Conflit social dans les transports à Toulouse : deux morts
RÉACTUALISÉ À 20H00
SOCIÉTÉ. Entre le patron de la société toulousaine de transports Senges et le chauffeur livreur de 47 ans qui l'a abattu d'un coup de fusil de chasse ce vendredi matin à 7 heures, il n'y avait «pas de conflit» selon l'épouse de la victime.
Il y avait «conflit», assurent au contraire les collègues de travail du chauffeur livreur qui s'en était ouvert à eux la veille. «Eric qui a ramé toute sa vie professionnelle avait enfin l'occasion de souffler un peu, explique l'un d'eux. Le patron l'a lui a fait louper...»
Le procureur de la République Michel Valet admet lui-même que le «double homicide volontaire» de la zone de Fondeyre à Toulouse est bien «d'origine professionnelle».
Tous les différends professionnels ne se règlent pas à 7 heures du matin et à coups de fusil de chasse de calibre 12. «La vie sociale est en train de prendre une vilaine tournure», souffle un syndicaliste toulousain de la CFDT.
L'«auteur présumé de coups de feu» qui a tout de même tué son patron et le fils de son patron s'est laissé embarquer sans résistance aucune par la police. Laquelle police a aussi interpellé sa compagne qui l'avait amené en voiture jusque sur les lieux du forfait. Les deux sont à cette heure en garde-à-vue.
Avant de devenir salarié chez Senges, ce chauffeur livreur a lui-même été petit patron transporteur dans l'Ariège. Et c'est à cette même société Senges, entreprise sous traitante du transporteur UPS qu'il a dû céder son entreprise.
«Un travail de fou, décrivent les autres chauffeurs de cette gare routière de marchandise. Les sociétés de livraisons «travaillent ici au jour le jour et les chauffeurs sont payés au nombre de colis livrés, explique Gérard Garin, patron d'une société d'intérim de chauffeurs routiers. Dans le transport, c'est le boulot le plus dur. En général, les mecs tiennent un ou deux ans.»
Du coup, tous les chauffeurs livreurs de Fondeyre sont en fait candidats à l'embauche chez Tisséo, l'entreprise des transports publics toulousains qui offre 14 mois d'un salaire «correct», la garantie de l'emploi et des avantages sociaux, selon le secrétaire CFDT de la branche Tranports Samy Ouchehane.
Eric rêvait comme les autres de devenir chauffeur de bus chez Tisséo. Quand, la semaine dernière, le transporteur public l'a appelé pour lui signaler que sa candidature était retenue, Eric s'est précipité chez son patron pour lui signaler son départ. Lequel patron a refusé de le voir partir au motif qu'il devait encore travailler le temps du préavis légal.
Sauf que Tisséo «ne rappelle pas deux fois, reprend le secrétaire cédétiste des Transports. Soit tu te libères tout de suite, soit on t'oublie». L'obligation d'honorer son préavis signifiait pour Eric que le job lui échappait définitivement.
JME. et GLv.


Ce que craignaient certains spécialistes du monde du travail vient de se produire..... l'employé a retourné sa violence. Pour avoir vécu la violence dans mon métier de col blanc je ne suis pas triste de cette histoire...à force de se croire tout permis voilà ce qui arrive....Avec ce qui vient de se passer, c'est le deuxième cas en trés peu de temps, un cas vient d'être jugé récemment, j'ai l'impression que la peur va changer de camp dans les mois qui viennent ... et ça ça me réjouis... quand au sort de l'auteur j'espère la justice sera juste et clémente.
Rédigé par : TIWAY | 30/10/2009 à 19h47
Rien d'étonnant, vous avez voulu la France libérale avec son contingent habituel d'injustices et de mesquineries, voici le résultat. Beaucoup de patrons ne sont pas corrects et l'organisation du travail comme l'individualisation des mondes favorise ce type de conflits. Toujours plus ? Mais jusqu'à quand ? Licencié moi_même par l'un de ses patrons voyoux alors que j'étais cadre sur une chaîne de télévision, je n'ai pas retrouvé de travail depuis 5 ans. Le voyou a été promu. Des fois, on finit par se dire qu'il y a des moyens plus expéditifs de se faire respecter, hélas...
Rédigé par : HENRI | 30/10/2009 à 21h32
Un juste retour des choses mais un environnement professionnel qui broît et écrase.
C'est juste dommage d'en arriver là
Rédigé par : Karlakak | 30/10/2009 à 21h43
Bon, c'est un ancien patron qui tue le patron a qui il avait vendu son entreprise. Tiway, Karl dans le Kapital n'avait pas prévu cette variante de la lutte des classes entre exploiteur et ancien exploiteur. Alors évitons d'en faire des louches sur la crise sociale. Les deux morts sont morts pour rien (un préavis)et le tireur a foutu sa vie en l'air. Un massacre inutile.
