20.000 manifestants à Carcassonne: l'Occitan fait son entrée en politique
SOCIÉTÉ. Ils ne pouvaient pas faire moins. La dernière manifestation pour la défense de la langue occitane à Béziers en 2007 rassemblait 20.000 personnes selon les occitanistes. Les mêmes occitanistes en ont donc compté 20.000 ce samedi à Carcassonne.
En occitan comme en français, une manifestation, ça commence toujours par un alignement de chiffres plus ou moins contradictoires:
L'habitude veut que l'on double. Là, les organisateurs se sont retenus d'en rajouter. La police elle-même donne de 12.000 à 14.000 manifestants.
Le rendez-vous bisannuel pour réclamer une reconnaissance de la langue d'Oc par l'État français, une intensification de son enseignement et la création dune télévision et d'une radio occitanophones confirme son succès.
Des drapeaux, bien sûr, mais aussi les moustaches de l'Européen écologiste José Bové et les lunettes du député-maire socialiste de Carcassonne Jean-Claude Pérez. L'occitan fait ainsi son entrée dans le débat politique.
Ce débat est surtout sociétal. Le sujet n'est pas loin d'être épidermique. Comme tout ce qui touche à l'identité. Défendre l'Occitan est-il le fait d'un communautarisme vaguement rassis ou l'expression d'une recherche progressiste de la diversité?
GLv.




Ben oui, il ne fallait pas faire moins, dommage que le comptage soit quelque aléatoire...
Surtout dommage que l'on se retrouve avec des slogans datant d'il y a 30 ans dans d'autres régions, ce n'est pas parce que les langues occitanes et pas la langue d'Oc ce qui ne veut rien dire ne sont pas excessivement parlées, qu'il ne faut pas faire preuve d'innovation dans les demandes, par ailleurs le fait que l'occitan, tout du moins pour le toulousain, soit enseigné dans des établissements publics montre qu'il est reconnu.
Rédigé par: CAL81 | 25/10/2009 à 08h27
Ah non, mais ça ne va pas recommencer !
Rédigé par: Perdezpasvotretemps | 25/10/2009 à 09h15
La guerre civile est pour bientôt.
Il y aura des écoles pour les cathos, les musulmans, les juifs, les occitanistes, les gens qui veulent parler le Basque, le Breton, l'Alsacien...etc etc.
Et pourquoi pas des sous-groupes tant qu'on y est : les pro-Béarnais, les pro-Gascon, les pro-Provençal ...
Après tout, l'unité occitane, ça n'existe pas, et ça n'a jamais existé que dans les fantasmes de ceux qui pratiquent un antiparisianisme primaire !
Tout ça est un prétexte pour ceux qui veulent se retrouver entre eux et vivre en communautés soudées par les mêmes centres d'intérêt. Danger ! Faudra pas s'étonner si tous ces ghettos finissent par se mettre sur la gueule.
Tiens,au fait, moi je suis blond, je vais militer pour la création d'une école avec uniquement des enfants blonds...ça vous rappelle rien ?
Rédigé par: Tanguy | 25/10/2009 à 09h30
Bonjour,
Voici un ardent défenseur de la la grande langue du sud de la France, en son temps, le Roi Anglais Richard Coeur de Lion... L'occitan peut être très pratique dans l'apprentissage de quelques langues Romano-Latines (Catalan, Roumain, parlés locaux en Italie...)
Il faut toutefois avoir en tête que certains Occitanistes ont, en 1940-1944, collaboré avec le régime Vichy qui était vu par les Français du "Sud" comme une revanche sur la France des parlés de langue d'Oïl.
Pour information la Radio "Sud Radio" était au départ une Radio Occitano-Catalane dans l'expression linguistique avant de devenir une radio généraliste dans le sud de la France.
Rédigé par: GAYET | 25/10/2009 à 10h14
Belle réussite ! L'Occitan a commencé sa grande marche. Et aux quelques aigris qui peuplent ce forum, je rappelle que les Occitans agissent pour leur langue et toutes les autres langues et cultures du monde. Vive la diversité culturelle !
Rédigé par: garric | 25/10/2009 à 10h16
On pourrait déjà commencer par respecter les accents du Sud. Quand on voit des séries télé qui se passent à Toulouse ou en Provence où les "gens de la rue" parlent avec un accent pointu à couper au couteau... (les personnages principaux parlent aussi comme ça, mais bon, on peut imaginer que ce sont des gens du Nord mutés dans le Sud, et qui n'ont pas (encore) été imprégnés par l'accent)
Rédigé par: Florence | 25/10/2009 à 10h16
Tout ce qui peut éloigner notre pays du nationalisme laic autoritaire de la République Turque (pardon) Française est une bonne chose. Car si la République est une, laique et indivisible, la société civile ne l'est pas.
Rédigé par: Réactionaute | 25/10/2009 à 10h18
Eh les amis, Tanguy assimile les Occitans à des Nazis ! Ils sont vraiment au bout du rouleau et à court d'arguments les Tanguy et autres consorts. Dédaignons-les. Nous avons tout l'avenir devant nous, on leur fera coucou de la fenêtre du train.
Rédigé par: garric | 25/10/2009 à 10h22
Fier d'être occitan ! bravo.
Fier d'être breton ! bravo
Fier d'être américain ! bravo.
Fier d'être turque ! bravo.
Fier d'être français ! faciste.
Fier d'être noir ! bravo.
Fier d'être blanc ! raciste.
Fier d'être catholique ! réac.
Fier d'être musulman ! bravo
Etc.
Cherchez l'erreur...
Rédigé par: SM | 25/10/2009 à 10h32
Garric traite d'aigris ceux qui ne pensent pas comme lui, voilà un esprit tolérant !
Et puis, "c'est celui qui dit qui est" !
Rédigé par: Emmanuel | 25/10/2009 à 10h43
pour Tanguy:
Les écoles en langue occitane sont bilingues. Il n'est nulle part inscrit qu'elles sont réservées aux seuls occitans. Si vous connaissiez mieux la culture occitane vous sauriez qu'elle se base sur l'ouverture vers autrui et le partage. Qu'ils soit catho, musulmans, juifs, basque, breton, alsaciens, un enfant trouvera sa place dans une calendreta. Je ne peut en dire autant pour les écoles publique de la république. Le but dans les calendreta n'est pas de promouvoir notre culture, mais de la faire vivre et de la partager.
Ce sont les personnes comme vous qui veulent que tout le monde soit dans l'uniformité. Anti-parisianniste? Non, résistant seulement à la pression faite sur notre culture, juste résistant face à un mondialisation qui veut qu'il n'existe qu'un moule de consommateur. Juste résistant face à l'intolérance qui veut que nos écoles ferment.
Vous parlez sans savoir en disant que nous ne nous rassemblons qu'autour d'un centre d'intérêt. Nous sommes tous différents et pluriels. Notre vie ne tourne pas autour de l'occitanisme. Nous sommes bien plus responsable que ça. Nous ne voulons pas nous retrouver entre nous, au contraire, nous voulons partager notre richesse culturelle. Nous ne voulons convertir ou convaincre personne, contrairement à ceux qui ne supporte pas de nous voir manifester!
L'unité occitane existe, ne serait-ce que dans sa langue. Arrêtez de déblatérer des bêtises, sans connaitre l'Histoire!
Les ghettos sont du fait de la société française dans son ensemble. Les ghettos ont pour principale cause le modèle économique imposé par nos dirigeants et non notre différence de culture. Je n'ai encore jamais vu un occitan taper sur un breton, un alsacien ou même un parisien juste pour leur différence culturelle!
Les blonds sont aussi accepté dans nos écoles, les blondes aussi d'ailleurs! Venez, nous vous apprendrons la tolérance et l'ouverture sur le monde!
Rédigé par: bertile | 25/10/2009 à 10h54
pour ma part, je suis bretonnant. Tanguy pousse un peu, je suis d'accord. Mais attention Bertile, dans votre réponse, vous manifestez votre opinion en disant "nous" ("notre vie ne tourne pas autour de l'occitanisme"). Ce "nous" là, j'en ai peur. Vous vous portez garant de la bonne moralité de la totalité des personnes qui étaient présentes à cette manifestation ?
Si c'est le cas, je peux vous assurer que vous faites une erreur. Ne vous reposez pas trop sur vos perceptions. Il y a des bonnes personnes et des cons dans tous les camps.
Rédigé par: loic | 25/10/2009 à 11h19
Bertile, vous dites :
"Qu'ils soit catho, musulmans, juifs, basque, breton, alsaciens, un enfant trouvera sa place dans une calendreta. Je ne peut en dire autant pour les écoles publique de la république."(J'ai laissé les fautes d'orthographe)
Ces propos relèvent de la désinformation la plus éhontée ! Comment pouvez-vous dire ça? L'école publique accueille tout le monde, c'est pour ça qu'il faut en être fier.
Et si on connaît l'histoire, comme vous sans doute, et comme moi, on comprend que l'unité occitane, non, ça n'existe pas. C'est une construction de l'esprit purement politique.
Rédigé par: Emmanuel | 25/10/2009 à 11h33
On a eu droit, à Pau, pour Hestic'Oc (j'étais un des bénévoles) au slogan "occitan langue officielle !" Vraiment n'importe quoi ! La secte des occitanistes rêve tout haut.
Rédigé par: Autochtone béarnais | 25/10/2009 à 11h37
D'accord avec Gayet qui fait un parallèle avec le régime de Vichy.
Méfiance !
