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    POLITIQUE. En prévision du No Sarkozy Day du 27 mars en Midi Pyrénées et ailleurs, le Conseil national de la Résistance-31 appelle à une réunion de préparation, ce mardi 9 février à Toulouse, à 19 h au café le Cardinal, place Wilson.
  • La Novela: appel à idées
    CULTURE. La seconde édition du Festival des savoirs La Novela, du 1° au 17 octobre 2010, proposera pour thèmes: la recherche est une aventure, la ville numérique, Mémoire-mémoires. Pour ce dernier thème, un appel à idées est lancé «pour faire émerger des projets établissant des passerelles entre arts et sciences». Remise de dossier le 5 mars au plus tard , à l’adresse lanovela@mairie-toulouse.fr. Télécharger l’appel à idées sur "La Novela"
  • Soutien à Jean-Marc Rouillan
    ACTION DIRECTE. Suite à une interview parue dans l’Express, le régime de semi liberté accordé à Jean Marc Rouillan est annulé depuis le 16 octobre 2008. Le collectif de soutien au prisonnier d’Action Directe appelle à un rassemblement pour demander sa libération le samedi 20 février à 11heures devant la Préfecture.   
  • Flambeaux pour l'IUFM
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  • Votation pour les trains
    TRANSPORTS. L'Association “Tous Ensemble Pour Les Gares” qui a déjà obtenu le rétablissement de 10 arrêts de train en gares de Gourdon et Souillac organise, samedi 6 mars, une votation populaire dans le Lot et la Dordogne pour en arracher 5 de mieux. Á la veille des régionales, donc, pour réveiller les élus...

A NE PAS RATER

Le kiosque à musiques

21/09/2009

Le président de Toulouse II - le Mirail tente d'étouffer le feu qui couve

UNIVERSITÉ. «Il y a toujours des étudiants qui sont prêts à se mobiliser contre la réforme de l’université, la Bourse et le capitalisme, note le président de Toulouse II Le Mirail. Mais notre établissement ne pourra pas supporter un mouvement tel que celui de l’an dernier».

Daniel Filâtre connaît son monde. Il sait que quatre mois de grève des cours avec, au bout, des examens organisés de justesse cet automne n'auront pas convaincu tous ses étudiants de ne pas remettre la gomme dès cette rentrée.

Il met du coup ce monde-là en garde: «Les contestataires doivent savoir qu’il y a des limites. Ceux qui franchissent la ligne rouge seront sanctionnés, dit-il. Les enseignants grévistes auront des retenues sur salaire».

Il annonce de même avoir «porté plainte conte les étudiants qui ont participé à des actions violentes contre les personnes et les biens lors du mouvement de l’an dernier». Daniel Filâtre dit ne pas s'opposer à la contestation de la loi LRU sur les universités. Il demande juste que soient trouvées «d'autres voies que le blocage».

Pour tenter de redonner un peu de crédit au Mirail vu de l'extérieur, la présidence de l'université prend le risque, à coup de mouvements de menton, de se mettre à dos ses propres étudiants.

Selon Ludivine Labbé, leader toulousaine de l'UNEF, «tout ça ne laisse rien présager de bon».

13h30, «La situation reste très difficile. J’y pense du soir au matin». Dans la salle de réunion du comité d’administration, Daniel Filâtre, ne cache pas son inquiétude.

«L’attractivité de l’Université a été touchée, poursuit-il. Même si on ne peut pas encore savoir si cela se traduira par une baisse des inscriptions». Un ange passe, les ailes chargées de chiffres à la baisse.

Daniel Filâtre tente de chasser l'oiseau à coups de bonnes nouvelles: les examens du mois juin reportés en septembre pour cause de blocage «se sont bien déroulés, dit-il. Les indicateurs de présence sont bons, sensiblement égaux ou à peine inférieurs à ceux de l’an dernier. J’espère que la deuxième session se passera aussi bien».

Dehors, les syndicats étudiants en doutent. Ils doutent en premier lieu des chiffres rassurants livrés par le président au sujet des inscriptions: «D’habitude c’est plein dés le premier jour, et il faut faire la queue pour retirer les cartes d’étudiants. Là, les bureaux sont quasiment vides, relève la porte-parole de l'Unef. Il faut s’attendre à une baisse des effectifs.»

