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    SANTE. Selon le dernier bulletin du réseau Sentinelles-Inserm Midi-Pyrénées a été la région française la plus touchée par l’épidémie de gastro-entérite avec 522 cas pour 100 000 habitants. La maladie devrait rester constante cette semaine. L’âge médian des personnes touchées est de 22 ans
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Le kiosque à musiques

20/10/2009

Régionales en vue, les politiques raniment la Langue d'Oc

SOCIÉTÉ. Les stations du métro toulousain égrenées en occitan, le président de Région Martin Malvy se faisant un devoir d'accueillir en son palais les élèves occitanophones du secondaire, le porte-parole de la liste Europe-Écologie aux prochaines régionales Gérard Onesta qui déplore le refus de la France de ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires...

La droite régionale n'est surtout pas la première à se manifester sur le sujet. Elle est pourtant passablement moins jacobine et centralisatrice qu'elle n'a pu l'être il y a 40 ans à la fin du gaullisme, lorsque le mouvement occitaniste a émergé.

Le rendez-vous de Carcassonne, ce samedi 24 octobre, pour la manifestation bisannuelle en faveur de la langue occitane aura à tous les coups quelque écho sur les tréteaux politiques.

Cet empressement supposé vers la Langue d'Oc serait en passe de devenir une «lame de fond citoyenne» selon Gérard Onesta. Lequel voit dans son parler un «jalon sur la longue élaboration du contre modèle au nivellement par le bas imposé par la globalisation culturelle». Tout un programme politique. Reste que comme sujet de société, l'Occitan ne fait pas l'unanimité.

L'Occitan irrite ainsi encore quelques oreilles. Dans le métro, il ne pourrait ainsi que «faire fuir les touristes». Cette langue «que plus personne ne parle» appartiendrait plus au «domaine du folklore» qu'à celui des «langues vivantes»: les commentaires sont abrupts.

Gérard Onesta qui a défendu l'usage du Catalan, du Basque ou du Gallois au parlement Européen rapporte que la classe politique est elle-même incertaine. Il dit connaître des élus qui «joueront des coudes pour apparaître en tête de cortège à Carcassonne» et qui font pourtant savoir leurs réticences en privé. «On ne ranime pas une langue morte», nous confie en effet l'un de ces élus.

En tout cas et à six mois des élections régionales, le débat ne peut plus être évacué.

Europe Écologie a embauché quelques éminents membres du tout petit Partit Occitan (POC) sur sa liste midi-pyrénéenne. Gérard Onesta parle du coup de ce rendez-vous de Carcassonne comme d'une «manifestation de l'Occitanie profonde et plurielle». Aquo rai, disait l'autre en occitan: ça ne mange pas de pain.

GLv.

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Commentaires

Je suis Toulousain pur jus et donc Français, de langue française. Cette obession occitane d'une petite clique de dandys gauchistes, qui ne date pas d'hier, de dé-franciser la région pour la ré-ocitaniser est répugnante. Elle cache dans les discours non seulement un acharnement à considérer tout ce qui est venu du nord donc de la France comme mauvais, mais en plus une volonté d'ancrer notre région dans une sorte de civilisation méditerranéenne dont on sent qu'il démange aux occitanistes qu'elle soit particulièrement proche des maghrébins et favorable à l'islam.

Cette sorte d'arrachement forcé de mon identité française et toulousaine, est insupportable. Elle est le résultat, dans un moment de rare faiblesse de la France, d'une revanche historique 8 siècles plus tard d'une petite clique de gens haineux. Qui ont en plus le toupet de reprendre le flambeau du catharisme, alors que l'histoire occitane avant comme après la bataille de Muret est entièrement coulée dans le moule catholique.

D'où vient la prétendue acceptation de l'occitan par les Toulousains, Je ne suis pas un cas à part,et je peux vous dire que de très nombreuses personnes, notamment issues de la gauche,sont agacées par les annonces vocales de Tisseo. La gauche n'a rien a gagner à s'allier avec le lobby occitan, elle ne gagnera pas des voix, au contraire. La vague verte s'explique par une prise de conscience des enjeux planétaires, non par le copinage avec des nostalgiques d'une ruralité fantasmée.
Faut-il réveiller les vieux démons girondins du fédéralisme, alors de droite? Les risques ne sont pas grands mais Toulouse restera encore un village dans un désert culturel.

Bravo Olivier!
Ils veulent tuer une seconde fois Simon de Montfort...

GLV rappelle que la présence du français est ancienne à Toulouse. Elle a suivi de peu l'annexion à la Couronne de France, mais elle n'a concerné d'abord que quelques élites. Notons qu'il n'y a aucune raison d'associer loyauté à la couronne ou à la République et choix de langue. Le roi de France le premier a reconnu que ses sujets du sud (loyaux: ils ont financé la guerre de cent ans) parlaient une autre langue. Lingua occitana et non pas lingua gallica. A Toulouse (j'y vis) je lis et j'entends beaucoup de français. Pas mal d'anglais aussi jusque dans les ascenseurs de mon université. Et enfin un mot d'occitan dans le métro. Comment cette humble et discrète présence (qui sûrement attirera bien plus les touristes qu'elle ne les fera fuir)pourrait-elle annoncer l'éradication islamisante qui nous est annoncée dans une envolée pleine de fantasmes?
Deux dernier points pour rassurer GLV : les comtes de Toulouse étaient d'excellents catholiques comme le roi d'Aragon mort à Murèth. Après la manifestation de samedi 24 à Carcassonne, il y aura une messe en occitan (à 18 h il y sera bienvenu) et un culte protestant en occitan le lendemain (s'il préfère).
Adieu-siatz e visca Tolosa e son mètro!


Olivier rappelle que la présence du français est ancienne à Toulouse. Elle a suivi de peu l'annexion à la Couronne de France, mais elle n'a concerné d'abord que quelques élites. Notons qu'il n'y a aucune raison d'associer loyauté à la couronne ou à la République et choix de langue. Le roi de France le premier a reconnu que ses sujets du sud (loyaux: ils ont financé la guerre de cent ans) parlaient une autre langue. Lingua occitana et non pas lingua gallica. A Toulouse (j'y vis) je lis et j'entends beaucoup de français. Pas mal d'anglais aussi jusque dans les ascenseurs de mon université. Et enfin un mot d'occitan dans le métro. Comment cette humble et discrète présence (qui sûrement attirera bien plus les touristes qu'elle ne les fera fuir)pourrait-elle annoncer l'éradication islamisante qui nous est annoncée dans une envolée pleine de fantasmes?
Deux dernier points pour rassurer GLV : les comtes de Toulouse étaient d'excellents catholiques comme le roi d'Aragon mort à Murèth. Après la manifestation de samedi 24 à Carcassonne, il y aura une messe en occitan (à 18 h il y sera bienvenu) et un culte protestant en occitan le lendemain (s'il préfère).
Adieu-siatz e visca Tolosa e son mètro!

Le sieur Olivier prefère sans doute entendre parler arabe dans le métro,les bus, sur les marchés de la place Abbal ou Arnaud Bernard, plutot que l'Occitan....c'est son droit.

Mais au cas où il ne le saurait à l'époque des persécutions et massacres français contre les Occitans, les Comtes de Toulouse versifiaient, alors que les rois de France ne savaient meme pas lire.....

À tout prendre, je préfère être un "dandy gauchiste" plutôt qu'un réactionnaire au racisme à peine voilé et insensible au concept de respect de la diversité culturelle et linguistique. L'occitan, à la différence du français, est la langue originelle de Toulouse : quoi de plus normal de le défendre?

J'espère qu'Igor, qui semble se positionner plus ou moins à gauche, est heureux de partager les opinions anti-langue d'oc d'Olivier, le bon catholique qui a peur de l'Islam. Les grandes vitupérations contre les ruralistes et les girondins (ah ces vieux clichés qui retrouvent une nouvelle jeunesse) ne peuvent pas cacher bien longtemps le caractère très bon-bourgeois de cette allergie à l'occitan. Mais qu'Igor se rassure, le Pouvoir veille : un sous-conseiller de Mitterrand vient d'annoncer que tout compte fait, et contrairement aux promesses faites en 2008, il n'y aurait pas de loi sur les langues de France : pas question de reconnaître la dignité des patois, fi donc marquise. En voilà une nouvelle qu'elle est bonne ! vous allez pouvoir voter sans problème pour l'UMP : ils défendent la vraie foi monolingue, entre autres grandes causes progressistes.

En outre il est de notoriété que l'Académie des Jeux Floraux promue par Clemence Isaure a été la 1ere Académie du gai savoir, bien avant l'Académie Française mise en place par Richelieu....

Elle est située en l'Hotel d'Assezat à Toulouse

En effet, l'islam n'a rien à voir avec le sujet.L'analogie est tendancieuse.
Par contre, à long terme on ne s'étonnera pas si diverses communautés linguistiques réclament une "visibilité" dans les lieux publics, voir le même lieu public.

Igor, la défense de l'occitan, contrairement à ce que disent des "républicains" qui sont en fait nationalistes (français, mais nationalistes quand même), n'a rien à voir avec un quelconque communautarisme : c'est l'affirmation d'un patrimoine commun auquel tous peuvent avoir accès, quelles que soient leurs origines.. si on leur laisse la possibilité dans un État qui ne peut pas supporter le plurilinguisme.

// Le sieur Olivier prefère sans doute entendre parler arabe dans le métro,les bus, sur les marchés de la place Abbal ou Arnaud Bernard, plutot que l'Occitan....c'est son droit. //

Tous les linguistes reconnaissent que les langues minoritaires en France aujourd'hui ne sont pas feu les langues régionales, mais bien l'arabe, les dialectes africains, le turc et autres. En plein boom, il s'ouvrent des classes tous les mois.

Il vit aux alentours de 100 000 arabisants à Toulouse alors vous n'avez pas fini d'entendre cette langue, faudra vous y faire. L'Occitan là-dedans, mais qu'est-ce qu'il vient faire huit cent après les faits?

Quant à celui qui me parle de langue originelle de Toulouse - et pourquoi pas alors remonter au gaulois, au latin, au wisigoth? en plus l'occitan a fécondé la langue français qui ne s'est pas alignée seulement sur l'oïl. Tâchons plutôt de garder notre accent, nos expressions du cru, et surtout un certain art de vivre.

Salut la compagnie,

Si vous voulez voir où pourrait cette dérive linguistique, il vous suffit de jeter un coup d'œil sur les régions autonomes espagnoles.

Depuis l'introduction des réformes linguistiques en matière d'affichage, d'éducation et de je ne ne sais plus quoi, c'est le désastre social à plusieurs niveaux.

Une véritable hécatombe en ce qui a trait aux résultats scolaires des ex-petits "espagnols".

Les élèves sont sur le chemin de la débandade scolaire.

