Postiers et enseignants «convergent» mollement vers le Capitole
MANIFESTATION. Le mot d'ordre de la manifestation de ce mardi 24 novembre à Toulouse était «la convergence des luttes». Disons que les enseignants et les postiers qui y appelaient n'ont pas été très nombreux à converger.
Deux cortèges distincts de l'Éducation nationale et de la Poste se sont toutefois retrouvés Place du capitole. Les enseignants étaient 1500 selon les organisateurs, 700 selon la police.
Un mouvement qui a échoué dans ses revendications l'année précédente ne redémarre pas si facilement à la rentrée suivante.
Deux cortèges distincts de l'Éducation nationale et de la Poste se sont toutefois retrouvés Place du capitole. Les enseignants étaient 1500 selon les organisateurs, 700 selon la police.
Un mouvement qui a échoué dans ses revendications l'année précédente ne redémarre pas si facilement à la rentrée suivante.
10h30. Monument aux Morts. Alain Refalo, l’une des figures du mouvement de résistance pédagogique des instituteurs arrive parmi les premiers au point de rassemblement. Malgré les 28 jours de retrait de salaires et la baisse d’échelon qui le sanctionnent, l’instituteur de Colomiers n'applique toujours les mesures imposées par le ministre de l’Éducation. «L’inspecteur d’académie le sait, dit-il. Mais pour l’instant il n’a pas réagi.»
11H00. Blouses blanches, seringues géantes: en tête du cortège qui s’engage sur la rue de Metz, les enseignantes en maternelle Christine, Françoise et Nathalie se sont déguisées en infirmières. Elles vaccinent à tour de bras contre la «grippe RGPP inoculée par le gouvernement de Sarkozy». RGPP, comme la Révision Générale des Politiques Publiques par laquelle 8.000 postes d'enseignants sont supprimés.
Jean-François Grelier, enseignant à l’institut de formation des maîtres (UIFM) sourit malgré «l’ambiance un peu morose». «L’an dernier, dit-il, nous avons obtenu un an de sursis sur la mise en place de la suppression de la formation des maîtres. La seule perspective, c’est de gagner encore une année.» Il y a des enthousiasmes plus mobilisateurs.
11H30. les manifestants tournent autour de la place Wilson pour donner le temps aux postiers d’arriver au Capitole. Pour Baptiste, 16 ans, Amandine, 15 ans et Jeremy, 16 ans, «le blocage ou la révolution est la seule solution contre la suppression des sanctions administratives et le flicage organisé du lycée». Ces trois-là font partie des rares lycéens du cortège. Mais la mobilisation ne serait pas à la hauteur, jugent-ils: «Ceux qui distribuaient des tracts devant le lycée ont préférés aller en cours».
Á 12 heures, les enseignants ont retrouvé les postiers sur la place du Capitole. Dispersion générale une demi-heure plus tard.
J-M.E
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Sans commentaire...
Rédigé par: Lucie | 24/11/2009 à 18h01
La révolution ne fait plus recette! Il serait donc peut-être temps de passer aux choses sérieuses et de travailler tous ensemble à la reconstruction du pays.
Rédigé par: Lucie | 24/11/2009 à 18h41
Et poutant, il faisait beau.
Un temps à promener ses gosses en ville et commencer les soldes qui ont débuté bien avant l'heure.
Rédigé par: résistant | 24/11/2009 à 21h08
Une grève et une manifestation de plus pour rien ! Il va falloir que certains syndicalistes se recyclent !
Rédigé par: Citoyen Lambda | 26/11/2009 à 07h13