Rédigé par: Nadia | 25/10/2009 à 11h38
Eh oui, toujours la querelle des chiffres. Glv cite des sources policières qui donnent une fourchette entre 12 et 14 000. Celle que les mêmes sources, avant correction des variables saisonnières je suppose, donnaient pendant la manif, c'était entre 15 et 18000. De toute façon, ce n'est pas rien, compte tenu de la distance que certains ont dû parcourir depuis leur région pour venir. Considérons donc que c'est un signal adressé au ministre dit de la Culture, pour l'inciter à se poser moins de questions sur l'opportunité de la loi promise par Mme Albanel, et davantage sur la façon de rédiger cette loi en concertation avec les ministères concernés.
-la question qui clôt l'article (commnautarisme ou progressisme ? est une bonne question. Ma réponse, logique, mais les deux, bien sûr,comme pour toute langue. D'accord avec les brillants esprits qui dans ce débat rappellent qu'il y a eu des collabos qui parlaient occitan ou breton. Il est certain que nul collabo ne pouvait parler français, le progressisme intrinsèque de cette langue l'aurait étranglé sur place. Ohé, les brillants esprits, vous êtes obligés de nous prendrepour des cons ? On est sérieux cinq minutes ? La langue, comme le rappelle Yan77 dans un post sur le site national de libé, ne dit rien par elle-même, elle ne dit que ce que lui font dire ses locuteurs. On peut donc parler parfaitement occitan et être très con, ou très réac, ou les deux, et plein de choses encore. On peut aussi ne pas l'être. Ce qui est pénible dans ce débat, c'est la façon dont beaucoup raisonnent de façon binaire, et ne perçoivent pas les aspects contradicoires du phénomène. Je me réclame, moi, d'une vision ouverte, non communitariste, et, oui, universaliste car l'universel parle toutes les langues) de l'occitan,et j'espère qu'on voudra bien me faire confiance sur ce point. Et j'estime avoir le droit de dire à ceux qui couinent ici conre les langues de France que les refuser au nom du français seul, c'est ça la vraie démarche communautariste.
Au passage : le débat langue d'oc/langues d'oc est un faux débat, qui ne peut motiver que des gens formés par la culture élitiste française et la foi dans l'équivalence simplette langue = standard officiel impératif. La réalité de l'occitan c'est qu'il et à la fois variable et unitaire, les structures de base communes relativisant l'importance de la variation. Ouh là là, je commence à causer patois de prof, moi.
Rédigé par: Philippe Martel | 25/10/2009 à 12h07
La langue occitane est un koiné artificiel et universitaire qui n'a même pas un siècle.
L'Occitanie et le peuple occitan sont des fantasmes qui font appels des mécanismes intellectuels dangereux et sectaires.
Les cultures des Gascogne, Provence, Languedoc, Auvergne, etc. ont déjà étés trop malmenées par l'intégrationniste républicain pour être aujourd'hui achevées par l'impérialisme occitaniste.
Rédigé par: Pierre D | 25/10/2009 à 12h46
art 1er de la Constitution de 1958 : La France est une République indivisible ...
art 2 al 1 C58 : La langue de la République est le français.
Les langues régionales n'ont pas être reconnu par l'État.
L'identité de la France c'est faîte en détruisant les identités régionales.
La langue est l'une des pierres angulaires de notre Nation, sans elle la France n'est plus.
Rédigé par: Nicolas | 25/10/2009 à 12h55
Adissiatz a tots !
Eh ben òc i a tribalh enqüèra, mes bon qu'arribam a la fin d'un cicle on la bona societat n'a pas mei d'arguments vertadèrs, tecnics, scientifics, juridics, umans... per convencer lo bon pòble pr'amor deu concèpte universau francés : los famós drets de l'òme ... que se son enganats e ara tot que va anar a l'encontre " des droits de l'homme défendus à corps et à cris par notre orgueil de notre culture française universelle croyant pouvoir s'imposer seule comme l'élue partout dans le monde. Rome a connu cette fin de cycle aussi en son temps, ça s'appelle décadence"
Le droit des langues est un droit premier des droits de l'homme : le 21 ème siècle sera capable de reconcilier cette idée juste avec le siècle des lumières.
Que lo respècte de la diversitat sia reconegut ! Volem sonque aver lo dret d'estar çò qu'èm ! Pas mei,pas mensh !
Rédigé par: Agir locau, pensar locau ! | 25/10/2009 à 13h35
A quoi jouent la Dépêche et Libération Toulouse ? : parler des occitans fait vendre dans les villages vieillissants et discuter en ville depuis l'insupportable verbiage dans le métro? Parlez nous de cosmopolitisme, de culture, du quotidiens de millions de Midi pyrénéens. Ne vous transformez pas en un journal de 13h car une poignée de néo ruraux manifeste sous des remparts qui ne datent même pas des Cathares.
Rédigé par: Igor | 25/10/2009 à 13h51
20 000 manifestants, c'est une "bonne" manifestation d'enseignants à Toulouse. C'est un chiffre ridicule pour le mouvement occitaniste à compter qu'il n'y ait pas deux ou trois Occitans absents car se préparant au marathon de dimanche.
Il y a longtemps que le mouvement est entrée en politique, d'abord dans les années 30 et 40 (désolé de le rappeler) puis à partir des années 70 avec la vague néo rurale et anti jacobine. L'alliance avec les verts repose sur cette logique passéiste. Dommage qu'une partie de la gauche écologiste se fourvoie encore avec ces mythes éculés qui "sentent bon la confiture bonne maman" (pour citer V Delerm).
L'urgence écologique, ce sont les questions de régulation, de gouvernance mondiales. Mais certains pensent encore que les Occitans sont des gentils gascons et languedociens consommant bio et gauchiste dans l'âme. Ils le sont sûrement sincèrement. Mais l'idéologie sous-jacente, inconsciente ou non, est de promouvoir une société traditionaliste. Dans le sens du XIX°, c'est à dire d'une société refusant les nouveaux modes de vies et les nouveaux modes de pensées. Et cette idéologie s'adapte à chaque période : hier la Révolution nationale, aujourd'hui un altermondialisme vu du bout de la lorgnette et demain..? L'occitan n'est ni de droite ni de gauche, il veut imposer son mode de vie minoritaire à une majorité plutôt conciliante, d'où ces récentes irruptions dans des lieux publics (métro, manif...)
Rédigé par: Pierre Robes | 25/10/2009 à 14h08
Merci bertile d'avoir si bien résumé un point de vue que nous sommes nombreux à partager.
Rédigé par: Hector | 25/10/2009 à 14h27
Les Occitans raisonnent comme les sectes religieuses minoritaires qui veulent imposer leur idéologie : vous n'êtes pas d'accord avec notre message tolérant et pacifique? Vous êtes donc des aigris, des incultes, des bourgeois...
Bientôt nous serons des blasphémateurs. Et arrêtez avec vos Richard cœur de Lion ou Aliènor d'Aquitaine. Car à jouer aux références historiques médiévales ou aux sociétés rurales passées, vous vous ridiculisez. Bientôt le terme troubadours raisonnera comme aujourd'hui le terme bouffon. Dans un festival, on écoute de la bonne musique, occitane ou pas. Dans son œuvre, Picasso transpire l'Espagne et pourtant il ne déclamait pas ses origines à tout moment : il était artiste et ça lui suffisait. Il n'y a pas de mérite à être né en France, dans le Nord ,à l'Est,à l'Ouest, dans le Sud... et le Sud Ouest. Le talent n'a pas de frontière, la fierté ne repose pas sur une origine. Elle repose sur des actes individuels qui doivent se dégager de toute appartenance à une communauté.
En 1789, a commencé une longue révolution pour détruire le principe de naissance et dégager l'Homme des carcans d'une société archaïque. Préservons ce modèle.
Rédigé par: Igor | 25/10/2009 à 14h34
Je viens du Nord de la France, je ne parle pas l'occitan et j'aimerais pouvoir continuer à visiter mes amis du Sud sans être mal vu parce que je ne cause pas le parler local, comme en Catalogne si on est Castillan. On peut défendre sa culture sans ériger de nouveaux murs, sans être dans l'hostilité. Pouvoir communiquer ensemble dans l'harmonie, n'est-ce pas le premier pas du respect et de la tolérance mutuels, messieurs les Supérieurs du Sud?
Rédigé par: Wam | 25/10/2009 à 15h52
Zêtes payés combien pour faire des commentaires ?
Rédigé par: Perdezpasvotretemps | 25/10/2009 à 16h18
La vision centraliste de la culture française est une vision très appauvrie de notre pays. Connaître la France c'est connaître le la géographie, l'histoire, la chanson, le théâtre, la cuisine...de la Bretagne, l'Alsace, la bourgogne, la région parisienne...les langues de France sont celtes, germaniques, latines...Jean Jaurès lui même disait qu'il fallait les promouvoir à l'école car elles permettaient une meilleure compréhension des autres langues d'Europe. La France est si riche culturellement qu'on arrivera jamais à en faire le tour, c'est en m'intéressant à l'occitan que je me suis aperçu de cela. C'est ça qui dérange sans doute "l'élite" française qui n'a jamais apprécier que la littérature et le théâtre de ceux qui ont réussi à Paris. quand je regarde l'émission de F.Tadei sur France 3, j'ai l'impression de regarder une TV locale:toujours les mêmes! à croire que la France n'a que 3,4 historiens, philosophes ou cinéastes. Quand au feuilleton "poubelle la vie" qui peut croire que le réalisateur a déjà mis les pieds à Marseille. A l'époque tous les acteurs de Pagnol n'étaient pas marseillais mais il faisaient très bien leur boulot il prenaient l'accent. Parler plusieurs langues c'est déjà se savoir différent et ça peut vraiment aider à accepter toutes les différence (d'accent, de langue, de couleur de peau, de moeurs...). Aujourd'hui tout le monde est écolo. mais personne ne connait son environnement c'est à dire sa région, comment manger correctement si on ne connait pas les légumes de saison de sa région? La démocratie s'est faite par l'intérêt pour la cité. Or que se passe-t-il en France? On va voter pour les élections "people" et pour les cantonnales on atteint péniblement 20% de participation dans la région niçoise. Dans cette région beaucoup d'élus se sont mobilisés comme beaucoup de français pour une langue régionale de Chine (le tibétain) et méprise la langue de leur région au nom de l'unité de la République française...Les pays d'AMérique du Sud ont promulgué des lois qui défendent des langues autochtones qui ne sont plus parler que par 500 hébitants et la France quant à elle méprise tout le tiers sud de son territoire. Un pays comme la France pour des raisons économiques nous dit-on n'a pas les moyens d'enseigner les langues, moi qui suis enseignant d'occitan je ne me fais pas d'illusion je n'enseignerai sans doute plus cette langue dans 10 ans, dommage car cette langue m'a permis de comprendre le catalan, l'espagnol, le corse, le portugais...elle m'a permis de faire du théâtre et de la radio et m'a fait rencontrer des gens extraordinaires. Mais que les que les "élites modernistes" françaises se rassurent: la plupart des militants occitans, bretons...parleront toujours le français quand eux ne parleront plus que 200 mots de chinois commercial....
