Pyrénées: un peu de diplomatie dans la guerre de l'ours
ENVIRONNEMENT. La justice a été saisie après l'annonce par l'éleveur ariégeois et président de l'ADIP, association opposée à la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées, de la mort présumée de deux de ces plantigrades. Certains montagnards auraient, selon lui, «fait le ménage, ce printemps».
Selon L'Agence France Presse citant la Dépêche du Dimanche, la secrétaire d'État à l'Écologie resterait prudente: l'enquête menée par les techniciens de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage ne fait état selon elle que d'une «suspicion (...) A l'heure actuelle, on ne peut pas dire si un ours a été tué, ou non»
Chantal Jouanno a demandé au préfet de l'Ariège de transmettre au procureur les éléments recueillis. Ce sera à lui, précise-t-elle, de «déterminer quelle suite il va donner». Ou comment calmer le jeu...
Si cette mort de ces deux ours telle que rapportée par le président de l'ADIP Philippe Lacube s'avérait, ce serait «inadmissible», précise-elle. Ce serait un échec pour tout le travail de préservation mené depuis des années».
L'ours est un espèce protégée, c'est un délit de les chasser, l'État se devant de faire respecter la loi, il y aurait alors «plainte».
Il est difficile de faire moins guerrier. La secrétaire d'État n'entend pas rallumer la guerre des pro et des anti ours qui a fait fureur dans les vallées en 2008.
Elle donne des gages aux pro ours en assurant que les contrevenants à la loi seraient punis. Elle donne des gages aux anti en les assurant qu'elle ne prendrait pas seule la décision d'une éventuelle nouvelle réintroduction:
«Je ne pense pas que l'on puisse résoudre les questions écologiques dans l'affrontement (...) Réintroduire des ours pour qu'ils se fassent tuer, non!», dit-elle. Voilà pour les uns. Pour les autres, elle dit souhaiter «mener une large concertation avec l'ensemble des acteurs locaux».
LTs.


Alors, pour Libé, laisser tomber l'ours et donner raison à une minorité d'extrémistes égoïstes et violents, c'est faire preuve de diplomatie ? Ceci alors que la majorité des pyrénéens est favorable à l'ours ?
Libé a toujours soutenu les anti-ours parce que le plan de sauvetage de cette espèce s'est concrétisé sous un gouvernement de droite. La faute au calendrier et au vote des français, pas à l'ours ni à ses défenseurs ! Que Libé (et en particulier LibéToulouse) agisse ainsi, c'est aussi stupide que sacrifier la sécurité sociale sous pretexte que le gouvernement actuel est de droite ! sauf que pour vous, l'ours est un fusible plus facile à manier que la sécu. C'est du populisme anti-nature. J'ai honte pour le journal que j'aimais bien.
Rédigé par : P.P | 20/09/2009 à 12h24
Bravo, le progrès est en marche; la biodiversité est sauvée
Rédigé par : milvus | 20/09/2009 à 14h02
Tellement d'humains; si peu d'ours et là il y en a plus qu'un des humains veulent le tuer. Bravo!!! Laisser au moins la montagne au animaux... C'est pas gagner.
Rédigé par : Cedric | 20/09/2009 à 14h11
Quelqu'un pourrait nous dire qui a fait la demande de réintroduction de l'ours, qui a donné son accord et y a-t-il eu un débat démocratique pour cette réintroduction et surtout la mise en espèce protégée du plantigrade qui était exterminé depuis une centaine d'années environ. On a comme l'impression que tout a été fait sous le manteau et tout le monde c'est retrouvé devant le "fait accompli"!
Rédigé par : ellibertador | 20/09/2009 à 15h26
Qui parle d'extrémiste égoïste et violent ? La Buvette des Alpages ? ce blog qui ne sait que distiller insultes haine et injures à tout ce qui ne partage pas son avis sans jamais autoriser le moindre débat d'idées ? hmmm, passons.
Ceci dit, ne réécrivons pas l'histoire. Il n'y a plus d'ours des pyrénées. L'espèce est éteinte point barre. Et le terme de sauvegarde ou tout terme avoisinant n'est qu'enfumage et mensonge. Il s'agit bel et bien d'une réintroduction, ce qui est une absurdité totale.
Autant le sauvetage des ours était indispensable, autant la réintroduction ne rime à rien si ce n'est masquer précisément l'incurie, l'incompétence et le je-m'en-foutisme de tous ceux qui n'ont pas été foutu d'empêcher l'extinction quand il en était encore temps.
Rédigé par : Bruno | 20/09/2009 à 16h40
Il y a 600.000 ours noirs au Canada et les chasseurs ont le droit de les chasser. Comme ici les sangliers. A chaque territoire sa biodiversité. Nos montagnes sont trop petites et trop peuplées pour la réintroduction de fauves.
