Europe Écologie à l'assaut de la présidence socialiste de Midi-Pyrénées
POLITIQUE. «Il y aura péréquation dans l'espace et dans le temps»: la formule du porte-parole de la liste Europe écologie aux régionales de 2010 est peut-être un poil obscure. Les socialistes de Midi-Pyrénées, eux, l'ont parfaitement entendue.
Le Vert Gérard Onesta et ses amis d'Europe Écologie viennent de lancer leur campagne, ce mardi matin sur un bateau sur la Garonne
L'ancien vice-président du Parlement européen dit avoir eu à gérer à Strasbourg «des budgets autrement plus conséquents que ceux de Midi-Pyrénées». Et avoir eu de même à traiter de «problèmes autrement plus sensibles». Ça pose un homme.
«Le temps des candidatures de témoignage est passé, reprend-il. Je suis aujourd'hui candidat non pas au Conseil régional, mais à la présidence du Conseil régional».
L'actuel occupant socialiste de cette présidence en Midi-Pyrénées est informé depuis longtemps de ces intentions. Martin Malvy reçoit Gérard Onesta et l'appelle au téléphone plus souvent qu'à son tour. De la même façon que d'autres conseillers aveyronnais ont pu demander à rencontrer José Bové.
«Les socialistes sont inquiets, résument les deux hommes. Leur position de monopole politique est vacillante». Quoique ne confondant pas les deux scrutins, ils notent qu'Europe Écologie aborde ces régionales sur la dynamique des européennes qui, au mois de juin dernier, ont donné dans la région 17% au PS et 16% à Europe Écologie.
«L'écologie n'est plus un luxe politique pour les riches, développe la députée européenne d'Île de France Karima Delli, embarquée ce mardi matin sur la même péniche. Ceux qui habitent de l'autre côté des périphériques et qui ne consomment que dans le discount sont les premiers concernés par l'environnement. Les ouvriers commencent à voter Europe Écologie».
Quand le discours environnemental devient discours social, il y a des lignes politiques qui menacent de bouger.
Les écologistes «ensemencent le débat depuis des décennies, poursuit Onesta. Nous n'avons pas des décennies à notre disposition pour faire que les choses changent». Le petit peu de verdure dont PS ou UMP teintent désormais leur discours ne suffira jamais à faire que ces choses changent, estime-t-il. D'où sa conclusion: «il est temps que notre compétence soient mieux utilisées».
Et cette compétence pourrait être utilisée dans le cadre de cette «péréquation dans l'espace et dans le temps». Si le total des scores d'Europe Écologie approchent ou dépassent le total de ceux du PS, calcule Onesta, il devra y avoir une mécanique de répartition des présidences de région entre les deux formations. Ça, c'est pour l'espace. Pour le temps, c'est un partage des mandats qui pourrait être envisagé.
Ça tombe bien: Martin Malvy laisse entendre à ses visiteurs qu'il pourrait justement laisser son éventuel prochain siège de président avant son terme en 2016. Et Gérard Onesta n'est pas le dernier auquel il songe pour assurer sa succession.
GLv.


Faut pas griller les étapes Onesta. Faut déjà commencer par être élu et après suivant le résultat tu pourras montrer toute la latitude de ton incompétence quand tu sera maître à bord...
Rédigé par : zérozaza | 22/09/2009 à 18h40
Attention! à force de jouer des muscles meur Onesta risque d'attraper une crampe.
On peut la peindre en vert mais la vanité reste la vanité à savoir le commun!
Rédigé par : michel E | 22/09/2009 à 19h38
Malvy laisserait son poste avant son terme.
Quelqu'un y croit-il ?
Par contre, le PS peut se faire du souci à TOULOUSE, vu le travail réalisé par la nouvelle municipalité.
Heureusement la Dépêche sera là.