Rédigé par : fabienne | 30/10/2009 à 21h58
C'est terrible tout de meme de voir que le patron est celui qui donne la norme (tu fais ton préavis!) meme lorsque on le quitte alors que ce qui est jeu c'est un choix de vie.
Celui qui ne se serait pas posé de question et serait parti chez l'autre employeur sans rien dire (le "sans scrupule") n'aurait pas essuyé l'humiliation de la contrainte et n'aurait pas tué deux personnes.
Et ce n'est pas les prud'hommes qui l'auraient forcé à revenir chez son ancien patron.....
C'est triste
Rédigé par : olivier | 30/10/2009 à 22h26
idem que le commentaire laissé par TIWAY
Rédigé par : abradje | 30/10/2009 à 22h31
Il y a une telle rancoeur entre ces patrons qui exploitent les employés jusqu'au dernière goutte et la violence que certaines catégories sociales subissent qu'il ne faut plus s'étonner de voir arriver des choses à de telles extrémités.La société est devenu très violente. Les prises d'otage ,les car jacking, les violences policières avec taser ou flash ball sont devenu monnaies courantes.
Sale temps pour l'humanité et ce n'est pas prêt de s'arranger avec la dégradation accélérée de notre environnent
Rédigé par : zérozaza | 30/10/2009 à 22h49
Cherchez The boss! L'affaire est grave. Silence Radio.
Rédigé par : Millwatts | 30/10/2009 à 22h54
la messagerie est soumise directement aux conséquences de "la concurrence libre et non faussée". Le schéma est classique une boite prend le monopole des contrats et soumet à ses employés un rythme de dingue et l'employeur affiche un mépris total sur les conditions de travail, "si t'es pas heureux tu te mets en arrêt maladie ou tu te casses". L'inspection du travail fait la sourde d'oreille et n'intervient jamais dans ces contextes, alors tant pis.J'ai 4 ans de messagerie derrière moi sur tout un département, le dernier employeur je ne le louperai pas non plus mais ce sera plus sophistiqué et plus discret...
Rédigé par : durand | 30/10/2009 à 23h07
TIWAY a raison sur le fait de "retourner la violence", mais clairement on n'est pas dans un cas de légitime défense, cet employeur ne menaçait pas directement son salarié ni sa famille. On est en présence d'un cas gravissime (2 morts) de pétage de plomb.
D'autres se suicident. C'est dramatique.
Ce n'est que du travail, de l'argent, on vaut chacun beaucoup mieux que çà, pas la peine de tuer qui que ce soit bordel!
Rédigé par : Marc S. | 30/10/2009 à 23h11
Justice clémente ! C'est vrai qu'il a juste tué deux personnes dont un enfant ou jeune homme qui n'était sans doute pas part au conflit ! On croit réver...
Rédigé par : Leonidas | 30/10/2009 à 23h28
Etat de démence au moment des faits. Le tireur fou doit suivre un traitement psychiatrique et se reconstruire. Il est réinsérable. Une psychanalyse sera nécessaire.
Une cellule d'écoute psychologique suivra la famille des deux victimes.
La prison n'est pas la solution. Le tireur doit beaucoup souffrir, être mal dans sa peau.
Rédigé par : paprika | 31/10/2009 à 00h26
Ce qui était à craindre est arrivé ; quand un individus n'a plus rien à perdre et qu'il n'a plus d'espoir donc, il peut soit se suicider, soit tuer ; ici c'est le second cas qui s'est produit, la bascule psychologique est allée cette fois ci dans ce sens, mais ne nous y trompons pas, il s'agit de la même chose : la détresse d'un homme qui a tout perdu, ou qui croit avoir tout perdu, c'est la même chose. Et ceux qui veulent condamner cet homme avec dureté, çà ne sert à rien, c'est une question de bon sens : finir en prison ne le changera pas, et ne dissuadera pas non plus les autres qui se trouvent dans cette situation ; la seule solution c'est prévenir, car je le répète encore, une fois l'individus convaincu qu'il n'y a plus d'espoir pour lui, c'est fini, plus rien n'a d'importance...
Rédigé par : jean-marc bloch | 31/10/2009 à 04h24
Mais vous êyes tous des malades mentaux, les PSEUDOS syndicalistes, vous justifiez qu'on tue un patron et son fils, suite à une démission, mais vous allez ou ?
Vous jugez des politiques et vous jugez la république, avec des principes comme ca, mais vous êtes a bannir de la société, donc au vue de vos réactions, moi patron et père d'un enfant, je vais me préparer a recevoir des gens comme vous, vous êtes des moins que rien, des sous hommes pour pouvoir justifier un tel geste,vous êtes pitoyables, vous ne méritez ni de bosser, ni d'être assistés par la société car vous n'adhérez pas aux principes de la république.