Rédigé par: arnaudo patrice | 25/10/2009 à 16h43
por wam- l'aranes occità es una llengua oficial a catalunya, la part occitana de catalunya, te un consell autonom propi, i l'estat i destina una part del presuupost a preservar la llengua occitana a catakunya i no es pas veritat que el castellà es descriminat a catalunya, perquè mes de la mitad del catalans la fan servir sempre.
Rédigé par: catala | 25/10/2009 à 18h04
Patrice, il faut regarder davantage TF1, tu verras notre belle France avec ses petits marchés, ses terroirs et ses si nombreux fromages.Je suis d'accord, JP Pernaut n'est pas assez invité chez Tadei.
Rédigé par: SAINT JUST | 25/10/2009 à 18h13
Je lis : "La langue est l'une des pierres angulaires de notre Nation, sans elle la France n'est plus".
Tiens, je ne savais pas que la France était une communauté linguistique. Je croyais que c'était une communauté politique, une communauté de citoyens... Quand on adhère a la France, on adhère au projet républicain d'égalité et de justice, pas à une langue.
Rédigé par: garric | 25/10/2009 à 18h40
Parmi ceux qui en balancent tellement sur l'Occitan, combien sont ceux qui connaissent vraiment cette langue et la richesse de sa littérature ? Quels sont ceux qui sont capables d'en parler autrement que par le petit bout de leur lorgnette provinciale ?
Rédigé par: garric | 25/10/2009 à 18h48
J'ai du mal à comprendre ces revendications car les gens peuvent parler toutes les langues qu'ils veulent. Personne n'empêche les gens de parler occitan, mais de là à obliger explicitement ou non les autres à parler leur langue... On a déjà du mal à apprendre les grandes langues (espagnol, anglais, allemand par exemple) qui vous permettent de communiquer avec un maximum de personnes, alors officialiser de nouvelles langues locales, ça me paraît un enfermement pour les locaux et une barrière pour les autres. Qu'apporte l'occitan à un "étranger" ? Rien. Qu'apporte-t-il à un occitan ? Une occasion de virer les "étrangers", mais pas d'aller profiter des richesses chez les "étrangers" (cas des basques, des corses déjà).
Rédigé par: Jean Declaix | 25/10/2009 à 19h03
Je suis d'accord sur les accents pointus, ils ont même parfois le culot de se moquer de notre accent alors qu'ils sont dans le SUD.
Roda que rodaras, mai dins ton pais tornaras.
Rédigé par: pasmai | 25/10/2009 à 19h28
Entièrement d'accord avec Igor.
Par contre, je ne sais pas si je suis d'accord avec Catala ou "agir locau pensar locau" : je ne comprends pas leur langue. Mais c'est peut-être ça leur but ? Pouvoir parler, et donc échanger, avec une poignée d'initiés ?
Et quand j'aurai appris l'occitan, il faudra que j'apprenne le Breton , et puis le Basque, etc ? Je veux pouvoir parler à tout le monde, moi.
On pourrait peut-être revenir à l'Espéranto si le Français est une langue trop impérialiste.
Rédigé par: Nadia | 25/10/2009 à 19h35
En tant que Toulousain instale a Barcelone, je ne peux que reconnaitre la forte identite culturelle liant la Catalogne et l'Occitanie et qui se reconnait tres bien entre leurs langues.
Il est clair que le dynamisme catalan ne peut que donner des idees aux Occitans ; Toulouse serait mieux lotie liee a Barcelone qu'a Paris.
Dons, esperem que la defensa de l'Occita sigui forta per el be de l'Occitania y un renaixement de l'unitat pirenenca.
Rédigé par: Andavant | 25/10/2009 à 20h17
des IRRESPONSABLES! avec un côté crétin bien développé...le nouveau tribalisme -- est ce qu'on interdit à ces gens de parler occitan? est ce qu'ils sont discriminés,pourchassés enfermés???? on devrait y penser,à les enfermer,pour tentative de déstabilisation de la cohésion républicaine -- comme les islamistes.
Rédigé par: huctor vigo | 25/10/2009 à 20h25
précisions importantes: mon père est d'origine hongroise et juif; ma mère est d'une famille franco-allemande; ils se sont rencontréset mariés en 1957,je suis né en 58 - ma langue maternele est le patois francique( l'ancienne langue de charlemagne,qui est la siamoise du dialecte sarrois)et le hongrois;et je e souviens de qqs comptines en yiddish. J'ai appris avec fierté le français à l'école,et aussi ds la rue -- je ne renie aucunement mes racines,mon patois,mon hongrois approximatif et mon yidish de comédie, mais, nom d'une pipe:sont-ils INCAPABLES d'apprendre le français???
Rédigé par: huctor vigo | 25/10/2009 à 20h34
Ah, ça en démolit des certitudes, des vérités enseignées depuis un siècle à nos chers enfant de France.Bien sur cela fera mal de savoir que la France est autre chose que ce qui nous est enseigné. Il est bien triste celui qui se rend compte que depuis longtemps on lui a raconté des sornettes et qu'il y a cru. NON les occitans ne sont ni passeistes ni fascistes ni sectaires; ils sont comme les autres, bon, mauvais, franchement mauvais parfois; ils sont des êtres humains au même tirtre que les indiens d'Amerique, que, bref tous les peuples de la terre. Est-ce un crime d'être un peuple de la terre?
"Il n'est bon bec que de Paris" disait Villon. Vous y avez cru; admettez votre erreur vous n'en serez que plus grands.
La palnette est pleine de cultures differentes; c'est ce qui fait la force de l'humain. Les occitan en font parti ni plus ni moins que les autres. Alors cessez ce ton professoral...
Rédigé par: MANS de Breish | 25/10/2009 à 21h16
Toujours aussi étonnants ces commentaires! C'est vraiment très étrange, je ne sais pas si c'est du premier ou du second degré quand je vois certaines affirmations... Une chose est sûre : la connerie ne semble épargner ni les pro, ni les anti. Peut être moins les entre-deux?
Bonne soirée à tous.
Rédigé par: Emmanuel ISOPET | 25/10/2009 à 21h37
C'est fabuleux ça ! On se fait traiter de nazis et de traditionalistes tout ça parce qu'on demande un statut pour notre langue (aussi vieille que le français, rappelons-le, non, ce n'est pas une langue de laboratoire !!)
Bientôt on dira de nous qu'on veut vivre comme des Amish, qu'on refuse de prendre le moindre cachet d'aspirine, qu'on est contre l'avortement… j'ai hâte de lire les nouvelles conneries que je pourrai lire dans une quinzaine de jours sur les défenseurs de la langue d'oc (non parce que, au rythme ça va…) ;)
Adissiatz a totis qu'èran a la manifetacion, e òsca !!
Rédigé par: Lutz | 25/10/2009 à 22h11
salut LIBE! comment on fait pr lire tous les commentaires? ou est ce qu'ils sont supprimés au fur et à mesure? où est le mien? censuré, p-être? pourqoi? inaccessible, pourquoi? en début de soirée ily avait 6 pages de commentaires, clairement accesibles. maintenant: une seule
Rédigé par: huctor vigo | 25/10/2009 à 22h39
Demande à Jean pierre de citer le nom de l'auteur occitan prix nobel de littérature en 1904 où les auteurs de théâtre corse il aura plus de difficultés. Je suis de Nice et pour voir des concerts de groupe occitan il faut que je regarde la télé catalane... TF1 ne proposant que Jennifer ou Dick Rivers dignes représentants de ma ville...
En ce qui concerne les fromages si tu trouves qu'il y en a trop, ne t'inquiètes pas l'Europe (libérale qui a le cynisme de se prétendre écolo) est entrain de simplifier tout ça, avec ses lois sur le lait cru, les petits producteurs laisseront place à de grands groupes industriels et bientôt il y en aura plus qu'un ou deux par variété (c'est déjà le cas pour le camembert). Le jour où Jean Pierre Pernault dénoncera le lobbying de l'industrie agro-alimentaire je regarderai son journal. Tiens moi au courant Saint-Just, en attendant j'anime une émission sur la musique en langues minoritaires sur une radio asssociative je t'invite à nous écouter même si on est amateur on te donnera une autre info sur les régions "exoqtiues" que TF1 laisse tomber perner et vient écouter "raggapero" tous les vendredi de 18 à 20h sur fréquence k.