Rédigé par : fabienne | 20/09/2009 à 18h34
Ils commencent a nous "emmerder" serieusement les éleveurs et autres energumenes de ce genre, une fois pour tout la nature ne leur appartient pas.
Comment font les éleveurs des autres pays, y'a que les français qui ont des problèmes avec quelques ours, quand notre pays cessera de se marginaliser par la voix de quelques guignols ?
Rédigé par : boris | 20/09/2009 à 19h28
on pourrait réintroduire les loups dans la régions de Paris!! Le bois de Boulogne par exemple. Y'en avait avant.......
Rédigé par : thérèse | 20/09/2009 à 20h13
Ben voyons, Thérèse, c'est bien connu, le bois de Boulogne et les Pyrénées c'est du pareil au même.
Rédigé par : Jean-Pierre des hautes-pyrénées | 20/09/2009 à 22h42
Et bien non. Il n'y a pas que les éleveurs français qui ont des problèmes avec l'ours mais c'est bien ce qu'on essaye de nous faire croire pour les stigmatiser. Allez donc faire un tour en Cantabrique ou en Sierra del Cadi. Dans certaines vallées les éleveurs n'osent même plus monter en estive. Mais c'est peut être normal. Après tout ils font chier avec leurs moutons. Ils n'ont qu'à se reconvertir en montreurs d'ours.
Rédigé par : bruno | 20/09/2009 à 22h47
Il faudrait réintroduire les paysants dans les campagnes, les gens dans les villages ....
Toute diversité qui disparait sonne le glas de l'humanité.
Nous avons bien reintroduit l'occitan dans le métro.
Rédigé par : le concombre masqué | 21/09/2009 à 09h37
Non seulement il est fait état d'ours tués (de quelle manière, personne ne le précise) dans le haut Ariège. Et en Couserans ? Et en Bigorre ? Il n'est pas fait état des ours qui sont cantonnés en Vall d'Aran. Il n'est pas fait état non plus de la catastrophe écologique que vit le Vall d'Aran par l'abandon des estives du bas Aran.
Que représentent les associations écologistes sur le territoire pyrénéen actuellement ? Plus rien
Des réintroductions prochainement ? Assez peu probable. Chantal Jouanno dit clairement qu’elle ne fera rien contre les populations locales. Or, quelle est la réalité du terrain ?
Aujourd'hui c'est 99.9% des acteurs locaux qui disent non aussi bien en Béarn que de la Soule à la Catalogne. Il suffit de regarder la feuille de présence au GNO. Aucuns acteurs locaux présents. Il ne s'agit pas de politique de la chaise vide mais, selon les communiqués et courriers de l'ADDIP la manifestation d'un refus des introductions et de la gestion des erreurs des écologistes et de l'Etat.
Il est clair que les partisans des introductions d'ours sont ultra minoritaires et qu'une telle opération, selon les propos de Chantal Jouanno, nécessite un minimum de consensus qui n'existe pas et n'a d'ailleurs jamais existé.
Déjà le rapport final LIFE de 2000 à la suite des introductions de 1996 et 1997 parlait de "faillite" des introductions. Seules les associations écologistes les voulaient. On voit aujourd'hui le résultat : des ours morts discrètement.
Jusqu'à quand les écologistes poursuivront-ils leur fantasme ?
Rédigé par : Aline | 21/09/2009 à 14h47
50 000 brebis vont mourir en 2009 dans les pyrénées : maladie, accidents (normal, elles vagabondent seules dans les estives), chiens errants, etc. Seules soixante d'entre elles seront mangées par l'ours... Et largement indemnisées auprès des éleveurs qui tirent par ailleurs la plus grande partie de leurs revenus de subventions européenne... Alors, où est le véritable problème ? Pourquoi les éleveurs anti-ours refusent-ils le dialogue depuis le début ? Pour se plaindre ensuite de ne pas être consultés ! Pourquoi cette minorité d'extrémistes aux méthodes de terroristes (insultes, menaces de mort, dégradations, etc.) occupent-ils sans arrêt le devant de la scène ? Pourquoi la majorité des habitants des Pyrénées, politiques y compris, qui sont favorables à l'ours ne font-ils pas entendre leur voix ou sont-ils muselés par la presse ? Et quand est-ce que la presse fera vraiment son travail et donnera les vrais chiffres !!! Marre de ces fausses polémiques destinées à faire vendre du papier et qui n'ont au final qu'un seul résultat : l'appauvrissement de la biodiversité, l'extinction d'une espèce...
L'éleveur anti-ours est à l'Ariège ce que l'indépendantiste maffieux est à la Corse : une petite minorité qui pourrit tout.
Rédigé par : Emmanuel | 21/09/2009 à 17h08