Ils ne sont plus capables de s'exprimer ou de rédiger en espagnol. Ils connaissent mal leurs sabirs locaux.

Ah.. Mais, par contre, le nombre d'élus RÉGIONAUX ne cesse d'augmenter (la langue permet de diviser pour mieux régner)

Les institutions politiques locales absorbent une quantité pharamineuse de fonds publics.

Un exemple: A cause de cette réforme linguistique,les régions catalanes ne sont même pas foutues d'assurer le remplacement de leurs médecins etc.

Soyons sérieux. L'occitan en tant que langue optionnelle au bac d'accord.

Mais, pour le reste, please get real..

PS: je suis de nationalité espagnole et c'est pour cette raison que j'ai émigré aux USA.

Certes, les partisans de la langue régionale de Toulouse à Montpellier ont parfaitement le droit de l'appeler occitan, et de la promouvoir. Mais pourquoi cette obstination à écrire l'occitan comme la langue d'oc, sans reconnaitre le pluralisme des langues d'oc? L'occitanisme, c'est le centralisme à la française reproduit à l'échelle méridionale. Je comprends le gascon, ou le béarnais, pas l'occitan. Les langues régionales ne resteront vivantes qu'avec leurs racines. Et pour les langues romanes, les parlers ont divergé depuis la fin de l'empire romain et du latin comme langue commune.

Ceux qui rejetent l'Occitan à Toulouse veulent maintenir cette ville dans son provincialisme, sa soumission à Paris. En sortir, en faire une véritable métropole forte et autonome, c'est tout l'enjeu de la promotion de l'Occitan qui est un projet de société à part entière, dans la grande tradition fédéraliste du Midi.

Et bien moi je suis Auvergnat et je comprends sans problème le Béarnais ou le Provençal. Preuve que c'est bien la même langue. Les barrières sont dans la tête, pas dans la langue...

Il faut aller plus loin. Tous les actes du Conseil Régional doivent être rédigés en Occitan (avec une traduction en Français éventuellement). l'enseignement de l'Occitan doit être rendu obligatoire dans toutes les écoles de l'ère occitane.
A chaque fois qu'on parle de réhabilitation de la langue occitane, on voit s'agiter le microcosme jacobin et centralisateur.

Pour ma part, je préfère entendre parler l'arabe, qui est une langue vivante, dans le métro, que l'occitan, langue moribonde, qui ne possède ni littérature ni utilité en terme de communication. Elle n'est que snobisme d'une frange de bobos en sandales de cuir et gilet de peau de mouton. Ça me rend bien malade de savoir que mes impôts servent à financer des calandretas et des festivals, au lieu de promouvoir la modernité et les langues qui peuvent nous permettre de communiquer avec le reste du monde, et pas seulement avec une poignée d'excentriques.
Je ne suis pas "bon catholique", je n'ai pas peur de l'Islam, mais je suis contre la dilapidation du bien public dans des actions stériles. "Patrimoine commun" ? D'origine française et toulousaine, mes racines sont bien ancrées au sud, elles ne l'ont jamais été ni dans l'occitanie (qui n'existe pas, contrairement à ce que veulent nous faire croire ceux qui revendiquent leur appartenance à cette entité chimérique) ni dans la langue occitane.
P.S : Les annonces dans le métro sont vraiment ridicules. Merci Igor pour l'ensemble du commentaire.

J'applaudis des deux mains - comme le dit l'expression consacrée - ce que dit Garric. Ou en occitan : "òsca" (bravo) !

De grâce, foutez-nous la paix dans le métro. On a le droit de prendre les transports en commun sans subir cette répétitrice, avec son accent pas terrible d'après quelques connaisseurs, et cette qualité de son si mauvaise que les sifflantes vous griffent les tympans.
Après on a les racines qu'on a, et on apprend les langues qu'on veut, à l'école, à l'université, chez soi...


Noms des stations du métro en occitan:

Le CREO 31 remercie vivement TISSEO d'avoir mis en place depuis le 21 septembre l’annonce du nom des stations du métro toulousain en occitan.
Cette présence sonore dans l’espace public qu’est le métro permet de faire connaître à tous l'oralité de la langue occitane après que les plaques des rues l’aient donnée à voir dans sa forme écrite.
Les noms des stations dits en occitan sont une bonne occasion pour sensibiliser les élèves – comme le grand public – à cette réalité de notre région et de l’ensemble des pays d’Oc. Certains noms sont de l’occitan derrière leur habit français : Borderouge est bien « Bòrda roja », c’est à dire « Ferme rouge » ; le nom du médecin Esquirol a bien son origine dans l’occitan esquiròl : l’écureuil. Quant au nom de Jaurés, il a certainement été prononcé de très nombreuses fois en occitan, de son temps et plus tard, que ce soit pour le louer ou le combattre.
Notre association regroupe des enseignants de l'Education nationale chargés de faire découvrir et d'enseigner la langue et la culture occitanes dans les classes primaires habituelles, dans des classes bilingues français-occitan -qu'il est prévu de développer à Toulouse, au collège, au lycée ou à l’université: 46 000 élèves bénéficient ainsi d'un enseignement de l'occitan dans l'académie de Toulouse dont près de 10 000 dans la Haute-Garonne.
Les textes réglementaires de l'Education nationale recommandent de « placer les élèves dans un contexte occitan vivant » permettant de faciliter apprentissage et transmission de ce patrimoine national.
Nous nous réjouissons donc que nos élèves et leurs familles, aussi bien que l’ensemble des Toulousains et tous les voyageurs puissent entendre dans leurs déplacements la langue occitane à travers les noms des stations.
Nous apportons tout notre soutien à cette initiative et souhaitons qu'elle s’élargisse progressivement aidant ainsi les Toulousains à mieux comprendre la fonction patrimoniale et symbolique de l'occitan à Toulouse : marquer l’appartenance de la ville au pays d’Oc, encourager la transmission de la langue occitane et affirmer la volonté de vivre la pluralité linguistique et culturelle toulousaine dans la complémentarité des langues et de leurs fonctions.
CREO 31 ( Centre Régional des Enseignants d'Occitan de l'Education nationale)

Bonsoir à tous/ toutes!

Je lis que quelques-uns parmi les Francais deviennent esclaves de ses instructeurs, professeurs etc. qui ont les soufflé(e)s le faux point de vue qu'ils ne parlent pas de langue régionale.
Arretez-vous à etre embeté par ceux qui ne veulent que d'éradiquer le son de chez vous!
Défendez ce qui est à défendre: la votre langue dans votre bouche!
à bientot...

N'en déplaise aux allergiques à la diversité humaine, le métro de Toulouse parle (un tout petit peu) occitan parce que Toulouse, comme Marseille, Nice, Montpellier, Bordeaux, Limoges et Clairmont-Ferrand, sont des cités occitanes, c'est à dire de langue d'oc (terme ridicule mais toujours en usage, appelerait-on le français "langue d'oui" ?). C'est cela la normalité, et c'est le contraire qui est ridicule et honteux, méprisant pour le peuple qui la parle encore, en cachette et dans la confidence comme si c'était indigne.

Parler occitan n'est pas plus "ancien" que de parler français : les deux langues ont le même âge, et n'ont rien à envier l'une à l'autre (sinon l'officialité), ni en valeur culturelle, ni même en valeur littéraire (1000 ans déjà de littérature occitane ; que les ignares se renseignent dans les universités et les encore trop rares points ressources en documentation occitane).

Parler occitan n'est pas "affaire classée" depuis 800 ans !!! Mon grand-père, décédé il y a à peine 10 ans, ne parlait plus qu'en occitan avec moi avant sa disparition. Le français n'a commencé à se parler, dans les rues de Toulouse, que suite à une politique scolaire d'exclusion culturelle systématique qui confine au racisme le plus évident, il y a de cela moins de 100 ans. Tous les tyrans du monde le savent : il faut à peine trois générations pour effacer de l'usage commun une langue. Les Chinois, à l'heure où je vous écris cela, y travaillent fort bien au Tibet. Les schizophrènes pseudo-républicains français se révoltent de voir les Tibétains ainsi traités, puis ont envie de vomir en entendant parler occitan dans un métro d'Occitanie (zone linguistique occitane).

Au sud des Pyrénées, parlons-en un instant : les Basques, les Occitans et les Catalans d'Ibérie écrivent, lisent et parlent chacun fort bien dans leurs langues officielles respectives. Ces citoyens d'Europe n'ont aucune raison valable (n'étant pas royalistes espagnols) de se sentir espagnols, sinon par décret royal, ce dont, démocrates et républicains, ils se fichent fort bien, et moi avec eux ! Des milliards d'êtres humains, sur cette planète, parlent, lisent et écrivent fort bien sans avoir nul besoin de le faire ni en français, ni en espagnol, et ils n'ont ni à s'en excuser, ni à s'en justifier.

Les humains sont-ils égaux en valeur et en droit ? Alors, les langues humaines, et les peuples qu'elles identifient le sont donc tout autant, pour exactement les mêmes raisons. Les langues sont le patrimoine mondial de l'humanité, sa signature la plus évidente. La diversité linguistique correspond dans "l'humanosphère" à la diversité des espèces dans la biosphère.

Laissons leur eugénisme linguisitque à ceux qui ne supportent pas la diversité, et laissons-les dégénérer par endogamie culturelle aliénante.

Depuis le Moyen Âge, les poètes hébreux, arabes, persans, catalans et occitans ont des milliers de choses à échanger et à mettre en commun, par delà les clivages de l'ignorance et de l'obscurantisme fanatique. Les poètes sont des gens éclairés, qui, occitans ou autres, n'ont pas attendu de plaire aux exclusivistes pour inclure dans leurs œuvres tout ce que la vie leur offrait de vérité et de diversité fécondes. Ainsi en va-t-il, depuis mille ans, dans la littérature occitane, et ce ne sont certes pas les francophones nombrilistes qui nous apprendrons la tolérance ni l'ouverture à l'autre… L'Histoire d'Occitanie est là qui en témoigne. Mais elle est, comme la littérature, ignorée des ignares… Désolé pour eux. Heureusement, librairies et bibliothèques sont encore ouvertes. Profitons-en !

Et qu'on nous fiche la paix avec la dénomination "Occitan". N'en déplaise aux réactionnaires provençaux gâteux, la Provence est en Occitanie comme la salle à manger est dans la maison. Occitan est un terme générique global, qui indique fort utilement que même si le provençal n'est pas le languedocien ni le gascon, ni le limousin, ni l'auvergnat, toutes ces façons de parler l'occitan appartiennent à la même langue, comme le valencian, le majorquin, le roussillonnais ne sont qu'un avec le catalan du Principat. Mais diviser les Occitans pour que règne le français fera toujours le jeu du pouvoir exclusiviste.