Rédigé par : ecolococo | 22/09/2009 à 19h50
Je souhaite que les écolos prennent la région. En souhaitant que Onesta n'attrape pas la grosse tête comme semble l'indiquer son assurance à savoir tout faire et même un peu plus. Et qu'ils évitent de nous gonfler avec leurs histoires d'ours. Mais cela nous changera quand même des brontosaures Malvy et Izard.
Rédigé par : fabienne | 22/09/2009 à 20h27
http://www.rue89.com/europeennes/2009/05/18/faineants-ou-bosseurs-quel-est-le-bilan-des-eurodeputes
gérard onesta a acquis une grande expérience en étant vice président du parlement européen
et ce n'est pas avoir la grosse tête que de se présenter comme candidat à la présidence, c'est être réaliste
si tu pars pour perdre, jamais tu gagneras
mais si tu pars pour gagner, la probabilité est déjà plus importante
les premières victimes de la pollution sont les pauvres, le discours écologique s'adresse à tous, honnêtement et sincèrement
il est temps de rénover la politique française, les écologistes vont se charger de recycler les mammouth roses et les dinosaures bleus
Rédigé par : julios31 | 23/09/2009 à 01h21
je suis gêné par ce phrase :
"L'ancien vice-président du Parlement européen dit avoir eu à gérer à Strasbourg «des budgets autrement plus conséquents que ceux de Midi-Pyrénées». Et avoir eu de même à traiter de «problèmes autrement plus sensibles». Ça pose un homme."
cela montre un certain dédain pour le travail à effectuer en région, alors il est possible que ce soit un problème d'expression pour parler de la région, mais pour quelqu'un qui prône le régionalisme presque comme un communautarisme (avec les dangers que cela comporte) il faut redescendre du trône strasbourgeois pour se rapprocher des petites gens et de leur problèmes locaux.
par ailleurs, quelle sera sa position sur le cumul des mandats ?
De plus, il faut être sérieux, GO à la tête de la région, c'est échanger un vieux mammouth rose contre un jeune mammouth vert tout du moins dans l'âge, pour l'esprit j'ai peur que ce soit l'inverse...
Rédigé par : CAL81 | 23/09/2009 à 08h28
Il est important, de souligner et de se féliciter des efforts et actions du CR et du CG en matière de politiques sociales, de formations ou d'organisation des transports collectifs... Ces collectivités locales jouent réellement leurs rôles d'amortisseurs de chocs engendrés par la politiques sectaire et élitiste de la droite Française au pouvoir pour le momment.
Pour autant tout n'est pas Rose,le Parti n'est plus qu'un amas d'écuries prêtes a en découdre pour défendre le énième mandat de son champion, des professionels de la politique cumulent, usent et abusent des largesses de note République bonne mère.
Ces profits et avantages, petits ou grands et la pérénité de ceux-ci occupent une bonne partie du temps et de l'énergie de nos "élites", et les guides vers des conscensus mou, les convictions ne s'expriment qu'avec de mulitiples précautions, voire des excuses...
Il faut inventer un nouveau modèle de gestion des affaires publiques:
Sur la base du Pacte. ecologique, Social et Démocratique.
Mandat unique, deux fois max
Obligaton faite à l'élu de faire participer des militant(e)s et ou des représentants des citoyens à l'ensemble des activités liées au mandat....
Un peu d'éthique et d'humilité, du renouvelement et du changement, ne laisseront plus s'installer ces mauvaises habitudes aux effets militanticides puis citoyennicides...
Pour tous cela et tant d'autres raisons, je soutiens la liste Europe Ecologie
Rédigé par : michel valentin | 23/09/2009 à 10h26
Oui, même chose que CAL81, les phrases
«des budgets autrement plus conséquents que ceux de Midi-Pyrénées» ainsi que «problèmes autrement plus sensibles» sont assez méprisantes. Ce n'est pas le but de sa communication, mais il veut nous faire le coup du type qui arrive par le bas et ses propos montrent une argumentation assez "par le haut". Ca va être sport...
Rédigé par : zoco | 23/09/2009 à 12h14
Bien d'accord avec M. Valentin.
