 29/08/2009 à 19h35