Au-delà de la polémique stérile voici quelques éléments qu'il est bon de rappeler :

"Le CREO 31 remercie vivement TISSEO d'avoir mis en place depuis le 21 septembre l’annonce du nom des stations du métro toulousain en occitan.
Cette présence sonore dans l’espace public qu’est le métro permet de faire connaître à tous l'oralité de la langue occitane après que les plaques des rues l’aient donnée à voir dans sa forme écrite.
Les noms des stations dits en occitan sont une bonne occasion pour sensibiliser les élèves – comme le grand public – à cette réalité de notre région et de l’ensemble des pays d’Oc. Certains noms sont de l’occitan derrière leur habit français : Borderouge est bien « Bòrda roja », c’est à dire « Ferme rouge » ; le nom du médecin Esquirol a bien son origine dans l’occitan esquiròl : l’écureuil. Quant au nom de Jaurés, il a certainement été prononcé de très nombreuses fois en occitan, de son temps et plus tard, que ce soit pour le louer ou le combattre.
Notre association regroupe des enseignants de l'Education nationale chargés de faire découvrir et d'enseigner la langue et la culture occitanes dans les classes primaires habituelles, dans des classes bilingues français-occitan -qu'il est prévu de développer à Toulouse, au collège, au lycée ou à l’université: 46 000 élèves bénéficient ainsi d'un enseignement de l'occitan dans l'académie de Toulouse dont près de 10 000 dans la Haute-Garonne.
Les textes réglementaires de l'Education nationale recommandent de « placer les élèves dans un contexte occitan vivant » permettant de faciliter apprentissage et transmission de ce patrimoine national.
Nous nous réjouissons donc que nos élèves et leurs familles, aussi bien que l’ensemble des Toulousains et tous les voyageurs puissent entendre dans leurs déplacements la langue occitane à travers les noms des stations.
Nous apportons tout notre soutien à cette initiative et souhaitons qu'elle s’élargisse progressivement aidant ainsi les Toulousains à mieux comprendre la fonction patrimoniale et symbolique de l'occitan à Toulouse : marquer l’appartenance de la ville au pays d’Oc, encourager la transmission de la langue occitane et affirmer la volonté de vivre la pluralité linguistique et culturelle toulousaine dans la complémentarité des langues et de leurs fonctions."

Olivier Lamarque, président du CREO 31

C'est étonnant de voir la vivacité (violence?) des réactions sur l'occitan! Et surtout les liens faits avec l'appartenance (supposée) à un parti politique ou une religion! J'aimerais assez avoir une discussion (en tête à tête, je préfère) avec tous ces gens, pour savoir si parler russe, danois, bantou ou français c'est aussi appartenir à une idéologie politique ou une religion quelconque.
A vrai dire je trouve ça inquiétant le "dis-moi quelle est ta langue je te dirais qui tu es".

Jo, tu dis que l'Occitan n'a pas de littérature ? Comment peut-on atteindre un tel degré d'ignorance ?

@ JO : l'occitan n'est ni moribond ni privé de littérature ! Il en a même eu une avant le français ! Votre ignorance montre qu'on a bien raison de faire la promotion de l'occitan, au moins pour lutter contre des préjugés.

@ Lili : Non, on n'apprend pas les langues que l'on veut à l'école. La preuve ? Le français a été imposé à tous par la IIIe République (au prix d'humiliations qui relèvent de la cruauté et de la violation des libertés fondamentales) et l'Education nationale ne nous donne pas tant de choix que cela pour les langues ! L'offre d'occitan, par exemple, est très inférieure à la demande.

Adishatz,
Continuons avec davantage de sens et davantage d'occitan.
Quelques chiffres intéressants du sondage fin 2008 en Aquitaine : environ 9% de locuteurs avec 20-25% en Béarn ou en Périgord/Dordogne et 44% qui comprennent l'occitan.
Mieux encore :
- 74% des Aquitains possèdent une image très positive de l’occitan : cette langue est synonyme d’ouverture et non de repli;
- 82% des Aquitains approuvent les actions publiques menées en faveur de la langue occitane;
- 71% des Aquitains sont favorables à l’apprentissage de l’occitan;
- 66% des Aquitains sont favorables à sa présence dans les lieux publics;
- 64% des Aquitains sont favorables à sa présence dans les médias (64%);
- L’enquête révèle une recrudescence de l’intérêt des jeunes (15-29 ans) pour la langue d’oc
- 90% des interrogés considèrent que la langue occitane fait partie du patrimoine de la France et sa disparition serait une perte culturelle pour notre pays et nos régions;

Alors laissons les nationalistes et jacobins français se replier sur eux mêmes et démarrons notre avenir. Il n'y a que les gens qui sont monolingues français qui pensent qu'on ne peut pas vivre avec plusieurs langues.
Nosautas lo sabem ben !!!

Mon dieu..bouh, une langue régionale, et qui ne sert à rien...Ma foi, c'est vrai, j'ai grandi avec le Breton, je parle maintenant cinq langues (sans avoir fait d'étude de langues)....
C'est comme la Joconde, on la voit qu'une fois dans sa vie, elle ne sert à rien, cela fait bien longtemps qu'elle est morte, et elle coute une fortune à restaurer pour les touristes japonais, alors...brulons là, ou renvoyons la en Italie, la france ne s'en portera que mieux!
Gwendal

Je suis choqué d'entendre les annonces occitanes dans le métro, il s'agit là de la mise en place d'un culturalisme déviant sur le communautarisme.
Compte tenu de la population diverse et variée sur l'agglomération toulousaine, pourquoi ne pas également faire les annonces en arabe, anglais, allemand, espagnol, portugais et j'en passe, certes ce ne sont pas des populations issues de la région, mais elles en constituent l'avenir et non le passé.
Je trouve normal que l'on offre la possibilité d'apprendre un occitan et pas l'occitan dans les établissements scolaires, mais ça doit rester une option comme toutes les autres sans que les profs appuient cette option au delà du raisonnable et sans que certain homme politique confonde la variante d'une langue multi régionale avec la défense de environnement

Natif et habitant de Toulouse depuis prés de six décennies, je suis atterré par la persistance des archaïsmes de cette ville, que traduit cette "course à l'échalote" de quelques politiciens locaux. D'abord, qu'on le déplore ou non, la langue d'oc est de longtemps morte à Toulouse, et presque partout ailleurs, même en milieu rural. De plus l'occitanie n'a jamais existé et est une construction du XIX° siècle, autour d'une famille de langues réinventée: destin commun avec nombre de nations et de langues en Europe à cette époque. Mais surtout il serait temps qu'à Toulouse on cesse de véhiculer les poncifs éculés d'une ville et d'une région "rebelles" au centralisme Parisien.

Toulouse est une "métropole incomplète" dans laquelle ne sont prises aucunes ces décisions stratégiques qui déterminent son avenir économique et démographique. Si elle veut un jour prétendre a dépasser son statut de métropole régionale pour une ambition à l'échelle des enjeux contemporains (par exemple prétendre à être "capitale Européenne de la culture"), il faudrait d'abord qu'elle regarde son passé de manière un peu plus objective.

Toulouse n'a connu que deux brefs épisodes de modernité où elle s'est inscrit dans les dynamiques Européennes comme actrice: au moyen age et au XVI°. Puis aux XVII° et XVIII° elle était, selon les textes d'alors, la ville "sainte, sotte et sale", la dernière en France ou fut brûlé un philosophe pour ses idées, dominée par une aristocratie conservatrice et réactionnaire, arc boutée sur ses privilèges et ses apparences. Aux XIX° et XX° l'économie lui vint d'initiatives extérieures, de l'Etat central pour des raisons stratégiques surtout. Et la main d'oeuvre qualifié y était pour l'essentiel immigrée. Les géographes ont souvent souligné l'atonie de ce qu'ils appelaient un "grand village" pour la prégnance de la ruralité, dans laquelle il n'y eut ni bourgeoisie entreprenante, ni classe ouvrière combative. Au coeur d'une région particulièrement marquée par le clientélisme, dans cette "ville rose" qui eut jusqu'aux années 1950 des façades blanches, la Dépêche du Midi ressuscita (avec la télévision) les cathares au début des années 60, au moment ou le sud ouest mettait De Gaulle en ballotage à la présidentielle de 1965. Aprés une petite dizaine d'années de tentative de modernisation dans les années 60 (Le Mirail...) il était temps avec l'ère Baudis de revenir au passé et au cassoulet, et de réinventer l'occitan dans une rébellion douillette contre une centralisation en déclin. Mais les enjeux étaient déja ailleurs depuis longtemps: que viennent faire les conflits mythifiés d'un passé lointain dans un monde globalisé ? Que va faire Europe écologie dans cette galère ( il y a là plus de voix à perdre (la mienne ?) qu'a gagner)?

Ma vieille mère était régulièrement punie à l'école de son village de l'Aveyron, quand elle y allait, parce qu'elle parlait occitan au lieu du français obligatoire.
D'ici dix ans, il en sera de même avec le français qui sera banni au profit de l'anglais.
Le français est une langue moribonde, grace ou à cause de ses élites.
Alors, si certains ont plaisir à essayer de garder une identité, à retrouver quelques racines un peu solides, qui cela dérange-t-il?

@ ventadorn, la langue unique pour un royaume date d'avant la IIIè république....
par ailleurs on ne dit l'occitan mais un occitan en précisant la région sachant qu'il y a plusieurs variantes.

En tant que Breton, les réactions que je peux lire ici soignent mon complexe de persécution : l'opposition franchouillarde à ce qui ne parle pas le français en France est réellement terrifiante...

La question que tous les défenseurs des langues régionales se posent, amis jacobins, c'est quand même : MAIS QU'EST CE QUE CA PEUT BIEN VOUS F...FICHRE?? pour rester poli.

Si ça vous écorche les oreilles, payez vous un I-pod, que vous dire? :-D

Je suis du sud ouest et de passage à Tlse, j'ai failli éclater de rire à l'annonce des stations en occitan, ridicule !! Que certains défendent cette langue et la pratique, ok, mais ne l'imposez pas aux touristes étrangers, cela n'apporte rien de "traduire" le nom des stations ou bien souvent c'est l'accent qui diffère !

Je suis vraiment heureux de voir soudain l'ouverture d'esprit des français qui pensent aux touristes étrangers. Je suis donc persuadé qu'ils trouveraient normal que tout soit doublé en anglais afin de leur complaire? :)

oui l'occitan est une langue que l'on m'avait contraint a oublier mais pas complétement et je l'ai réapprise avec ma mére dont c'etait la 1ere langue parlée.Il est vrai qu'il y a des variantes selon les lieux mais moi qui suis du 05 je pourrai parler occitan avec Bayrou.Il est évident qu'entendre parler occitan par une personne agée qui l'a toujours pratiqué ou par un débutant ce n'est pas pareil !