Rédigé par: arnaudo patrice | 25/10/2009 à 23h11
qui a parlé de virer les étrangers en occitan. cette langue n'a jamais reconduit personne à la frontière, ni déclarer une guerre, ni torturer. Elle est celle qui a inventé l'amour courtois et inspiré la litterature moderne européenne. dans mes classes j'ai quelquefois 80% d'élèves d'origine maghrébine qui me disent qu'il veulent apprendre la langue de leur région. l'an denier c'est un élève tchétchéne qui a obtenu la meilleure note de "nissart" pour le bac. L'état français ne l'a toujours pas naturalisé mais à Nice pourtant il est chez lui. Eric Besson, Luc Chatel, F.Mitterand devrait visiter nos classes ils y verraient un un enseignements qui intègre les enfants d'origines étrangères et donneraient plus de moyens à des profs qui réusssissent là ou l'etat français a souvent échoué.
Rédigé par: arnaudo patrice | 26/10/2009 à 00h48
Il ne faut pas oublier qu'il y avait de plus le même jour des milliers de manifestants au Pays Basque et Bretagne; L'avenir est dans l'union et la solidarité de nos peuples.
Rédigé par: Bessieres | 26/10/2009 à 02h14
20.000 manifestants se sont une fois de plus déplacés pour une langue qui soit disant ne sert à rien, c'est énorme ! Sèm fòrça ! J'étais présent à Carcassonne et pour la première fois j'ai senti monter de la colère chez des personnes qui ne sont pas toujours des militants mais qui en ont marre d'être pris pour des cons. Ce mouvement est irréversible, le peuple occitan se réveille et ce mouvement culturel qui trouve là ses limites commence de se politiser sérieusement. C'était inévitable et cela est de bonne augure pour l'avenir.
Rédigé par: Bessieres | 26/10/2009 à 02h25
De quoi avez-vous peur ?
J'aimerais que les défenseurs acharnés du français m'expliquent en quoi il est menacé par les revendications exprimées ce Samedi à Carcasonne ?
Une langue n'est ni « grande » ni « petite », elle est parlés par un communauté plus ou moins étendue. Avec moins d'un million de locuteurs, le luxembourgeois est-il moins légitime que le catalan (qui en compte 7) ou l'occitan (entre 2 et 3) ?
Certaines d'entre elles ont acquis de fait un statut de passerelles (l'anglais, l'espagnol…) d'où le sentiment qu'elles sont plus utiles à apprendre tôt. Demandez vous, à ce compte là, quel intérêt aura un anglais à apprendre à parler français, ce sont toujours les autres qui font l'effort de parler sa langue à lui. Et si j'en crois le sentiment dominant qui veut que l'essentiel est de pouvoir communiquer, il n'y a pas de problème ? Arrêtez moi si je me trompe.
Les correspondant Luxembourgeois que j'ai eu l'occasion de rencontrer m'expliquaient que l'école est systématiquement dans la langue du pays pour les classes maternelles, vient ensuite un enseignement (histoire, maths…) fait en allemand, puis en français (sans que ce soit un cours de langue) pendant la période élémentaire. Ils arrivent aux collège en étant en mesure de pratiquer les trois langues officielles. À ce moment là peut se poser la question d'apprendre une langue passerelle, d'autant plus facilement que l'aisance pour passer de l'une à l'autre est acquise. On part de la langue de l'affectif et ensuite seulement on va vers celle qui est utile. Se jeter sur la langue monayable sur le marché du travail est une obsession d'handicapés linguistiques pour qui s'exprimer dans une segonde langue est déjà un effort.
Le français n'est pas près de disparaître, vérifiez autour de vous qui est en mesure de faire un phrase en anglais, celà devrait suffire à vous montrer que le pasage au tout anglais n'est pas pour demain. Personne ne vous obligera à apprendre l'occitan, puis le breton, puis je ne sais quoi d'autre (nous sommes en mesure de vous répondre) sinon votre propre impression de passer à côté de quelque chose qui vous manque avec la seule appartenance à l'hexagone.
Rédigé par: Mars | 26/10/2009 à 03h21
Je savais bien que les blonds etaient cons, moi je suis negre et chez nous en Afrique du Sud on est tres fier de nos onze langues officielles. Eh blondinet tu parles Anglais au moins?? Ca pourra t'etre bien utile tres bientot dans ton melting pot!!
Rédigé par: Maldoror | 26/10/2009 à 06h52
Ce que j'en dis, c'est du patois tout ce verbiage...
Rédigé par: zérozaza | 26/10/2009 à 07h35
j'ai beaucoup aimé certains commentaires occitanistes qui comme celui de Philippe Martel se la joue intellectuel : "Au passage : le débat langue d'oc/langues d'oc est un faux débat, qui ne peut motiver que des gens formés par la culture élitiste française et la foi dans l'équivalence simplette langue = standard officiel impératif. La réalité de l'occitan c'est qu'il et à la fois variable et unitaire, les structures de base communes relativisant l'importance de la variation. Ouh là là, je commence à causer patois de prof, moi."
la réalité des langues d'oc existe mais on traite ça de faux débat ce qui évite d'avoir à répondre.... c'est comme pour le comptage, les premiers de la police, forcément faux puisque inféodé au pouvoir, donnait environ 12.000...
ce qui est bien c'est que l'on a aussi droit au copier-coller en occitan directement tiré des tracts et postés par des personnes qui s'imaginent faire évoluer le débat en mettant quelque chose qu'elles veulent incompréhensible pour la majorité.
On nous refait le coup de l'anti TF1, du Jaurès l'a dit, de l'antimondialisation, de la Bovéisation, du Mamèrisme, de l'Onestatisme, du l'occitan sauvera le monde et sert à apprendre toutes les autres langues.. bref l'occitan est l'avenir de la planète, ça évite le réchauffement climatique, la pollution, le capitalisme.....
d'ailleurs je suis très étonné de n'avoir encore rien lu contre Sarko, sont fatigués après leur promenade dominical les occitanistes ? pourtant ça ferait plaisir à Onesta
Rédigé par: CAL81 | 26/10/2009 à 07h40
Garric, tu t'indignes de la comparaison des occitanistes avec les Nazis, ok.
Mais la comparaison que fait "réactionaute" entre la France et la Turquie (allusion au génocide arménien), elle ne te choque pas ? Ton indignation est bien sélective.
Rédigé par: Nadia | 26/10/2009 à 07h43
@Nadia qui s'insurge de ne pas comprendre l'occitan, ce qui devrait convaincre les occitanistes de la fermer
Amusant ça, moi en tant que francophone ayant fait du latin, je comprends très bien l'occitan à l'écrit dans ces commentaires.
Mais ca doit être parce que je suis breton et donc plein de mauvaise volonté collaborationnisto-fasciste.
Ou parce que mon breton ne m'ayant pas empêché d'apprendre 5 autres langues, mon cerveau marche mieux que le vôtre?
Il faut se faire une raison, le tribalisme et la fermeture d'esprit ne sont pas du côté des défenseurs des langues régionales. Ceux-ci sont logiquement bien plus ouverts sur ce qui se passe dans le reste de l'Europe, là où ces langues sont reconnues, promues, soutenues par les Etats..
Si la France veut se mettre au niveau de la Slovaquie gouvernée à l'extrême droite qui prétent taxer les hongrois qui osent utiliser leur langue dans le public, c'est son droit. Mais de grâce, mar plij, évitez de vous draper dans vos toges de grands démocrates quand le fait qu'on défende une langue et une culture vous rend malade.
Quand je lis "l'identité française s'est basée sur la destruction des identités régionales", je pense voir une accusation. NENNI, c'est une FIERTE! Et les identités régionales détruites sont bien mal inspirées de refuser leur mort!
Détruire = Démocratie
Construire = fascisto-tribalisme?
Voila les termes du débat?
Rédigé par: thomas | 26/10/2009 à 08h17
" L' universel c' est le local moins les murs ".( Torga ). J' ai tenu le stand du Parti occitan à Carcassonne . Sont passés des Roumaines , des Gallois , une prof d' occitan de Nagoya , des Catalans , des Berbères d' Algérie , les Occitans d' Italie , de Paris , du Val d' Aran , des Créoles antillais ...A la messe en occitan il y avait des Africains , des Anglais ...Non à la mise au pas du monde ! Per un pais viu !Amistats .
Rédigé par: Torga | 26/10/2009 à 08h41
"L ' humanité s'installe dans la monoculture , elle s' apprête à produire la civilisation de masse comme la betterave . " Claude Lévi Strauss .
Rédigé par: Torga | 26/10/2009 à 08h46
Bonjour.
Juste le commentaire de quelqu'un qui n'est ni pour ni contre l'occitan.
Quelqu'un qui est du sud, qui a l'accent du sud, et qui est agacé que même à Toulouse des gens venus d'autres régions se moquent un peu de son accent.
Donc quelqu'un qui, a priori, ne voit pas d'un mauvais oeil qu'on revendique une appartenance "sudiste".
Mais il y a un hic quand même à mon avis dans ce mouvement occitaniste.
Ma fille va depuis 1 ans à l'école Matabiau qui est une école bilingue français-occitan, mais où on a le choix, et où on peut choisir le cursus classique, ce que j'ai fait.
Eh bien, je trouve qu'il est difficile de s'intégrer dans cette école : les parents des enfants "occitans" se méfient des autres, ils s'invitent entre eux, les enfants s'invitent entre eux...et on peut se retouver complètement exclus à l'arrivée, surtout si on était dans une autre école avant.