Quand aux modérateurs, vous servez à quoi ?
C'est quoi le respect de la vie humaine?
Pauvre société française.
Rédigé par : Philippe | 31/10/2009 à 07h35
Nous sommes là en plein dans les conséquences possibles de cette concurrence à vif dûe à une économie libérale++. Ce n'est que le début hélas d'une violence qui ne vas pas aller en se réduisant.
Le patronat sûr de son fait et de de plus en plus méprisant et arrogant, on l'invite à l'être d'ailleurs, va bientôt lui aussi venir au travail avec la peur au ventre. La peur que l'on génère se retourne parfois, et ce cas en est un exemple patent, vers celui l'a générée...La peur risque bientôt de changer de camp. Sans vouloir la légitimer, ce serait contraire à ma pensée, cet exemple de tuerie ne m'étonne pas du tout. Certains personnes qui ne s'expriment pas ou que l'on empêchent de s'exprimmer, et bien s'expriment autrement hélas. Tout le monde a une sensibilité et un seuil de tolérance à la non-tolérance.
Rédigé par : tuncer | 31/10/2009 à 08h54
C'est la conséquence d'un long processus, qui a commencé sous Mitterrand, et qui a consisté, à défaut de pouvoir améliorer la vie de tous les travailleurs comme promis, à préserver le secteur public de tous les aléas économiques, laissé au secteur privé, chargé d'en porter seul le poids. Les syndicats ont fini de creuser le fossé ensuite, et les emplois publics sont devenus la nouvelle mine d'or des travailleurs, chacun cherchant à accéder au filon, par tous les moyens s'il le faut.
C'est sans doute là l'échec le plus cuisant des socialistes, qui n'auront fait que créer une nouvelle classe de privilégiés (la plupart issue de leurs rangs), au détriment du reste de la population.
Rédigé par : thierry moreau | 31/10/2009 à 08h56
ça me semble plus sain que de se suicider...et ça, ça inquiètera plus.
A méditer chez Orange et les autres...
Rédigé par : Cath | 31/10/2009 à 08h58
Euh, excusez-moi : le fonds du problème, si j'ai lu l'article, c'est que le salarié voulait s'affranchir du délai légal de préavis.
En clair, ne pas le respecter; Et si le dirigeant agissait de même pour éviter un lienciement : deux coups de 12 dans le salarié ??!!
Rédigé par : H2 | 31/10/2009 à 09h48
Le contrat de travail de ce monsieur prévoyait un préavis, son employeur était dans son droit. Je connais très bien le milieu de la livraison de colis, c'est un secteur extrêmement difficile, avec des TPME très fragiles et des employés peu protégés. Le patron fait souvent lui-même des livraisons et ne peut pas se séparer d'un chauffeur du jour au lendemain au risque de perdre ses clients.
Il est déplorable de voir que seul Libé (toulouse et national) appelle cela un meurtre "social". Vous jouez avec des forces qui vous dépassent, dans vos petits bureaux feutrés. Les commentaires aigris de pseudo syndicalistes déconnectés n'élèvent vraiment pas le niveau. Justifier même a demi-mots un double meurtre, c'est de la bêtise pure. Bravo...
Rédigé par : Vivi | 31/10/2009 à 10h24
Je travaille a Coliposte. 3 types de contrats : fonctionnaire, cdi et sous traitant. une vrai jungle liberale ou nous sommes tous soumis a la meme pression du chiffre pour rentabiliser un max le cout de chaque colis envoyer. prendre toujours plus de colis pour les fonctionnaires et les cdi et ils ne te paient pas tes heures sups. mais si tu fais tes horaires on te cherche des noises pour monter contre toi un dossier disciplinaire et te virer. les sous traitant sont payes au colis livre. colis dans les jardins, laisses sur les boites dans les halls d'immeubles ... tel est la qualite de service tant vantee par coliposte. le matin, on se croirai a la frontiere entre le texas et les usa. des gars qui attendent du travail et qui repartent chez eux s'il n'y en a pas. du travail au jour le jour, le kif pour un donneur d'ordre comme la poste. une catastrophe pour les petits patrons sous traitant. quand aux managers, (...). le nombre d'arret explose et les gars on des tetes de depressifs. tout ca pour 1100 euros par mois. (...). notre reve a tous est d'integrer la RATP. (...)
EXTRAITS
Rédigé par : postman | 31/10/2009 à 10h33
Blah blah blah, c'est de la faute de l'économie ultralibérale. C'est bien gentil mais le préavis légal avant de démissionner ou de licencier, ce n'est pas des libéraux qui auraient imposé ça, c'est une « haute lutte syndicale pour protéger l'emploi des travailleurs ».
Rédigé par : Bob | 31/10/2009 à 10h35
Entièrement d' accord avec Philippe.