Quelle agressivité ! Quand on est sur de son identité, on ne redoute pas d'être submergé - sauf fantasmatiquement - par une autre identité. Il faut aussi rappeler que l'identité n'est pas une chose figée, mais en mouvement, en construction permanente. De plus, on peut être - ce que je suis - occitan, méridionnal, français, européen, universel, sans qu'aucune de ses identités ne soient inférieure ou supérieure à personne. l'occitanisme n'est pas un nationalisme, mais une revendication culturelle légitime. Par pitié, qu'on ne nous fasse pas le coup des occitans collabos des nazis, toute la France l'était au minimum par passivité et certains plus que d'autres - parti populaire français de Jacques Doriot par exemple - quand au français à l'échelle européenne, ce n'est qu'un patois parlé dans le canton hexagonale.

En tant que Breton , je ne peux que me réjouir
de la renaissance d'une langue aussi prestigieuse que l'Occitan dans son propre pays . N'oublions jamais l'Histoire , et la conquête grossière des barbares du Nord , qui , par un génocide culturel , ont imposé leur loi en éradicant la religion Cathare , ainsi que la langue merveilleuse des Troubadours !
Bevet Breizh , Bevet Okitania ! ( Vive la Bretagne , Vive l'Occitanie ! )

Une langue morte, certes. Assassinée plutôt. Mon grand père parlait occitant, mon père le comprend juste, et moi.. rien.

C'est une culture assassinée, une langue pleine de sagesse, passerelle entre la France et l'Espagne (car très proche du Catalan).

Et oui je suis un bouseux, je viens de monde rural sur lequel tant d'entre vous crachez (cf commentaires hautains). Malgré tout, nous avons le droit de permettre à notre culture de survivre. Et si la plupart des citadins modernes ont perdu leurs racines, de maniere volontaire ou non, je ne vois pas de quel droit vous pouvez nous imposer de perdre les notres aussi. D'ici 10 ans il sera trop tard pour sauver ce pan de la culture rurale du Sud Ouest. Il faut agir maintenant.

Le monde était divers il y a quelques decennies.
Il s'uniformise à toute allure, ce qui constitue un appauvrissement culturel.
J'étais à Ushuaia récemment et les jeunes qui sortaient du collège étaient en tous points semblables à ceux qui sortent de la petite localité du Loir et Cher où je demeure. On se meuble en Ikéa dans toute la planète, et les mêmes MacDo nourrissent les citoyens des 5 continents.
Est-ce là la tendance qu'il faut encourager?
Sûrement pas.
Alors oui l'occitan est en grand danger. Mais ce qui est nouveau c'est qu'aujourd'hui certains s'en préoccupent et veulent le sauver alors qu'il y a 20 ans nul ne se souciait de sa mort lente.
Dans ce contexte toutes les initiatives pour sa défense sont bonnes. Il faut créer des séances de discussion dans des lieux appropriés, le faire connaitre aux jeunes générations dont ils constituent les racines, même si elles l'ignorent.
Un homme sans racine est un homme fragile.L'occitan est l'histoire et la richesse de vastes régions. Il doit se développer

Monsieur JO dit que l'occitan n'a pas de littérature ! Comment peut-on se ridiculiser ainsi en public ? Et le prix Nobel de littérature décerné à Frédéric Mistral ? Il n'a écrit qu'en occitan. Et les Troubadours ? Et Pèire Godolin ? Molière lui-même, chassé de Paris au début de sa carrière, a vécu à Aubenas, appris l'occitan (en tant qu'esprit curieux amoureux des mots) et a même écrit dans cette langue dans "Monsieur de Pourceaugnac". Quant à ceux qui déclarent moribonde une langue qui a 2,8 millions de locuteurs quotidiens (Source : UNESCO 2009) qu'ils se documentent avant d'écrire et qu'ils tournent 7 fois leur souris sur le tapis. C'est la plus grande langue minorisée non-reconnue d'Europe. J'aime bien débattre et j'estime qu'on peut être contre les langues de France, contre la diversité culturelle, pourquoi pas, mais avec des arguments véritables, "mercés plan".

J'aime beaucoup cet article de Libé qui donne la parole aux détracteurs uniquement, ça c'est du journalisme !

Autre question : pourquoi l'occitan ferait-il fuir les touristes ? Celui qui dit cela l'affirme gratuitement. Pensez-vous franchement que les touristes soient effrayés par une particularité locale qui les dépayserait ? Ou bien au contraire c'est un attrait de plus ? En tant que touriste, je me réjouis personnellement de tout ce qui fait partie de la culture locale quand je visite une ville. Suis-je un cas si à part que ça ?

Comme le disait le philologue Victor Klemperer, il y a derrière chaque langue, chaque idiome une idéologie sous jacente. C'est logique car une langue est l'expression vivanted'une civilisation ou au moins d'une culture. L'occitan correspond à une véritable culture (littèrature, musique..), elle n'est pas une sous culture bien qu'elle ne brille pas vraiment par ses génies et ses oeuvres. Mais quel est l'intérêt de raviver l'occitan? Nous sommes dans une phase actuelle d'apologie qui veut refaire resurgir des racines méridionales fantasmées dans une agglomèration de plus en plus cosmopolite, et qui de ce fait, pourrait faire naître une culture originale et bouillonante.
Seconde phase plus inquiètante : au pouvoir, les règionalistes s'affirment dans leur complexe de supérioritè comme pour les Lombards et le Mezzogiorno ou encore les Catalans vis à vis des Castillans.
Qand aux Bretons bretonants qui écrivent ici , je peux vous dire que : issue de la BZH et vivant depuis plus de 20 ans à Toulouse, j'apprècie (encore)l'absence de revendications ethniques. Ici on a pas le sentiment de fierté pour être né par hasard dans un endroit de la terre, on ne s'extasie pas sur les falaises, le chouchen... et on ne fait pas de l'anti élitisme primaire. Sauvegardons Toulouse de ses dérives communautaires. Une chance : l'occtinanie est très floue, elle n'est pas insulaire comme la Corse ni un finistère. Kenavo!

Merci pour le metro en occitan (languedocien) a Toulouse, enfin un décision politique courageuse. Òsca.

@igor

Vous êtes donc un breton forcé de fuir son pays rongé par l'oppression nationaliste? Je vous conseille de vous mettre en contact avec l'OFPRA au plus vite afin de régulariser votre situation de réfugié :)

Il est vrai que s'extasier sur les falaises à Toulouse, ça serait couillong. Quant à la "chance du flou", j'ai tendance à considérer la quasi-insularité et la silhouette bien reconnaissable de la Bretagne comme une grande chance. Mais je vous comprend, si toute revendication me hérissait le poil, je me sentirais très mal en Bretagne :-D

Completement d'accord avec So : ridicule de traduire le nom des stations! reste à savoir quelle est la VO : Borderouge (borda roja) = la ferme rouge en bon parler françois, le mirail (lo Miralh) = le miroir, Fontaine Lestang (Font de l'estanh)= fontaine de L'etang .... Alors ne traduisons pas le nom des stations mais traduisons l'ensemble des annonces et aussi les panneaux de signalisation. Arretons de voir le verre à moitié vide, le bilinguisme ce n'est pas imposer, c'est laisser le choix. Personellement je n'ai pas eu celui de ma langue maternelle, personne ne l'a. Mais si je ne sais pas qu'une langue existe je ne peux pas décider de l'apprendre. Le bilinguisme ce n'est pas un handicap, une maladie où une punition mais simplement une chance. Bravo Tisseo, il faut continuer. òsca Tisseo, cal contunhar. E totes a Carcassona dissabte per dire òc a la lenga occitana !!!

Igor, que de raccourcis de la part de quelqu'un qui cite un philologue ! Dire que l'occitan (merci néanmoins de reconnaître qu'il s'agit d'une culture!) ne brille pas par ses auteurs ! Et la littérature médiévale ? Et l'époque baroque ? Et le prix Nobel de Mistral ? Et, au XXe s., Bernard Manciet, Jean Boudou, Max Rouquette ou le prolifique Robert Lafont ?
L'occitanisme ne relève pas non plus de la crispation identitaire (même si elle peut exister - mais il y aussi un nationalisme français intolérant) : il n'a rien d'ethniciste - car est occitan qui le veut - ni de communautariste - car il est ouvert à tous, quelles que soient les origines - et défend, par principe, la diversité culturelle. Que vous reprochiez à l'occitanisme de se replier sur une identité ou que d'autres viennent dire, à l'inverse, que l'occitanisme est une porte dangereusement ouverte sur le monde méditerranéen, montre à quel point il est nécessaire de développer la connaissance de l'occitan dans une société trop longtemps maintenue dans l'ignorance et dans les préjugés.
Visca la lenga nòstra !

A quoi joue Libé ?
S'agit-il comme le fait "La Desfacha del Miègjorn" (La défaîte du Midi) de créer une pseudo polémique où il y aurait 50 % de gens favorables et 50% d'opposants, une vision bien manichéenne, simpliste et surtout manipulatrice de la réalité occitane. On serait en droit d'attendre de vrais reportages avec des études plus sérieuses sur l'état de la langue occitane et son impact sur la population actuelle et vous auriez de sacrées surprises (cf deja les sondages existants, c'est un minimum)
Bien sur il existe des personnes qui s'y opposent violemment, toujours les mêmes d'ailleurs, souvent recroquevillées sur un nationalisme français quand ce n'est pas la défenses des valeurs chrétiennes occidentales ! Voir dans ce même forum; non ce n'est pas sérieux LIBE peut faire mieux , non ?

Quel délice de lire Dilo et Igor...

Enfin on comprend tout à travers ces posts outragés... tous les régionalistes rameutés! Tous ces souverains poncifs à propos d'une langue qui ne se parle pas de lam^me façon d'une vallée à l'autre!!! On comprend à la veille des régionales ce monde politique local à l'état de fossile, qui ne respire plus que par l'antisarkosysme, et se reproduit comme des paramécies comme chez les sarkozy..._que des "princes" Carassou, Briançon, Cujives etc..A droite aussi les fils et filles à papa ne manquent pas. Une vie économique fantasmée, une soit disant rebellion au pouvoir (tu parles, vas voir comment fonctionnent les assemblées et comités théodule d'el païs)Mention spéciale à qui écrit "adishat" avec un sh à l'anglaise. L'occitan est à la culture ce que Arlette Laguillier fut à l gauche mondaine.
Un prout- prout- ma chère so peuple mais so chic!Il f

Nous avons changé d'époque, enfin... la lecture de ces commentaires montre bien la prise de conscience de l'absolue nécessité de défendre avec acharnement nos langues respectives, même en très mauvais état comme les langues minoritaires en France. Nos amis jacobins monolingues doivent comprendre que la disparition de l'occitan,annonce inéluctablement celle du français, son compère de toujours, qui se suicide en tentant d'achever d'écraser ce qui ne le menace pas. Mais, dans quelle langue sont faites les annonces à l'aeroport de Blagnac ou à Marignane? dans quelle langue travaillons nous au quotidiens pour vendre nos Airbus?
Thanks a lot and see you soon in Carcassonne

"Jo, tu dis que l'Occitan n'a pas de littérature ? Comment peut-on atteindre un tel degré d'ignorance ?"