Rédigé par : amori | 23/09/2009 à 12h23
Souvenez vous 5 ans en arrière : la liste d'union des Verts et des Altermondialistes à la régionale faisait 8 % sur les 8 départements et 13 % sur Toulouse, ne permettant pas de se maintenir.
Martin Malvy avait dédaigné faire alliance au deuxième tour. Il laissait sur le carreau des propositions qu'il n'a bien sûr pas mis en oeuvre dans ces quinze dernières années. En autre la culture biologique est toujours à 2% de surface cultivées dans la plus grande région agricole de France,(1500000 hectares)alors que la demande augmente.
Alors quand monsieur Onesta affirme qu'il a géré des budgets au fil des ans, ce n'est pas une vantardise mais un message pour dire la capacité d'Europe Ecologie à mettre en oeuvre des propositions qui opéreront un virage nécessaire, cohérent pour l'avenir de Midi Pyrénées
Rédigé par : Loulette patte cassée | 23/09/2009 à 13h29
Les manœuvres commencent, la surenchère aussi.
Quid du bilan des 2 mandats de Martin Malvy ? Exemplaires question transports et économie d'énergie, pour ne prendre que ces 2 aspects.
Mais je n'oublie pas du tout l'aspect social, ni même le bilan aide aux entreprises donc à l'emploi.
Rien ni personne n'obligeait MM à mettre en place une telle action en faveur du rail.
Et cela, depuis les tous débuts de son mandat.
Donc, pour être très précis, et en quelque sorte répondre à Michel Valentin (massage précédent, dans lequel il constate les avancées d'une politique de progrès, mais insuffisante, semble t'il) qui de suite emploie des "grands" mots et qui réclame "un peu d'éthique", je pose la question : En quoi y a t'il défaut d'éthique dans la conduite des affaires de Midi-Pyrénnées ?"
Quand vous énoncez votre revendication "d'un nouveau modèle", prenez garde à ne pas le transformer aussi vite en un banal "pousse toi de là".
Que l'exécutif régional travaille avec toutes les sensibilités de gauche, soit, sinon, c'est renoncer à ce que nous sommes. Mais est-il pour autant indispensable d'y aller de cette manière, sous couvert de défaut "d'éthique" ?
Je suis très étonné de ne rien lire dans votre message sur la candidate de l'UMP. Pourtant, madame la maire de Montauban est un avatar synchrone avec le Président de la République.
A moins de sombrer dans les pièges d'une posture digne d'un jeu de simulation (oui, c'est du grenelle de l'environnement dont il est question), il me semble extrêmement dangereux et terriblement périlleux d'ainsi entamer une campagne : (presque) menacer de défaut d'éthique un Président de région qui n'a pas cessé de mener une politique dans laquelle bien des électeurs peuvent se retrouver.
La plus grande région de France, urbaine à Toulouse et dans quelques villes, et très rurale dans tous les autres lieux, demande autre chose que de vaines (désolé si cela vous choque, mais je l'ai été par votre propos sur l'éthique qui ferait défaut) polémiques entre citoyens qui partagent des avis très proches.
Les périodes pré-électorales sont celles de la surenchère, mais ne serait-il pas plus éthique de ne pas y recourir ? Bref, se parler sans effets (oratoires, de posture....).
Rédigé par : EdkOb | 23/09/2009 à 14h54
Onesta a certainement des défauts mais le moins que l'on puisse dire c'est qu'il est un candidat crédible à la présidence de la Région MP. Il faudra quand même qu'il se souvienne que les verts seuls ne comptent pas beaucoup et qu'il faut d'abord faire quelques compromis avec les autres composantes d'Europe-Écologie.
Rédigé par : François Saint Pierre | 23/09/2009 à 14h56
ne pas vendre la peau de l'ours (pyrenéen) avant de l'avoir sauvegardé.