Heureusement, les enseignants sont super, certains s'arrachent les cheveux car l'organisation des cours est très compliquée (les classes se séparent à certains moments pour permettre aux occitans de suivre leurs cours)mais au final on arrive à s'y retrouver grace à leur professionnalisme.
Mais je suis un peu déçue : je pensais que c'était sympa, cette idée de bilinguisme, et finalement les gens se regardent en chiens de faience entre ceux qui sont occitans et ceux qui ne le sont pas.
Rédigé par: Marina | 26/10/2009 à 09h08
Mais quand va-t-on arrêter de traiter avec un tel mépris notre patrimoine liguistique ? Et arrêtons avec ces tartes à la crème du communautarisque et du pétainisme que l'on brandit chaque fois qu'il est question de cultures régionales. Pour fréquenter ces milieu depuis 30 ans, en France comme en Europe, je peux vous assurer que les défenseurs des cultures régionales sont souvent bien plus ouverts et curieux des autres cultures que les jacobins de tous poils!
Il n'est nullement question ici de préférence régionale ou d'imposer quoi que ce soit à qui que ce soit. Le Français est notre langue commune, et s'impose à tous. C'est un fait entendu qu'à part quelques extrémistes, personne ne conteste. La France devrait être fière de son patrimoine linguistique comme elle est fière de son patrimoine architectural ou culinaire.
Une Québéquoise me disait récemment : Heureusement que l'état canadien ne s'est pas inspiré de la France pour sa politique linguistique, sinon le Français serait ici dans le même état que l'Occitan ou le Breton.
Par ailleurs, les seules langues régionales de France qui ne soient pas classées par l'Unesco comme étant en danger d'extinction sont celles qui ont la chance d'être également parlées ailleurs : Le Catalan, le Basque et le Famand.
Et pour aller dans le sens de Thomas, je suis Breton et bretonnant, j'ai appris l'Espagnol et l'Anglais à l'école, plus un peu de Latin, et je lis sans grandes difficultés l'Italien, l'Occitan, le Catalan et le Portugais. Alors, ouvrez un peu vos oreilles et votre esprit, que diable !
Rédigé par: Frilouz | 26/10/2009 à 09h22
-Je demande pardon à CAL81 de me l'être "joué intellectuel" comme il dit si spirituellement. Je ne le ferai plus et me le jouerai désormais gros boeuf, ainsi nous aurons un langage commun.
-Pour le reste, je vois que ce garçon croit à l'infinie multiplicité des langues d'oc, et à l'imposition programmée d'un volapük occitan globish. Je ne suis pas sûr qu'il sache de quoi il parle (tiens, un euphémisme). Je lui signale quand même que dans le sud-ouest, ce mythe est défendu par Alexis Arette-Ladresse, ex-conseiller régional FN. Mais ça m'étonnerait que ça le gêne. Il n'aime visiblement pas Bové et Onesta -je ne me mêle pas de ces considérations toulouso ou tarno-toulousaines. Il semble craindre qu'on attaque le président Sarkozy, ce qui manifestement le dérangerait fort. Je reconnais m'être trompé sur CAL 81. Je le soupçonnais d'appartenir à la petite secte dite Parti "Ouvrier" "Internationaliste", spécialisée dans les rodomontades "républicaines" et la paranoia anti-patois. C'était une erreur : c'est encore plus à droite qu'il faut le situer.
Pour le reste,j'en ai marre de répéter toujours les mêmes évidences, d'essayer de discuter rationnellement et de lire en échange toujours les mêmes niaiseries (si on fait quelque chose pour l'occitan, je ne comprendrai plus rien et on me pourchassera dans les rues ragnagna). J'en ai marre de la malhonneteté intellectuelle, de l'ignorance arrogante, et du mépris bourgeois. Si vous n'êtes pas capables d'accepter de lire les argument des autres sans y voir on ne sait quelles arrière-pensées, tant pis.
Je note que dans le journal papier de ce matin, la manifestation n'est absolument pas évoquée, comme déjà les fois précédentes d'ailleurs. Enfin, on a eu notre petite place sur le net,alors on a pas se plaindre hein ?
Rédigé par: Philippe Martel | 26/10/2009 à 09h26
Nadia,
La comparaison entre France et Turquie ne touche au génocide arménien, mais au modèle politique : celui de l'Etat nation jacobin qui nie et détruit ses minorités. Il faut savoir que les Occitans ne sont pas beaucoup mieux traités que les Kurdes qui eux ont la "chance" d'avoir une télé publique dans leur langue. Amistats.
Rédigé par: garric | 26/10/2009 à 10h15
Marina,
Merci de tes propos modérés et tolérants. Ca nous change des tombereaux d'insultes occitanophobes que nous recevons. Les Occitans sont en souffrance culturelle et les écoles bilingues sont souvent très menacées par la mauvaise volonté de l'administration. Ceci qui peut expliquer parfois des réactions de défense. Les gens qui font des choix différents et se regardent en chien de faïence, ça existe malheureusement partout. Des abrutis intolérants, il y en a aussi partout. Il faut que les parents d'élèves se parlent et mènent des projets ensemble, dans l'intérêt de l'école, sinon c'est forcément l'Occitan qui en fera les frais. Les parents occitanistes doivent y veiller.
Rédigé par: garric | 26/10/2009 à 10h28
Garric, comparer le sort des Kurdes à celui des occitanistes, c'est aussi extrémiste que de comparer les nazis aux occitans, parallèle dont tu t'es offusqué plus haut.
Tu en appelles à la modération, mais ton parallèle avec les Kurdes est-il modéré ? Moi je le trouve insultant pour ce peuple qui est persécuté, et qui a été l'objet de massacres, ce qui n'est pas le cas des occitans, si je ne m'abuse.
Rédigé par: emmanuel | 26/10/2009 à 10h58
Quoi qu'en disent les adversaires des langues dites régionales, il n'y a pas plus de langue inférieure que de race inférieure. Et toutes les langues du monde participent à sa richesse culturelle.
Rédigé par: Cantar lou pais | 26/10/2009 à 11h47
Salut Philippe Martel,
c'est quoi ça :" le débat langue d'oc/langues d'oc est un faux débat... La réalité de l'occitan c'est qu'il est à la fois variable et unitaire, les structures de base communes relativisant l'importance de la variation" ? La vraie réalité de l'occitan c'est pas ce que tu dis, il me semble, mais surtout qu'il n'a aucune existence chez les derniers locuteurs naturels des langues d'oc qui eux parlent de provençal ou de béarnais ou de gascon ou encore, utilisant le vocabulaire de l'"ennemi", de patois. Il y a sans doute moins de difficulté (ou pas plus en tout cas) pour un provençal à comprendre un espagnol ou un italien qu'à comprendre un gascon. Et pourtant nul ne prétend (jusqu'à aujourd'hui) noyer l'italien ou l'espagnol qui ont eux aussi des "structures de base communes" dans un melting-pot roman où elles ne seraient que des dialectes, respectés certes, mais dialectes quand même d'une ur-langue originelle visant à reconstituer l'unitaire fantasmatiquement perdu... Question subsidiaire : coume vai que lis óucitan (que soun pas tóuti d'òrri moustras !) acèiton pas de dire : "li lengo d'o" coume dison "li lengo roumano" ?
A bèn lèu.
Rédigé par: Palamard | 26/10/2009 à 13h09
Si La Dépêche ou libéToulous' n'existait pas, il faudrait l'inventer, ça fait lire de braves conneries franchimandes.
Rédigé par: Godilhaire | 26/10/2009 à 16h09
Je m'amuse à dire que je suis Gascon. J'aime certaiins aspect de cette culture. Ecoutez NADAU! Mais pitié, je ne me sent pes plus proche des Catalans (ah l'usap et surtout ses fans!)que des basques( allez BO)ou des tziganes de Serbie. Oû sont les Shakespeare, les Molières, ou même de plus modestes écrivains ou penseurs?
Adischat quand même!
Rédigé par: yorick | 26/10/2009 à 16h50
L'occitan n'est pas un danger en soi, comme toute langue elle doit pouvoir avoir droit de cité. C'est le droit à l'expression accordé par la République. Mais il faut un compromis : les élus doivent continuer à l'aider : par son enseignement à l'école par exemple. Par contre, les élus n'ont pas à l'imposer dans les lieux public comme dans le métro. C'est une atteinte à autrui perpétrée par une minorité et cela "folklorise" encore plus la culture toulousaine.
Si vous en avez assez avec les plaques bilingues qui transforme le centre en un musée imaginaire, les croix occitanes aux signes astrologiques, le style pompier (les arcades,
je vous propose Toulousains soucieux de voir émerger une culture d'avant garde et tournée vers l'avenir de rejoindre le CSPT (Comité de Salut Public Toulousain) pour régénérer la culture par la vertu. D'abord sur Facebook puis bientôt via un forum.
Rédigé par: Pierre Robes | 26/10/2009 à 18h13
A l'attention de Mr TANGUY
qui porte d'ailleurs un patronyme d'origine bretonne
vient de TAN = feu et KI = chien
prénom passé en français depuis bien longtemps
Pour ce qui concerne les écoles , en Basse-Bretagne, partie de la Bretagne où l'on parle breton, il y a des écoles catholiques avec des classes bilingues en breton, des classes bilingues dans les écoles publiques et des écoles associatives immersives Diwan.
Il en va de même pour le Pays Basque
la Bretagne ne semble pas au bord de la guerre civile ...