Citez-moi un seul titre d'une oeuvre en occitan qui peut espérer susciter de l'intérêt chez d'autres lecteurs que le cercle fermé des occitanistes convaincus et participer à l'enrichissement du patrimoine culturel non seulement français, mais aussi mondial !
Parmi ceux recensés sur ce site universitaire, pour ma part, je n'en vois aucun :
http://sites.univ-provence.fr/tresoc/sommaire.htm

" La Sooucissounado de Tarascoun et d'Arles ", peut-être ?.., oeuvre poétique internationalement connue, dont se sont inspirés les plus grands poètes, Baudelaire, Keats, ou encore Goethe, sans même avoir indiqué leur source, les vilains ! Ils faisaient sans doute partie eux aussi de la cabale anti-occitan qui cherche à museler depuis des siècles le grand génie de cette langue...

@ garric: donc parce que je comprends le français, le béarnais et l'espagnol (sans parler de l'anglais) je dois dire que c'est la même langue ? Absurde. En fait, l'intercomprehension spontanée est possible entre toutes les langues romanes, par exemple, mais sur une partie seulement de ces langues. Quand à la distinction entre langues et dialectes, si elle est en partie subjective, une chose est sure: le gascon, donc le béarnais, est aussi différent du languedocien que le catalan (et c'est le linguiste Pierre Bec, référence en occitan, qui l'a écrit - voir son livre sur la langue occitane collection "Que sais-je". Au fait garric, ça veut dire quoi sernalhe en occitan ?

Oui, l'occitan a brillé avec un magnifique éclat au Moyen Age et à la Renaissance, à tel point qu'il a supplanté pendant longtemps la culture du Nord (plus atone ?, je ne suis pas spécialiste...)Après Du Bellay et autres compères, l'occitan a perdu très progressivement son aura. Elle connait encore sporadiquement de grands auteurs (Mistral...), mais je préfère laisser les occitans les citer car il maîtrisent visiblement le sujet. La civilisation greco romaine a également éblouie l'occident comme l'arabe au Moyen-Age. Cependant, par inculture, je lis Homère en Français. Je veux bien lire aussi des auteurs occitans en français...Les civilisations s'effacent mais leur cultures continuent grâce aux traductions. N'est-il pas vain d'afficher dans des lieux public une appartenance qui représente une minorité (croissante?). Le bilinguisme est compréhensible en Californie ou au Texas car il est pragmatique et correspond à une demande et à une nécessité sociale.
Dernier message pour la BZH, je ne me sens pas apatride (de deux branches bretonnes et parlant le breton) mais plutôt citoyen du monde qui s'agace de ceux qui affichent une fierté à vivre du simple fait d'être "bien né", dans la terre promise des lutins, des farfadets et de l'Ankou.

@Jo

je vous propose de créer un tribunal d'exécution des langues. Toute langue qui ne vous paraîtra pas digne de survie devra être exécutée séance tenante, afin de faire de la place pour le français dans le monde.

Toute initiative qui donne de la visibilité a l'occitan est bonne, langue qui d'ailleurs ne peut pas être morte comme certains ici le disent, puisque je la parle a l'ostal! mais aussi al trabalh! et je ne suis pas tout seul à me parler, macarel!
j'ajoute au débat mon expérience. Etranger arrivé à l'age adulte dans la région, c'est l'apprentissage de l'occitan qui m'a permit une intégration réussi.
J'ai parfois du mal à comprendre cette honte des certains, cet acharnement à l'encontre du bilinguisme des autres, ces propos chargés d'haine et intolérance. cela, plus que d'entendre une langue quelconque par les haut-parleurs du métro doit faire grincer les dents!


Rendre la langue visible est primordial si l'on veut éviter sa disparition. C'est une question de respect et de bon sens.

L’OCCITAN : UNE LANGUE VIVANTE UTILE POUR DEMAIN ?

Notre langue Occitane, celle des Troubadours, de Clémence Isaure, de Peire Goudouli et de Frédéric Mistral est encore bien vivante merci pour elle !
Un sondage INSEE annonce plus de 2 millions de locuteurs et à Toulouse 14 % de la population serait apte à la parler.
Elle est étudiée dans plus de vingt grandes universités de par le monde, et enseignée a 30 000 élèves de notre académie, que se soit au titre des « options » au collège ou au lycée, mais aussi et plus récemment dans des classes « bilingues » à parité horaire de l’éducation nationale (maternelle et primaire) ainsi que dans les écoles Calandretas, en « immersion ».
Cependant certains s’interrogent : à quoi bon apprendre une langue qui n’est plus majoritairement employée, qui ne « passe pas à la télé » ?
Et bien la réponse est simple : tout d’abord le bilinguisme est un atout majeur pour les jeunes : les peuples « naturellement » bilingues (comme dans le nord de l’Europe) sont bien plus doués que les autres pour communiquer ou apprendre d’autres langues,
Les élèves des classes bilingues ont de meilleurs résultats,
Cette utilité est scientifiquement reconnue.
Mais il en est une autre, essentielle aux yeux de ceux qui croient à la construction européenne : l’Occitan est une langue vecteur, passerelle pour comprendre et apprendre les autres langues romanes ou latines.
Par exemple l’Occitan est au cœur d’un programme européen conduit au sein de l’IUFM de Toulouse : « La France est le pays le plus plurilingue d’Europe. Langues germaniques, langue celte, langues romanes, et même « pré-indoeuropéenne » s’y trouvent. Ce n’est pas une malédiction. C’est une richesse. Fort de ces réalités historiques, linguistiques, culturelles, une équipe européenne pilotée par l’Institut Universitaire de Formation des Maîtres de Toulouse a travaillé pendant trois ans en partenariat avec des équipes universitaires de Rome, Bucarest, Leiria, Valladolid au « premier manuel scolaire européen » : euro-mania. Qu’es aquò ? On y apprend des contenus disciplinaires communs – mathématiques, sciences, technologie, histoire – grâce à la manipulation de textes et de supports rédigés dans l’ensemble de nos langues romanes : catalan, espagnol, français, italien, occitan, portugais, roumain. C’est ce qu’on appelle l’intercompréhension : la capacité à comprendre la langue de l’autre ; la compétence de mieux parler sa langue. Ce faisant, l’intercompréhension mène à une meilleure production en langues. Les élèves de l’Académie de Toulouse suivant les enseignements bilingues français/occitan ont un meilleur résultat que leurs petits camarades des sections monolingues dans les évaluations nationales tant en mathématiques… qu’en français ! Le manuel euro-mania a été expérimenté ; il a reçu le « label européen des langues » ; il est désormais commercialisé sur les 5 pays de l’Europe romane, dont la population correspond à 42% de l’Europe politique actuelle.
Un site commun est ouvert : www.euro-mania.eu qui permet de recourir à des données orales et des contenus complémentaires. La version occitane servira aux 2000 élèves des classes bilingues français/occitan de l’Education Nationale ainsi qu’aux élèves des Calandretas. »


On peut donc le dire et s’en féliciter : l’Occitan est aujourd’hui de retour dans les écoles, dans les médias, dans les associations, il relève enfin d’un statut « légal » et il est perçu comme un atout pour la France et pour l’Europe dont nous rêvons : Jean Jaurès le pressentait quand il écrivait dans la Dépêche le 5 octobre 1911 : « Si les enfants du midi apprenaient l’occitan ils auraient bientôt en main la clef qui leur ouvrirait sans grands efforts l’italien, le catalan, l’espagnol, le portugais, et ils se sentiraient en harmonie naturelle, en communication aisée avec ce vaste monde des races latines qui aujourd’hui, dans l’Europe et dans l’Amérique du sud, développe tant de forces et d’audacieuses espérances. Pour l’expansion économique comme pour l’agrandissement de la France du midi, il y a là un problème de la plus haute importance ».

ALORS MERCI MESSIEURS LES JACOBINS de tout poil, par vos attaques et votre intolérance vous nous regénérez et vous nous confortez : nous serons des dizaines de milliers à Carcassonne samedi 24 pour vous répondre.

@ igor : vous devriez essayer de ne pas tout mélanger. L'espace occitan n'est pas la Lombardie, et la défense de l'occitan ne risque pas d'inciter les gens du coin à méprise les sous-développés du Nord. Si vous connaissiez un peu la situation italienne, vous sauriez que la Ligue du Nord,parti-poujado-fasciste, se contrefout des parlers du nord de l'Italie, même s'il est arrivé à Bossi d'écrire des bluettes en lombard. Quant aux cruels Catalans qui font rien qu'opprimer les pauvres Castillans, c'est ce qu'on dit quand on ne sait pas de quoi on parle. Mais je suppose que feu Franco et pas-encore-feu Aznar seraient d'accord. Vous êtes gentil, mais vos leçons de progressisme, vous vous les gardez, ça va, on n'est pas preneur de n'importe quoi.
-Et ce pauvre Jo, qui réduit la littérature d'oc à la soucissounado de Tarascoun ? Je me souviens d'une émission de Pivot il y a bien longtemps, où on faisait parler Lawrence Durrell, pas vraiment un patoisant de Toulouse, sur les écrivains français qu'il appréciait. Et ce salaud de rosbif de citer Max-Philippe Delavouet. Panique sur la plateau chez les petits marquis ordinaires : de qui qu'il parle le rosbif ? Ils se sont calmés dès que Durrell a précisé que c'était un auteur de langue provençale (donc d'oc). Ouf, se sont dit les petits marquis : on a le droit d'ignorer ce type, pusqu'il n'écrit pas français, ah le nul, et qu'il n'est publié que par un éditeur minable du nom de José Corti (pour Jo : comme vous ne savez pas qui c'est je précise que c'est du second degré). Je suppose que Jo était sur le plateau, alors. S'il n'y était pas, il aurait mérité d'y être, il n'aurait pas déparé la collection d'enclumes bien-parlantes qui y péroraient.
-Ceci dit, pourquoi lui reprocher d'ignorer quelque chose dont personne ne lui a même appris l'existence ?
-Ceci dit, bis, merci à Libé Toulouse de signaler la manifestation de samedi. Avec un peu de chance, et contrairement à ce qui s'est passé pour les précédentes, il en sera même question dans le Libé national.