Entre les Européennes et les Régionales il vient d'y avoir la TIPP Ecologiste, je veux dire la Taxe Carbone, enfin, la Contribution Climat. On y a vu les Verts associés à Sarkozy qui y a vu surtout l'occasion de faire baisser l'Impot sur le Revenu, surtout pour sa clientele.
Alors vu la popularité du nouvel impot, je veux dire taxe, enfin contribution, j'ai peur que ONESTA n'ait à redescendre de son nuage carboné.
Rédigé par : domingo | 23/09/2009 à 14h59
Qui c'est les plus forts évidemment c'est les verts !
Rédigé par : Champion | 23/09/2009 à 15h23
Enfin un peu d'air frais, Je constate qu'il n'est pas facile d'être crédible sans paraître vantard, alors tant pis moi les Verts dans un grands mouvement écolo comme Europe écologie ben j'y crois.
Mais il me fallait une pointure pour ne pas remplacer Malvi (un peu vieillissant dans un PS à son image) par une droite dure.
Gérard Onesta a prouvé ces qualités au parlement Européen (on se retrouve pas troisième vice président de l'Europe par hasard).
Enfin une vraie chance pour garder notre région à Gauche je crois que l'union des écologistes fera oublier les querelles du PS !
Rédigé par : Et colle aux sabots | 23/09/2009 à 18h17
Le succès d'EUROPE ECOLOGIE aux européennes a découlé de la capacité à rassembler très large dans le champ écolo, altermondialiste ... Attention aux Verts Midi Pyrénnées : restez humbles, les Verts seuls ne pèsent pas beaucoup en tant que tels. La tentation hégémonique est quelquefois destructrice.
Rédigé par : toulousette alter | 23/09/2009 à 21h47
C'est amusant de constater que les vieux réflexes ont la vie dure, entre les encenseurs de MM et de sa politique du rail et ceux qui pensent encore qu'un poste de vice président au parlement européen est une récompense de grandes qualités (autres que celles purement politiciennes), cela promet une campagne digne de OUI-OUI au pays des urnes
Rédigé par : CAL81 | 24/09/2009 à 08h15
Ne pas oublier qu'un véritable changement écologique s'appelle révolution non seulement écologique mais aussi sociale, et qu'une politique véritablement écologique ne peut être que de gauche et de gauche bien à gauche, donc tout compromis avec le MODEM est impossible
Rédigé par : delienne | 24/09/2009 à 08h46
Pauvre Onesta !!! Il rêve mais on a tous le droit de rêver, cependant au regard des résultats du travail des verts (plusieurs adjoints)à la Mairie de Toulouse, il n'a pas de quoi pavoiser... Ni mettre un bulletin vert dans l'urne. En réalité, si le Vert n'est pas supérieur au Rose en termes de gestion, la suffisance des écolos est sans limite, n'est ce pas Dany le rouge ?
Rédigé par : Elias | 24/09/2009 à 11h06
Depuis des lustres le Sud Ouest est sous obédiance Socialiste ou Radicale( 1/3 droite, 1/3 gauche, 1/3 opportuniste).
Résultat on rate le TGV, le réseau de transport urbain et inter urbain est obsoléte.
La PAC à dévasté nos campagnes !!
Alors pourquoi pas passer de la prostestation oratoire, à la mise en oeuvre effective !!
Rédigé par : le concombre masqué | 24/09/2009 à 11h16
Il faudrait rappeler à M. Onesta que lorsqu'on est parlementaire, y compris à Strasbourg, on ne "gère" pas un budget. Evnetuellement on le vote, c'est déjà pas mal !
En revanche, lorsqu'on préside une collectivité territoriale, comme la Région Midi-Py, là on "gère" effectivement un budget.
Par ailleurs, il faudrait informer les prétendant(e)s à la présidence de la Région qu'en 2014 il n'y aura probablement plus de présidence sous la forme actuelle, à cause de la réforme Sarkozy.
Rédigé par : François Carbonnel | 06/10/2009 à 11h00