Reconnaître (enfin!) les identités régionales comme les autres identités ne peut justement qu'éviter cette "guerre civile" dont vous parlez , c''est auusi une façon de remettre du sens dans notre société qui en a bien besoin
TAN, TAN, TAN, DIR, DIR, DIR ...
extrait d'un chanson chantée par STIVELL, et tirée du BArZAZ BREIZH de la Villemarqué (receuil de gwerz et contes bretons)
Rédigé par: Renan | 26/10/2009 à 19h56
à Philippe Martel : félicitation pour continuer à servir une argumentation de qualité (même si pour certain c'est trop...). Le problème avec internet c'est qu'on ne peut se faire facilement comprendre de tous avec une seule formulation.
à Pierre Robes : j'ai failli tomber de ma chaise en te lisant. Ainsi les annonces du métro en occitan c'est "une atteinte à autrui perpétrée par une minorité"!!! Alors là, toujours même problème d'internet, c'est du second degré? de l'ironie? Malheureusement je ne pense pas. Alors on peut retourner l'argument : toute la signalisation en anglais, dans les lieux publics, sur le matériel (on/off) sur les répondeurs de certaines entreprises, et je m'arrete là, c'est quoi? Je crois que le français est plus menacé par l'anglais, mais au lieu de réagir, il préfère continuer à taper sur plus petit que lui.
Si l'on veut pousser ton argument plus loin, certains pourraient dire que c'est le français (en plus avec un accent très curieux) qui dans le métro est une agression contre les toulousains.
Pour terminer, je veux redire à tous ceux qui utilisent ce mot que "minorité" est une notion relative (les politiques le savent bien) est qu'il est toujours dangereux de ne pas les respecter.
Rédigé par: Emmanuel ISOPET | 26/10/2009 à 21h33
OK nous avons besoin d'unité nationale,
nous sommes aussi européens la majorité de nos lois sont européennes. N'oublions pas que la France a tout fait pour étouffer les langues régionales ( internationales pour l'occitan qu'on retrouve en Italie, en France , à Monaco, en Espagne). L'Angleterre a eu le même problème, mais elle est beaucoup plus souple, tolérante, et ouverte vis-a-vis de ses conquêtes ( pays de Galles, Ecosse ...) Ce sont bien les anglo-saxons qui d'ailleurs nous ont aidé pour rédiger notre premiere constitution.
Que dirions-nous si l'Europe se comportait envers la France comme la France se comporte envers les régions? Ca fait froid dans le dos. Même langue ( anglais ou allemand ) à la télé dans les journaux et les livres , interdiction d'enseigner le francais. Bravo la France et son unité qui a commencé avec les massacres du moyen-age, l'inquisition , les coups de Jarnac et traités tordus, et continue sur le même mode: même pensée , même langue, mêmes études, mêmes médias (quelques chaines de TV identiques ), et même incapacité de parler les autes langues d'Europe.
Rédigé par: claudi | 26/10/2009 à 23h55
@ Philippe Martel désolé si cela vous gêne que certaines évidences soient rappelées, comme le dit Palamard :" Salut Philippe Martel,
c'est quoi ça :" le débat langue d'oc/langues d'oc est un faux débat... La réalité de l'occitan c'est qu'il est à la fois variable et unitaire, les structures de base communes relativisant l'importance de la variation" ? La vraie réalité de l'occitan c'est pas ce que tu dis, il me semble, mais surtout qu'il n'a aucune existence chez les derniers locuteurs naturels des langues d'oc qui eux parlent de provençal ou de béarnais ou de gascon ou encore, utilisant le vocabulaire de l'"ennemi", de patois"
Il est quand même effarant de constater que les seuls arguments que vous avancez se résument à des attaques de personnes du style: "il n'aime pas l'occitan c'est un facho, c'est un bourgeois, c'est un mec de droite" ou à des affirmations non étayées : "Pour le reste,j'en ai marre de répéter toujours les mêmes évidences, d'essayer de discuter rationnellement et de lire en échange toujours les mêmes niaiseries (si on fait quelque chose pour l'occitan, je ne comprendrai plus rien et on me pourchassera dans les rues ragnagna). J'en ai marre de la malhonneteté intellectuelle, de l'ignorance arrogante, et du mépris bourgeois" Si on vous oblige à répéter les mêmes évidences, il serait peut-être temps de penser que si vos évidences ne marquent pas c'est qu'elles sont si peu évidentes que même vos collègues occitanistes, à part Garric mais ce n'est pas une référence, ne les croient pas.
Il ne suffit pas de sortir quelques banalités, quelques insultes et de se réfugier sous la bannière de la gauche pour que des arguments soient valables.
Mais surtout vous faites preuve de malhonnêteté intellectuelle en refusant de reconnaitre que l'occitan est multiple en France, je suis curieux d'ailleurs de savoir quel est votre occitan, et ce que vous allez imposer à ceux qui parlent d'autres occitans
Rédigé par: CAL81 | 27/10/2009 à 07h33
Eh ! les gars et les filles, vous ne comprenez pas que pendant que vous vous empaillez sur ces histoires d'occitan, Sarko et ses sbires en profitent pour faire passer tout leur programme? La destruction du service public notamment qui a été savemment préparée ?
La gauche a perdu à cause de ses divisions, parce que, au lieu de s'unir sur l'essentiel, elle passe son temps comme vous à se disputer sur des débats qui ne sont pas primordiaux ?
Laissons l'occitan vivre (moi, je m'en fous) mais s'il vous plaît, ne gaspillez pas votre énergie et votre intelligence au détriment des vrais combats.
Quand il n'y aura plus de profs dans les écoles publiques, vous vous rendrez compte que vous avez perdu votre temps.
Rédigé par: Lol | 27/10/2009 à 09h00
A LOL, tu es gentil d'afficher le calendrier des priorités, mais c'est avec ce genre d'arguments que les défenseurs des langues régionales attendent quelque chose en faveur de leur langue qui ne vient jamais.
Et si la gauche comme la droite avait fait leur boulot au lieu de promesse, on n'en serait pas là.
Surtout que cette histoire ne date pas d'hier et a commencé, il y a plus de 100 ans.
Une époque ou la langue d'OC était parlé par une majorité de la population. Et grace à une politque sans nuance on a imposé le français comme unique langue, alors que deja le bilinguisme était proné par des personne comme Jean Jaures.
Voilà la réalité et elle devrait faire réfléchir les pseudo defenseurs du français en moins de 100 ans une langue et une culture sont quasiment en voie d'instinction car on a imposé une seule et unique langue. donc vous feriez mieux de lorgnez vers l'anglais de la finance et du management plutôt que vers une culture minoritaire qui demande qu'a survivre.
Aux autres , c'est gonflant d'entendre nos glorieux défenseurs du français nous parler de Vichy dès qu'on prononce les mots langue régionale.
Vichy, certe a eu pour soutien certains felibres et occitanistes, mais cela ne peut remettre en cause le bien fondé de la défense de ces langues.
Car sinon, il faudra condamner les idées socialistes, les idées de droité (ben oui certain sfio et la quasi totalité de la droite ont voté les pleins pouvoirs à Pétain.
Ah oui, j'oubliais, il faudra aussi ce méfier des defenseurs du français (même s'il y se disent de gauche, c'est louche ; ), certainement une couverture ;)), car ne l'oublions pas, les lois de Vichy des plus bégnignes au plus scélerates furent rédigées non en occitan,non en breton mais mon dieu !!! elles le furent en FRANCAIS...
Rédigé par: léonnard | 27/10/2009 à 11h17
NON LOL il n'ya pas de combat plus sérieux que celui de vouloir sauvegarder la diversité culturelle de ce pays qui existe quoi qu'on dise, ce débat est bien primordial pour notre démocratie (l'intensité de ce forum le prouve) et pour le "contrat social" qui fonde notre république dont je vous le rappelle les occitans sont partie prenante.
tout est lié, abandonnons l'Occitan et nous tuons le Français, la culture et la langue occitane n'ont pas à ses justifier aux yeux des ignorants : elle est un fait un point c'est tout, il faut donc seulement obtenir que ce fait soit reconnu et respecté en toute dignité, point n'est besoin d'insultes ou de récriminations, l'amour (amor) est un mot occitan tout comme convivencia et paratge (paierie- noblesse de l'ame)...
pour les insultants, les aigris et les ignorants sachez qu'il y en a autant en occitanie qu'ailleurs, mes amis ne prenez pas la peine de leur répondre...les pauvres.
amistats a tot lo monde.
Rédigé par: PIJEAN | 27/10/2009 à 11h38
@ Felipe Martel. Oh, Philippe, t'es où, là ? Aux champignons, à la chasse ? C'était une vraie question. Que je réitère donc : pourquoi les occitanistes ne revendiquent-ils pas une seule langue romane (en lieu et place des langues romanes qu'ils acceptent apparemment comme tout le monde) comme ils revendiquent une seule langue d'oc ? La logique linguistique me paraît être la même. C'est la logique politique et historique qui diffère, me semble-t-il... Réponds vite, j'en peux plus d'attendre...
Rédigé par: palamard | 27/10/2009 à 12h47
Pijean, quel mépris tu as pour ceux qui ne sont pas d'accord avec toi.Mais peut-être ne veux-tu parler qu'à ceux qui parlent l'occitan?
C'est ça ta conception de la tolérance?
Moi je suis d'accord avec Lol, les dirigeants actuels peuvent dormir tranquilles...la gauche est occupée ailleurs.
Rédigé par: Nadia | 27/10/2009 à 13h09
J'ai l'impression qu'on mélange deux problèmes différents dans ces commentaires. D'où leurs aspects chaotiques et parfois polémistes.
Il y a d'une part la question des langues régionales minoritaires en France. Et d'autre part, la question occitaniste.
On peut être partisan du respect et de la sauvegarde des langues locales, sans se laisser embobiner par l'idéologie occitaniste.