POUR PARTICIPER AU DEBAT ET MIEUX VOUS RENSEIGNER :
PRISES DE POSITION DE GERARD ONESTA (ex Vice Président (vert) du Parlement européen)
et du Parti Communiste Français :

Des remparts de la Cité aux tréteaux électoraux


Les pas des manifestants - quand ils sont très nombreux - sont plus "éloquents" que le plus savant des discours. Voilà pourquoi la grande manifestation bisannuelle en faveur de la langue occitane, est devenue, succès aidant, le lieu où le "tout politique" doit impérativement se montrer ou, au minimum, être représenté. Pour les édiles des partis traditionnels, arpenter le bitume une heure tous les deux ans est peu cher payé pour tenter de capter cette lame de fond citoyenne qui ne fait encore qu'affleurer ici ou là, mais dont on ressent déjà l'immense potentiel. Car le rendez-vous de Carcassonne, en défendant ce bien si précieux et si "parlant" qu'est la langue d'ici, est, en fait, un jalon sur la longue élaboration du contre modèle au nivellement par le bas imposé par la globalisation culturelle.
Et c'est vrai que voilà une façon commode, pour les partis qui se sont succédés au pouvoir à Paris, d'essayer de faire oublier qu'ils ont, tour à tour, dans une unanimité confondante, toujours refusé de ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. N'oublions pas que l'inscription de nos idiomes régionaux dans la Constitution ne s'est faite qu'à l'arraché, et ce, en annexe, dans une simple démarche "patrimoniale". Comme si une langue n'était qu'un support muséographique…
Il faut bien comprendre que face à ces jacobins plus ou moins masqués, chaque avancée en faveur de l'occitan ne se fera que dans le rapport de force ou dans la mise en oeuvre d'une dynamique qui les dépasse. Il faut par exemple entendre, en privé, leurs réactions aigries et revanchardes devant la joie des toulousains parce qu'un élu écologiste a "osé" faire annoncer le nom de chaque station du métro en occitan. Un simple mot dans cette belle langue chantante, c'est encore trop pour certains qui joueront pourtant des coudes pour apparaître en tête de cortège à Carcassonne. De même, il fallait voir les forces de l'inertie à l'œuvre quand j'ai réussi, au Parlement européen, à faire admettre - encore à la marge - l'usage de quelques langues constitutionnelles comme le Catalan, le Basque, le Galicien ou le Gallois.

Ma longue expérience européenne m'a cependant montré qu'en vraie démocratie, le multilinguisme apaisé tend à devenir la règle et la discrimination linguistique une plaie honteuse qu'il faut traiter comme telle. J'ai pu mesurer, outre hexagone, à quel point notre République était malade de sa "mono-culture" et, dès lors, ridicule dans sa prétention à éclairer le vaste monde qui est bien plus riche qu'elle ne peut le concevoir.
Si les échéances régionales du printemps prochain ont un sens, elles devront, sans tabou, ouvrir tous les débats afin que tombent les masques. Car il est grand temps pour la puissance publique de ne plus simplement "tolérer" ou encourager à la marge le milieu associatif occitaniste, mais de s'impliquer à ses côtés - directement et fortement - pour faire de la politique linguistique un outil naturel et structurant de son action. Pour cela, il faudra investir des moyens humains, techniques, juridiques et budgétaires dans un organisme régional public "non cosmétique" chargé de promouvoir la langue dans toutes ses dimensions, notamment économique : codifier, enseigner, rechercher, former, subventionner, diffuser, créer… Il y a tant à faire dans la sphère publique.

Puisse, samedi, la manifestation de l'Occitanie profonde et plurielle être plus impressionnante encore que celles des années passées pour se prolonger enfin jusque dans les débats politiques à venir.

Gérard ONESTA

Ancien Vice Président du Parlement européen

Porte parole des écologistes pour les régionales en Midi Pyrénées


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Le Parti Communiste Français apporte son soutien actif à la manifestation Anem Oc ! de Carcassonne du 24 octobre 2009

A l’heure où la mondialisation est dominée par une nouvelle offensive de l’économie capitaliste, à la recherche du profit financier aux dépens des êtres humains et de leur environnement, la défense et la promotion du patrimoine culturel et linguistique se posent en termes nouveaux.
De même que la défense et la promotion de notre langue nationale à l’échelle du monde ne saurait se traduire par le mépris et la lutte contre les autres langues, l’intérêt historique attaché à juste titre à la langue commune aux citoyens français ne peut signifier le laisser faire, dans la jungle de la concurrence des langues, pour les langues minoritaires et leurs cultures à l’intérieur du territoire national.
Les langues de France sont une richesse qui ne saurait relever de la seule initiative privée. Elles doivent avoir une place dans l’espace public qui leur permette d’être visibles et audibles. C’est la condition première de leur pratique. Si l’accès aux langues régionales à l’école doit continuer à relever du libre choix, être « facultatif, optionnel mais de droit », disions nous dans notre proposition de loi, présentée par le député de Marseille Guy Hermier en 1988, l’Etat a l’obligation de rendre ce choix effectivement possible, d’abord en informant les familles, et plus largement la société, de la richesse linguistique et culturelle de la France, puis en proposant une offre généralisée, partout où l’une de ces langues est pratiquée, partout où une demande se manifeste. En raison de l’existence d’une diaspora, un enseignement des langues régionales doit également être proposé dans les grandes métropoles comme Paris ou Lyon.
La création en langue régionale doit être soutenue par une aide singulièrement accrue du ministère de la culture et de la communication, en relation avec les collectivités locales, afin notamment de favoriser le contact et l’échange entre les créations et les grands lieux d’affichage culturel que sont par exemple les diverses manifestations nationales et régionales.
Les actions et les débats qui ont permis d’obtenir, en 2008, la reconnaissance des Langues et des Cultures de France dans la Constitution appellent aujourd’hui la mise en place d’une politique ambitieuse. Celle-ci devant permettre à la nation de valoriser la diversité de ses pratiques linguistiques. Cette politique doit s’accompagner de la création d’instances de contrôle indépendantes chargées de faire respecter la loi, de suivre l’évolution de sa mise en œuvre et d’évaluer les effets des mesures prises. Ses observations devraient faire l’objet d’un rapport annuel devant la représentation nationale, l’Etat ne cherchant pas à fuir ses responsabilités en renvoyant au niveau régional les mesures à prendre.
La cohésion sociale, garante de l’unité républicaine, suppose que notre République accueille enfin la diversité comme une richesse à partager entre tous. C’est pourquoi, fidèle à une tradition continue depuis sa création, le PCF, dans la continuité du travail entrepris en 2004 par ses Députés en liaison avec le Réseau Langues et Culture de France, entend présenter une nouvelle proposition de loi sur les langues régionales de France, en la préparant avec toutes celles et tous ceux qui le souhaiteront.
L’on pourra juger enfin de la sincérité de ceux qui affirment par ailleurs, en paroles, leur intérêt pour notre patrimoine linguistique et culturel, au regard des moyens qu’ils veulent mettre en œuvre pour faire face à ces besoins, tant dans la sphère culturelle que dans l’enseignement, à l’heure où des coupes claires affectent gravement et continûment ses domaines.
C’est dans ces perspectives que le PCF apporte son soutien actif à la manifestation du 24 octobre à Carcassonne

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Pour rassurer les analphabêtes qui pensent qu'il n'y a pas de littérature occitane sérieuse, voici un lien fort utile:
http://www.locirdoc.fr/index.php?page=pagesFixes/dossiersThematiques/dossiersThematiques
Le Cirdoc comprend par ailleurs un catalogue qui contient 35 000 références(livres, CD, DVD, partitions,cassettes) et plus de 5 000 documents empruntables.

Le débat devient vain dans ce climat de guerre froide.
Alors une question concrète : un membre de la gauche plurielle, et si possible un élu vert peut -il m'expliquer sans langue de bois le pourquoi d'une alliance avec le Parti occitan?
merci d'éclaircir mes interrogation sur la ligne politique de la gauche dans le sud ouest.

Etant de gauche régionaliste, occitaniste, je ne suis pas surpris par les commentaires de libération, journal nationaliste franco-français. L'occitan est notre langue et nous devons la conserver, la promovoir, la véhiculer. Bravo à l'oc dans le métro, félicitations aux pages oc dans les médias, dans les revues des collectivités territoriales. Il n'y en a pas assez. La manifestation de carcassonne doit conforter nos positions face aux pouvoirs locaux et faire qu'ils mettent enfin en action les moyens nécessaires au développement de notre langue commune occitane.
Tristes détracteurs, honte à vous et à votre inculture. Ecrasons votre haine. Avançons vers le bilinguisme, le plurilinguisme, la planète s'en portera bien mieux. Amistats occitanas.

osca per l'occitan. totes a carcasona disabte.

(...) Les associations oc, partis politiques favorables à l'occitan et aux langues territoriales doivent maintenir la pression pour que les élu-e-s donnent les moyens au développement de la langue d'oc. Oui à l'oc dans le métro, dans les médias, à l'école, au travail. Le bilinguisme, le plurilinguisme, c'est la diversité. Il faudrait que les franco-français le comprennent enfin. Ils ont du retard en matière de tolérance et de démocratie.

Et oui l'occitan est et sera toujours la lengo nostro (en phonetique), me rementi (je me rapelle) des jours de mercat (marché) ou les vielles et vieux toulousains discutaient (traduit litéralement de l'occitan) les prix.
C'est une histoire proche et immédiate, j'ai vécu le bi-linguisme. Des grands parents parlant l'occitan et se faisant sermoner par leur enfants qui ne voulaient que parler français,et moi petit enfant qui écoutait cette musique autre me raconter les souvenirs perdus de la grande guerre, de la résistance ou parler occitan permettait de ne pas être compris ..
A l'heure ou nous perdons la diversité cette langue ne dois pas disparaitre ou alors changeons les paroles de Nougaro, il ne s'agit pas de refaire l'histoire mais de la dire telle qu'elle est ..


Adissiatz monde !

Aie ! Que de tristesses devant tant de conformismes erronés, de partis pris fondés sur des à priori et un discernement de peu d'envergure ! Le Québec par exemple, dans sa législation impose beaucoup de règlements comme par exemple : que toute entreprise mette en premier lieu un nom français avant l'anglais pour la raison sociale, que les étiquetages des produits soient au minimum en français, avec tout un arsenal juridique visant à ré établir la préminence du français....Alors laissez moi rire car ce que les Québecois vivent dans ce continent nord américain, notre pays tant généreux pour apprécier la diversité de ses langues et la reconnaître va vivre d'ici très, très peu de temps une situation de survie déjà entamée par ailleurs... Par exemple, déjà la législation existente dans le pays des "purs molièristes" pour les slogans dits bilingues est grandement bafouée !

Alors celui-ci pour n'avoir pas su accepter "la quadri chromie" va devoir "souquer ferme" pour sauver sa langue (prétentieusement voulue universelle) face à l'anglais et connaîtra le même sort que certains souhaitent réserver aux langues dites régionales !