Pas un mot de compassion de la part de certains commentateurs pour les victimes et leurs proches.
Encore un exemple flagrant d’inversion des valeurs.Si un type leur a tiré dessus et bien c’était un peu leur faute! Non?
C' est à croire que l’on devrait réintroduire la peine de mort pour les patrons qui oseraient demander à leurs employés de respecter leurs obligations prévues par le code du travail…
Dans l’univers de certains, les riches donc les patrons sont toujours les pires des salopards. Tandis que le pauvre, l’exclu, l’opprimé, le salarié est une éternelle victime.
Il est vrai qu' en 27 années de travail salarié je n' ai jamais rencontré de collègue intéressé par l' argent,âpre au gain, égoïste. Ni même fainéant,dissimulateur,médisant, jaloux,envieux, bête, méchant,colérique, ect…
Rédigé par : sweet jane | 31/10/2009 à 10h52
On assiste, à l'émergence de deux mondes: celui du secteur public ou semi-public(très protégé, avec à sa tête EDF/GDF)et celui du secteur privé hyper concurrentiel qui soumet son personnel à des contraintes horaires et de rentabilité intenables.
Rédigé par : luttedesclasses | 31/10/2009 à 11h05
Avant on s'adressait au syndicat, maintenant il n'y en a plus, on s'adresse directement au patron. Le rôle de modérateur du syndicat n'existe plus. En voilà le triste résultat.
Rédigé par : maurice | 31/10/2009 à 11h16
"Il n'y a pas de méchant système, il n'y a qu'une somme d'individuelles lâchetés" comme dirait l'Autre...
Rédigé par : L'adage | 31/10/2009 à 11h53
Philippe le facho, là... ignominie outrancière d'un bennet!!! Patron, visiblement tous les mêmes... ne t'en fait pas petit homme avec une telle attitude, toi aussi, tu auras, tôt ou tard... droit à ta petite baballe...
Rédigé par : snif | 31/10/2009 à 11h55
Double homicide social, c'est un peu comme économie sociale de marché, il y a social dedans, donc c'est forcément positif. C'est vraiment prendre vos lecteurs pour des cons, ou comment légitimer le meurtre par simple bien-pensance. A ceux qui n'ont pas le cerveau complètement lessivé par cette propagande, si vous vous en tenez aux faits, vous réaliserez qu'en guise de conflit, l'employeur exigeait que le tueur obéisse à la loi.
Rédigé par : bullshit | 31/10/2009 à 11h58
Comment peut-on demander une justice "CLEMENTE" pour quelqu'un qui ôte la vie de deux personnes ? Comment peut-on dire que tuer est "SAIN" ? Comment peut-on croire que la peur va changer de camp quand on sait la pression qui pèse aussi sur bien des patrons dans ce système qui broie TOUS les hommes ? Sur quelle planète vivent les lecteurs de Libé ? Ce drame signe tout bêtement la mort physique de deux hommes, la mort sociale d'un autre et sème sans doute la mort psychique dans les familles...
Rédigé par : FREDFROMFRANCE | 31/10/2009 à 12h04
en quoi ce patron est-il coupable ?
il a une boite à faire tourner, la loi en France prévoit que tout salarié donne sa démission et fasse le préavis prévu par son contrat de travail
les amalgames qui sont ici faits m'effraient
Rédigé par : jm | 31/10/2009 à 12h18
Quand il n'y a plus rien a perdre il reste le sacrifice. Au début la violence est retournée contre soi (suicides dans les entreprises). Ensuite le conflit se règle "d'homme à homme", comme dans ce cas qui n'est pas le premier. Viendra bientôt, je pense une violence du type attentat suicide dans les entreprises. Un cadre pete les plombs, vient au staff de direction et fait péter sa ceinture d'explosif. Encore quelques mois mais cela devrait se produire comme cela s'est produit dans les relations internationales.
Responsabilités ? La société occidentale pas seulement le libéralisme mais tout le rêve de fric qui nous englue chaque jour un peu plus. Les syndicats ne représentent plus qu'eux mêmes, les politiques leur propre intérêt personnel, les écartés de la vie (cela comprend les ouvriers) n'ont plus personne pour les défendre si ce n'est l'ensemble des formes de charités modernes et moins modernes et si ce n'est eux. Le désespoir dans lequel nous conduit le cynisme de la société qu'on a fabriquée nous assassinera au coin de la rue, a mon poste de travail.
Rédigé par : Jean Pierre | 31/10/2009 à 12h31
Croire que notre liberté dépend d'un patron
c'est malheuresement être déjà enchainé à une terrible croyance: La CROYANCE d'être "ésclave"!...La liberté est un droit de naissance et nous pouvons agir en toute liberté pour vivre la vie que nous souhaitons...sans démander la permission à un patron!en nous donnans l'autorisation nous même de vivre selon nos vraies valeurs, celles qui respectent notre dignité et celle de l'autre.