Car, contrairement aux Basque, Breton, Catalan ou Corse, l'occitan n'est pas une langue régionale, historique et populaire.
Il est une monstruosité, un "frankestein" linguistique, fabriqué depuis les corps (malheureusement) mourants des langues dîtes d'oc. Il est cependant un outil bien pratique d'étude, d'analyse et de classification linguistique. C'est sa raison d'être.
Il y a des plats provençaux, des danses béarnaises, des rites limousins, des contes languedociens... mais il n'y a ni cuisine, ni histoire, ni culture occitanes. Ou alors, en amalgamant le tout, ce qui ne constitue en aucun cas un enrichissement.
Nos petits vieux, les derniers locuteurs des "langues de chez nous", ne pipent pas un mot de cette langue nouvelle.
Le sujet de ce débat devrait être uniquement la question de la validité ou non de l'idéologie occitaniste. Il en gagnerait en qualité.
Rédigé par: Pierre D | 27/10/2009 à 14h44
Je suis professeur des écoles en CALANDRETA. Je suis horrifié de lire certains commentaires!!
Pour moi, la présence de l'occitan (dans le métro ou dans les rues de Toulouse) n'est nullement un danger (!!!)... bien au contraire!
Bravo à celles et ceux qui sont à l'origine d'initatives visant à valoriser notre si belle langue d'oc! Òsca a totes!
Rédigé par: JIRONI | 27/10/2009 à 19h32
pour Palamard et CAL81 : je ne passe pas ma vie sur libé toulouse, il m'arrive de bosser parfois.
j'explique, en espérant que vous êtes de bonne foi (car je constate que souvent les défenseurs des "langues d'oc" contre le méchant occitan qui que dont ne le sont pas). Toutes les langues sont dialectales, il suffit de se promener en Allemagne et d'écouter ce que les gens parlent pour voir qu'ils ne parlent pas comme les manuels utilisés en France. Il existe donc un groupe de parlers étroitement apparentés, qui se distinguent des groupes romans voisins par un certain nombre de traits, mais qui en partagent suffisamment entre eux pour qu'on puisse parler d'un même ensemble au sein duquel les gens se comprennent. Du coup, on peut parler d'un ensemble occitan à l'intérieur des langues romanes, sans multiplier miraculeusement le nombre de ces dernières.
-Il est tout à fait vrai que les dénominations utilisées par les gens quand on les interroge sont des dénominations locales, ou le fameux "patois". A moins de croire que le Saint-Esprit est là et prêt à envoyer des langues de feu sur tout le monde en disant, "en vérité en vérité je vous le dis vous causez occitan", on voit mal comment les gens pourraient connaître et reconnaître une dénomination dont personne ne leur a jamais parlé. On ne peut connaître que ce qu'on a appris. Je suis assez clair, là ? Et ce que vous disent les gens, quand vous les interrogez, c'est que quand ils étaient au service miliaire, ils comprenaient des bidasses venus d'autres régions. Je l'ai expérimenté moi-même, en Allemagne d'ailleurs, il y a, euh, un certain temps. Au passage : mon occitan à moi, c'est celui des Alpes du sud, que mes interlocuteurs de toutes régions d'oc comprennent sans problème. Il y a dans ce débat ici des gens qui peuvent confirmer.
-Le coup des langues d'oc, ça sert à des gros malins comme Charasse à refuser toute mesure en faveur des langues régionales ("le patois ça change de village en village, donc on peut pas l'enseigner", air connu). C'est une des formes les plus chafouines du mépris bourgeois pour le patois.
Et désolé pour CAL 81 si je le prend pour quelqu'un de droite, mais c'est que je ne vois pas de raison de le qualifier autrement.
Rédigé par: philppe Martel | 27/10/2009 à 21h47
Pierre D
je trouve que l'explication de Philippe Martel est claire. Si la plupart des locuteurs naturels actuels disent ne pas parler l'occitan mais "le patois" ou "le provençal" ou "le gascon" ou que sais-je, ce n'est pas parceque l'occitan n'existe pas, c'est parcequ'ils n'en ont pas conscience, on ne le leur a pas dit, ou ils ne l'ont pas expérimenté.
Autre chose, tu dis "il n'y a ni cuisine, ni histoire, ni culture occitanes" alors que tu sembles persuadé que ce n'est pas le cas des Basques, des Corses ou des Bretons. Pour la cuisine, chaque région à la sienne : un Marseillais ne mange pas comme un Ruténois, un Ajaccien ne mange pas comme un Corse de Carté. Pour l'histoire, c'est un sujet délicat puisque "l'histoire" est toujours question de construction quelque part, et le Pays Basque est la preuve d'une entité forte avec une histoire politque bien différente suivant ses provinces. Quand à la culture, idem. Je parlerais du Pays Basque que je connais mieux; que de différences dialectales, de musiques traditionelles, de coutumes, de danses, d'architecture, ... entre le Labourd et la Biscaye. Pourtant, qui va aller dire que ces deux provinces ne sont pas Basques?
Enfin, on ne peut pas dire que l'occitan est un " "frankestein" linguistique" puique tous les parlers d'oc sont de l'occitan. Il n'y a pas de sabir imposé qui serait l'occitan par dessus le reste. Mes voisins qui parlent "patois" parlent occitan. Lorsqu'ils m'entendent parler ils me disent que je parle patois, et moi je dis que je parle occitan. L'occitan n'est pas une nouvelle langue débarquée d'on ne sait où. Les Basques, par contre, ont créé un "basque de référence" (batua) pour faciliter la communication entre les différents dialectes; et personne ne va s'amuser à leur dire que le basque ça n'existe pas, que c'est du patois de village qui n'a qu'un intérêt d'étude linguistique!
Adiu, al cop que ven
Kaixo, ikus arte
Salut, à la prochaine
Rédigé par: Emmanuel ISOPET | 28/10/2009 à 00h39
le fait de comprendre n'est nullement un indicateur de communauté, surtout quand le principe même de communauté est amené par un élément extérieur du style je vous dis que vous parlez occitan donc vous êtes dans le groupe même si ça ne vous plait pas. je suis sûr qu'un béarnais ou un basque apprécient énormément qu'on traite leur langue de patois au nom de la sacro sainte unité de l'occitan.
Ma famille est toulonnaise, je parle provençal pas occitan, désolé.
à titre indicatif, je parle aussi latin, anglais, allemand, un peu moins l'américain qui est une langue spécifique même si il s'agit d'un parler apparenté à l'anglais !
Un détail, l'occitan n'est pas un monopole de la gauche ou de la droite, vouloir récupérer politiquement est faire preuve d'un manque de connaissance absolu.
Rédigé par: CAL81 | 28/10/2009 à 08h05
A Philippe.
Felipe, si tu reviens des champignons pour me soupçonner de mauvaise foi sous prétexte que je ne suis pas "occitan", je sens que ça va pas le faire... mai bon anen quand meme assaja de pas s'escalustra trop vite...
Alors, ta phrase : "Il existe donc un groupe de parlers étroitement apparentés, qui se distinguent des groupes romans voisins par un certain nombre de traits, mais qui en partagent suffisamment entre eux pour qu'on puisse parler d'un même ensemble au sein duquel les gens se comprennent. Du coup, on peut parler d'un ensemble occitan à l'intérieur des langues romanes, sans multiplier miraculeusement le nombre de ces dernières.", je la prends, je transforme "roman" par "indo-européen" et "occitan" par "roman" (tu suis ?), et ça donne ceci : "Il existe donc un groupe de parlers étroitement apparentés, qui se distinguent des groupes indo-européens voisins par un certain nombre de traits, mais qui en partagent suffisamment entre eux pour qu'on puisse parler d'un même ensemble au sein duquel les gens se comprennent. Du coup, on peut parler d'un ensemble roman à l'intérieur des langues indo-européennes, sans multiplier miraculeusement le nombre de ces dernières."
Et l'intercompréhension entre un italien et un espagnol qui brassèjent, parlent lentement, répètent trois fois et ont le même référent contextuel n'est pas moindre (ou pas pire) que l'intercompréhension entre un arlésien et un palois. Et c'est encore plus vrai d'un espagnol et d'un catalan ou d'un portugais. Et pourtant j'ai pas souvenir d'avoir entendu feu Robert Lafont proposer de ne faire qu'un "tian" roman ni un grand "empèri dóu soulèu" de toutes ces romanes et souveraines nations. Et c'est pour cette raison que je trouve votre "linguistique" (celle des occitanistes veux-je dire) étrangement mâtinée de "politique" : on touche pas à ce que l'Histoire a fixé en Etats parce que ça serait trop compliqué, par contre la grenouille occitane recrée artificiellement une communauté occitane fantasmatique et unitaire qui n'a jamais existé, afin de se faire aussi grosse que le boeuf français et jouer sa reconnaisance par le pouvoir parisien sur le thème de celui qui l'a la plus grosse... Small is beautiful, Philippe, l'óublides pas...
Rédigé par: Palamard | 28/10/2009 à 08h36
à CAL81
là où tu as raison c'est dans ton identification. Tu te presentes comme parlant provençal (pas toulonais?) OK. Moi je parle occitan, je ne vois pas pourquoi ça te dérange?
La langue est un facteur d'identification profond, c'est pourquoi cela soulève les passions. Certains se présentent comme Breton, ou Français, ou Européen, ou encore Citoyen du Monde. Il est important d'accepter l'autre dans l'identité qu'il se donne.
Après, j'ai bien compris qu'on n'allait pas de convaincre de la réalité de l'occitan, mais sache que nos arguments ne sont pas moins valables que les tiens.