Par contre, si déjà notre pays avait accepté et développé des programmes pour asseoir les langues dites régionales, celui-ci serait déjà en passe de savoir quoi faire pour assurer la pérennité de la langue hexagonale.
Chapeau bas ! devant tant de sens tactique, je suis ébahi!

Que visca la lenga d'òc

@Jo

Vous voulez que je vous cite des oeuvres de littérature occitane universellement reconnues ? En se limitant à la seconde moitié du XX ème siècle, on peut citer "Vert Paradis" de Max Rouquette ou "L'Enterrement à Sabres" de Bernard Manciet (traduits en Français et dans le monde entier, je vous rassure...). Mais il vous faudra pousser plus loin dans vos lectures ensuite...

@ Jo

Allez visiter cette page de Cardabelle, présentation claire et synthétique des grands auteurs occitans...

http://www.cardabelle.fr/occitan.htm

Je suis inquiet face à cette offensive de bobos, qui possèdent un réseau puissant et qui veulent nous imposer leurs vues.
Je suis parent d'un élève scolarisé à l'école Bayard,et notre école est depuis 2006 transformée en école bilingue francais occitan.
Oh! on n'est pas obligé de choisir cette voie, mais il y a désormais dans l'école un clan influent de parents qui défend les intérêts de la filière occitane, et qui regarde d'un sale oeil les pauvres ringards qui ont choisi la voie classique.
Le pb est qu'en +, ils squattent les places de la liste FCPE de l'école : ils sont donc partout.
Je les trouve dangereux., imbus d'eux-mêmes et finalement très fermés aux autres.Pas question de dire bonjour aux non-occitanistes !
Alors, aller dans le privé? non, je suis un ferme partisan de l'école publique : ils ne me chasseront pas !
Alors le métro en occitan, non merci !C'est un peu l'allergie, là.

assez neutre sur la question , j'ai tendance à croire que l'occitan est en situation de mort clinique ; je l'ai vu disparaitre et je le regrette mais c'est un fait. dommage quand même qu'une langue disparaisse ? non? maintenant , il est un peu tard et il semble utopique de vouloir la réintroduire ; quel est le sens de ces initiatives : métro , manif , panneaux en oc

à lena storm: on écrit adishat en graphie occitane parce que adichat s'y prononcerait 'aditchat' comme en espagnol, d'où le recours au sh anglo-saxon. D'ailleurs, si pour l'occitan ancien je ne sais pas, pour le gascon la solution classique est/était adixat où x, comme en basque et en portugais (et ancien espagnol) représente le son [ch] français. Chaque langue adapte la relation entre les lettres de l'alphabet latin et ses propres sons, d'où une certaine gymnastique quand on passe de l'une à l'autre. Ceci dit, une particularité de l'occitan est de vouloir restaurer une graphie ancienne, éloignée du français, alors que de nombreux provençaux (dont Mistral) et gascons (dont Palay) ou béarnais, par exemple, ont choisi une graphie dite moderne et bien plus simple pour qui sait lire le français.

Putain, 70 commentaires pour du patois...z'avez que ça à faire ?

À "parent en colère"

Franchement votre bafouille, ça sent le torpillage en service commandé. Vous bossez pour qui ?

Je n'ai jamais vu un défenseur de l'Occitan vouloir interdire l'enseignement en Français ou critiquer les annonces faites en Français dans le métro toulousain. Par contre certains adeptes de l'unicisme français critiquent ici la seule école bilingue publique de Toulouse ou se moquent des annonces en Occitan dans le métro. Cela s'appelle de l'intolérance.

La plupart des noms sont de fait en Occitan, leur annonce dans une version francisée me paraît tout bonnement inutile : Bassa Camba ne se serait jamais prononçé basseaukambeaux sans un transcription aproximative basée sur l'orthographe du français. Le seul résultat c'est que la speakerine qui fait la première annonce (en « français ») écorche un peu plus ce toponyme dont elle ne connaît pas les sonorités. C'est ce qui me choque depuis que je suis installé à Toulouse : entendre autour de moi un standard qui m'est étranger. Quant-à Marengo, ce n'est pas un nom occitan mais l'annonce en Occitan respecte bien mieux la pronociation italienne que le Mareingueaux dont il fallait se contenter avant. Je suis, par contre, partisan de ne pas toucher aux patronymes quand ils sont pas occitans (comme Mermoz, de Savoie, dont le Z est muet.)
Avec ces annonces, toutes scolaires et appliquées qu'elles soient, j'estime que justice est rendue. Et ce sans léser les oreilles accoûtumées au parler pointu. Corrigez moi si je me trompe mais c'est plutôt signe de consensus, au contraire des demandes qui visent à retourner à la situation d'avant sans égard pour la gène que j'ai évoquée plus haut.

Je précise que ce jonglage depuis l'adolescence entre l'Occitan (que je parle avec mes parents, ma compagne et de nombreux amis) et le Français (qui m'environne sans que je l'aie choisi) m'a permis de pratiquer un Anglais courant bien plus étoffé que si je m'étais contenté du seul bagage scolaire. J'ai été amené à constater que les nouveaux arrivants britanniques sont plus enclins à utiliser les noms propres dans leur variante d'origine, n'ayant subi aucun formatage.

Entièrement d'accord avec "Perdezpasvotretemps", le nombre de post est symptomatique d'une région sclérosée, nombriliste avec des politiques comme Onesta qui étant incapables d'avoir un programme cohérent et une crédibilité en sont réduits à faire appel aux nostalgiques et régionalistes, communautaristes de tous bords.
C'est très bien de lire et parler l'occitan mais entendre dire que c'est une passerelle vers d'autres cultures relève de la mystification la plus totale comme de faire croire que cela va sauver le français... il suffit de lire les messages pour s'apercevoir que l'on est dans un milieu "régionaliste" au sens fermé du terme, replié sur lui-même, imbu de sa supériorité territoriale, de son ancienneté familiale, bref on est dans le Jurassic Park du sud-ouest, un parc peuplé de dinosaures soucieux de sauvegarder leurs acquis, leur prédominance, un circuit fermé de toulousains et consorts vivant en vase clos, se reproduisant entre eux et formant ces castes qui dirigent Toulouse et la région

Dans ce forum, ce ne sont pas les Occitans les communautaristes, car eux acceptent toutes les langues et cultures sans exception...

Je constate que les occitans se sont donnés le mot pour monopoliser ce forum, des universitaires aux groupuscules.Ils s'autocongratulent de leur victoire dans la bataille du mètro. Belle publicité pour la procession de la cité cathare restaurée par le parisien Violet Le Duc.
Bon, un peu de concret, en cas de "lame de fond" qu'elle sera votre politique culturelle en Midi Pyrénées?; heu, pardon, en Occitanie.
- en musique : concert de viole et de cornemuse, et le must un concert de Déoda de Séverac?
- en littèrature : joutes verbales de troubadours?
- construction d'un musée du sabot dans le Couserans?
- mise en place du quota d'artistes méridionaux à Rio Loco comme le demande le parti communiste?
Hormis la signalisation urbaine, c'est quoi la culture occitane vivante?


Oyé Toulousains! Le premier prix d'humour international est donné à la traduction en occitan de "Marengo SNCF"
Oyé Néo-Toulousains! Attention, Marengo n'a pas de rapport avec le veau. Par contre, Matabiau concerne bien les bovins.L'occitan est très à cheval sur la toponymie de son pays.
Oyé, second prix d'humour pour l'internaute qui nous raconte que l'occitan a permis de tromper les nazis :
-La quasi totalité des Allemands, même les officiers- ne comprenaient pas le Français (on est pas dans la Grande vadrouille)
-La majorité des membres de la gestapo étaient des Toulousains collabo qui comprenaient l'occitan (comme les résistants d'ailleurs).

Toulouse 2013, capitale de l'Occitanie.
Le matin, je me parfume à l'eau de violette.L'après midi : sieste après un bon cassoulet.17h, je descends station Arenas! : tiens!?, pas de vachettes...Pourtant, je pensais qu'ici l'Espagne poussait sa corne.
Je me console le soir avec un bon receuil de Goudouli ou un Comte Raymond par Dominique Baudis.

Pourquoi nous déchirons-nous sur de tels sujets ? Pourquoi ces commentaires haineux, ces ricanements et parfois ces invectives ? oui, j'ai vu un passager du métro s'en prendre à la voix féminine du haut-parleur ! Pourquoi tant d'intolérance et d'agressivité ?
Je me sens très français et j'aime mon drapeau tricolore et j'aime aussi l'occitan. Et oui, cela dérange certains mais l'occitan était la langue maternelle de mes grands-parents comme tous les habitants de la région il n'y a pas si longtemps. Merci à Tisséo de nous redonner cette joie et cette fierté.
Et essayons d'être plus tolérants.
E ara, volèm l'occitan a la television !

Donc, car le l'occitan était parlé par nos grand parents, il faut le remettre dans l'espace public; Drôle d'argumentation pour une langue que l'on entend plus dans les rue sde Toulouse mais encore dans le fond des vallées. C'est avec ce genre d'argumentaire sur l'héritage du passé que les Serbes ont refusés l'indépendance des minorités comme les Kosovars...
Moi, dans le mètro j'ai vu l'intérieur d'une rame totalement tagée avec les mots "Algèrie"
Visiblement, les hauts parleurs n'énervent pas que les francophones mais aussi d'autres bilingues.ça ne m'ofusque pas plu que l'annonce vocale folklorique.
Vu aussi, lors d'une manifestation d'occitan à Toulouse, un cortège de basques voulant la liberté pour les prisonniers politiques(comprendre terroristes). Beau mèlange...

C'est assez pitoyable de voir qu'il y a encore des crypto-nationalistes (de droite et de gauche) qui pensent que la langue française a vocation à l'universelle.
L'occitan est une langue comme les autres. La traiter comme une sous-langue, c'est accepter le racisme banalisé qui mine ce pays. Quand ce ne sont pas les étrangers qui en prennent plein la tronche, ce sont les locuteurs de langues minorisées... Triste pays !

Pierre Robes nous dit: "...qu'elle sera votre politique culturelle en Midi Pyrénées?,pardon, en Occitanie.
- en musique : concert de viole et de cornemuse, et le must un concert de Déoda de Séverac?
- en littèrature : joutes verbales de troubadours?
- construction d'un musée du sabot...Hormis la signalisation urbaine, c'est quoi la culture occitane vivante? "
Monsieur Robes il est toujours temps pour découvrir: La culture occitane vivante a une vitrine à Rodez tous les ans en juillet c'est le festival "Estivada" je vous le recommande vous y verrez du traditionnel mais aussi du rock actuel, du ragga où même des musiques électroniques occitanes et surtout des créations avec des mélanges de styles différents; vous y verrez aussi des rencontres avec d'autres cultures comme cette année avec Natacha Atlas et sa musique orientale, vous y verrez du cinéma occitan, du théâtre contemporain et de rue, de la culture populaire avec des bandas bref de tout.
www.estivada-rodez.com/
Bona descoberta...

merci Tagarela, c'est en effet de la joie et de la fierté dont nous avons besoin pour faire bouger Tolosa et sa région n'en déplaise aux haineux rancis qui se sont exprimés dans ce forum,
notre langue est millénaire, elle est aussi universelle que le français ou toute autre langue d'ailleurs...nous sauvegarderons notre dignité, nous avancerons sereinement vers l'avenir dans la lumière du passé et l'Occitan, langue d'ici, continuera de parler au monde entier !
quant aux jacobins intolérants qu'ils rentrent dans leur "doulce France" et se dépechent d'apprendre l'anglais "volapuk" commercial qui sera trés bientôt leur seul langage commun.
osca Tisséo, e anem oc à carcassona !