Dommage pour ces vies gachées,les tués et le tueur sont encore enchainés ensemble!
Que leur sacrifice nous serve à faire un meilleur choix dans le futur!
N'attendons pas d'être au bout de nos forces pour faire le choix qui va nous rendre notre dignité.A force d'accepter des compromis dans notre vie on devient violent envers soi même et du coup aussi envers le monde extérieur.Nous agissons d'ailleurs avec cette même violence dans notre relation avec la Nature.Quelle est la peur fondamentale qui nous empeche la liberté?Réveillons nous avant que cela soit trop tard...j'ai le sentiment que toute violence n'emmène que de la violence, et qu'il y a un autre chemin pour le changement, amis on a à le créer...Cela n'empeche pas de devoir exprimer parfois une saine colère...Mais la vie...La vie est si précieuse, prenons en soin, pour nous, nos enfants, le futur même de notre Planète.
Rédigé par : Filomena | 31/10/2009 à 12h49
Que lit-on comme commentaires ? "Un juste retour des choses mais un environnement professionnel qui broît et écrase." ou encore "Rien d'étonnant, vous avez voulu la France libérale avec son contingent habituel d'injustices et de mesquineries".
Il faut être singulièrement dérangé pour imputer au libéralisme ce qui vient de se produire. L'existence d'un préavis est une conquête syndicale, DE GAUCHE donc. Cela permettait au salarié de ne pas se retrouver à la porte du jour au lendemain. Les mêmes qui hurlent au patron exploiteur hurleraient encore plus fort si le salarié s'était fait mettre de hors du jour au lendemain sans préavis. Cet employeur ne s'est pas, à première vue, comporté illégalement. Qu'il n'ait pas fait preuve de discernement dans l'application de la loi, c'est autre chose. Mais de là à y voir la main du capitalisme, faut quand même faire preuve d'intelligence.
Il y a quand même chez certain une tendance à justifier le "meurtre de classe" qui confirme à l'hystérie voire au terrorisme.
Rédigé par : Ben | 31/10/2009 à 12h54
Je suis un ancien patron,d'une PME avec 250 employés dont une majorité de commerciaux .
Il y a un code du travail et des règles de démissions,préavis etc ...je n'ai jamais fait faire un préavis a un employé qui ne le voulait pas . Son attitude était déjà en dehors de l'entreprise .
Le dialogue social n'est pas une utopie ....
Rédigé par : JOHN | 31/10/2009 à 13h13
Une période de préavis peut être effectuée ou non (et payé dans tous les cas), c'est la loi.
Ce n'est pas parce que le salarié demande à ne pas effectuer son préavis qu'il ne respecte pas la loi. Effectivement si les petits patrons autoritaires ne le savent pas et pensent qu'eux seuls ont des droits et les autres uniquement des devoirs…
La durée de préavis est négociable entre salarié et employeur. Dans le cadre d'une démission pour un autre emploi, généralement les préavis sont raccourcis ou non effectués. ça découle du simple bon sens et de rapports de bonne intelligence.
Quant au son fils du patron (et non son "enfant" comme un crétin l'a écrit dans les commentaires), Que faisait il sur le quai de débarquement de l'entreprise ? Le fils travaillait dans l'entreprise, visiblement comme faisant partie de la direction. Il y avait eu altercation à trois la veille entre le salarié et "ses employeurs" d'après différents témoignages relatés dans la presse.
Là encore certains extrapolent les faits et veulent y voir la mort d'un enfant en plus…
De toute façon vu le mépris affiché envers les salariés dans beaucoup de sociétés (voir la réaction du petit patron plus haut), il ne faut pas s'étonner de ce genre de drame. En France on veut faire trimer les gens pour rien, les presser comme des citrons, en révant d'une main d'œuvre à la chinoise. Sauf qu'en Chine, des patrons voyoux ont été découpés en lanières ou brulés par leur salariés lors des derniers licenciements.
Il faut savoir ce que l'on veut et il faut assumer ses choix !
Rédigé par : zompti | 31/10/2009 à 13h13
Tuer deux êtres humains parce qu'on ne veut pas respecter le délai légal de préavis (pour info dans le cas d'un licenciement le patron est tenu de respecter lui aussi un préavis), alors même que l'on a retrouvé un emploi tient plus du cas de pathologie grave que du conflit social. Si la justice remplit son rôle ce type ira en taule ou en asile psychiatrique.
Un peu de compassion et de bon sens feraient prendre la mesure juste de cette affreuse histoire : la mort de deux individus innocents, paix à leurs âmes. Ce crime n'est pas justifiable ni défendable.
Un peu d'humanité que diable !
Rédigé par : derty | 31/10/2009 à 13h35
Nous sommes en face de deux problème.