Et selon Côme, l’un des membres du syndicat Sud étudiant, l'optimisme de Daniel Filâtre relèverait de la foi du charbonnier: «en fait, abonde-t-il, la  rentrée s’annonce explosive».

JmE.

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Commentaires

Quelle honte ! Voilà à quoi est condamné notre système universitaire : on est content parce que les indicateurs de présence à un examen de rattrapage organisé en octobre ne sont pas plus mauvais que l'an dernier. Que l'on donne des diplômes à des élèves écrivant comme des CM2 d'il y a trente ans n'est même plus gênant, et tout va donc bien grâce aux "indicateurs de présence" !

les syndicats étudiants regrettent les baisses d'effectifs! Mais ne sont-ils pas, par leur mode d'action et leur conception parfois étrange de la démocratie, à ranger parmi les responsables?

Toulouse 2 /le Mirail, voilà le feuilleton favori de LIBE Tlse qui redémarre.
Comme les années précedentes le scénario est connu: manifs, A.G, occupation des locaux, votes bidons, dégradations, refus des examens....
Enfin, dans les 10 ans cette université sera morte faute d'étudiants.
Quel gâchis.

Voir cette fac sombrer est un vrai crêve-coeur!
Bien sûr que sa crédibilité est touchée, c'est le moins que l'on puisse dire. Je ne connais pas un parent d'étudiant qui rêve de voir ses enfants s'inscrire au Mirail. Parce qu'il n'y a pas eu que la méga-grêve de l'an dernier, mais aussi toules celles des années précédentes. Et que ce qui distingue Le Mirail par rapport à Rennes, par exemple, c'est la casse. Au Mirail, non seulement on bloque, mais on casse. Et pour avoir visité les lieux occupés (L'Arche) juste après leur libération (cela devait être en 2005), je peux vous dire que non seulement ça casse, mais ça vole - et tout ça sans jamais de sanctions.
La fac essaie de se reconstruire, en érigeant de nouveaux bâtiments, et pour tous ceux qui comme moi y ont non seulement fait leurs études mais y enseignent, c'est un plaisir de voir cette fac continuer à évoluer, d'un point de vue architectural et matériel. Quand, quelques jours seulement après l'achèvement des travaux, on voit le désastre, par le fait de quelques branleurs, c'est à pleurer.
Messieurs les casseurs, continuez encore un peu, et la seule solution sera de fermer cette fac.
J'appelle à une réaction de la part de tous ceux qui sont attachés au Mirail, et qui pensent que des choses bien peuvent s'y faire. J'appelle à une réaction de tous ceux, en Midi-Pyrénées, qui sont bloqués dans leurs recherches parce que la bibliothèque centrale est bloquée. J'appelle à une réaction de tous les intervenants, enseignants, artistes, formateurs, qui ne peuvent pas exercer leur métier, leur passion, et faire ce pour quoi un lieu comme Le Mirail est destiné : transmettre.

la porte parole des étudiants de l'UNEF semble désolée de la baisse des effectifs, est-ce de l'hypocrisie ou de l'inconscience ? Excepté si l'on veut faire carrière dans un syndicat étudiant et suivre la voie normale qui est de rejoindre un parti politique pour se retrouver conseiller municipal à plein temps ou chargé de mission pour une collectivité régionale, il y a peu d'avenir à faire ses études au Mirail et aucun, cette année, pour ceux qui ont voulu continuer ailleurs, les dossiers de sélection étant incomplets par faute de notes.
Il faut quand même se rappeler que le Mirail est restée la seule université bloquée (pas en grève)quand dans toutes les autres les syndicats avaient décidé de ne pas pénaliser outre mesure les étudiants. Il n'y a qu'à Toulouse que le nombrilisme de L'UNEF et de SUD ne permet pas de sortie de crise.

Il paraît que les inscriptions à Toulouse 1 Capitole ont augmenté du coup...