Pour Bessieres,
merci pour l'info, mais pouvez vous me définir la musique électronique occitane. Elle est chantée en occitan ou c'est simplement des occitans qui jouent des instruments electroniques?

Salut Cal 81, je te propose au lieu du Jurassic Park :l'Adishat park, le boulègue Académy, le Raimundet park, le Mingesebes story,le cantou club, l'aligottt park, le quignon land, (variante le croustett land) aussi le quine country club, le catinou factor... mais franchement je lance un appel à tous ceux qui pulsent autour de cette question fondamentale-on va se marrer aux régionales; j'y viendrai en costume national bordelais, un tailleur signé Burberry.
Merci à Libe car on apprend plein de trucs. Tiens moi j'en sais une bonne. La frontière espagnole était gardée durant la dernière guerre au-dessus de Saint-Béat (mais je peux me tromper sur l'endroit exact) par des militaires allemands occitanophones-en gascon ou languedocien, so ist die Frage- étudiants en Romanistik, c'est à dire capables de parler toutes les langues romanes. Ach so! Boudu con!

J'ai oublié de dire qu'ils lançaient:oum bas! avec un délicat accent ariégeois vu que leur prof allait souvent à Montségur(pardon pour l'écriture phonétique,(les puristes me puristeront)
Le mot de passe : ô con gross malheeeeuuur!

A P.Robes
Il me semble que la musique électronique ou "Rub a Dub" est occitane quand elle est chantée en occitan ou en partie en occitan, (cf "Arvei T" ou "Oaï Star"(rock électro) en Provence, certains morceaux de "Famille Artus" en gascogne ou encore "Lou Dàvi" a Toulouse) mais aussi quand elle est faite par des occitans qui se revendiquent comme tels même si elle est purement musicale.

Merçi Saint Just pour le second prix de l'humour, St JUST qui était contre l'Etat Jacobin.
Petite précision "parler sa langue maternelle permettait de ne pas être compris par l'inconnu ou de l'occupant".
Je ne raconte la que ma tradition familliale orale, donc méfions nous des interprétations hatives de ST JUST.

La langue occitane à existé et fait partie de notre histoire et notre richesse culturelle.

Il se trouve que mon entourage parlait de cette période en occitan, pourquoi tout simplement parce que c'était une période forte de leur vie, et que les mots les plus forts pour la raconter c'était ceux de leur langue maternelle ni plus ni moins.
Cette langue reste donc pour moi le langague de l'émotion et du souvenir, elle à disparu sous le rouleau compresseur de l'etat francais. Mais les traces demeurent ..


Instructif, tout ça : ce qu'on lit dans la prose des Cal81, Pierre Robes ou Lena storm, l'impayable, c'est le mépris profond du petit bourgeois plus ou moins cultivé pour la plouquitude méridionale. Ils ne savent pas ce qu'est la culture dont ils se permettent de parler, ils affichent un anticommunautarisme machinal, parlent des Serbes et du Kosovo sans comprendre que ça n'a rien à voir avec ce qui se passe en pays d'oc (le modèle national des Serbes, appliqué par eux à feu la Yougoslavie dès l'entredeux-guerres, c'est le modèle français !)mais ce qui les anime, c'est le mépris de classe pour tout ce qui n'est pas connu et accepté dans les salons où l'on cause. Et ne les traitez pas de Jacobins, ça les flatte : les jacobins faisaient la révolution, eux, -et ici,figurez-vous qu'ils la faisaient en occitan (Marianne, jamais entendu parler ?) Ils ne perdaient pas leur temps en blagues vaseuses sur les sabots du Couserans, eux.
-Et pour ceux qui croient que la langue est morte parce qu'ils ne l'entendent pas, car ils ne vont pas n'importe où au risque de rencontrer n'importe qui, n'est-ce pas ? ils voudront bien attendre qu'on soit morts avant de sabler le champagne.
Ceci dit, entre nous,leur opinion,hein?

Cher Toulousain je suis en effet satisfait d'être un joyeux jacobin, mais pour autant je respecte vos souvenirs et votre patrimoine.
Pour la question du bilinguisme dans le métro et sur ce forum, il y a beaucoup de virulence. Cela est du au caractère propre de la langue maternelle. En effet, le terme émotion est adéquat pour comprendre l'attachement à une langue.
salutation citoyen!

Je pense que tout ceux qui regrettent que l'occitan soit utilisé et parlé par une partie de la population française, se réjouissent qu'une partie de la population québécoise ou de Louisiane parle français, qu'on fasse l'équivalent des calandretas en Louisiane pour apprendre le français aux petits américains dont les grands-parents le parlaient ?

On défend le français dans les Etats majoritairement anglophones (alors que ca ne sert pas plus que de parler occitan en France) et on interdit les langues régionales quand c'est le français la langue de l'Etat. Ayez le courage de vos opinions et dites le que vous etes nationalistes et que vous détestez tout ce qui n'est pas comme vous : francophone !

Québec - Louisiane - Bretagne - Occitanie : même combat ! Les langues minoritaires (français au Canada et USA, occitan, breton en France) sur la place publique !

A l'attention de Garric
Je parle en mon nom propre : "service commandé", ça veut dire quoi? Je suis assez grand pour penser tout seul.
L'école dont il est question, je la connais bien. J'ai décidé d'y laisser mon enfant.
Et pourtant... j'assiste à la naissance d'une communauté au sein de l'école : communauté = communautarisme! la grandeur de l'école publique c'est que tous les enfants aient le même enseignement ; et le pire c'est qu'on a incité des enfants issus de l'immigration, qui ont parfois du mal à maitriser le français , à suivre cette filière sous le prétexte que ça les aiderait à s'intégrer. Ca me révolte.C'est de la manipulation. Tout ça me met mal à l'aise, sincèrement. Le but de ces gens, c'est de créer une "bulle",une communauté réunie par le même intérêt, et qui se referme aux autres. C'est très nettement ressenti par beaucoup de parents, d'ailleurs.
L'intolérance , elle est de quel côté, Garric?

Née en 1970 : la langue occitane est ma langue maternelle, à côté du français. Mon père, né en 1939 : une seule langue, l'occitan. Les révisionnistes sont des névrosés.

À "parent en colère"

Vos propos sont bien contradictoires. Si ces gens sont, comme vous l'affirmez, des "communautaristes" qui se "referment aux autres", alors pourquoi font-ils tout pour accueillir des enfants issus de l'immigration ? En tout cas tant mieux pour ces enfants, car ils parleront et écriront mieux le Français en étant bilingues précoces, toutes les études psycholinguistiques le démontrent.

Vous dites que "la grandeur de l'école publique c'est que tous les enfants aient le même enseignement". Quid de l'enseignement spécialisé ? On supprime les Rased ? On supprime les Zones d'Education Prioritaires en leur retirant leurs moyens supplémentaires ? L'égalité n'est pas l'uniformité. L'égalité républicaine ça a toujours été de donner plus à ceux qui ont moins, et cela vaut pour les minorités culturelles.

Des leçons de tolérance ? Commencez par accepter et respecter cet enseignement, même s'il ne vous plaît pas et que ces gens ne vous plaisent pas : voici ce que c'est la tolérance. Pour ce qui me concerne, en bon Occitan, je me réfère au "paratge" valeur d'égalité et de tolérance enracinée en Pays d'Òc : je défends et j'accueille chez moi toutes les langues et cultures du monde, sans exception. Faites-en autant...

Parent en colère, c'est vraiment dommage la situation que tu décris. Moi, j'aimerai juste que mes enfants puissent avoir une scolarité dans la langue que je leur parlerai, et qu'on parle à la maison. C'est tout. Mais ce n'est pas possible dans ma région. Parce que l'inspection académique fait tout pour qu'il n'y ait pas d'occitan.

Moi je souhaite que ce que la France défend pour les canadiens français, elle le fasse chez elle, pour les français occitans.

Je ne connais pas ces gens de Toulouse. Peut-être faudra-t-il briser la glace et au travers de fête et autres, découvrir la richesse des deux filières.

@ Philippe Martel, désolé mais les salons où l'on cause, ce sont ceux occupés par vos amis et vous même, maniant l'occitan comme on savoure une coupe de champagne, dédaignant ceux qui n'ont pas eu le bon goût de naitre dans la région.
je suis d'origine provençale, parlant une variante de votre occitan toulousain mais je n'ai jamais brandi Mistral ou d'autres comme un étendard en réclamant un bilinguisme territorial comme on réclame une indépendance.
Par ailleurs votre occitan n'a rien à voir avec l'occitan parlé sous la révolution française et qui était géographiquement très circonscrit, les autres zones parlant des variantes locales.
Mais après tout, pourquoi ne pas se remettre à parler latin, cette langue fut là bien avant l'occitan. Sinon on peut également se mettre à parler par onomatopées, grognements et signes, il y aura moins de soucis d'accent.
Cette discussion sur l'occitan a l'avantage d'être révélatrice d'une des raisons pour lesquelles Toulouse n'est pas capitale européenne de la culture, pour être européen il faut avoir une ouverture d'esprit, or le communautarisme toulousain bien connu et bien représenté sur ce forum a montré les limites d'une ville où les notables bien pensants prônent un repli identitaire et essayent de l'imposer notamment grâce aux institutions locales.

Tout à fait d'accord avec Parents en colère. Il y a le privé pour ceux qui veulent vivre en autarcie comme pour ceux qui font le choix de l'enseignement catho, juif ou musulman.
Regardez dans la région de Corte, le corse optionnel est devenu coercitif : l'enfant est brimé voire la famille menacée en cas de refus.
Occitans, laissez l'école laïque et ne brisez pas la paix civile.
Je propose à tous les progressistes de rejoindre d'ici une semaine sur facebook, le CSPT (Comité de Salut Public Toulousain)pour à minima :
-faire pression sur Tisseo pour que la ligne E reste francophone.
_ faire pression sur la mairie pour enlever de la place du Capitole les signes astrologiques, symboles d'une pseudo croyance.
A vos claviers citoyens!

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