Berthier, le DRH nettoyeur fait un carton sur la web-TV
CULTURE D'ENTREPRISE. Bienvenue chez Global Incorporation, la multinationale dont Nicolas Berthier est le fringant directeur des Ressources humaines, le DRH (Voir la vidéo en fin de papier). Sa mission: licencier 1700 personnes dans la filiale française de cette entreprise qui fait de gros bénéfices.
Tandis que le nettoyeur terrorise le petit personnel, les chefs ont l'œil rivé sur les statistiques et les assistantes carburent aux antidépresseurs. Ça vous rappelle quelque chose? Certains en pleurent ou au pire se suicident.
"DRH", la web série toulousaine qui cartonne sur le site Dailymotion, a choisi d'en rire. «Attention», avertit le générique: toute ressemblance avec vous ou une personne de votre entourage ne peut être qu’une coïncidence.
Nicolas Berthier, nettoyeur coupeur de tête, directeur des Ressources humaines. Photo: DR
Alban Taravello, 25 ans, réalisateur et co scénariste de la cinquantaine d’épisodes s’est pourtant largement inspiré de sa propre expérience. Retour en 2004: diplômé d’un BTS en audiovisuel, Alban se rend à Paris pour un entretien d’embauche au siège de TF1. «J'ai embrouillé le directeur des ressources humaines en lui racontant que je regardais les programmes de la chaîne tous les jours», se souvient-il, le sourire en coin. Banco! Il est pris comme graphiste aux cartes météo du journal télévisé.
«Stagiaire à plein temps comme la plupart de ceux qui rentrent à la télé, dit-il. Forcément, l'ambiance s'en ressentait. Tout le monde se tirait dans les pattes pour se faire remarquer, surtout chez les journalistes.»
Du coté du management, la réalité vaut aussi son pesant de cacahuètes. «Il y avait les euphoriques permanents, shootés comme c’était pas permis et ceux atteints de réunionite toujours à la recherche de têtes à couper», raconte Alban. Pendant deux ans et malgré un salaire «au lance pierre», il en rigole. Avant de finir par en pleurer. Il «craque» lors du pot de départ de l’une des chefs de service. «Elle s'était absentée une demi heure dans les toilettes, raconte-t-il. Ses collègues ont immédiatement fait courir le bruit qu'elle s'y faisait sauter. En vérité, elle venait d'apprendre que son meilleur ami était mort. J'ai démissionné et je suis rentré à Toulouse.»
Alban et François Muller inventent alors le personnage de Nicolas Berthier et réalisent la première saison de "DRH". Avec une mise de 400 euros et une bande de copains bénévoles, techniciens et acteurs dans une troupe de théâtre amateur. Buzz sur la toile dés la mise en ligne. La seconde saison de la série est tournée dans le squat toulousain des Pavillons sauvages.
Début 2009, la crise «booste» le scénario. Dans l'histoire, la PME devient une multinationale. Avec les 6.000 euros payés par la boite de production montée entre-temps, Alban et son équipe louent des vrais bureaux. «C’est peu pour tourner 10 épisodes de 5 mn en extérieur. Mais c’est beaucoup quand tu n’as pas une tune, dit Alban. La région nous a refusé l’aide à la création. Pourtant, les acteurs et les techniciens sont d’ici et la série est diffusée gratuitement sur Télé Toulouse.»
La réalisation est impeccable, l’humour décapant. Avec une mention spéciale pour François Muller dans le rôle de l’infâme Nicolas Berthier appliquant «la dure loi du capitalisme». Résultat: la dernière rafale de «DRH» mise en ligne le 10 septembre a déjà été vue 200.000 fois et totalise plus d'un million de vues sur l'ensemble des trois saisons. Les fans se retrouvent sur le site de la série. Elle fait rire les jeunes qui démarrent dans l’entreprise à leur sortie d'études, raconte Alban. «Les vrais DRH apprécient aussi, ajoute-t-il, Même si quelques uns trouvent qu’on n’est pas assez trash par rapport à la réalité.»
J-M.E




Des Berthier comme ça, il y en a des tonnes en préparation à l'ESC ou à l'Arsenal. Les grandes écoles qui forment les p'tits cons ne manquent pas
Rédigé par: Lambert | 23/10/2009 à 11h10
A quand la série télé sur les salariés tirent-au-flanc ? Y en a toujours que pour les mêmes, c'est pas juste
Rédigé par: Victor nettoyeur | 23/10/2009 à 11h12
Pire que les DRH: les chefs de service! Venez donc voir dans mon hopital...
Rédigé par: Elsa Lariée | 23/10/2009 à 11h14
Pour Lambert : pas d'exagération, les ESC c'est comme partout, y a des cons, y a des moins cons, et y a aussi des gentils, tu vois ? Un peu comme sur les forums.
Rédigé par: JP | 23/10/2009 à 12h04
Cette série est géniale!
Merci Libé pour votre papier elle le mérite!
Rédigé par: incent B | 23/10/2009 à 12h40
@Victor nettoyeur : une série sur les salariés qui tirent au flanc ? Mais mon bon monsieur, vous avez déjà Public Sénat...