Le problème de ce meurtre, lié aux conditions d'emploi épouvantables dans ce secteur (pour les petits patrons comme pour les salariés).
Le problème de cet article de presse, qui se nourrit de la tradition française de justification politique du meurtre (de la guillotine de la Terreur aux exécutions de la Libération).
Le premier problème est entre les mains de la loi. Qui règlera le second problème ?
Rédigé par : Meurtre | 31/10/2009 à 14h09
Prendre la vie d'une personne est inadmissible. Quand je lis certaines réactions je ne comprends pas qu'on puisse demander à la justice d'être clémente.
On est dans un état libéral certes, mais qu'on arrête de toujours dire que c'est la faute de l'entreprise.
Rédigé par : Jacques | 31/10/2009 à 15h00
Enorme l'article et les réactions. Comme quoi la majorité des français sont complètement lobotomisés par le message rabattu par les politiques et les médias que les "patrons" c'est le mal.
Le pré avis est valable dans les 2 sens. Vous réagiriez comment si votre patron vous licenciait sans pré avis ? J'ai comme dans l'idée que vous ne seriez pas super heureux. Et bien là c'est pareil mais dans l'autre sens. La vérité c'est que vous avez un double standard, les "patrons" ce sont des pourris forcément coupables et les "salariés" ce sont des gentils.
Arrêtez l'hypocrisie et mettez vous à la place des autres avant de les condamner (à mort!).
Pour en revenir à cette histoire, si cette opportunité était si incroyable le fou furieux n'avait tout simplement qu'à signer avec sa nouvelle boite et déserter l'ancienne. Au pire il était attaqué par son ex patron et payait des dédommagements (ce qui est normal).
Rédigé par : Simon | 31/10/2009 à 15h32
La recherche effrénée du profit comme but unique, la poursuite de l'argent comme seule fin, le déni absolu de l'humanité des employés vus comme serviables et corvéables à merci, tout cela déshumanise patrons et travailleurs. La déshumanisation ne conduit qu'à des pathologies, à la folie. Résultats: suicides, assassinats, familles et vies brisées. A quoi désormais sert tout cet argent à ce patron et sa famille? Ce monde libéraliste est anti humain, pro fric, sans aucune valeur morale. Combien d'autres drames à venir?
Rédigé par : Dixieland | 31/10/2009 à 15h57
Je ne suis pas surprise, je savais que ça arriverait un jour, je pense que ce n'est que le début d'une longue série, à force de déshumaniser l'entreprise il ne faut pas s'étonner que les robots explosent
Rédigé par : Emmanuelle | 31/10/2009 à 16h21
Quel conflit social svp ? Le code du travail et les conventions collectives prévoient une période de préavis lors de la démission d'un salarié .
Le titre aurait pu être : un salarié refuse de respecter son contrat de travail : 2 morts .
Maintenant il y avait plus simple : il se faisait embaucher et commençait chez son nouvel employeur .
Son ancien employeur (le mort ) pouvait l'assigner aux prud'hommes mais l'aurait il fait ? Probablement non .
Au fait le fils , celui qui n'est pas patron , pourquoi il l'a assassiné ? (...)
EXTRAITS
Rédigé par : christophe | 31/10/2009 à 17h23
C'est un drame où personne n'est réellement coupable mais soumis aux pressions libérales. La haine entre le petit patron et le chauffeur est le produit de cette dictature libérale qui a probablement fait plus de mort que le communisme. Si seulement ils avaient été solidaire, malheureusement le libéralisme prône l'individu égoïste et la compétition.
Rédigé par : plocrus | 31/10/2009 à 17h29
Pour reprendre les paroles de FREDFROMFRANCE Un patron a des droit de la meme maniere qu'un employé. Exiger d'un de ces employe de rester j'usque a la fin de la duree du preavis est tout a fait normal. Le probleme ne vien pas du patron ou de l'employe, le probleme reside dans le: "Dans le transport, c'est le boulot le plus dur. En général, les mecs tiennent un ou deux ans." Sur fond de crise actuelle ou tout le monde se demende si ses plans d'avenir on encore une chance d'exister ca suffit pour creer des situations explosives.. On en verra d'autres pendant encore un certain temps dans toutes sortes de corps de metier.
Le point positif c'est que cela va ramener le bien etre salarial dans le debat et la pensee collective.. Finalement la crise a peut etre du bon !
Rédigé par : guivag | 31/10/2009 à 19h11
Rien à voir avec l'économie libérale, ce n'est pas le cas en France. Le poids de l'Etat est l'un des plus importants des pays occidentaux. Il n'y a aucune liberté dans ce pays.
Blah blah blah, c'est de la faute de l'économie ultralibérale. C'est bien gentil mais le préavis légal avant de démissionner ou de licencier, ce n'est pas des libéraux qui auraient imposé ça, c'est une « haute lutte syndicale pour protéger l'emploi des travailleurs ».