Peut-être un signe au Mirail ? La date de retrait des dossiers d'inscriptions a été prolongée d'un mois, jusqu'à mi-octobre. Bien sûr que cette université va perdre des étudiants. Et pas forcément des mauvais. C'est tout le problème.

D. Filâtre se moque du monde et l'impression est qu'il provoque pour mieux pouvoir réprimer et modifier l'image de l'U du Mirail.
Il aurait dû se faire élire président de la fac Pasqua !

Un petit mot de l'Université de ST-Etienne.

Ici la répression a déja commencé avec 9 étudiants qui passe en section disciplinaire le 28sept 2009 pour des faits de grève (sans casse ni attente à la personne juste pour expression publique troublant une cérémonie de pose de première pierre le 24 juin 2009).

voir:
http://unionrechercheujm.wordpress.com/2009/09/09/juillet-septembre-2009-repression-a-luniversite-de-saint-etienne-contre-9-etudiants-grevistes-reactions-dans-la-presse-en-aout-2009/

et
http://ujmenlutte-st-etienne.over-blog.com/

Quand un "chargé de cours" traite les étudiants et ses collègues de "branleurs", il est mûr pour aller à l'Institut catholique. Mais c'est justement pour pouvoir continuer à "exercer leur métier et leur passion" que les étudiants du Mirail et d'ailleurs (2/3 des facs bloquées au printemps dernier!) font grève , pour protéger simplement le service public d'enseignement supérieur et de la recherche (comme d'autres essaient de sauver l'hôpital, les transports, la poste...). Et pour éviter aux étudiants de devoir payer 3000 euros de droits d'inscription comme en Angleterre, Espagne ou Allemagne (où les facs connaissent aussi des grèves à répétition depuis de années, car il s'agit d'une régression à l'échelle européenne ) Les "casseurs" de l'éducation, ce sont les gouvernements UMP et PS main dans la main, qui à coup de LMDE de LRU de Plan Licence détruisent l'université et vendent les diplômes nationaux à des instituts privés financés par des banques et compagnies d'assurance. Leurs complices sur le terrain, les syndicats! en particulier l'UNEF et la FSU qui encadrent puis cassent systématiquement les grèves. Heureusement que les étudiants et personnels non syndiqués et la base des militants incontrôlables sont là pour lutter!

Ben voilà, c'est reparti ! Premiers blocages en département Histoire, je suppose que les camarades des autres départements suivront bientôt...

Avec des méthodes qui s'inspirent de leurs aînés staliniens, quelques-uns s'autorisent à parasiter la vie des autres, au nom de quoi?... Mais peu importe l'enjeu, finalement; un phénomène franco-franchouillard laisse à une poignée de militants le moyen d'obtenir n'importe quoi, et le succès de toute croisade, aussi injuste et illégitime soit-elle, est proportionnel à la capacité de nuisance du groupe qui l'anime. Vieille rengaine, dont la mouvance d'extrême gauche (et oui, il existe encore en France des trotskistes, si si, le monde entier en rigole mais c'est comme ça !) use et abuse, au mépris de la démocratie dont pourtant elle se réclame.

Certains étudiants font de grands sacrifices, financiers, familiaux, pour avoir la chance de bénéficier d'une formation à un coût somme toute modique; si ces gens-là avaient le temps de dire "non" et de se battre, eux aussi, pour leur dignité, je suis certain que les quelques f... de m... très minoritaires n'auraient plus le loisir d'interrompre les cours, d'empiler les chaises et de souder les grilles.

Certaines étudiantes sont mères, certains se tapent 250 km et plusieurs heures de trajet pour se voir refuser l'entrée aux sites, ou se faire expulser, le tout dans une ambiance de terreur implicite puisque chacun préfère la fermer par peur des représailles, et a finalement autre chose à foutre qu'à des gamineries dont les coupables riront bien dans vingt ans (sauf quand leurs propres enfants seront devenus les jouets de ces luttes absconses - si par malheur notre société continue à refuser d'appliquer la loi, la Loi votée par nos élus, au suffrage universel).

Dites non. Osez, prenez quelques minutes, mais dites-le; rester muet c'est être complice de cette guérilla.

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