Pour Palamard. Evidemment tu te rends compte que ta démonstration est absurde. Un petit élément pour te réflexion. Pourquoi tous les troubadours étaient qualifiés de "limousins" même lorsqu'ils venaient de Provence ou du Languedoc? Pouquoi à une autre époque on parle des "cadets de Gascogne", même lorsqu'ils viennent de Languedoc ou du Limousin? pourquoi dit-on dans les dictionnaires que "abeille vient de l'ancien provençal" alors que dans tout le sud on dit "abelha" (abeillo), j'arrête là pour l'énumération. Pourquoi ces "confusions"? Peut être parcequ'il y a quelque chose de commun à toutes ces régions?
Rédigé par: Emmanuel ISOPET | 28/10/2009 à 10h21
Petite remarque...
J'ai l'impression qu'il ne reste sur le blog que des gens qui parlent "patois" "provençal" "occitan", enfin, des gens qui peuvent se comprendre en parlant leur "petite" langue.
Alara anam arrestar de nos prene lo morre, e nos batre contra los que volon escanar las nostras lengas.
Patz e libertat!
Rédigé par: Emmanuel ISOPET | 28/10/2009 à 10h29
@ Emmanuel ISOPET :
Tu n'as pas compris ce que j'ai dit.
--1--
Tu précises : "Si la plupart des locuteurs naturels actuels disent ne pas parler l'occitan mais "le patois" ou "le provençal" ou "le gascon""
Je n'ai jamais dit qu'il s'agissait d'un problème d'appellation, mais de compréhension mutuelle.
De plus, mets-tu vraiment au même niveau les termes "gascon", "provençal" et "patois" ???
-- 2 --
Je te cite : "Tu dis "il n'y a ni cuisine, ni histoire, ni culture occitanes" alors que tu sembles persuadé que ce n'est pas le cas des Basques, des Corses ou des Bretons."
Attention, je n'ai absolument dit ça. Je n'ai pas nié la culture des populations vivant sur le soit-disant "territoire occitan". Au contraire.
J'ai dit : "Il y a des plats provençaux, des danses béarnaises, des rites limousins, des contes languedociens... mais il n'y a ni cuisine, ni histoire, ni culture occitanes. Ou alors, en amalgamant le tout, ce qui ne constitue en aucun cas un enrichissement."
En fait, j'étends au domaine de la culture l'argument linguistique de Palamard, qui dit :
"Nul ne prétend noyer l'italien ou l'espagnol qui ont eux aussi des "structures de base communes" dans un melting-pot roman où elles ne seraient que des dialectes d'une ur-langue originelle visant à reconstituer l'unitaire fantasmatiquement perdu."
L'occitanisme est un rouleau compresseur. Il nivelle tout. On ne dit plus : "une locution auvergnate" mais "une locution occitane", "une fougasse provençale" mais "une fougasse occitane", "le carnaval béarnais de Pau", mais "le carnaval occitan de Pau".
Tant au niveau linguistique que culturel (les deux sont très liés, ce ne sont pas les occitanistes qui prétendront le contraire), je ne vois l'apport de strictement aucune richesse aux territoires et populations concernées.
-- 3 --
Étant moi-même d'origines gascon et basque, je suis sensible à la comparaison entre le basque unifié (euskara) et l'occitan. C'est vrai que certains mécanismes sont semblables.
Cependant, le contexte linguistique et culturel sont tout autres.
Les langes basques qui ont été fusionnées dans l'euskara ont été parfaitement identifiées, et bien distinguées des langues latines qui les entouraient. Le choix des 7 langues a été une évidence.
L'occitan est une concept bien plus flou. Intègre-t-on le Poitevin ? Le franco-provençal ? Si on baisse un peu le curseur, l'occitan éclate en languedocien, gascon, etc. Si on le monte, pourquoi ne pas intégrer aussi le catalan ?
Toutes ces frontières linguistiques sont floues et l'obsession des occitanistes à établir une carte est incompréhensible.
Rédigé par: Pierre D | 28/10/2009 à 10h54
@ Isopet.
Si je m'étais avisé "évidemment" que ma démonstartion était absurde je me la serais sûrment gardée pour moi pour la porter en sautoir le jour de carnaval... Bien sûr qu'il y a proximité et communauté et convivialité entre pays et parlers d'oc, cela n'entraîne pas pour autant que toutes ces variétés et toute cette diversité soient niées dans un grand melting-pot occitan qui ne correspond ni à la réalité ni au ressenti des locuteurs eux-mêmes. Fraternité et amitié et combat commun entre Provençaux, Limousins, Gascons, Béarnais, Languedociens... tant qu'on voudra, unitarisme forcé non...
E ges de besoun pèr acò de se pica sus lou mourre o de se faire la bèbo...
Rédigé par: palamard | 28/10/2009 à 14h06
Tu as raison Emmanuel Isopet. C'est devenu une véritable exégèse. Comme quoi, le patois est un domaine de spécialistes. Cela explique pourquoi les occitans ont toujours de la réparti alors que l'on ne répond pas aux véritables questions. Comme l'a dit justement Pierre D, c'est votre idéologie qui nous intéresse. Pas si on change de variante entre St Girons et Castillon.
Pourquoi un tel retour en force de l'occitan à Toulouse? : vide culturel?, absence d'idées de nos élus de gauche? Mal-être lié à une sociologie urbaine qui a considérablement évolué?
Rédigé par: Saint Just | 28/10/2009 à 14h16
Je ne suis pas d'accord avec LOL.
Ce débat est révélateur d'un malaise à gauche et il est très politique et même philosophique. Je pensais que la gauche régionale ou locale pouvait contre balancer la gauche nationale mal en point (je parle surtout du PS).Hélas non.
Voici que nos élus locaux deviennent fascinés par une vision sclérosée de la culture avec pour mot d'ordre patrimoine, mémoire et spectacles populaires.
J'ai toujours voté communiste ou vert. J'étais à Millau il y a presque 10 ans pour voir se lancer le mouvement altermondialiste. Mais l'idée que l'on puisse penser à établir des quotas pour des artistes car ils sont méridionaux (élus communistes de Toulouse)ou que l'on réintroduise l'occitan en ville (ce qui est moins logique que l'ours des Pyrénées)me chagrine. Je ne suis pas encore aigri, rassurez vous... Donc dépité, je vote Malvy aux régionales. Il fait du coude aux Occitans mais pas plus que la droite. Et au moins il s'occupe des voies ferrées et donc du développement durable.
Rédigé par: vertdegris | 28/10/2009 à 14h29
Pierre D,
je crois qu'on ne se lit pas bien...
Il n'y a pas de rouleau compresseur, ou alors tu considère que parler de "la cuisine française" en incluant le cassoulet et la choucroute, c'est un rouleau compresseur français. Et dire la "literrature européenne" en incluant les literratures française, allemande et italienne, c'est un rouleau compresseur européen.
"L'union dans la diversité"!
C'est de qui ça déjà?
Rédigé par: Emmanuel ISOPET | 28/10/2009 à 15h11
Au fait : oui, à mon avis, linguistiquement, le catalan pourrait être intégré à l'occitan.
En fait pour moi, seules ces questions comptent :
-voulons nous faire vivre nos langues et cultures (sans pour autant se renfermer, bien sûr)?
-voulons nous les transmettre à nos enfants?
Et si comme moi on répond oui à ces 2 questions, il faut s'en poser une troisième :
-dans la situation actuelle, est-il possible d'atteindre ces objectifs?
Rédigé par: Emmanuel ISOPET | 28/10/2009 à 19h28
retour en force de l'occitan à Toulouse les 4 mots entendus dans le metro?
Rédigé par: sanmarti | 28/10/2009 à 21h25
http://tisseoc.free.fr/spip.php?article48
Rédigé par: JIRONI | 31/10/2009 à 17h15
@ Philippe Martel.
La discussion avec Palemard sur la liguistique et la politique me paraissait intéressant. Pourquoi n'y pas répondre ?
Merci.
Rédigé par: Crau | 03/11/2009 à 08h07
M.Robes, votre réaction à mon commentaire à l'article du 20/10/09 en appelle une autre. Oui, vous avez raison, le fait que l'occitan était la langue maternelle de mes grands-parents ne suffit pas à justifier des annonces bilingues dans le métro. J'aurais pu dire que nous sommes des milliers à parler cette langue, apprise ou non auprès de nos parents et qu'elle fait partie de notre patrimoine et que si personne ne l'emploie, c'est terminé et c'est certain qu'elle ne vous polluera plus les oreilles ni les yeux. En revanche, je vous assure qu'on peut aimer et défendre l'occitan et rejeter comme vous, le racisme et la violence politique. Comme vous, je condamne le terrorisme. Encore une fois, j'essaie simplement de dire qu'on peut se sentir français, aimer la langue française et l'occitan sans se transformer en indépendantiste violent. Il n'y a rien d'incompatible ni d'exclusif. Chaque fois que je peux, je tente de promouvoir le français face à l'anglais mais j'aime aussi l'occitan qui est la langue de mon petit pays. Quand je lis certains commentaires je m'étonne que l'on puisse s'écharper verbalement sur un tel sujet. On devrait plutôt s'amuser de l'ignorance qui a conduit à franciser les noms de lieux occitans. Pensez à notre rue et notre hôpital de Varsovie issus des "versa vin" du marché Saint-Cyprien ou pour en revenir à notre métro, à la station des trois cocus qui nous vient des trois "cocuts", des coucous occitans qui n'ont été cocufiés que par d'ignares commissions cadastrales. Tout cela n'est pas tragique et nous français, arrêtons de nous disputer pour si peu, un peu d'occitan dans la capitale de l'occitanie. Visca l'occitan e visca lo francés
Rédigé par: Tagarela | 06/11/2009 à 17h48