-> +1
Rédigé par : Charles L | 31/10/2009 à 19h42
Vous en rêviez ? La france l'a fait.
Rédigé par : tramouais | 31/10/2009 à 19h49
Les fasciste de gauche qui légitime ce genre d'actions criminelles devront un jour rendre des comptes.
Rédigé par : Grrr | 31/10/2009 à 20h16
plocrus<
> C'est un drame où personne n'est
> réellement coupable mais soumis aux
> pressions libérales. La haine entre le
> petit patron et le chauffeur est le
> produit de cette dictature libérale qui a
> probablement fait plus de mort que le
> communisme. Si seulement ils avaient été
> solidaire, malheureusement le libéralisme
> prône l'individu égoïste et la
> compétition.
Dictature libérale c'est une oxymore. Faut-il rappeler que le libéralisme s'est développé en opposition au monarchisme de droit divin en France ?
Vous avez raison sur un point, le libéralisme est une doctrine politique où l'individu est au centre (l'individu prévaut sur le groupe), mais également sur le respect du droit et d'une certaine éthique.
En l'occurrence soit le salarié était assujetti au droit du travail qui impose un préavis en cas de démission (ce qui n'est pas libéral puisque la force de l'état est utilisé pour contraindre l'individu), soit ce salarié avait signé un contrat dans lequel il s'engageait à donner un préavis en cas de démission.
En aucun cas cette situation n'était désespérée, car ce contrat ou cette loi n'empêchait le dialogue. Celui-ci a apparemment eût lieu en des termes houleux la veille, on en déduit donc que le patron avait besoin de cet homme et qu'il ne pouvait se permettre que ce salarié parte du jour au lendemain, je suppose qu'il n'aurait pas eu le temps de retrouver un autre salarié compétent en très peu de temps ou que les plannings étaient chargés. Néanmoins cela ne justifiait pas le coup de folie du salarié, il aurait pu en effet ne pas respecter les termes de son contrat, signer chez son nouvel employeur, et faire face à la procédure engagée par son patron contre lui ou en payant les indemnités prévues par le contrat.
Bref un gâchis évitable. Il est par ailleurs inquiétant de lire une justification à ce crime dans les commentaires, le peu de moralité dont certains font preuve ici en dit long sur la mentalité fascisante qui règne dans ce pays.
Rédigé par : Bob | 31/10/2009 à 21h12
Ceux qui ont fait des commentaires (à vomir au passage) donnant raison à l'auteur des coups de feu (...) feraient bien de se calmer, car l'appel à la violence est punie dans ce pays. Comment réagiraient-elles le jour où cela leur arriverait ? En attendant, celui qui a tiré (...) aura j'espère une peine exemplaire pour ses crimes. La fin ne justifie jamais les moyens.
Ceci dit, j'ai un jour quitté mon emploi car j'avais trouvé autre chose. J'ai juste prévenu mon chef que je me cassais et je n'a eu aucun problème avec le responsable d'agence : il m'a juste envoyé un courrier de constat d'absence sur mon poste. J'ai ensuite fait une lettre de démission et ça s'est arrêté là.
(EXTRAITS)
Rédigé par : Sigurd | 31/10/2009 à 23h20
Pourquoi un patron s'accrocherait-il à un employé qui n'a qu'une idée: partir au plus vite. Forcer à travailler une personne dans un tel état d'esprit, comme l'a écrit un ancien patron, est peu intelligent. La productivité d'un tel employé risque d'être plus négative qu'autre chose. Y avait-il autre chose?
Il y a des individus qui jouissent d'exercer leur pouvoir simplement pour montrer qu'ils sont les chefs. Leur autorité est leur identité; ils existent pour opprimer. Ils veulent faire des exemples de tous ceux qui les entourent. Ils briment avec plaisir, ils écrasent avec joie, ils tourmentent pour prouver qu'ils le peuvent avec impunité. Le seul mot qu'ils connaissent c'est "non". J'ai bossé 2 ans sous une telle ordure. On tremble, on les méprise, on les hait; ils ruinent vos heures de liberté, vos weekends, tant ils vous gardent dans l'angoisse. Ce pitoyable tyran, pauvre caricature d'être humain, fut finalement renvoyé mais avec un bonus qui était l'équivalent d'un an de salaire. Personne ne l'a regretté (...) C'est dans l'ordre des chose de la Justice Immanente: Qui sème le malheur et la haine récolte l'horreur.
Rédigé par : Dixieland | 01/11/2009 à 00h00
Certains s'indignent que l'on puisse s'indigner qu'un patron refuse de dispenser un salarié de son préavis en prenant le cas inverse : le patron licencie sans préavis. deux choses :
- entre un préavis d'un mois et rien, il y avait peut-être la place pour quelques jours voire une semaine. Suffisamment pour trouver un remplaçant sachant l'état du marché de l'emploi. Et puis si le salarié partant tombe malade, il faut bien le remplacer au pied levé !