Rédigé par: maathieu | 23/10/2009 à 12h46
Pire que tout : les généralisations hâtives. Les conflits en tout genre ont de beaux jours devant eux.
Rédigé par: ThomR | 23/10/2009 à 12h56
A LAMBERT :
"Des Berthier comme ça, il y en a des tonnes en préparation à l'ESC ou à l'Arsenal. Les grandes écoles qui forment les p'tits cons ne manquent pas"
Jusuà preuve du contraire, les ESC ne préparent pas aux fonctions de la RH.
De plus, vos propos sont infamants à l'égard de ces milliers de jeunes qui s'engagent dans ces cursus.
Un ancien ptit con pour un ayatollah.
Rédigé par: thomine | 23/10/2009 à 13h03
@Victor nettoyeur : Syndicaliste corrompu, commercial alcoolique, secrétaire abrutie ou nympho, salarié lèche-cul ou branleur... Ça fait des années que c'est présenté à la TV, et ça s'appelle Camera Café.
Rédigé par: Kiky | 23/10/2009 à 13h09
L'intention est louable, mais c'est écrit et joué avec les pieds. Faites un effort les gars.
Rédigé par: antoine | 23/10/2009 à 13h45
> Pire que tout : les généralisations hâtives
Je peux pas blairer les gens qui font des généralisations hâtives. C'est tous des c(...ndlr). Sans exception.
Rédigé par: Roger | 23/10/2009 à 15h07
Sur télé toulouse ? Á quelle heure ?
Rédigé par: Voyeur | 23/10/2009 à 16h00
Et qu'en pense Léna Storm ?
Rédigé par: Fan | 23/10/2009 à 16h15
Une question : comment dénoncer un système sans l'incarner à travers ses agents ? Et qui est visé ? On ne pourrait donc pas critiquer l'Administration, par ex., sans caricaturer les fonctionnaires ?
Rédigé par: Alain | 23/10/2009 à 16h46
Tout à fait d'accord avec Antoine ! Je ne comprends pas l'engouement de Libé pour une série aussi médiocrement écrite et aussi mal jouée (l'acting théatral et le jeu caméra sont deux techniques différentes). On trouve de bien meilleures web séries sans chercher bien loin sur le net. Sans parler de The Office...
Rédigé par: nikov | 23/10/2009 à 17h16
Cet individu usurpe son titre, ce n'est pas le DRH mais le DVA (Directeur de la Variable d'Ajustement.
Rédigé par: canker | 23/10/2009 à 17h53
C'est mal joué, les répliques sont du niveau primaire, vraiment, le sujet mériterait mieux. Si engouement il y a, et non bulle médiatique, on peut dire que le succès tient uniquement à l'actualité, et à rien d'autre.
Rédigé par: TZ | 23/10/2009 à 18h06
@nikov : The Office est un MUST du genre, à 10000 pieds au dessus de DRH, on est bien d'accord.
Rédigé par: TZ | 23/10/2009 à 18h06
Bon, après avoir regardé 3 épisodes, je ne suis pas emballé : c'est surjoué, et surtout c'est rarement drôle.
Rédigé par: ThomR | 23/10/2009 à 23h24
A lire absolument cet article qui redonne de l'espoir.
http://deslettresdesmots.over-blog.com/
Bon courage aux travailleurs.
Rédigé par: Ourry | 24/10/2009 à 01h03
En même temps je ne crois pas que ce soit comparable réellement... non ?
The Office, série TV : plusieurs milliers d'euros de budget, du temps, des grosses équipes technique
DRH, websérie : apparement 6000 euros, donc sûrement moins de temps et d'équipe technique...
Bref, en tout cas moi je reste fan de la 1ère heure de cette série depuis la saison 1 ! Alors je suis peut-être pas objectif
Rédigé par: Bob Morane | 24/10/2009 à 01h39
Si les cons volaient, il y en aurait qui se battrait pour être chef d'escadrille !
Chez les DRH, il y a même des cons !
Rédigé par: Citoyen Lambda | 24/10/2009 à 03h40
Ce qui prouve bien que même des daubes ont leur chance sur Internet et / ou que les internautes sont des bœufs. Cette série est plus que moyenne, les dialogues sont mauvais, le jeu des acteurs n'arrange rien, la mise en scène est à revoir, le tournage est moyen....bref beaucoup de lignes pour quelque chose qui ne mériterait qu'un entrefilet en bas de page et uniquement pour la peine donnée
Rédigé par: CAL81 | 24/10/2009 à 07h52
ce type là et ses sbires, ce sont des charognards, des viandars, des je mange sur la misère des autres. dégoûtant. Beurk beurk !!!
Rédigé par: marie Champ dite alberte | 24/10/2009 à 17h52
Quelle deception apres avoir vu les commentaires de Libe, c est vraiment loin d etre un chef d'oeuvre.
Aucun realisme, aucune finesse. La seule qualite des acteurs est d avoir l accent toulousain. Essayez de vous ameliorer.
Rédigé par: Pascal | 25/10/2009 à 21h00