- si un salarié est licencié sans préavis, le préjudice n'est pas tout à fait comparable en raison là encore de l'état du marché de l'emploi.
Rédigé par : Pascal | 01/11/2009 à 20h13
je connais cette bien cette entreprise et ses salariés.
il n'y a aucune pression exercée par les patrons sur les employés.
les salariés disent tous que Benoit et Alain SENGES étaient de très bon patrons, il traitaient bien leurs employés et se souciaient de leur bien être.
il ne faut surtout pas faire d'amalgame !!!!
Rédigé par : nicolas | 02/11/2009 à 09h29
Bonjour à tous,
"C'est quoi le respect de la vie humaine?
Pauvre société française.
Rédigé par: Philippe | 31/10/2009 à 07h35 "
Pauvre con
Rédigé par : cyberfurax | 02/11/2009 à 20h02
"Pauvre con
Rédigé par: cyberfurax | 02/11/2009 à 20h02 "
Tu pourras aller dire cela à l'abruti qui a tiré sur la gâchette et qui par son acte risque de faire perdre leur emploi aux salariés de cette entreprise si personne n'en reprend la direction.
Rédigé par : Sigurd | 03/11/2009 à 20h59
Malheureusement, quand les mots echouent....
Ce qui est triste c'est qu'il semble que ce soit souvent le seul possible encore ouvert aux Hommes.
Rédigé par : moi meme | 05/11/2009 à 10h56
FABIENNE : "Bon, c'est un ancien patron qui tue le patron a qui il avait vendu son entreprise. Tiway, Karl dans le Kapital n'avait pas prévu cette variante de la lutte des classes entre exploiteur et ancien exploiteur. (...)"
bravo pour ce magnifique raccourci.
Un patron est-il forcement un exploiteur ? L'imprimeur en bas de chez toi est artisan, c'est à dire patron ; qui exploite-t-il ? Il est son unique salarié!
On peut être artisan transporteur et n'avoir jamais exploité que sa propre carcasse de patron avant d'avoir croulé sous les heures de boulot, sous les charges et les aberrations administratives.
T'es-tu déjà frottée à ce monde-là avant d'en faire une caricature ?
je ne le crois pas...
Rédigé par : a.nonyme | 05/11/2009 à 20h21
@H2
Malheureusemnt, certains employeurs ne respectent plus aucun délai ou obligation quand ils veulent licencier. Vous pouvez être licenciés pendant votre congé maladie, dans la semaine qui suit la lettre de notification de licenciement, sans entretien préalable ... bref, ils font ce qu'ils veulent et en usent et abusent.
De plus, ils vous obligent a faire des heures supplémentaires sans payer ni en heures normales ni en heures suppl, vous mettent sous pression pour travailler de plus en plus vite, paient de plus en plus mal...
Ce que j'écris, ce n'est pas du "lu ou entendu quelque part" mais c'est de vu et véçu.
Heureusement qu'ils ne pointent pas encore le fusil sur leurs salariés mais psychologiquement, ça peut être être comparés à cela dans certains cas.
Rédigé par : Ella | 19/11/2009 à 01h32
Sans vouloir jetter un pavé dans la marre, il y a une erreur dans l'article. Je connais des personnes qui travaille à TISSEO. Ils ont communiqué. JAMAIS LE CHAUFFEUR LIVREUR PRESUME MEURTRIER N'ETAIT EN COURS D'EMBAUCHE !!!! IL N'A JAMAIS ETE RECU EN ENTRETIEN !!!
Rédigé par : Alain | 23/11/2009 à 22h32
Dans ces circonstances, il ne s'agissait pas d'une position employeur-employé, c'est une entreprise familiale ou les frontières entre employeurs et employés existent peu, le tutoiement était de mise.Ce meurtre est aussi d'ordre affectif(charge affective).D'autre part il ne serait pas étonnant que l'employé soit aux aboies concernant des difficultés économiques, ce qui serait un facteur aggravant, c'est le procès qui nous le révélera peut-être....
D'autres part ce n'est pas une question de contrat de travail, mais une question de relation. Ce n'est pas rare de voir un employeur trouver un arrangement concernant un préavis. Aujourd'hui ce qui est grave c'est que tous le monde s'en remet à la loi,personne ne veut prendre de responsabilités, alors qu'il suffit de s'entendre entre personnes soucieuses d'autrui.Un employé comme un patron se sont des êtres humains pas des produits....Lisez Durkheim ça peut servir.
Tout ce qu'on peut retenir, c'est que deux familles sont victimes d'un drame à la fois psychologique et sociologique...
Lancaster
Rédigé par : Lancaster | 22/02/2011 à 12h23